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Chapitre 3. Ecritures diplomatiques éCAUe

maçne.

Ol)ser?iUons sur récrilare dlpIomaUqne d^Allemagoe : leUres alloDgées de la preodiere ligne et dea aigaaiv rea : forine de quelques lellres eo France et ea AUemagae.

Les mêmes écritures diplomatiques usitées en France sous la seconde race de nos rois et dans les temps postérieurs jusqu'au xnv siècle, eurent cours (1654^) en Allemagne ; mais elles prirent toujours plutôt la forme de la minuscule que de la cursive. Quoique le commencement des diplômes impériaux fût ordinairement en lettres non minuscules, mais allongées ou fort serrées, minces et en pointes sous les carlovingiens, un peu plus recourbées sous les rois ou empereurs allemands; cependant, à peine le ix* siècle était-il fini, qu'on fit en Allemagne quelques diplômes dont la première ligne était en cacaractères ronds, tel qu'était alors le corps de la pièce. Dès les temps de Conrad 1*' et d'Otton III, l'écriture allongée de cette ligne initiale devint tremblante. Cette écriture tremblante n'était pas constante ni au x* ni au XI* siècle, où elle parut souvent dans les chartes, surtout dans les caractères alionsés. Dans la ligne initiale, ces caractères se terminaient aux mots Rex ou AiAgustus. Mais, jusqu'aumilieu du xr siècle, pour fordinaire on V faisait entrer.lecommencement du texte* Delà en avant , pendant la durée d'unsiècle, Vusage définit récriture allongée au mot Rex ou Augustus.

Nous réduisons les écritures diplomatiques d'Allemagne à trois genres, savoir : le cursil^ le minuscule et le gothique.

Une écriture minusculo-cursive, presgue semblable à la Caroline, distincte, peu liée, et demi-tremblante dans ses caractères allongés, constitue le premier genre.

En Allemagne, l'écriture des actes la plus ordinaire, et presque l'unique jusqu*au milieu du XIII' siècle, fut la minuscule. EUe constitue le second genre des anciennes écritures diplomatiques d'Allemagne.

:Le gothique moderne minuscule et cursif constitue le troisième genre d'écriture diplomatique d'Allemagne. Le minuscule j parut sur la fin du xii* siècle, et le cursif vers la moitié du suivant. Voici les espèces de l'un et de l'autre caractère :

La première est une petite cursive, tenant de la minuscule, et mêlée de capitale et d'onciale dans les initiales des mots , avec de grandes lettres chargées de frisures et d'ornements très-bizarres. La deuxième espèce du troisième genre est une grosse mi* nusculè anguleuse, chargée d'abréviations et de montants élevés, bouclés, massifs, et

(1651) Ibid., p. 603, col. 2. Voyez encore p. ttS» col. 2, etc., etc.

(1652) Historia ecclesiastiea^ lio. v, cap. 4, éd. A. Le Prévost, t. II, p. 514.

(1655) GalUa christiana, t. X, col. UOl. (1654) De re divlom. -o. 5%.

PALEOGRAPHIE.

joints a des traits fort déliés. Nous avons fait représenter deux lignes de ce gothique, tirées du Lexicon diplomatique (1655) de Walther (1656). Elles contiennent ces mots : Det gratia nos Albertus Dux in Brunswic presentibus recognoscimus et testamur quod eensum^ qui vulgariter dicitur Lotpenntnge^ consuetum dari de easa.... auem habuimuê in feudum ab honorabili {Domina nostra abbatissa in Gandersheim). L'acte dont on donne le commencement est une donation faite en 1303 par Albert, duc de Brunswick. Observez ici le mauvais goût des grandes lettres et les angles des petites. On a rendu le caractère gothique nérissé de pointes, d'angles, de pans, de crochets et de traits inutiles et absurdes, faute d'y aiouter à la ligne pleine et à la ligne tranchante, celle qu'on appelle mixte, pour adoucir le passage de l'une à l'autre par un arrondissèment sracieux*

Le gofliique cursif le plus mauvais , dont se servaient les gens d'affaires , caractérise la dernière espèce du troisième genre. La vingt-quatrième planche du même Lexicon nous en a fourni un échantillon, qu'on lit ainsi (1657) : Gotschalcus Rixstorp prepositu9 ecclesie Sleswicensis executor ad infra êcripta una cum aliis infra scriptis noslris in hoc parte collegis çum clausutay Quatenus vos vel duo aut unus vestrum si et postquam infra scripte litere. L'acte sur lequel ce modèle a été tiré est de l'an 1W2. On y voit le dépérissement total des anciens caractères, causé par la scolastique et la chicane des derniers siècles. Les écritures cursives antiques, qu'on appelle barbares, furent-elles jamais si difficiles à déchiffrer?

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