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tandis que les doigts de la gauche font mouvoir les touches.
Lyre bahberina. Instrument inventé au dix-septième siècle, par un praticien florentin, nommé Donis, et dont on ne se sert plus depuis longtemps.
Lyre organisée. Fut imaginée en 1806 par Le Dhuy, facteur à Goucy-le-Ghâteau. Les. deux montantsdeTinslrument formaient manches et il en existait un troisième au milieu des deux autres. Cet instrument était monté de quinze cordes diverses sur les trois manches.
Lyre ventura. En 1851 Ventura donna ce nom à une guitare dont il doublait les six cordes dont cet instrument est ordinairement monté, de sorte que chaque note se composait de deux cordes.
Lyrique. Cette épithète se donnait autrefois à la poésie faite pour être chantée et accompagnée par le chanteur de la lyre ou de la cithare, comme les odes et autres chansons. Sous ce rapport, la poésie lyrique différait essentiellement de la poésie dramatique ou théâtrale, qui était accompagnée avec des flûtes, par d'autres que par le chanteur. Aujourd'hui Tépithète lyrique s'applique toujours aux odes, dithyrambes, chansons, couplets. Mais comme nous avons des pièces de théâtre qui se chantent, on appelle drame lyrique ou opéra^ le drame expressément composé pour être mis en musique.
Lyro-guitare. Instrument inventé à Paris, au commencement de ce siècle, et qui a le manche delà guitare à six cordes. Sa forme élégante et pittoresque avait d'abord fait sa fortune ; mais ensuite on en revint à la guitare, plus commode à tenir, et dont l'harmonie est plus pleine et plus agréable.
Maoabre (Danse). Se dit d'une ronde infernale dansée par des morts de toutes conditions. Cette ronde se trouve représentée, au moyen-âge, dans un grand nombre de cimetières et sur les parois des vitrines des églises. Ces représentations sont fort intéressantes pour l'archéo-
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}ogie musicale, puisqu'elles fournissent les dessins des différents instruments employés à cette époque.
Maghigotage. (Test ainsi qu'on appelle, dans le plainchant, certaines additions et compositions de notes qui remplissent, par une marche diatonique, les intervalles de tierces et autres. Le nom de cette manière de chant vient des ecclésiastiques appelas maehïcots^ qui l'exécutaient autrefois après les enfants de chœur.
Madrigal. Sorte de pièce de musique travaillée et savante, qui était fort à la mode en Italie au seizième siècle. Les madrigaux se composaient pour les voix, à trois, quatre, cinq, six et môme sept parties, toutes obligées, à cause des imitations et dessins dont ces pièces étaient remplies.
Le style madrigalesque tient de la fugue, sans lui ressembler entièrement. La différence la plus essentielle consiste en ce que, même dans les madrigaux à voix seule, qui sont les plus sévères de tous, on prend des licences que la fugue proprement dite ne comporte pas. On donnne au chant des tournures légères et animées, et Ton suit le sentiment et l'expression des paroles, ce qui ne s'observe pas dans la fugue.
La composition des madrigaux remonte à la plus haute antiquité. Les maîtres de l'école flamande s'y sont distingués; mais les auteurs qui ont atteint la perfection » de ce genre sont : Adrien Willaërt, Palestrina, Luca Marenzino, Monteverbe, le prince de Venouse, enfin A. Scarlatti.
Lotti, B. Marcello, Durante, Steffani on~t excellé dans le madrigal accompagné, qui comporte plus de liberté que l'autre, à cause de la basse continue qu'on y ajoutait, mais qui exige, à raison de cela beaucoup plus d'expression.
Madrigalesque. Expression par laquelle on désignait au XV* siècle le contre-point vigoureux des madrigaux.
Maestoso, Majestueux. Un morceau de musique de ce caractère demande un mouvement plus lent et une exécution semblable au grave.
Mâgade. Est une espèce de flûte ou de trompette; la similitude des noms a souvent établi une confusion entre ces deux genre d'instruments.
Magâdiser. Se disait anciennement au lieu de chanter à l'octave comme le font les voix d'hommes et d'enfants mêlées ensemble.