BAR
musiciens jouant de toutes sortes d'instruments à vent et de percussion. En Italie, on donne habituellement le nom de banda à quelques instruments de percussion, comme les cymbales, les pavillons chinois, le triangle, qui, réunis dans les orchestres des grands théâtres sepvent à renforcer au besoin les forte dans les différents morceaux de Topera et du ballet.
Le mot Bande s'applique principalement aux musiques militaires, composées d'instruments à vent ; ainsi l'on dit : la bande de tel régiment. La musique militaire delà cavalerie nese compose que d'instruments de cuivre. On nommait la grande Bande les vingt-quatre violons attachés à la musique de la chambre sous Louis XIV et son successeur.
Bandore. Elspèce de mandoline en usage chez les peuples du Nord c'est le môme instrument que les Espagnols nommaient Bandola,
Banque. Vieux mot français qui signifie théâtre, il est aujourd'hui pris en mauvaise part.
Banza. Sorte de guitare en usage parmi les nègres de la côte d'Afrique.
Bancloche. Nom que l'on donnait à la cloche du beffroi ou à la cloche d'appel.
Barbiton. C'est le nom d'un instrument à cordes des anciens Grces, dont on ne sait pas préciser positivement l'espèce. Les uns attribuent l'invention de cet instrument à Alcée, les autres à Anacréon.
Bargarolle. Sorte de chanson en langue vénitienne, que chantent les gondoliers à Venise. Quoique les airs de barcarolles soient faits pour le peuple, et souvent composés par les gondoliers eux-mêmes, ils ont tant de mélodie et un accent si agréable, qu'il y a peu de musiciens dans toute l'italie qni ne se piquent d'en savoir et d'en chanter. L'entrée facile qu'ont les gondoliers h tous les théâtres, les met à même de se former sans frais Toreille et le goût; de sorte qu'ils composent et chantent leurs airs en amateurs qui, sans ignorer la finesse de la musique, ne veulent point altérer le genre simple et naturel de leurs barcarolles. Les paroles de ces chansons sont communément sans prétention, sans apprêts, comme les conversations de ceux qui les chantent. Mais ceux à qui les peintures fidèles des mœurs du peuple peuvent plaire, et qui aiment d'ailleurs le dialecte vénitien, se