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SIXIÈME PARTIE

NOTIONS COMPLEMENTAIRES (1664). — RENVOIS. — SIGLES. — CHIFFRES. - NOTES TIRONIENNES.

Chapitre 1". Ponctuation des inscriptions des manuscrits et des diplômes. Accents^ Corrections^ Renvois^ Obèles^ Astérisques^ Lemnisques^ Guillemets et autres signes employés dans Vécriture antique.

Les différents simes employés dans l'écriture et la manière de ponctuer peuvent servir à l'intelligence et au discernement des monuments antiques. Nous ne croirions pas avoir fait connaître suffisamment les caractères latins, si nous négligions d'entrer dans le détail des marques qui distinguent les mots, lé sens complet et incomplet, rélévation de la voix, l'admiration, la séparation des livres, les alinéas, les transpositions de mots, les omissions, les corrections et diverses autres choses qu'on rencontre dans les manuscrits et les diplômes. Tâchons d'éviter la prolixité, sans rien omettre de nécessaire.

I. Interponctions des marbres et des mentaux; figures des points et des ornements mis à la fin des inscriptions^ entre les mots et après les sigîes. — Si l'on en croit quelques

(1664) Voyez IHfloniaUque de$ Bénédictins , t. III , p. 459, chap. 8 et suivants.

(1665) GosTADAU, Traité dei lignes , (. II, p. 20i. (4666) hùs pointsservenl de voyelles dans Thébreu,

Varabe et le syriaque. L'anliquilé de la ponctuation hébraïque fait depuis longtemps le sujet d'une dispute sérieuse entre les savants. L'opinion du plus grand nombre est que Phébreu s'écrivait anciennement sans points, et que la détermination de chaque inot à une signification plutôt qu'à une autre ne se connaissait que par l'usage. Quelques-uns veulent que les points voyelles n'aient été ajoutés au texte sacré que dans le iv« ou v« siècle. Plusieurs en reculent l'usage jusqu'au ix* siècle , et même plus tard, Pour montrer que les points hébraïques sont beaucoup plus anciens, Fourmont Tainé (a) a eu recours aux anciens manuscrits, c L'an 1500, dit-il, le cardinal Ximenès avait entre les mains des Bibles ponctuées de neuf cents et mille ans , et ces Bibles avaient été copiées sur d'antres plus anciennes. > Il cite encore d'après plusieurs auteurs juifs, un manuscrit public et ponctué qu'il fait remonter jusqu'aux environs du milieu du vi* siècle. < S'il n'y eût point eu de ces luànuscrits ponctués du temps de saint Jéréme, ajoute le célèbre académicien , comment ce Vère de l'Eglise eût-il pu distinguer la leçon du texte hébreu de celle des Septante, leçon qui ne provenait que des voyelles posées difiéremment dans les exemplaires?! En vain objecterait-on qu'elles n'avaient pas été misesdans les Bext^l$* d'Origène. On r^nd qu'elles y étaient inutiles, parce qu on avait écrit à côté la lecture en caractères grecs.

Il s'éleva au dernier siècle de vives contestations sur le même sujet entre les théologiens de Suisse. Les uns soutenaient que les pointo voyelles avaient été inventés parles Alassorètes, et las autres qu'ils avaient été ajoutés par Esdras, pour lixer la lecture

a) Mém. de FAcadétn., t. XIX, p. 231.

p) Jonrn des Stn.t sepleinliro 17ôO, p. 5U.

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