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naît le prodigieux eflet produit par les cymbales dans le chœur des Scythes, de Gluck.

Cymbales antiques. « Elles sont fort petites, dit M. Berlioz, et leur son est d'autant plus aigu qu'elles ont plus d'épaisseur et moins de largeur. J'en ai vu au musée de Pompéï, à Naples, qui n'étaient pas plus grandes qu'une piastre. Le son de celles-là est si aigu et si faible qu'il pourrait à peine se distinguer, sans un silence complet des autres instruments. Les cymbales servaient, sans doute, dans l'antiquité, h marquer le rhythme de certaines danses, comme nos castagnettes modernes. »

GzAGAN. Espèce de flûte en forme de canne^ qui a eu de la vogue en Allemagne, \ers 1800, et pour laquelle on a écrit beaucoup de musique. Le son en était très- doux.

D, D, SOL RÉ, OU D LA RÉ. Ccs expressîous, qui dérivent de l'ancienne manière de solfier, désignent le second degré de la gamme diatonique, lequel, dans le solfiôge moderne, s'appelle ré.

Da. On nomme ainsi un coup frappé faiblement sur un tambour avec la baguette gauche, par opposition au ta qui est produit avec plus de force par la main droite. le Da se figure en tympanonique au moyen d'une noire posée entre la seconde et la dernière ligne de la portée.

Da Capo, ou par abréviation d g {au commencement). Ces mots indiquent, qu'ayant fini un morceau de musique ou un motif principal, il faut le reprendre depuis le commencement jusqu'à l'endroit où est la fin véritable.

Dactyle. C'était le nom d'un acte ou de la division principale du morceau de musique exécuté par les concurrents dans les jeux pythiques.

Dactyles roÉENS. Lorsque Cadmus passa de la Phénicie en Grèce, il amena avec lui, parmi sa suite, des hommes appelés Corybantes ou Curetés, qui, dit-on, furent les premiers à introduire la musique dans le culte des divinités grecques. Leur musique consistait dans de hauts cris accompagnés par des tambours et par d'autres

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instruments bruyants. La fable raconte que les Curetés, entre les mains desquels on mit Jupiter pour être élevé, le cachèrent sur le mont Ida, et pour empêcher que les cris de l'enfant ne parvinssent jusqu'aux oreilles de Saturne, ils firent un grand bruit avec des instruments, dansant en môme temps des pas mesurés, appelés dactyles. C'est à cause de ces pas et du mont Ida, qu'ils reçurent le nom de dactyles idéens.

Dagtylion. Instrument à ressort inventé par M. Henri Herz, qui sert adonner plus d'extension à la main, h délier et à fortifier les doigts, à les rendre indépendants les uns des autres, à donner enfin aujeu^ cette égalité sans laquelle il n'y a pas de belle exécution sur le

Eiano. L'expérience démontre merveilleusement qu'une eure de leçon par jour avec le dactylion suffit pour améliorer rapidement les progrès des élèves, et contribuer d'une manière sensible à la facilité du jeu chez les artistes eux-mêmes.

Dactylographe. Instrument ime^giné en 1827 par Pienne, pour transmettre, au moyen du toucher, les signes de la parole entre un sourd et un aveugle.

Daf. Instrument de musique à percussion dont on fait usage dans les Indes.

Daire ou Def. Instrument persan qui ressemble à notre tambour.

Danèforiga. Hymne des anciens Grecs, chanté par les vierges, au moment où les prêtres portaient les lauriers au temple d'Apollon. Cette cérémonie se célébrait en Béotie tous les neuf ans.

Danse. (Voyez Ballet.)

Danse (musique de). La musique des ballets était jadis restreinte aux cadres uniformes de certains airs de danse, ^els que les chacones, les passe-pieds, les menuets, les gavottes, les gigues. Les airs de danse ne sont plus calqués sur un modèle connu ; le compositeur s'accorde avec le chorégraphe pour les formes, le caractère et l'extension qu'il convient de leur donner. Le pas des Scythes d'Iphigénieen Tauride^ de Gluck, celui des Africains de Sémiramis^ de Catel, les gavottes d'Orphée et d'Armide^ ont offert tour à tour des modèles dans le style énergique et gracieux.

Dans un ballet pantomime, la symphonie, destinée à peindre l'action et les sentiments des personnages, diffère

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