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<964S) Hisi. êê Um§., t. Ul, p. 180,
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chartes. Lebeuf (264^3) en a fait god naître une qui est datée du lundi des trois semaines de la fête de saint Jean -Baptiste. Cette charte,
aui porte en tête le nom de Guillaume de r*»ncey, sire de Larrey, finit ainsi : En lémoin de laquelle chose f nous ^ Guillaume de Grancey^ avons mis nos sceaux à ces présentes lettres^ qui furent faiUs et données le lundi jour . des trois semaines de la féu de saint Jean-Bap'tiste^ Van mil trois cent cinquante^lrois. «Cet acte étant de Tan 1353, comme, selon la lettre dominicale F, la Nativité de saint Jean devait tomber cette année-là au lundi, il fallait remonterjusqu'à trois lundis plus haut, pourpre* trouver le lundi jour des trois semaines de la Saint-Jean, qui cette même année arriva le 25 juin. Ainsi , l'actedont il s*agit a été passé le 3 juin 1353, appelé le lundi des trois semaines de ce saint ; parce que sa fête devait arriver au bout de ces trois semaines, et le souvenir de ces trois semaines préliminaires s'était conservé par rapport au petit carême, qu*on y avait pratiqué autrefois durant trois semaines, h
IV. Dates dès fériés j dimanches^ fêtes et lunes; leur utilité ^ leur antiquité^ réformation du calendrier. — De toutes les dates du jour, on ne peut conclure Tannée des chartes, si au quanflème du mois elles ne joignent les lunes, les fériés, les samedis, les dimanches, on certain jour de fêtes. Mais de plusieurs de ceiles-c], on infère aisément, en divers cas. Tannée de Jésus-Christ. Quelque fêle annoncée dans la date indique aussi sûrement ie jour du mois, que pourrait le faire le quantième en termes exprès ; mais si c'est une fête mobile, Tannée se découvre aussitôt par le cycle des Pâques. 11 en est à peu près de même des dimanches, samedis, ou Céries, soit d*avant, soit d'après, soit du jour même de quelque fêle mobile, ou dont le quantième- serait énoncé. Alors le cycle solaire ou des lettres dominicales donne Tannée
, (2Gi3) Journal hist,, mjars 4753, p. 407.
(2Cli) Saint Benoit dans sa i^é^/e appelle fériés les cinq jours de la semaine qui suivent le dimanche et gui finissent au samedi. Ou leur a donné le nom iie fériés, ou pour se distinguer des païens qui nom- Biaient le dimanche iejêur du soleil, le lundi le jour de ta lune, le mardi iejour de mars, etc., ou pour s'éloigner de la manière des Juifs, qui nommaient les Jours de la semaine, le premier^ te second, le troisième jour, etc., diaprés le sabbat : Prima sabbathi^ âecunda sabHUii, etc.
(2645) Le nouveau Glossaire latin de Du Gange (a] lait mention d'une charte de Tan i U5, où il est parle du dimanche Isli sunt dies. Hais les éditeurs avouent iQu'ils isnorent que^ est ce dimanche. Plusieurs tiires de Berry sont datés des Céries : Post isti sunt dies, £nlin Lefèvre, greffier en Normandie, ayant trouvé m\ acte d'environ quatre à cina cents ans qui liiiit ainsi ; Datum die Martis post ujominxcam, fsU sunt dies; on pria Lebeuf, dans le Journal historique (b), de délerminer quel est ce dimanche. Nous ne savons pas s'il a jamais répondu à ceUe demande. Mais nous sommes persuadés que e'esl le dimanche de la Passion, oi\ l'Eglise chante à la procession le répons, Jtti $unt diesl quos celebrare debetis, etc. Observons ici en passauè qu'autrefois tout le carême s'appelait Ja Passion ; en sorte que Dominica in Passione pol^-
(3) la verbo Daminica. p. 1603.
cherehée. II est vrai qu*on ne conclurait rien de bien préjis de ces dates, si les chartes étaient destituées de toutes autres dates ou de tout caractère historique. Mais c'est ce qui arrive très-rarement. Les lunes ont le môme privilé^. Telle lune marquée à tel jour d*un mois ne peut convenir souvent qu*à une certaine année sur beaucoup d'autres.
Les dates des fêtes » dimanches et fériés se rencontrent de temps en teQ]i{)s, même avant le iK* siècle. De là au xiii* elles parurent plus fréquentes; mais depuis cette époque elles devinrent presque générales. Auparavant il était rare de. dater du lundi, mariii^ mercredi, jeudi, vendredi. On aimait mieui se servir des noms de férié 2, 3, 4, 5, 6 (2644). Ce n'est non [)lus que depuis le commencement du xm* siècle , qu*il devint ordinaire, de dater de tant de jours avant ou après telle fête , ou tel jour de son octave. Dom Maur Dantine a rassemblé dans son Calendrier perpétuel^ la nomenclature des dimanches, fêtes et fériés, {qu'on rencontre parmi les dates des histoires, chartes, chroniques, et dans les [anciens calendriers. Nous ajouterons seulement au bas de la page Quelques dates qui lui sont échappées (2645). Les lunes sont une des notes chronologiques les plus utiles, pour fiier les dates inconnues par leur trop grande généralité. Dès qu'on sait les néoménies, il est aisé de trouver les autres jours de la luna dont les anciennes dates font mention. Or»oa a beaucoup de bonnes tables « qui indiquent ces nouvelles lunes. Mais on n'en connaît
Sioint de plus commodes, que celle de dom laur Dantine , dans laquelle toutes les nouvelles lunes des mois de chaque année, depuis Jésus-Christ, sont marquées avec la plus grande exactitude.
Deimis la naissance de Jésus-Christ jusqu^à la réjformation du calendrier, les mômes lur
vait Ventendre de chaque dimancbe de c^rèsi^ On ne trouve point dans VArt de vérifier Us dates le dimanche Mirabilia Domine, C'est ie second après Pâques. Il y a , dans te registre C du Trésor rovai des chartes, un acte daté du mardi après Mirmbilia Domine^ qui tombait le mardi 21 avril l'an 4566.
Les savants journalistes de Leipsick ont expUipiâ les deux dates suivantes : Le mercredi après la qutn^ zaine des bordes^ c'est-à-dire le mercredi après bs
Sremier dimanche de carême ; Dies burdiliim sîgnie la (juinzaine des bordes^ C'était une espèce da tournois qui commençait en France le jeudi avant le dimanche de la Quinquagésime et finissait au graïKl je^ne du carême. La seconde date est du Umdi après les bures te viagi-septième tour d» mois de février^ c'est-à-dire du lundi après Le dimanche inrocarit 09 premier dimanche de carême^ Bohourt, Bektmrî^ h par contraction Bord, Bure signiflent U même ckose., (V. Du Cange sur le iïhA BoLordicum.)
On a des actes où la fête de TAnnonciation est appelée Notte Dams de chasse Mars^ parce qoe ce moit est alors sur son déclin. Le commeaoemeni do mois d'août est appelé Gula A»gusti par Onîllauroe le Breton,' historien de Philippe^Auguste H son oomemporain. Aux xni' et xiv* siècles la fête de saint Pierrees-liens, qui tombe le premier jourd^aoùt, était mée à Paris ta Saint-Pierre Engoule-aoust.
tf)) Août I7S0, p. Si».
PALEOGRAPHIE
liaisons réponJcpt au cycle de 19 ans. A toutes les premières années de ce cycle, les jiouvelles lunes et leurs divers quantièmes reviennent invariablement aux mômes jours. 11 faut en dire autant des dix-huit autres années du môme cycle. La môme correspondance se remarque entre toutes ces années et les épactes, le terme pascal,
. ^ APPENDICE. IIGÎ
les clefs des fôtcs niobiies et les réguliers. Nous n'avons aucunes nouvelles observations à faire sur les bissexles, qui se mon,- . trent aussi quelquefois dans les dates du moyen âge. En voilà, ce me semble, assez pour donner des notions générales sur ks dates des chartes, en attendant un détail plus circonstanci<5 et soutenu de ses preuves.