‹ Dictionnaire de paléographieChapitre 63 sur 136 · SC'O · texte numérisé non relu

SC'O

que de leur consentement presque una" nime, il en a passé pour Tinventeur (iS85}. Toutefois il ne Tavait enrichi que de sis caractères sur le modèle des Phéniciens. De ee nombre trois seulement avaient chez les Grecs la valeur de lettres , et trois de signes numériques, zes reviennent aux xalrif theth et Schin des Hébreux (286). Les deux premiers conservent dans Vun et l'autre alphabet le môme rang. L'autre ne l'aura perdu, ique.par la faute des Pélasges (287). L alphabet de Gadmus fut donc composé de dix-neuf lettres véritables. Un passage de Tzetzès en fait la preuve. Les Grecs > selon ce texte, n'eurent d'abord que seize let* très, ensuite dix-neuf, enfin vingt-quatre, qui furent réunies en un alphabet par Calli^ strate de Samos. Voilà donc trois états bien anarqués de l'alphabet grec. Les Pelasses l'apportèrent, Gadmus l'augmenta, les Ioniens j mirent la dernière main, et le communiquèrent à tous les Grecs (288).

y. Ancien système rectifié: nulle connaissance des lettres chez les Grecs et chex les Latins avant Cadmus : les uns et les autres t^nt reçu son ' alphabet. — Tel est en raccourci le système de Bouhier. Si Ton peut tenir contre la force des preuves qui l'appuient, on ne saurait se refuser aux éloges qu'il mérite. Mais ses belles proportions ne lui donnent pas toute la solidité désirable. Les notes d!ont on vient d'accompagner Tesquisse qu'on en a tracée, auront com- 4nencé sans doute à découvrir la fragilité de quelques-uns de ses fondements (289). A des autorités réellement trop équivoques, pour nous engager dans des routes contraires è celles que les anciens nous ont frayées, •opposons des témoignages péremptoires.

Prouvons qu'avant Cadmus les lettres furent inconnues à l'Italie, comme à la Grèce. Le suffrage d'Hérodote pourrait seul nous tenir lieu de beaucoup d'autres.

!• Nous n'avons point d'auteur plus ancieiL, qui ait fait autant de recherches sur Vorigine des lettres. Il semble avoir eu d'assez bons mémoires, touchant leur introduction en Grèce par les Phéniciens, puis- <qu'il entre sur cela dans des détails qui 'montrent un homme bien au fait de sa matière. 11 avait examiné les monuments de sa

{^85) S*il Test en effet, roblection se ioume en preuve.

(2S6) -On poarrait sur cela former de grandes difficultés. A quoi l)on recourir au tchin , tandis que nous avons le samedi qui occupe précisément dans Talphabet hébreu la même place que le S dans le grec? La ressemblance du samech phénicien ou san)aritain avec le S grec est bien plus marquée que celle du dernier avec le schin,

(^7) Si le schin a été substitué par les Pelasses au samech quand ils Tont fait passer dans Talphabet grec sous le nom de S, et, si cette lettre est cadméenne, donc les Pélasges tenaient leur alphabet de Cadmus. C'est une contradiction échappée à Tattention du savant magistrat.

(288) Auparavant chacun avait le sien, parce qu^l .n*v avait presque aucune contrée, j|>resque aucune ville qui n'eût quelque lettre particulière, ou qui n'en fil quelque usa^e smgulier, ou qui ne retranchât un ou plusieurs éléments de l'alphabet, du moins dans

patrie. Si les lettres y eussent été mises en usage avant Cadmus, est-il probable au'il n'en eût découvert aucun qui précédât l'arrivée de ce prince ? S'il eut seulement ouï parler de quelqpi'un, dans tant de voyages entrepris pour perfectionner son histoire, zélé qu'il était pour la gloire de son pays, il n'eût eu garde de se déclarer, en termes aussi forts, contre l'existence même des lettres chez les Grecs avant Cadmus» « Les Phéniciens de sa compagnie, dit-il (290), entre plusieurs autres sortes de l)dle$ coo*. naissances, dont ils enrichirent les Grecf, leur apportèrent celle des lettres. Aussi ne s'en trouvait-il point, à mon avis , ches^ eux auparavant. » Ce texte est d'une toute autre clarté, pour nier qu'il y eût en Grèco des lettres plus anciennes que ne le soni ceux qui semblent en attribuer aux Pélasges avant cette époque (291).

2'' Des écrivains de beaucoup postérieurs, et d'ailleurs en contradiction avec eux* mêmes, peuvent-ils balancer l'autorité du père de 1 histoire ? Elle va, cetie contradiction, jusquà reconnaître Cadmus pour le premier introducteur des lettres en Grèce , qu'on y suppose en usage et même consignées sur des monuments antérieurs au débarquement de Cadmus. Veut-on épargner à ces écrivains la honte d'une pareille absurdité ? il faudra donc dire ou'il y a yé^ ritablement erreur dans leur chronologie ; mais qu'ils n'ont jamais prétendu faire ériger ces monuments avant Cadmus; ou bien il faudra supposer qu'avant été dressés après coup, ils sont d'un âge plus récent que celui dont ils semblent porter la date. Mais dans l'un et l'autre cas , Bouhier perd tous les avantages qu'il prétendait tirer de ces textes rassemblés à grands frais. Au contraire aime-t-il mieux, qu'on ne touche pas à rantiauité des monuments allégués î Le petit nomore des auteurs, sur lesquels il appuie l'usage des lettres en Grèce, avant Cadmus, se réduira nécessairement presque à rien, et même doit être compté pour rien, puisqu'ils disent sur le même objet le pour et le contre.

S*" Il n'en est pas ainsi de ceux qui prennent le parti de Cadmus ; leur suffrage n'est point chancelant. Tous tiennent Je

la pratique. Mais enfln Tionien composé, non de vingt-quatre,' mais de vingt-sept caraaères, y compris les épisèmes, remplaça seul tous les autres.

(289) Tous n'ont pas réellement ce défaut. Accorder vingt-deux caractères à Falpbabet de Cadmus, et s'élever contre le préjugé qui le bornait à seize, rien de mieux pensé; mais les supposer dès lors numériques, c'est trop anticiper sur les temps. Les Grecs ne connurent que plusieurs siècles après Tutilité d'un alphabet de chiffres, et les Phéniciens eux-mêmes n*en jouissaient pas encore.

(290) Lih. V, c. 58.

(291) Si l'opinion contraire était connue dès le temps d'Hérodote, eUe ne pouvait être appuyée que sur des bruits vagues. Pour peu qu'elle eût en quelque degré de vraisemblance, comme elle était honorable à la Grèce, cet historien n'aurait pas dédaigné d'en faire du moins une mention expresse; aa heu qu'en l'insinuant à peine, il montre combien peu elle était fondée.

Wl

même langage , quant à » fait principal : La Grèce doit ies lettrée à Coam^. Point de variation à cet égard, de la part d'aucun ancien de quelque nom. S*ils se partage!^» c*est sur les circonstances.

Ce que les auteurs disent des lettres apportées de Phénicie en Grèce par Cadmas, ils le disent des lettres chadméennes apportées de Grèce en Italie. Les témoignages , par rapport au dernier point , sont encore plus uniformes. Il serait inutile de citer /es Scaliger, les Saumaise, lesBochart, les Yossius et tant d'autres. Ces modernes ne sont que les échos des grammairiens et des historiens romains et grecs , qui déposent en faveur de Talphabet cadméen , introduit en Italie. Marins Victorin ( 29â ) ne se contente pas d'en augmenter le nombre ; il s'autorise encore d*un ancien Latin nommé CinciuSt dont le témoignage est précis.

Denys d'Halicarnasse , l^un des auteurs le mieux instruit des antiquités romaines, BOUS apprend (393) nue les peuples qui, soixante ans avant la guerre de Troie, vinrent, sous la conduite d'Evandre, s'établir en Italie, y apportèrent les premcHS les lettres grecques, dont l'usage était encore tout récent chez les Arcadiens. Or, comme ces peuples étaient attiques et pélasges, il suit qu'il n'v avait en Grèce ni lettres attiques , ni pélasgiennes, antérieurement à l'arrivée de Cadmus. Aussi le cardinal Corradini, dans son ouvrage sur les premiers peuples de l'ancien Latium (294) , se déclare-t-il pour cette opinion préférablement à celle de Pline (295) : quoiqu'on lui fasse dire le contraire dans la table des matières, par une inattention qui doit être mise sur le compte de l'éditeur. Quand on n'aurait que les autorités d'Hérodote, de Cinciiis, ae Denys d'Halicarnasse; ne renverseraient-elles pas par les fondements tout système qui supposerait des lettres pélas^iqaes en Grèce, attiques en Italie avant Cadmus ? Bouhier a-t-il un seul témoignage aussi formel ? Nous ne pouvons donc le suivre sur ce point : mais nous embrasserons volontiers son opinion au sujet des vingt-deux lettres de l'alphabet cadméen , et nous nous efforcerons bientôt de la confirmer par de nouvelles preuves.

VI. Comment l'ancien alphabet des Grèce et des Latins a-t-il pu passer pour n'être que de seize lettres^ ou de dix^huit au plus ? — Mais si les Grecs et les Latins reçurent

(292) Ar$ grammat.y 1. 1, col. 2468, edit. Putsch. (295) Lib. I, p. 14.

(294) Pétri Marcellini Corradini S. R. E. cardinalis, De primis ontiquiLatii p^tt/f<,etc.; RomaB, 1748, tom. ly lib. i, cap. 4, pag. 55.

(295) La difiëreDce aopinioD eutre Pline et le cardinal ne tombe pas sur Tintroducliou des lettres en Grèeejpar Cadmus, mais sur celle des mêmes lettres en Italie par les Arcadiens ou le^ Pélasges. Le cardinal en fait expressément honneur aux premiers, Pline en rapporte la gloire aux seconds. Mais Pline, qui dit (l. IV, c. 6) que TArcadie fut appelée Pélas^ie, pat bien, en parlant des Pelasses, ne les point distml^er des Arcadiens. G*é^it même une voie pour con ailier les opinions des auteurs qui font apporter en Italie les lettres, tantôt par les Arcadiens, et tantôt

sei

d^abord vingt-deux lettres, d*où vient qu« tant d'auteurs anciens et modernes n'en ont compté que seize, pu bien dix-huit tout au

Elus? 1*" En tenant ce langage/ ils ne f)ardent point des épisèmes^ qui ne laissaient pas d*6tre de vraies lettres, chez quelquesuns de ces peuples, et notamment chez les Latins ; quoiqu'ils fussent restreints aux pures fonctions de chiffres chez plusieurs des Grecs. 2** Les variations perpétuelles de ces auteurs sur les inventeurs de, chacune des

E rétendues lettres ajoutées décèlent la fai lesse de leurs témoignages à cet égard. Tout est chez eux plein d incertitude, parce que, au lieu de remonter à la source, ifs ont jugé du particulier au général. Un monument en litres antiques leur a fait présumer que tous les autres étaient sembiabes. Ils ont conclu d'un texte mal entendu, que tel avait été rinventeur de certains caractères, qui ne les avait qu'accrédités, et tout au plus fait revivre, ou servir à un nouvel usa^e. De là leur peu de concert sur les lettres inventées après coup et sur leurs inventeurs. 3'* Il est aisé de comprendre comment ils ont pris le change sur un fait aussi obscur, qu'éloigné de leur temps. Nuls textes formels d'auteurs de la plus naute antiquité ne portèrent la conviction dans leurs esprits. Ils ne réduisirent à seize lettres l'alphabet primitif de Cadmus, des Pélasges et des Arcadiens, que par ignorance du nombre des lettres, dont 1 alphabet phénicien était composé ; que sur des raisons grammaticales, qui supposent toutefois dans l'alnhabet les lettres mêmes, qu'ils prétendent aevoir en être retranchées ; sur l'usage des siècles voisins. du lenr, où certaines lettres n'avaient, pour ainsi dire.

Elus de cours, quoiqu'elles ne fussent pas anniesde l'alphabet; sur une étude trop superficielle des monuments antiques; sur des notions peu exactes des lettres, qui avaient acquis une nouvelle valeur, ou quelque autre son approchant de leur son primitif

Or, l'ignorance où les anciens étaient sur le nombre des éléments phéniciens, ne manifeste-t-elle pas la première cause de leur erreur sur celui des éléments grecs et latins? Qu'une lettre ne puisse être censée ni consonne ni voyelle, mais seulement aspirée ; sera-ce une raison pour décider qu'elle n'était pas en usage, du moins sous ce dernier rapport ? Une lettre est accréditée dans un temps ; la mode s'en passe dans un autre : elle est assortie à Tidiome de certain

par les Pélasges. Pline n*en tient pas moins pour un fait certain <j[ue Cadmus introduisit les lettres en Grèce : Vtique tn Grœciam intulisse e Pfienice Cad^ ftmm. (Lib. vu, c. 56.) Cela suppose qu'elles u> avaient pas pénétré avant lui , et que les Pélasges avaient adopté ses lettres, quoioue, peulrétre, en y faisant des changements considérables. L*écriture btmstropfMone, ou à marche alternativement contraire, en aurait pu être un de leur invention. Du moins ies exemples en paraissent-ils plus fréquents dans le Péloponèse que partout ailleurs. Les Tyrrhénîens, au contraire, comme Lydiens, retinrent récriture propre aux Orientaux , allant de droite à gauche. C'est une observation justifiée par les plus anciens monuments étrusques.

DIGTIONNAIUE DE PALEOGRAMitE, ETC.

pays ; elle ne conTÎent pas à un autre. S'ensuit-il qu'elle soit exclue de Talphabet ? C*en serait donc fait du K en France, en Italie, en Espagne.

Telle lettre, dont un monument sera dépourvu, se montrera sur un autre du même temps, où quelqu'une de celles, qu'on avait trouvées sur le premier, ne paraîtra pas. Serait-il raisonnable de les juger étrangères à l'alphabet, sur des autorités aussi chancelantes ? On fixe la prononciation d'une lettre dont le son était incertain; cette nouveauté détruit-elle son être? Le changement sur- Tenu ne prouve-t-il pas au contraire la réalité de son ancien état? On distingue plusieurs sons dans une lettre : on les approprie à différentes figures, sous lesquelles «n avait déjà coutume de la peindre. Soit qu'on laisse ces signes à leur place, ou qu'on les relègue à la fin de l'alphabet, la prononciation de la lettre est déterminée, le signe qui doit la représenter est devenu certain; mais ce caractère était-il privé de sa propre existence? N'avait-il pas sous lui les mêmes figures? Ne servaient-elles pas aux mêmes sons? N'est-ce pas ce que nous avons vu

(presque de nos jours avant la distinction de 'I voyelle et du J consonne, du V consonne et de ru voyelle? Pourauoi n'en serait-il pas arrivé, par exemple, à peu près autant au sixième élément de l'alphabet grec? Quoi de i)lus simple et de plus naturel, qu'outre Vépisèmon |3au, il se soit partagé enF j Y « ? Ses sons et ses figures auront paru dPabord les mêmes : on les aura renfermées sous un seul élément : ses signes se seront multipliés : la diversité des sons aura été aperçue, sans qu'on en ait alors constamment varié les signes : on s'en sera servi indifféremment. Enfin, l'on en sera venu par degrés à la fixation des uns et des autres. La multi-

{>licité des figures de la même lettre aura ôurni aux différents emplois qu'on aura voulu faire. Les méprises des auteurs et les diverses causes de leur illusion n'empêchent donc pas, que les Grecs n'aient reçu vingtdeux lettres de Cadmus, savoir les trois épi- $ème$ et toutes les voyelles et consonnes, qui précèdent l'Y ou le V. Cette lettre et les quatre suivantes auront été ajoutées dans la suite : apparemment sans aucune création nouvelle de caractères ; mais avec une application spécifique des différentes figures,

(296) Quand on commença, parmi les Grecs et les Latins, à réfléchir sur l'oriirine des usages, on se figura que Talphabet de Gadfmus n'avait été composé que de seize lettres, ou de dix-huit tout au plus. Aristote, au. rapport de Pline (a), était de ce dernier avis. Priscien (6), Maxime (c), Victorin, Marius Victorin ((<), n'accordaient aux anciens Grecs que seize lettres. Saint Isidore (e) en fixait le nombre à dix-sept: Il aurait fallu le réduire à quinze, et même à quatorze, si Ton avait pris à la lettre tout ce que les traditions incertaines publiaient,^ touchant les inventeurs de plusieurs éléments. Excepté A B r A E IKAMNOUPST, nul caractère ne serait sûrement Cadméen. On irait même jusqu'à co^itester l'O

(a) His/., I. vit, e. 86,

\b) Lib. 1, col. 5i2.

i-c) De re grarwnal,, ool. \9^i,

^i) Av. GwnmùL, col. 2i68.

que plusieurs des anciens éléments contenaient d^è.

VU. Valphahet cadméen^ grec et laiin^ était composé de vingt^eux éléments. — Le plus grand nombre des auteurs (2%) borne ralpliabet de Cadmus à seize lettres. Cependant quelques-uns les font monter à dix-*sept , d'autres jusqu'à dix-huit. Si Ton pesait les suffrages, au lieu de les compter, les derniers pourraient faire pencher la balance. Aristote, à plus d'un titre, mérite cette distinction. Il se pourrait bien faire, qu'il n'aurait eu en vue , que les lettres antiques , dont l'usage s'était perpétué jusqu'à son temps. Ainsi ne comptant pour rien les episimes ou chiffres numériques ; si ce n'est en tant que l'un d'eux aurait été transformé en un autre caractère; il ne se serait trompé que sur deux lettres , qu'il attribue à JSpicnarme. On peut en dire au^ tant de Marius Victorin : quand d'une part il admet trois episimes et dans l'alphabet grec nouveau et dans l'ancien; et çue de 1 autre il les reconnaît dans le digamma éolique , qui n'était pas un simple chiffre ^ et dans les lettres F G Q des Latins, qui l'étaient encore moins. Voilà des caractères anciens, selon lui, quoique non compris dans rénumération de ses seize lettres. On

f)eut juger par là que les autres écrivains atins et grecs sous-entendent également les épisèmes, loisqu'ils réduisent les éléments cadmécns à seize ou à dix-huit.

' A ces preuves déjà d'un assez grand poids s'enjoignent d'autres, qui paraissent beaucoup plus pressantes.

L alphabet des Phéniciens et des Hébreux renfermait vingt-deux éléments^ comme il est démontré par les livres de Mo'Jse. Celui de Cadmus, postérieur à Moïse, n'était donc pas seulement de seize, ni même d'une ou de deux lettres de plus. Le premier apporta sans doute en Grèce toutes celles dont on faisait usage en Phénicie. Or ces lettres étaient constamment au nombre de vingt-deux.

Quand l'histoire garderait le silence sur l'origine des lettres grecques ,^ leur ressemblance avec les phémciennes la découvrirait. Personne ne se refuse à l'évidence de cette raison. Pourquoi donc ne pas reconnattre que les épisèmes et les lettres z H e s sortent de la môme source ? Leur conformité avec

à Cadmus, si Ton écoutait Maxime Victorin (/). II rapporte, de plus, à Palamède TY, que d*autres ort fait passer pour «ne lettre inventée par Pythagore. Plusieurs ont voulu que Palamède ait trouvé e S ♦ X, et Simonîde z H Y A. Mais Aristote revendique e X à Epicharme. Saint Isidore (9), qui ne parle ordinairement oue diaprés les anciens, donne à Palamède H X û, a Simonide S ô T : Maxime Victorin, à Palamède, H « X Y, à Simonide H z e G T Mariu» Victorin accorde à Simonide (/i) la gloire de ilovention de e « x. C*est donc un fait démontré que les auteurs ne ^'accordent pas sur rinvenlion d^une seule de ces lellrcs.

,'«) Lib. I Origi»i.,c.Z.

m ArsGrainin. toi. tOlk (q) Ibid.

{h) Vagim,

PÂLEOGRÂPllIE.

Page 1