Les dents sans participation
5. Les lèvres fermées jusqu'à tine très^petite ouverture oblongue.
il a la même position que 1**, et il ne diffère de lui qu'en ce que la voix l'accompai^ne, d'où il résulte q]ue le son. sifflant se change en un son gazouillant \^).
ni% etc., de^riy Fauteiir se réfèro à se» gfavurei, ot Fottirèrtiire des lèrre» esl gradttée sur une édieilft proportionnelle. U a une échelle semblable peur la difttanee i|iii s'établit entre la langue et le palais ; c'est à rouverture produite par cette (disiauce qu'il doime le nom de caxud de la langue.
V. EXEMPLES DBS ftIGNES MIMIQUES ARTIFICIELS EMPLOYÉS PAR M. WOLILE, TRADUITS
DE l'allemand (232).
« Une maiàon sô représente par la formation d'un triangle isocèle, et d'un carré au-dessous, au milieu duquel est un rectangle pour une porte, et deux autres de chaque côté pour deux fenêtres* Une ville a pour signe la description de ces maisons sur plusieurs lignes ou rues, entourées d'un mur, avec des portes. Le signe du pain consiste à imiter l'action de la couper et de le manger; le signe de viande consiste k pincer un muscle oe la main, celui de poisson^ diuis sa forme et le mouvement de sa natation; Y oiseau se représente de la mémema-*. nière, et par son vol; Vinsectey par la description de ses auneaux de chaque c6té de la poitrine, et par ses six pattes.; le ver^ en indiquant sa manière de ramper^ et montrant
r\T sa crinière et sa queue ^ par son aptitude traîner des fardeaux^ à porior rhoniine« ou seulement par l'imitation da son hennisse*
ment. •..•..«....
Pour le sabUf le sourd^mùei iaiit# l'action d'en répandre sur son écriture ou par terre; pour la glaise^ il feint de prendra quelque chose,, de le pétrir, d'en foire un vase comme le potier qu'il a vu ; pour VargilSi^ il montre comment on la prépare, et oomment le ma* Çon rétend avec la truelle sur les briques ; il indique aussi sa eouleur jaune ; pour la cratf, il imite l'action d'écrire sur la planche noire; pour le verre, il représente quelque chose de solide et de transparent; pour la pierrey il représente une masse solide, <ju'il frappe avec le marteau, de manière qu'elle
qu'il n'a pas de pattes se brise en plusieurs mofceaux; pour ie
Le chien se représente par l'imitation de son mercure, quelque chose de blanc et de lourd, aboiement; le cAa^ par son miaulement ou ' ' " ' '
par sa marche douce et circonspecte, par
ses longuesmoustachest par les griffes aiguës de ses pattes ; le fier coq^ par 1 imitation de son diant, avec lequel il répond aux siens ouïes appelle au silence de la nuit; la poule, par le soin inquiet avec lequel elle appelle, en gloussant, ses poussins à un grain qu'elle vient de découvrir; leâ poussinsy par leur attention aux mouvements de la mère, et par leur promptitude à accourir; le coq d^Inde, par la magnificence de sa queue déployée avec majesté, par la noifceur de ses pattes ; l'oie et le canardj par leur caquet, leur manière de barboter et de nager, et par la différfeitcé de leur grosseur ; le fojHn, par sa miinière de s'asseoir el de sauter ) le tùi^rmuf par ses cornes, sa pesanteur, son tnugisse-* ment ; la t^acAe, par son gros pis ; le mûntony par sa laine, sa douceut*, son bêlement; le chewUy par sa taille, sa vivacité, sa légèreté;
(232) M«Deqéjuuu>o, ouvrage cité, tom.],!!, p. 85
qui, en coulant, se divise en petites boulettes; pour le n^tnl, quelque chose de brillant et de pesant, qui se laisse étendre sous le marteau; pour le /er, il montre comment il est rou^i dans la lorge à l'aide du souSlet, et ensuite forgé sur l'enclume ; pour le eutvre^ il figure un métal rou^eâtre» et comment il est martelé et aplati : le laiion ae représente de la même manière; seulement, on indique qu'il est jaune : pour le plomb, le sourd-^muet foit le fondeur de plomb ou de balles; pour Péiainy il coule quelque chose de fondu sur le ftu, dans un moule,' el le ^availle, comme il l'a vu faire au potier d'étaia;pour l'argrerir, il représente quelque ohose de solide, de blanc, de maBéaMe» dont on fait des pièces de moimaîey eiqni, par là, est d'une grande valeur; si, dans sou endroit, l'argent seul a cours, il fait seulement comme s'il prenait Quelque chose de sa bourse et le comptait : lor se représenta
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RâCTILOLOGlfi.
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comme l'argent, en joutant le sime de jaune et la manière de le peser praofemment au tréi^nchet, comme de la plus grande yalenr : pour le êtlfW fait comme s'il prenait qaelque chose de la aalière^ le répandait sur les mets et sur sa langue^ et ea sentait les picote-* ments.»
Voifii quelles signes de TAme et de ses opérations, tels que M. Wolke les décrit :
« L'âme. Le muet porte la main au front et au cœur.
« Vàme €êi iMi wprit. Ls signe précédent, ei les signes de long, de large, de profond, ou d'étendue et de corps ; avec négation*
« La raison {la faculté d^éirt intelligent ou de pm$tr)^ U pofte l'indet de la tempe au miueu du fronts ott il regarde comme l'ori^ gine ou le siège de la pensée.
« Lmtelligmce [la maese de nos idées). Le muet tire du siège de la pensée des rayons di^er^i^, i^mme s'il dessânait une lumière.
. ^tf Une idée. U trace un demi^^^ercle sur le front» aYeo l'index.
« Une pensée. U traee un demi-cercle sur le fronty et reporte doucement le bout de l'index en senis inyerse en sui¥«iit la même ligne.
«r Penser. Il trace du milieu du front, siège d& la pensée, une apirale qui se développe, et en même temps il tient }& tète et tes yeux fixée ; igoate-t-ii le signe de négation, il exprime être sane penser.
« Réfléchir, lï tire, comme avant, le ûl de la pensée, et, par une spirale concentrique, il revient au point d'où il est parti.
m iÊéàUer. Il tire du milieu du front des sfÂrales excentriques^ dont la dernière tourne autour de sa tète.
ff Pénétrer. L'index fait le signe précédent, et s'introduit ensuite entre le pouce et l'index de la main gauche fermée.
€ Contempler. Le muet trace,^ avec l'index
gauche, la ligne de la pensée, et dirige fort^ ment les regards sur la main droite, qui se tourne lentement pour montrer chaque côté. « Inventer. Le muet ferme les yeux, con-^ duit ensuite l'index en lignes ondoyantes sur le front, comme s'il voulait y chercher quelque chose oui y serait appliqué; puisîil fait comme s'il Je saisissait aveo le pouce et l'index ; il ouvre en même temps tes yeux avec un air content.
« Se souvenir. Il tire du siège de la pensée une spirale excentrique, porte la niain un peu en amère, et fait ensuite comme s'il saisissait le signe de la pensée qu'il a fait avant : ajoute-t-il maintenant le signe de la négation, il exprime oublier. .
« Douter. La tête et lés yeux sont un instant immobiles ; puis la tête se porte sur l'épaule droite et gauche ; ensuite on fait le signe de oui et non. La tête se penche à droite et à gauche, semblable aux mouvements des bassins d'une balance.
« Vouloir. Le muet regarde un objet, tend la main vers cet objet, et fait comme s'il voulait l'attirer vers lui.
a Désirer. Comme vouloir ; seulement on tend les deux mains ouvertes vers la chose , et on la tire ensuite à soi, comme si on'voulait se l'identifier.
« Espérer. Le signe de désirer ; la physionomie exprime la joie et l'assurance.
« Aimer. Le muet 'baise le bout de ses doigts, applique et presse ses deux mains sur le cœur, et ajoute les signes de vouloir, désirer et espérer. »
Les signes particuliers des prépositions, donnés par M. Wolke, consistent, comme \es signes grammaticaux, dans certaines positions des mouvements des doigts de la main, dont un mouvement en ligne droite est le thème fondamental. [Anubeisung me Kinderj etc., chap. % pages 371 et sulv.)
i4«*a»M^Mih
VL eeUFikBÀieoif bbs sioiies ob kappbl ok x'abbê jahet avec ibs signbs bhploxâs dans
l'institution UES SOUftlftS-MCETS DE PAAlS (233).
IL l'abbé Jamet a eoEiparé, dans un certain nombre d'exemples» ses signes de rappel aux descriptions renfermées dans la Théorie des signée de l'abbé Si^ard ; c'est sur cette comparaison qu'il s'est fondé, et fort justement, pour £Bûre sentir tout ce qui manque à ces descriptions, en simplicité, en précision, en rapidité, en exactitude mèaie, pour en faire de ▼éritablee signes.
Mais il eût fallu comparer les signes de rappel de M. fabbé Jamet avec les signée de réduction employés dans rinstîtution de
rapides, et cependant empreints d'une analogie assez fidèle pour qu'elle puisse reprérenler l'idée qu'ils expriment.
Les élèves sourds-muets non-seulement ont coopéré, mais ont eu la plus grande part à la formation des signes de réduction employés dans l'Institution de Paris. Les signes de rappel de M. l'abbé Jamet sem]>Ient être entièrement et exclusivement son propre
ouvrage.
il u'a pu faire, parce qu'il ignorait nos signes de réduction, nous allons le présenter ici, dans un petit nombfe d'exemples.
Ce parallèle aura Tavanlage de donner une idée de la variété dés moyens qui peuvent être employés pour obtenir, par le langage d'action, des signes mimiques simples.
Dieu. — (M. Jamet.) 1" On lève les yeux au ciel, et en même temps le pouce de la main droite s'élève, pour désigner le seul être grand et maître de tout ce qui y réside;
â* La tête et Ae corps s'inclinent , pour marquer le profond respect que nous devons à ce grand maître.
3° Signe de nom commun,
(Institution de Paris.) L'index se dirige verdie 'ciel, et en même temps la tète s'inclîne avec respect.
N. B. Daas la conversatioai le sourd-muet
(235) Vsili.ïnu(s6AàJS»OjDeVédwat\onde^ SQurds-muetêf t.*U, p. 270.
ne fait jaîûais le signe de nom commun.
Dangereux. — (M. Jamet.) !• On élève les deux mains au-dessus de la tête » les index étant suspendus, comme ()our la menacer; ou baisse la tête, en la retirant, et en affectant un air de crainte et d'inquiétude.
a** Siçne de Tac^ectif.
(Institution de Paris.) Les deux mains, placées horizontalement devant le corps, se retirent brusquement, comme pour se soustraire à un accident. Le corps suit ce mouvement. La phvsiênomie exprime la crainte.
Origine. — • (M. Jamet.) l** La main gauche représente un vase, pendant que la main droite fait le signe d appel, comme si elle voulait en faire sortir quelqu'un ou quelque chose.
2** Sime de nom abstractif.
institution de Paris.) L'index droit s'introduit entre l'index et le majeur gauches, puis il descend en traçant une suite de petits anneaux.
Oser. — (M. Jamet.) l** La main droite fait le signe du verbe craindre, tandis c^ue la tète, un peu penchée, se relève aussitôt, et le visage prend un air hardi.
â" Siçne du mode indéfini.
(Institution de Paris.) Les deux mains, fermées à la hauteur de la poitrine, se portent rapidement en avant, en s'ouvrant avec force ; en même temps, la tête se lève avec un air d'assurance.
Soumettre. — (M. Jamet.) 1** Signe de la préposition et du verbe mettre.
Nota. Le signe de cette préposition se uni en plaçant la main droite sous la gauche.
Pour celui du verbe, on porte la main droite fermée en avant, et on l'ouvre comme pour lâcher ce que l'on tenait.
(Institution de Paris.) On porte rapidement la main droite fermée sous la gauche é^ndue horizontalement.
5ti;e». — (M. Jamet.)....'.
(Institution de Paris.) Inférieur. -— La main gauche est étendue horizontalement, tandis que la droite, dans la même position, vient se placer dessous en se balançant pour attirer les regards.
Pour indiquer le sujet d'une phrase, le pouce de la main droite levé, les autres doigts fermés, s'élève à la hauteur de la tète.
Veut-on indiquer le sujet d'un art, d'une science, l'index se porte en avant, comme pour montrer un objet; puis les deux mains imitent l'action de défaire et de développer un nœud.
Le mot sujet est-il pris dans le sens de raison, cause, motif, l'index, après s'être appuyé sur le front, s'en éloigne, le bout dirigé en avant ; en même temps, la physionomie ^ exprime l'interrogation.
^ Sublime. — (H. Jamet.) l"* Les maias, en faisant le signe de l'adjectif beau^ s'élèvent autant que les bras peuvent s'étendre. I