PALÉOGRAPHIE DES INSCRIPTIONS
Ccriiures ffravéet , empreinUê , tracées ou peinteê sur tes méiauXf les marhreSf tes pUnrem^ f ivoire f les vtues de ierre eu de verrCf les brique$p la ctre, etc. (1026.)
L Nécessité de traiter des écritures métallir^ 9i«e# el lofidaires. — L'écriture diplooiatique est à proprement parler la cur^iye. Mais, outre que toutes les sortes d'écriture ne laissent pas d'entrer dans les cbartQS, quoique plus rarement, notre objet ne se borne pas à la connaissance des seuls dipiftmes, il
(10S6) Diplomatique des Bénédtctins, t. il, p. 52i5.
s'étend encore à celle des manuflerila» el dès lors nul genre d'écriture qui ne soit d«a ressort de nos recherches. Quand les caractères employés dans les actes publics n^an^ raient aucune conformité ayec les inscriptions métalliques et lapidaires, kurs rap» ports ayec {es manuscrits sont si grands et
est
PALfiOGRAPlItE.
si ordinaires^ (}u'il n*est pas possible de traiter exactement la matière des anciennes écritures, sans les considérer en tant que peintes ou gravées sur toutes sortes de pierres» de marbres, de verres , de métaux, de terres cuites, de bois, etc.
En vain aurions-nous voulu nous renfermer dans des bornes plus étroites.; les manuscrits et les diplômes mêmes nous ramènent nécessairement aux inscriptions lapidaires et métalliques. Leurs lettres et leurs écritures doivent être comparées; elles doivent se prêter des éclaircissements les unes aux autres. Les inscriptions fournissent des moyens efficaces pour discerner les sceaux falsifiés des véritables, et pour s'assurer de Tâge des unes et des autres. Elles justifient le style et l'orthographe barbares des anciens diplômes. Elles servent à constater Fexistence des caractères minuscules et cur^ sifs chez les anciens Romains, sans parler des autres avantages qui résultent de la connaissance de l'écriture des marbres, des pierres, des bronzes, etc., relativement à la diplomatique et à la paléographie.
IL Actes publics et particuliers sur les marbres et les métaux; inscriptions envisagées comme des archives publiques ; nécessité ée les bien connaître pour tn faire h dis*cemement. — D'ailleurs nous ne pourrions négliger les inscriptions sans nous écarter du plan d'une diplomatique générale, où l'on s'est proposé d'éclaircir tout ce qui concerne les actes publics et particuliers, dont les marbres, les pierres et les métaux ont souvent été et sont encore les plus sûrs dépositaires (1(S7). Les inscriptions peuvent en quelque sorte tenir lieu d'archives publiques. Aussi les tribunaux de la justice y ontils recours pour la décision des procès (1028). S'il s'est trouvé des fabricateurs de fausses
(\W1) Tantdl on enregistra sur le marbre les iraités de paix, lés ligues, les décrets, les lois, les testaments (a). Tantôt on écrivit sur des pierres à la porte des églises les donations qui leur avaient été faites, et les registres de leurs revenus (6). Lors- <|ue saint Gréeoire le Grand eut fait deux legs considérables à relise de Saint-Pierre, il les fit graver sur deux tables de marbre qui subsistent encore (c). Dans la croisée du midi de la cathédrale d^Arras, on voit, mvéè sur h muraiUe du chœur, la charte, par laauetle Phnippe-Auffuste accorde la régale à cette église (</). Combien (t'aulres actes publiques et particuliers, écrits sur des tables d'argent (e), sur des €olonnes d'airain (/), et d'autres matières dures, ne pourrions-nous pas faire passer ici en revue (g) ?
(1028) < Par arrêt du U mars 1582 (h), Antoine de La Porte, de Lyon (personnage d'honneur et de vertu, q«i avilit fait un grand amas de choses rares et en avait dressé un des excellents cabinets de l'Europe), fiit déclaré gentilhomme de race : ayant prouve sa noblesse par une inscription, laquelle se trouva à Provins, en Téglise de Saint-Pierre, en date du dernier de mai 1401, en laquelle un de ses aïeux, appelé Pierre de La Porte, duquel il montrait
(«) lUr. Uaiie., pan. i, p. ii9. Ib) GaraoB. Oper.. nov. édii., t. lY, p. 528 et seq. u] UàMrknUf t. Il Vwage Uuér.f p. 73.
lJd\ PufTVT, HiU. eccltê., t. X, p. 601; Labbb, CcncH . Vn, p. 1068.
{€) Chron. Goduie., p. 175.
Diction N. de PALéoGRAPniE^ etc.
inscriptions (1(^), notre siècle a vu mettre les plus indubitables au rang des impostures (1030). 11 est donc nécessaire de savoir discerner les inscriptions supposées des véritables. Or ce discernement aépend surtout de la connaissance des écritures lapidaires et métalliques. C'est à les faire connaître que nous avons pris des peines incroyables. Si tous nos efforts ne peuvent suppléer à un Art critique lapidaire, si nécessaire au public, du moins lui rendrons-nous quelque service en mettant sur ia voie ceux qui voudront lire les anciens monuments. Quand même on ne réussirait pas dans une entrerprise si difficile, on diminuera toujours le travail de ceux qui auront le courage d'entrer dans la )0éme carrière (1031).
Articlb f . Ecritures Mpitales lapidaires et mélalliqnest saos méliDge de ie:tre8 onciales, miDusculesetcursIt es. Ecriture étrusque précurslve «Je la romaine aaiique*
Indépendamment de la erandeur et de la petitesse des caractères , 1 écriture capitale lapidaire et métallique produit une diversité étonnante de genres et d'espèces. Le système et l'explication de nos plancbes vont mettre dans tout son jour cette variété d'écritures antiques. Mais avant que d'en venir là, quelçiues observations préliminaires nous paraissent indispensables.
Dans nos planches, les genres sont marqués par des chiffres romains blancs. Ces genres sont séparés les uns des autres par des lignes doubles, ou accompagnées de points et toujours beaucoup plus apparentes que celles qui distinguent tes espèces. Cellesti sont désignées par des chiffres romains' noirs. Chaque inscription, qui sert à représenter ces espèces, est numérotée avec des chiffres arabes et séparée de ses voisines par des lignes plus légères et moins sensibles que les autres.
être descendu, est qualifié ëcuyer. »
(1029) Journ. des savants, sept. 1724
(1050) Le P. Hardouin (t) fait main basse sur les anciennes épitaphes des églises de Paris. Il n*en reconnaît aucune qui remonte au \u' siècle. En 1699, lorsqu'on démolit le grand autel de Notre-Dame, on trouva le tombeau de Philippe, fils de Louis le Gros et archidiacre de Paris, avec celte inscription : Hic jacet Philipjms^ filius Ludôtnci Crassi R. h rancorum; archidiaconus ecclesiœ ParisiensiSyqui obiit an. 1161. Au jugement du Jésuite, les caractères de cette inscription sont les mêmes qu'on voit sur la tombe de Pierre Lombard, dans Téglise de Saint-Marcel. Ces deux inscriptions, dit-il, ont été fabriquées après coup, pour réaliser la fable de Tépiscopat de Pierre Lombard (j). La plus forte preuve qu il en donne, c'est que les lettres gothiques marquent tout au
1)lus le déclin du xiv* siècle. Un novice antiquaire es aurait fait remonter du moins au xni*. Nous {)rouverons bientôt que le gothique commença dès e siècle précédent. Mais l'art critiaue lapidaire du P. Hardouin était assorti à son système pyrrbonien.
(1051) GousT., Vindic. vêler, cod. confirm,^ p
(f) De re dipUm.f p. 38.
tf) FuKiiiT, Bist, eecles., i. XVIII, p. 354. h) Plmdoyers d'.ExpiUu, 5« édiu, cb. 80, p. 588. i) Ms. 6216. A de la Btbl, du roi, p. 394. î) V&nez le nouveau GaUia chriMianaf t. VU, col. 68^,