SOL
cutée à Prmnefori, sons la direeiion de M. Guhr, maître de chapelle, par trois cents amateurs, cinquante musi* ciens de rorchestre du théjâtre, cent de la ligne, et cinquante de la garnison autrichienne, tout cela après une seule répétition : on ne se figure pas TefFet produit par ces masses vocales et instrumentales. Qu'on se représente M. Guhr faisant exécuter la création de Haydn par sept cents voix et trois cents musiciens. Il ordonnait, et le lendemain une répétition avait lieu dans l'église Sainte-Catherine, le surlendemain on assistait à la représentation.
Tous les printemps oq donne des fêtes musicales à Heidelberg, Dusseldorf, Trêves, Mayenoe, Cologne, Bonn, Carisruhe et autres villes au bord du Rhin, où six à sept cents chanteurs et cantatrices se réunissent pour exécuter de la musique sévère et religieuse* Un grand compositeur dirige ordinairement les chœurs et Torchestre, et les premiers artistes se chargent des soli. Les chanteurs font souvent des voyages de trente à quarante lieues, et les habitants de la ville s'engagent à leur don* ner l'hospitalité.
Les sociétés de mnâque se multiplient aussi en France depuis quelques années, grâce au mouvement musical imprimé par l'Orphéon de Paris auxinstitutionsorphéonistes de la province.
Il existe en Belgique d'excellentes sociétés chorales. Les pins renommées sont celles de Bruxelles, d'Anvers, de Liège, et de Gand.
Sol. cinquième note de la gamme tïut.
Solfège, Solfier. On nomme solfège, ou plutôt sol<féges, tout recueil d'exercices^ d'études ou d'airs disposés le plus ordinairement dans un ordre progressif, et destinés à être solfiés, c'est-à-dire chantés, en. prononçant les syllabes qui servent de dénomination aux notes. Le nom de solfège s'applique également aux livres élémentaires qui enseignent les principes de la musique en général, et qui contiennent des leçons pour exercer les élèves à solfier. Toute bonne éducation musicale doit commencer par une longue pratique des solfèges, môme quand on doit se borner à apprendre à jouer d'un instrument quelconque ; car il n'y a rien de comparable aux exercices de solmisation pour acquérir le sentiment de la mesure et la justesse de l'intonation. Presque tous les peuples de l'Europe, hors tes Allemands, em^doient
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pour solfier le» syllabes oorrespûiKbmtes mix sept soies de la gamme de Guide d'Arezzo, si ce n'est qu'ils remplacent la première syllabe du premier degré ut par cette autre do, comme moins sourde et plus douce à prononcer.
SoLMiSATiON. C'est l'action de solfier ou solmiser. Dans l'école française^ comme dans celle d'Italie, on solfie les notes en les nommant par leur nom : ut^ ré^ mi, fa, soif la, si. Il est à remarquer que ces sept lettres correspondent aux sept syllabes de l'hymne de ëftint- Jean.
tJt queairt Iaxis SolTâ pollati
Resonare fibris, Labii featom,
Mira gestoram Siiûcta ioannis
Famuti tttorum^ Ettt., «ta
lie mot solmisation^ comme le solféffe^ viest dleee que l'échelle diatonique sur laquelle était baaé ûe genre d'étude commençait par sol. Il en est de cette éiymôlogte comme de celle du mot alphabet, qui vient du nom des deux premières lettres grec alpha et bèta, dont on a tomposé le terme qui est en usage dans notre langue. Les Allemands et les Anglais se servent pour solfier des lettres romaines A, B, G, D, Ë, F, G, substituées par saint Grégoire, au VP siècle, aux lettres grecques.
Solo. Mot italien qui signifie se%d. On s'en sert dans la langue française pour exprimer un moroeau de musique qui s'exécute par un seul instrument ou par une seule voix. Solo se prend aussi pour l'instrumentiste ou le chanteur.
SoMMEHOPRorâ. Instrument à vent à bocal, espèce d'ophicleïde avec vantille, construit à. Vienne, en 1843, par Sommer,
Son. Le son n'est point un corps ou un être matériri, mais seulement une propriété d'autres corps, notamment de l'air qui le produit sous l'influence des agents qui le font entrer en vibration ; car on sait qu'il n'y a pas de son possible dans le vide. L'on sait de même que toute espèce de son est incontestablement déterminée par la vibration ds» corps élastiques, et que son plus ou moins grand caractère d'unité dépend du nombre plus ou moins grand de ces vibrations. L'air n'est pas le seul véhicule du sen, quoiqu'il en soit le plus ordinaire, et l'on sait mènie, depuis Desoartes, qu'il se transmet plus