CHI
Ling-Lun ayant pris la corde fondamentale fa comme le son générateur de tous les autres sons et l'ayant fait vivement retentir, soit sur la pierre sonore du yuking, soit sur le bronze harmonieux du lienchtoung, il saisit dans le retentissement de ces corps plusieurs sons analogues au son générateur, parmi lesquels il reconnut que Toctave ou la musique à Taigu de ce même son, et sa double quinte ou sa douzième, étaient les premiers et les plus permanents; en sorte qu'il fut conduit à penser qtie le développement des corps sonores, en général, avait lieu par une marche combinée qui lui faisait suivre à la fois une progression double et triple, double comme de 1 à 2 ou de 4 à 8 pour produire son octave, et triple comme de 1 à 3 et de 4 à 12 pour produire son douzième. Cette marche combinée, qui renfermait les facultés opposées du pair et de l'impair, lui convint d'autant plus qu'elle dispensait d'admettre un nouveau principe, et lui permettait en apparence de tout faire découler de l'unité. Nous disons en apparence, car en supposant possible cette marche hétérogène et simultanée de 1 à 2 et de 1 à 3, le système où elle régnera à l'exclusion de celle de 3 à 4 manquera toujours de chromatique descendant et d'enharmonique. Rameau, qui plus de huit mille ans après Ling-Lun a voulu en faire la base de son système musical, en partant de la même expérience,a été forcé d'avoir recours à un fade tempérament qui mutile tous les sons, et qui, vingt fois proposé en Chine, a vingt fois été rejeté; car les savants de la nation, quoique pénétrés depuis longtemps du vide de leur système, ont mieux aimé le conserver pur, quoique incomplet, que de le gâter dans une de ses parties pour suppléer à celle qui lui manque.
A l'époque où Ling-Lun posait son principe unique, poussé par l'esprit de schisme qui dominait sur lui, il ne pouvait pas trouver une théorie meilleure, et il faut convenir que, malgré ses défauts, elle présente encore de grandes beautés, et surtout annonce une grande perspicacité d'esprit dans son auteur.
Un des écrivains dont les ouvrages peuvent donner les meilleures indications sur la musique des Chinois, est le père Amyot.
Chirogymnastb, ou Gymnase des doigts, à l'usage des pianistes, inventé par M. Casimir Martin, en 1840. Le chirogymnaste est un assemblage de neuf appareils
CHOE 115
gymnasliques destinés à donner de l'extension à la main et aux doigts, à augmenter et à égaliser leur force, et à rendre le quatrième et le cinquième indépendants de tous les autres.
Ghitarome. Nom que Ton donnait quelquefois au théorbe.
Choeur. C'est en musique, un morceau d'harmonie complète à quatre, huit, douze parties vocales ou plus, chanté à la fois par toutes les voix, et ordinairement accompagné par tout l'orchestre.
Les chœurs de l'Opéra se rangeaient autrefois sur deux files, et, formant un double espalier le long des coulisses, sans jamais prendre part aux jeux de la scène, ils se bornaient à crier à tue-tôte ; Jurons y célébrons^ chantons, détruisons^ combattons^ de Rameau et de ses émules. Puisque l'Opéra, jouissait du beau privilège de faire parler la multitude, il ne devait pas la tenir dans un repos d'autant plus ridicule, que les personnages ne cessaient de dire : Courons aux armes ^ ébranlons la terre, rien n'égale ma fureur ^ etc., ce qui suppose l'agitation et le mouvement.
Le génie de Gluck, portant une salutaire réforme dans notre système musical, vint animer cette troupe immobile, et la fit participer à l'action scénique.
Les chœurs sont de diverses natures, selon le style auquel ils appartiennent, c'est-à-dire le style sévère, le style libre ou le style mixte, et leurs subdivisions. Outre cela, ils sont à divers nombres de parties : il y a des chœurs à l'unisson, à deux, à trois, à quatre, à cinq, et à un plus grand nombre de parties, formés des différents mélanges de voix.
Les combinaisons de voix pour les chœurs sont trèsvariées : elles dépendent entièrement du caprice et du bon goût. Haydn, Mozart et d'autres grands maîtres ont presque toujours écrit les chœurs pour soj^rano, altOy ténor et basse.
Cette combinaison est bonne; cependant elle est sujette à un inconvénient qui n'est point sans gravité. La partie à'alto ou de contralto ne ressort pas assez, surtout dans les chœurs à voix nombreuses, et la plupart des efï'ets qui lui sont confiés sont anéantis
Les chœurs de femmes sont d'un efiet ravissant dans les morceaux religieux et tendres.
Quelquefois on donne une partie de ténor pour basse
il6 CHO
aux voix féminines : Weber l'a fait avec succès pour ses chœurs d'esprits^ dans Oberon. Cette combinaison de voix produit un effet doux et calme.
Les chœurs d'hommes, au contraire, produisent les plus énergiques effets* Dans son terrible chœur des Scythes, au premier acte ù^Iphigénie en Tauride^ Gluck fait frissonner de terreur par le subit unisson des ténors et des basses, sur les mots : les dieux novis amènent des victimes.
On donne aussi le nom de chœur à la réunion des musiciens qui doivent chanter les chœurs. Chœur signifie encore la partie de réglise on Ton chante l'office divin, et qui est séparée de celle qu'on appelle la nef.
Choeur réel. C'est le nom que l'on donne à un chœur où l'union harmonique des quatre voix humaines est telle, que chacune d'elles a une mélodie qui lui est propre et qui est différente des autres.
Choral. En latin, cantus choralis, a choro; en italien, canto fermo; en espagnol, canto llano, signifie chant ecclésiastique, ou cette espèce de mélodie dont on fait usage dans les cérémonies du culte divin. Cette mélodie, d'un mouvement lent, est entièrement composée de notes d'une égale valeur sans aucun agrément.
On trouve chez les Hébreux des traces de chants sacrés populaires qui, sans doute, n'étaient que de simples mélodies. La raison d'ailleurs en est naturelle : en effet, si ces chants, dès leur origine, avaient été surchargés d'ornements artificiels, ils n'auraient pas pu être exécutés par un peuple nombreux, dont la plus grande partie, sans doute, ignorait tout élément de musique. Sous le règne de David et de Salomon, les chants sacrés prirent une forme plus parfaite, et leur usage se conserva jusqu'à la captivité de Babylone. Enos passe chez les Hébreux pour être l'inventeur du chant, parce qu'il chanta le premier les louanges du Seigneur, (Genèse, c. 4.)
Les anciens Grecs aimaient dans les hymnes que le peuple chantait dans les temples , la mélodie la plus simple.
Les premiers chrétiens chantèrent aussi des psaumes et des hymnes dans leurs cérémonies religieuses. Au quatrième siècle de l'ère chrétienne, saint Ambroise, archevêque de Milan, donnaauplain-chant sa forme primitive, en se servant de quelques anciennes mélodies grecques.
CHO il7
Boèce fut le premier en France qui, au commencement du cinquième siècle, transféra la musique des Grecs, et surtout leur plain-chant en Italie. Plus tard, saint Grégoire-le-Grand , non-seulement introduisit le plain-chant dans l'église occidentale, mais il mit en ordre lui-même le recueil des antiennes, des hymnes et des psaumes; plaça certains caractères de musique sur les paroles, forma une école de plain-chant dont il a été le premier maître, et contribua puissamment de tous ses moyens à son perfectionnement. C'est en l'honneur de saint Grégoire que le plain-chant s'appelle encore Grégorien.
Luther fît beaucoup aussi, pour le plan-chant, à l'occasion de la réforme dans l'église. Les choraux de Luther sont justement célèbres.
^ Le mot choral peut s'appliquer aussi aux chœurs ; ainsi on dit une société chorale.
Dans un sens plus restreint, ce mot désigne le chœur d'une chapelle, formé de la masse des chantres qui sont au chœur de l'église. On désigne aussi par là le fauxbourdon. (Voyez Paux-Bourdon.)
Chorége. Nom que l'on donnait chez les Grecs aux directeurs de leurs théâtres. ,
Chorégraphie. Art d'écrire la danse à l'aide de certains signes. TornotArbeau, chanoine deLangres est le premier qui ait écrit sur la chorégraphie; Hairer publia un système de cet art et de nos jours Saint- Léon a publié un ouvrage spécial sur la chorégraphie.
Choriste. Homme ou femme" qui ne chante que dans les chœurs.
Chorodie. Se disait de tout chant exécuté en chœur.
Chorus. Paire chorus, c'est répéter en chœur à Tunisson ce qui vient d'être chanté à une seule voix.
Chorus. Instrument formé d'une peau et de deux tuyaux dont l'un était l'embouchure et l'autre le pavillon ; c'était comme on voit une espèce de cornemuse.
Chromatique. Genre de musique qui procède par plusieurs demi-tons consécutifs. Ce mot vient du grec cAroma, qui signifie couleur, soit parce que les Grecs marquaient ce genre par des caractères rouges ou diversement colorés, soit, disent quelques auteurs, parce que le genre chromatique est moyen entre les deux autres, comme la couleur est moyenne entre le blanc et le noir.
On appelle une busse chromatique, une gamme chro-
Ji8 CL A
malique, une marche d'harmonie qui procède par demitons dans le grave, une gamme qui s'élève ou descend par demi-tons.
Chrome. Ce mot vient du grec chroma, et signifie coiUeur. En italien, une croche se nomme croma, parce qu'on la figure avec une blanche colorée.
Chrononome. Appareil servant à lire la musique, imaginé en i842 par Le Bihan.
Chula. (A). Danse portugaise qui ressemble au fandango. A défaut de castagnettes on bat la mesure avec les doigts.
Chut. Terme dont on se sert pour imposer silence.
Chute. Se fait lors qu'en descendant par intervalle de tierce, on touche en passant du second coup d'archet la note dont la situation est entre les deux qui font la tierce, la chute peui se faire également sur des notes du môme degré.
Chuter. Mot nouveau qui exprime qu'une pièce ou un artiste n'ont pas réussi.
CiMBALO. Ancien instrument à cordes, appelé aussi protée inventé, en 1650, par un Florentin nommé François Nigelli.
Circolo-Mezzo. Agrément de chant qui se rapproche du grapello.
CïSTRE. Instrument ancien qui tenait du luth et de la guitare, il avait un corps sonore plat, de forme ovale, sans courbure du luth, les cordes étaient en métal.
Cithare. Ancien instrument de musique dans lequel les antiquaires prétendent retrouver la chelys inventé par Mercure. C'était' une espèce de çuitare de forme ovale, diminuant vers la partie où était fixé le manche
3ui était droit et surmonté d'un chevillier recourbé au edans et légèrement incliné de côté.
CiTHARÈDE. Joueur de cithare qui se servait de cet instrument pour accompagner sa voix.
CiTOLE, Nom donné jadis à une espèce d'instrument à corde.
Clair accord. Instrument à vent et à lames vibrantes, construit par Gavioli en 1855.
Clairon. C'est le même instrument que la trompette. Dans le style poétique, on appelle clairon tout instrument à embouchure propre à exciter l'ardeur belliqueuse des soldats. (Voyez Trompette.)
Il est principalement employé dans la musique mili-
taire ; les exercices se font généralement aux appels du clairon.
Clairon métallique. Cet instrument imaginé en 1817 par Asie, dit Hallary, était une espèce de clarinette en ^cuivre, en tout point semblable aux clarinettes en bois.
Claque. Nom collectif indiquant une troupe ou réunion d'applaudisseurs salariés pour applaudir, quand même, les auteurs et les acteurs.
^ Claquebois, Instrument de percussion et à touches, composé de dix-sept bâtons qui vont diminuant de longueur et qui ont chacun un degré diatonique ; on les fait résonner en frappant avec des baguettes.
Claquette. Instrument servant à imiter le claquement du fouet de poste.
Clarinette. Instrument de musique à vent, à bec et à anche. La clarinette a été inventée à Nuremberg, il y a environ cent ans : c'est de tous les instruments à vent celui dont l'invention est la plus récente ; aussi sa structure n'a-t-elle pas atteint toute la perfection que Ton remarque dans la flûte, le hautbois et le basson. Mais quoique cet instrument présente des défauts assez graves, les maîtres habiles ont toujours su les corriger, et les Lefèvre, les Gambaro, les Dacosta, les Klosé, les Cavallini, ont réuni la pureté du son à une exécution aussi rapide que brillante.
La clarinette est le fondement des orchestres militaires; elle y tient le même rang que le violon dans la symphonie ou dans la musique dramatique. Plusieurs clarinettes en w^ jouent le chant, tandis qu'un nombre égal forme le second dessus, et qu'une clarinette en fa porte l'octave de la mélodie ou exécute des passages en volubilités.
La clarinette a quatre registre : le grave, le chalumeau, le médium et l'aigu. Les sons graves ont surtout dans les tenues, un accent menaçant dont Webera fait le plus heureux usage ; les sons du médium sont empreints de fierté et de tendresse. C'est la voix noble et poétique d'un héroïque amour. Si les masses d'instruments de cuivre, dit un célèbre critique, réveillent dans les *grandes symphonies militaires, l'idée d'une troupe guerrière couvertes d'armures étincelantes, marchant à la gloire ou à la mort, les nombreux unissons de clarinettes semblent représenter les femmes aimées, les amantes àl'œilûer, à la passion profonde, que le bruit des armes exalte, qui
chantent en combattant, qui couronnent les vainqueurs ou meurent avec les vaincus. Ce beau soprano instrumental si retentissant, si riche d'accents pénétrants quand on l'emploie par masses, gagne, dans le solo, en délicatesse, en nuances fugitives, en affectuosi tés mystérieuses, ce qu'il perd en force et en puissants éclats.
Weber a parfaitement saisi ces nuances et en a fait une application admirable dans le solo de clarinette qui se trouve au milieu de l'ouverture du Frysnhutz. Cette voix- rêveuse et pure de la clarinette, planant sur un trémolo d'instruments à cordes, peint avec une vérité sublime, l'amante du chasseur, qui, isolée au fond des bois solitaires, les mains et les yeux vers le ciel, mêle sa voix suppliante au bruit de la nature tourmentée par l'orage.
Clarinette-Alto. C'est une clarinette en fa bas ou en mi bémol bas, qui est, par conséquence, à la quinte au-dessous des clarinettes en ut ou en si bémol.
C'est un très-bel instrument qu'on regrette de ne pas rencontrer dans tous les orchestres bien composés.
Clarinette-Basbe. C'est une clarinette encore plus grave que la clarinette-alto, et qui est à l'octave basse de la clarinette en si bémol. Il y en a une en ut, à l'octave basse de la clarinette en ut; mais celle en si bémol est beaucoup plus répandue.
La construction de celte clarinette basse et celle de la clarinette contrebasse fut modifiée entièrement par Ad. Sax en 1838. Cette nouvelle clarinette basse embrasse trois octaves et une sixte et la clarinette contrebasse descend jusqu'au dernier sol de la contrebasse à cordes.
Les notes basses de cet instrument sont les meilleures. M. Meyerbeer a fait exprimer à la clarinette basse un éloquent monologue dans le trio du cinquième acte* des Hugi^nots.
Selon la manière dont il est écrit et le talent de l'exécutant, cet instrument peut emprunter au grave le timbre sauvage des notes basses de la clarinette ordinaire, ou l'accent calme, solennel et pontifical de certains registre de l'orgue. Il est donc d'une fréquente et belle application. Il donne d'ailleurs, si on en emploie quatre ou cinq à l'unisson, une sonorité onctueuse, excellente, aux basses des orchestres d'instruments à vent.
Claronceau. Espèce de trompette d'nn son mordant en usage avant la règne de Louis XIV.
GLA 121
GiAYECiN. Le clavecin est, en général, composé d'une caisse et d'une table d'harmonie sur laquelle les cordes se trouvent tendues. Les petites plaques collées sur les touches sont ordinairement d'os de bœuf pour les touches du genre diatonique, et d'ébène pour les touches chromatiques. La barre qui règle l'élévation des sautereaux, et par conséquent l'abaissement des touches, est une planche étroite et massive en bois de tilleul, dont le dessous est garni de deux ou trois lisses de drap, qui empochent d'entendre le choc des sautereaux contre la barre.
Le son mâle, robuste, argentin et doux de toutes les cordes dépend de la bonté de la table, de la justesse du chevalet du diapason, et de la manière d'adapter les barres qui se trouvent collées contre la table d'harmonie.
Le squelette intérieur qui soutient tout le corps du clavecin est en bois de sapin ou en tilleul ; les deux chevalets du diapason, ainsi que ceux placés auprès des leviers, sont presque toujours en bois de chêne, avec cette différence que le chevalet de l'octave est beaucoup plus bas et plus près des leviers que l'autre ; le sommier, qui est l'endroit où les leviers sont adaptés, est en bois dur, tel que du chêne, de l'orme, etc., et il se trouve solidement fixé des deux côtés pour soutenir la tension des cordes; les registres et les guides intérieurs sont en bois de tilleul : les registres sont aussi garnis de peau pour empêcher le bruit des sautereaux, qui sont en poirier le plus lisse et le plus uni que l'on puisse trouver. Dans le clavecin, les cordes résonnent au moyen de petits becs de plume de corbeau placés dans les languettes des sautereaux. Aujourd'hui, cet instrument a cédé la place au piano. (Voir Piano.)
Clavecin Acoustique. (Inventé par Verbes à Paris, en 1795), — Ce clavecin pouvait imiter plusieurs instruà cordes, à vent et à percussion.
Clavecin A archet. (Inventé par le même). — Cet instrument était monté de cordes de boyau qu'on faisait résonner au moyen d'un archet sans fin, garni de crin et mis en mouvement par une roue.
Clavecin a marteau. (Inventé par un facteur de Catane, en Sicile, en 1754.) — Dans cet instrument les sautereaux venaient marteler la corde avec tant de vivacité qu'ils lui faisaient rendre un son aussi fort, aussi brillant que celui que l'on obtenait précédemment de la plume.
Clavecin Angélique. (Inventé par le même.) — Dans cet instrument les cordes au lieu d'être attaquées par des plumes de corbeau étaient ébranlées par de petits morceaux de cuir recouverts de velours.
Clavecin a orchestre. (Inventé par Blaha, à Prague, en 1780.) — Clavecin auquel était appliqué : 1° une mousqueterie, cymbales, triangles, sonnettes, tambourin ; 2° un registre de flûte avec son clavier ; 3® un tambour avec fifre, une machine servant à imiter la cornemuse et les castagnettes, etc., etc.
Clavecin a touches brisées. (Inventé par Bonis, en Toscane, en 1661.) — Instrucqentqui suivant le P. Mersenne pouvait s'accorder dans une justesse parfaite suivant les proportions mathématiques des intervalles.
Clavecin bonacordo. (Inventé par le même). — Clavecin sur lequel l'espace des octaves pouvaient s'adapter aux petits doigts des enfants.
Clavecin célestino. (Inventé par Walker, en Allemagne, en 1784). — Sorte de clavecin à archet. Un cordon de soie placé sous les cordes était mis en mouvement au moyen . d'une roue, et de petites poulies mises au bout de chaque touche approchaient ce cordon des cordes et les faisaient vibrer.
Clavecin constant accord. (Inventé par J. Daniel Bertin, à Memel, en 1756). — On prétend qu'il ne changeait jamais de ton quelle que fût la température et l'air.
Clavecin d'amour. (Inventé par le même). — Instrument dont les cordes étaient de moitié plus longues que celles du clavecin ordinaire.
Clavecin diviseur. (Inventé par Pesaro, de Venise, en i567.) — Cet instrument fut construit à la demande de Zerlîno ; le ton se trouvait divisé en cinq parties par le nombre des touches du clavier.
Clavecin double. Cet instrument a la forme de deux clavecins rapprochés l'un de l'autre, et à chaque extrémité il existe un ou deux claviers au-dessus l'un de l'autre, de façon que deux personnes peuvent jouer en même temps.
Clavecin double résonnante. (Inventé par Frédérici, Mérona, en 1770.) — Cet instrument était muni d'un mécanisme à l'aide duquel ou obtenait d'une seule corde une double résonnance harmonique.
Clavecin électrique. (Inventé par La Borde J. B., en 1755). — C'était un carillon avec un clavier dont-
GLA 123
chaque touche correspondait à un timbre particulier. Le clavier faisait mouvoir les verges qui frappaient les timbres et les touches n'étaient mises en action que par une commotion électrique.
Clavecin harmonieux. (Inventé par Gomel, en 1842).
— Pouvant se déplacer pour jouer dans tous les tons avec le même clavier.
Clavecin harmonique. (Inventé par Verbes, à Paris, en 1798). — Clavecin imitant les instruments & vent et à percussion quoiqu'il n'eût ni tuyau, ni marteau, ni pédales.
Clavecin luth. (Inventé par Hildebrand, Saxon, en 1785.) — Instrument construit d'après les idées de J. Sébastien Bach.
Clavecin luth, (Inventé par Pleicher, à Hambourg, en 1715). — Clavecin monté d'un double rang de cordes en boyau.
Clavecin oculaire et Clavecin a couleurs. Le P. Louis-Bertrand Castel, inventeur de cet instrument, avait distribué entre les touches les couleurs d'çiprès une certaine gradation, de manière que chaque touche, au moyen de la pression, produisait une couleur selon les principes qu'il avait établis.
Clavecin organisé. (Inventé par Delitz, à Dantzig.)
— Consistait dans un jeu de flûte ajouté au clavecin et en divers changements.
Clavecin parfait accord. (Inventé par Luzzasco Luzzaschi, à Ferrare, en 1557.) — Cet instrument avait un clavier dont les touches étaient disposées de façon à pouvoir exécuter de la musique dans les trois genres, diatonique, en harmonique et chromatique.
Clavecin parfait accord. (Inventé par Trasuntino de Venise, en 1606) .— Construit pour le comte de Novellara. 11 avait quatre octaves d'étendue et pouvait jouer dans les trois genres. Chaque octave était divisée en trente-et'Une touches.
clavecin parfait accord. (Inventée par (ler. Goermans, en 1781.) — Cet instrument possédait vingt-et une touches par octave : c'est-à-dire sept pour les notes naturelles, sept pour les notes dièzées et sept pour les notes bémolisées.
Clavecin royal. (Inventé par Wagner, à Dresde, en 1786.) — Ce n'était que l'adjonction d'un jeu de flûte au
clavecin. Idée déjà mise en pratique par Delilz, mais améliorée.
Clavecin transpositèur. (Inventé à Catane, en 1750.) — Dans cet instrument plusieurs hausses ou chevalets mobiles mis en mouvement par une pédale donnaient le moyen de changer le ton de tout le diapason de l'instrument à la fois.
Clavecin vertical. (Inventé par le môme.) — Instrument dans lequel des baguettes à têtes recourbées et ajustées à la touche par une fourchette allaient frapper les cordes dans le sens de leur position sur la âible d'harmonie.
Clavecin-vielle. (Inventé par Gerli; en 1789.) — Instrument en forme de clavecin dont les cordes étaient mises en vibration par des roues qui attaquaient les cordes.
Clavecin viollb. (Inventé par Jean Heyden, en 1600.) — Prœtorius donne la figure de cet instrument dont le mécanisme consistait en petits archets *cylindriques mis en mouvement par une grande roue que faisait agir une pédale. Cette invention ftit reprise en ilM^dx Hohfeld.
Clavecin violle. (Inventé par Risch, à Weimar, en 1710). — Instrument monté de cordes de boyau mises en vibration par de petites roues enduites de colophane, mises en mouvement par une plus grande.
Clavi-accord. Appareil s'appliquant sur l'orgue nommé aussi organiste de village parce qu'il le supplée, il fut imaginé par Lebeau d'Auhel en 1857.
Clavicitherium. Cet instrument qui était à clavier était formé par une harpe renversée dont les cordes étaient de boyau. 11 est parlé de cet instrument dans la Musurgia de Nactigall, ouvrage imprimé dans la première moitié du 16* siècle.
Clavicor. Instrument inauguré en 1838, par Danays pour remplacer Vùphicléide alto. Armé de pistons il était sonore, doux et plus facile à jouer que TOphicléide.
Clavî-cylïndre. Cet instrument imaginé parChladni en 1793, était à touche et avait à peu près la forme d'un piano carré, le son était produit par un long cylindre de verre qui frottait au moyen d'une manivelle sur des touches aboutissant sur toute la longueur du cylindre.
Clavi-cymbalum. Espèce de temponum ressemblant assez au clamcorde.
Glàvigorde. Ancien instrument à corde de forme triangulaire, que l'on jouait comme l'épinette.
Clavier. Le clavier est Tassemblage de toutes les touches du piano, lesquelles représentent tous les sons qui peuvent être employés dans l'harmonie.
Les instruments à clavier sont l'orgue, le piano, la vielle ; les carillons ont aussi des claviers. Celui du piano a généralement six octaves et demie, qui commencent par Vut placé au-dessous de l'extrême mi grave de la contrebasse à quatre cordes, et finisent & l'aigu au fa ou au sol qui se trouve immédiatement au-dessus du dernier /a. On fait maintenant des pianos de sept octaves et même de huit octaves.
On appelle aussi clavier la portée générale ou somme des sons de tout le système qui résulte de la position relative des sept clefs. Au Conservatoire de Paris, ce nom est donné à une classe de piano consacrée aux élèves chanteurs.
Clavier de poche, (Inventé par Philcox, en 1856.) — Clavier pour faciliter le mouvement des doigts sur les instruftients à touche.
Clavier géométrique, (Inventé par Folly, en i845.)
Clavier harmonique transpositeur. (inventé par Masson, en 1846.) — Même genre que celui de Gomel, mais destiné à l'orgue.
Clavier mil-accords. (Inventé par l'abbé Laroque, en 1844.) — Au moyen d'une ou deux touches on faisait résonner plusieurs languettes dans le même tuyau.
Clavier pneumatique. (Inventé par Talon, en 1855.)
Clavier transpositeur a piston. (Inventé par Darche, en 1845.) — C'est une boîte renfermant deux rangées de pistons, les uns s rvant à exécuter les morceaux dans les tons majeurs, les autres dans les tons mineurs. En appuyant sur un piston on obtenait la note et l'accompagnement. Les pistons correspondaient à des rouleaux en bois faisant mouvoir des baguettes qui faisaient agir des pelotes en bois qui appuyaient sur le clavier de l'instrument sur lequel on posait le mécanisme.
Clavi grade. (Inventé par Lahausse, en 1855.) -i- Appareil composé d'une série de cinq touches se raidissant à volonté au moyen d'un ressort à boudin au moyen d'une vis, etsçrvant à l'exercice des doigts.
Clavi-harpe. Espèce^ de piano vertical dont les