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PALEOCRAPtflE, — APPENDICE.
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sur «c visage» unecuillèrcd*Gnccnsoir, autant de grains d'encnes mis surFautel par autant de personnes qu*il y en avait, qui avaient eon* tribué à quelque donation ; une ou plusieurs ceintures, dont la matière était spécifiéedans le titre. Ainsi un père y disait que la sienne était de cerf, et celle de son fils de veau. Chez les Saxons, les seigneurs confirmaient les donations de leurs vassaux en étendant tes doijts. Quelquefois on n'investissait pas immédiateroetit ceux qui !e devaient être; fnais on remettait les signes d'investitures au juge, au seigneur, au prélat d'où dépendait une église; et ceux-ci les rendaient aux personnes ou aux chapitres à qui ils étaient destinés. Rymor rapporte plusieuw formu^ tes d'investitures données en Angleterre^ il n'y a pas deux cents ans, par la cape^ Té-
J>ée et le cercle d'or. Les anciennes chartes ont mention de donations de bois, dona li- Îfwea, parce que Tinvestiture en avait été àite avec un morceau de bois , auquel, en certains cas, on attachait un anneau d'or, et dont en d'autres on ne marquait que l'espèce. Il n'était pas rare de faire des investitures par un livre et un pain. C'était même une cérémonie observée dans les collations des prébendes de l'église cathédrale de Paris. Accordait-on q^uelque investiture par te texte des Eva^j^Ues^ on a'oublijBiit pas d'obserrer «'U était couvert d'or ou d'argent , s'il était garni de pierreries, si l'image du crucifix s y trouvait représentée. Faisait-on Tinvestituro par la bannière , on avait coutume de donner autant d'enseignes, qu'on investissait un vassal de provinces, de viU les ou de fiefs.
I V. Présents faits aux donateurs ; obser* vations sur les symboles d'investitures. — Jusqu'à présent nous avons parlé de chartes qijii annoncent les symboles d'investitu*res offerts par les donateurs; parlons maintenant de eelies qui annoncent les signes du r «éme genre, partis de la main des donataires. Ceux-ci taisaient h leur tour, aux pre-iniers quelque présent, pour servir de monument et de témoignage à la donation qu'ils en avaient reçue^ ou pour prix du conseniement donné par des personnes qui auraient
Eu faire valoir quelque prétention sur ses iens aumônes, vendus ou cédés aux é^^Ii^ ses. Tantôt c'était un anneau d'or, tantôt une coupe« tantôt un palefroi , tantôt une ehape^ tantôt une somme d'argent assez eonsidérable, tantôt des pelleteries, quel- 42uefois même une certaine quantité de blé. Mais dans les chartes, ce second genre de symboles parait bien plus rarement que le premier.
JLes annonces de divers signes d'investilure doivent aans doute servir à la vérification des chartes. Ces signes peuvent tenir lieu de sceau et de signatures . aux pièces qui en sont dépourvues, et confirmer l'audit D. Morice (a), éia.ient accompagnés de baisers de paix ; oérémonie essentielle dans les accords, H Sont les femmes g'acqotttaient par noe personne de raotre soxe, lors^fue la bienséance ne leur permet-*
{hcntîcité de celles qui en sont munies. Il esta la vérité bien diflicile que ces symboles se soient conservés après la révolution do cinq ou $ix siècles, surtout guand ils n'étaient point do nature'à pouvoirôlre attachés aux chartes. La précaution de rompre Ie« couteaux ne contribua pas, comme on se le proposait^ à les faire conserver avec plus de soin. Les donations étant devenues plus rares par le refroidissement de la charité^ la plupart des manières d'investir tombèrent dans l'oubli. L'ignorance des antiquités, qui régnait dans les chapitres et les monastères da^is les deniiers siècles^ fit sans doute retirer des chartriers bien des couteaux rompus, comme meubles inutiles, et qui occupaient des places, dont on croyait pouvoir faire un meilleur usage. Cependant, outre les symboles liés ou attachés aux chartes^ il en est parvenu quelques autres jusqu'à nous, prin cipalement lorsqu'ils ét^jiient d<e matière è
(mouvoir figurer oans les trésors des églises. I se rencontre de ces signes d'investiture conservés en assez grand nombre dans cer* laines archives ; mais il est rare qa'il n'y règne beaucoup de confusion. Pour l'éviter, il aurait fallu qu'ils eussent eu quelque inscription» ou qu'iis portassent quelque «étiquette : ce qui ne se trouve pas toujours.
V. Salutation j adieu j ou souhait final des lettres , bulles , et chartes en forme aépitres, — La salutation finale des lettres n'est ri^ea autre chose que l'adieu ou le*souhait formé en faveur de la personne à qui l'on adresse' une lettre ou un diplôme. Les anciens Latins ou Romains auraient cru qu'il aurait manqué quelque chose A leurs épi très, s'ils no les avaient terminées par des vœux pour ceux à qui ils les écrivaient. De là oes formules d adieu, vale^ valeat^ etiam atqus etiam vale^ cura ut valeas^ etc. C'était tout ce que pouvaient souhaiter de mieux des' hommes qui' ne connaissaient point de bien plus important quje la vie présente, et tout ce qui peut servir à la rendre douce et a^éable. Mais les auteurs sacrés portèrent leurs vues à des objets plus dign.e3 de nos désirs. Tels étaient la grâce, la charité, la paix. Voici la salutation ou l'adieu ordinaire de saint Paul : Que la grâce de Nofre'-Seigneur Jésus^Christ soit avec vous (2ÎS»69). C'est à cette formule gu'il fait observer lui-même aux Thessaloniciens (2570), qu'on reconnaît ses lettres. Ce qui n empêchait pas qu'il no fit quelque changement ou quelque addition à cette salutation finale $ mais la grâce m manquait jamais de s'y trouver. Ce seul traijt caractérise toutes les EpUres de saint Paul« et il ne leur est commun avec aucuna lettia des auteurs sacrés. C'est peut-être un argu» ment de plus pour conserver à l'Apôtre cb9 gentils ses anciens droits sur YÉpUre des Hébreux. Saint Pierre et saint lean souhait
Caît pas de s^en acqnitter elles-mêmes. •
(2569) Rom. nv, %K \ 1 Cor, in ,35,
(2570) // TheswL ni, 18. t
(«) MémeUrs poihr ierwir à VhitLdeBnL, t. T, l^rmfiàU, p. xxn.
DlCTIO^INAtRE DIS P^LÉOGHAPHIE , CtC*
DICTIONNAIRE DE l'ALfiOGRAPlilE. ETC.
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lent quelquefois la paix, conformément à Fusage de -la nation, tes Juifs de tout temps ont employé ce salut, et ils s'en servent encore r*
Quoique les Chrétiens latins eussent aussi retenu le vale des Romains idolâtres, les plus religieux d^entre les premiers affec- 'laient des formules, où la piété fût pour quelque chose. Elles consistaient en des •vœux adressés à Dieu peur la consei'vation lie pelui à q[ui Ton adressait la parole. Si «c^éiaitun pnnce, dont on dépendit, ou lui ' souhaitait de plus la victoire sur les nations barbares. Telles sont grand nombre de salutations des Papes et des évèques. Notre adieu ^même est une sorte de recommandation à î)ieu de la personne à qui nous parlons.
Vers le iv* siècle l'usage voulut qu'on répétât dans la salutation d'une lettre tous les titres ({u'on avait donnés dans la suscription. Si donc en celle-ci on s'était exprimé de la sorte : Domino vere sancto et bealissimo Papœ Augustino Hieronimua , on finissait par cette salutation , Incolumem te et memor^in ■>mei Christus Deus noster tueatur omnipotens^ -^Domine vere sancte et beatissime Papa. Cette «répétition des derniers termes ne changeait «point, quoique les premiers fussent sujets à niendes variations. Nous ne prétendons pas, "néanmoins, aue toutes les salutations suivissent cette lorme, mais seulement qu'elle ^tait fort commune. Parmi les Formules de M arculfe (2571) ou endroit qui ne s'en éloignent pas beaucoup. Nous nous contente* v*ons d'en citer deux. Fa/e, pro nobis orans^ J)omine^ sancte ac beatissime Pater. Vale^ memor esto meiy venerabilis in Christo frater. Nous en ajouterons une troisième, mais d'un goût un peu différent. Vale vir vigoris <itque tuorum decus amicorum. Omnipotens J)omini pietas ac Ecclesiarum profectum per muha spatia temporum^ vos conservare et custodire dignelur.
Il faut convenir qu'il y avait assez peu de di[)tôiac$ proprement dit&, où entrât la salutation finale, s/'ils . n'étaient ecclésiastiques ou relatifs à TE^lise. Mais elle était ordinaire •et dans les bulles ou lettres apostoliques, et -lians toute autre espèce d'épîtres, telles que 4îelles appelées tractorice^ mdicu/i, etc. Dans la collection nouvelle des Formules de Baluze nous trouvons un indicule dont la
•<i57i):Lib. n, cap. 47, 48, 51.
salutation est ainsi conçue : Opto t€ semper 1ère et caritatis tuœjura tenere. Un grand nombre d'autres formules de la même coU lection nous offrent des salutations tour^ nées en bien des manières différentes.
Quand les lettres et les diplômes n'auraient pas des rapports si étroits , qu'il est presque impossible de traiter un de ces sujets sans l'autre, c'en serait assez pour prouver que les salutations ne sont rien moins qu'étrangères à la diplomatique. D'ailleurs elle a de trop bons titres sur les bulles des Papes, qui en' sont remplies, pour qu^on puisse renvoyer ces salutations aux simples lettres missives.
Les Papes et les empereurs et autres personnages de grande distinction écrivaient très-rarement leurs lettres. Mais ils avaient coutume de prendre la peine d'écrire la salutation de leur propre main. C'est ce que font entendre les anciens livres par c«s mots, Et alia manu^ ou bien diva ou sacra manu , paroles qui annoncent la main des empereurs. Saint Paul avertissait quelquefois que ses salutations étaient de sa main. Souvent les salutations étaient jointes à des dates, par ceux au nom de qui les lettres étaient écrites; plus souvent elles tenaient lieu de signatures. Les Papes, au moins dès le xV siècle, se déchargèrent sur leurs chanceliers ou notaires du soin d'écrire la salutation benevalete^ qu'on réduisit pour lors en monograme. Les évèques s'approprièrent aussi en certains siècles et eu certains pajs le salutation benevalete. Dans les traits des parafes, placés proche les sceaux des diplômes de nos anciens Rois et particulièrement de ceux de la seconde race, dom Mabillon a déchiffré quelquefois, quoiqu'avec peine, benevalete ^ vale. La charte originale de Childebert 111, publiée pour la première fois dans notre troisième tome (2572), finit | ar ces mots : Bene et vatias. C'est là sans doute une salutation, d'où l'on pourrait conclura
Zu'elle n'était pas rare dans les diplômes, a preuve en cfevient bien plus forte, quand on voit qu'elle est exprimée par ces notes de Tiron, qui accompagnent souvent les parafes et leur servent au moins d'ornements, si elles ne sont pas mises par prteautioa contre les faussaires qui en ignoraient la figure et la valeur.
<2572) Pa«. 652.