‹ Dictionnaire de paléographieChapitre 96 sur 136 · IJ. IP, |3 IB, 1^ AB · texte numérisé non relu

IJ. IP, |3 IB, 1^ AB

Dans ce cas, le signe initial est toujours d*une plus grande dimension que les autres» et indique ainsi par où doit commencer la lecture. Lorsque la valeur de ce premier signe est connue, en ; joignant celle des autres signes placés au-dessuii ou à cdté, ou retrouve facilement|la signification de la note tout entière.

On rencontre ouelquefois des mots écrits par parties détachées ; ce procédé^ qui rendait les notes beaucoup p?us lisibles, était employé pour écrire les mots les plus difiioiles à former, et surtout les noms propres» pour la lecture desquels le sens de la pnrase n'offre aneune ressource. Ainsi, dans les ruches ou paraphes de diplômes, les noms des chanceliers sont toujours écrits par lettres détachées. Pour empêcher que cette séparation des lettres n'induisit en erreur, on leur superposait quelquefois un trait horizontal, destiné .à rappeler qu'elles faisaient partie da même mot.

Les procédés employés pour lier les lettres , que nous venons d'exposer, paraissent fbrt simples. Cependant on éprouve quelquefois une assez grande difficulté à décomposer tes notes et a recomiattre l'es signes dont elles sont formées.. Pour faciliter cette analyse, nous avons recueiHi et présenté dans une série de tableaux un nombre assez consitlérable de groupes de signes dont nous donnons la signification, et qui, classés d'après l'ordre expliqué précédemment, forment une espèce de paraaigme des liaisons des lettres dans les notes.

Pour retrouver, à l'aide de ces tableaux, la signification des notes qui représentent les radicaux, on doit d'abord examiner de quels éléments se compose la note dont on s'occujpie et à quelle série appartient son signe initial ; puis on recherche dans cette série la si^lfication de la note entière à la place que lui assignent les diverses parties dont elle se compose. Si Ton veut, par exemple, connaître

|a valeur de la note 'H^>^ MG, on la décompose, et on voit qu'elle se forme des sept éléments suivant3;#^\ ^ \ ^C V Lesigne initial ^ appartient à la quatrième série, qui a

rur type la ligne droite montant de gauche droite ; la note doit donc se trouver dans

cette série : on trouve d'abord le signe A

Jsolé, puis suivi de la ligne verticale^ , de la ligne droite descendant de droite à gauche <^, enfin de la ligne droite descendant de gauche à droite/^. En parcourant cette suIh

division, à laquellaapparUent la note dont on cherche là signification, on rencontre le

8igney\ quivi du trait remÀitant de gauche

\ droite /^^puis cette nouvelle combinaison, accompagnée de la ligne verlirale A4, à la-

quelle se joint le trait remontant de gauche

à droite, "^^ suivi d'une courbe A^*^» et du

trait descendant de gauche à droite A^^j^ On

arrive ainsi à découvrir la note que Ton cherchait et à connaître sa valeur. Quant aux notes formées de signes posés les uns sur ld$ autres, ou simplement accolés/ tels que ^

IC, P IB, elles ont été placées, pour évitée

toute confusion, immédiatement après les signes isolés, qui sont les types des dix se* ries, et qui se trouvent en tète de chacune d'elles.

Si l'on rencontrait quelque note qui ne figurftt pas dans ces tableaux , on pourrait, néanmoins, en retrouver facilement la signification en la décomposant. Ainsi pour sa. voir quelles lettres renferme la notejwwv^ comme on ne trouverait, dans la série à laquelle elle appartient, que le groupe de

signes \^ 8 M L, il faudrait rechercher la

dernière moitié **|j^ D N dans la série qui

renferme les signes descendant de gauche à droite , et l'on aurait la signification de la note entière.; de même, rien n'est plus aisé que de découvrir quelles lettres renferme

une note telle que \((b I^ S D, par exemple,

lorsqu'on sait que S^ a la valeur de D, et

1^ celle de S D. Kn décomposant ainsi lels

notes et en cherchant successivement la signification des signes qu'elles renferment, on pourra toujours retrouver la valeur des groupes de signes qui sont employés dans les notes tironiennes pour représenter les radicaux.

Nous avons maintenant à nous occuper da la partie la plus ingénieuse du système tironien : c'est l'ensemble des procédés employés pour représenter les terâtinaisons; Kous avons déjà fait observer qu'elles sont séparées du radical, et que des notes particulière» leur sont affectées; ces notes sont loin de présenter les mêmes difiicultés de lecture que les notes des radicaux; leur siffnification ne saurait être douteuse, car elle a été conservée en tète des collections sur lesquelles repose notre travail» et la liste

2ue nous donnons plus loin, bien qu'asset tendue , peut aisément se classer dans la ; mémoire. Ces notes ne sont pas., comme oa ' pourrait le croire, une série^ de signes employés arbitrairement peur représenter telle ou telle terminaison : un grand nombre d'entre éllessontoomposéesde lettres comme les radicaux, mais elles Feavortenlde beaucoup sur ces derniers en rapidité et en lisi^ bilitét et c'est surtout ^àcaiiià la facilité et à la certitude aveo laquelle on peut déterminer la signification des terminaisons que l'on arrière k la lecturedes notes tironiennes; . Les notes quif servent à miaésenim" bas terminaisons peuv^ent s# 4livi3e» en deux classes : bv première se con^sii des ncEtea formées des mêmes signes que les radicaux; la. seconde nenferme celles qui sont naçtbculières aux désinences, il est inutile de

DiCTIONNAlUE DE PâLEOGRAPUIE, ETC.

reproduire ici, i propos des noies de la première catégorie, les observations dont elles ont déjà été l'objet dans le premier chapitre ; <jpiaut aux secondes, elles demandent quelques explications. Parmi ces signes , asse;; peu nombreux du reste, le. point, soit seul , 50it joint à d'autres caractères^ est celui dont la lecture offre le plus d'incertitude. Ce signe est le seul dans les notes tlroniennes qui m'ait pas une signification phonétique. Lorsqu'il est employé isolément , il représente les désinences du nominatif; quelquefois, ^ais rarement , les terminaisons en tir, des . verbes passifs, enfin la conjonction gue. Le point n est pas toujoursi seul pi entre dans la composition d*un certain nombre de nO^ les : en le plaint h diverses positions autour d'un mèm^ signe, la signification de ce def-. jiier se trouve modifiée autant de folsque le point changé de position. C'est ainsi que le point placé à càte, au-dessus ou au-dessous du B, lui donne la' signification de bam R«« hat B, bant ^ ; par une combinaison analo- ,

Îue,' TR devient rf m .^^, ret fe, ren^B, etc. 'outes les terminaisons dans lesquelles figure le point soni soumises à vue certaine conformité de disposition . qui contribue beaucoup à en faciliter la lecture Ainsi, en combinant avec le point les cinq voyelles et les terminaisons us^ um, arn^ oruoi, arumy t'ir, ^5, 05, on a formé une série de terminaisons très-^abrégéés et dont la si{;nification est aisée à retenir. Lorsque le point est placé à gauche de ces terminaisons, elles signifient ouïtdiMy bundiy bunda^ bunduru^ etc. ; lorsqu'il est opiacé à droite, rtu5, rii^ ria, r mm, etc. Les terminaisons am^ at, um, e^, |t,7^ jointes au point, deviennent tam^ tat, tatiunij tates^ tati^ tate. Enfin , on a employé les deux points dans diverses positions ', pour exprimer les dé^inenceft'om, iim, tm, et le mot quidem.

U existe, encore un certain nombre de terminaisons que l'on a représentées par des signes purement arbitraires. 11 serait inutile de enercher l'origine de ces signes ailleurs que dans le caprice des inventeurs : des notes , et nous avons cm devoir nous borner à en donner la signification/ ^

On trouT€ quelquefois des tetminaîsotts formées de phisieurs signés séparés les uns des autres. Ainsi; pour.^cpire lemot vo/ufn>; on ne s'esil pas' contenté d'ajouter an rctlical wî ta f emiiiaîsoo rit ; on a fuit précéder la note de to désitiefii^e rit des signes desteiw minaisons u et e, de tellefiicon qu'en jcHçnanrt cette terminaison complexe au radical, le mot Tùluirii se trouve écrit en entier. 11 est évident qoe les notaires qui se servaient des notes peur suTvnr la parole n'auraient jamais en le temps de déc(^po6er ainsi les termi^? Misons, et de les représ^iter par plusieurs signes détachés. Ce sont là des inventions de copistes qui prenaient leur temps et n'avment d'autre but que de rendre* tais notes phi^ lisibles pour eux et ^ur les -autres, .fit quelques leminaisons tmsi fi»méds de ^ttsieurs signes ne figuraient pas dans notre Jableaut rien ae serait phis foctie que dd retrouver ta signification isolée de^ chacun

des signes, et, par suite , celle de lajt^nni- Maison tout entière

Si l'on trouve des teicpiimsons exprônées ^ l'aidé de jplusieurs notes, oa vmt au contraire des signes fort simples employés'pour représenter plusieurs mots jouant le rûle de terminaisons. C'est ainsi que les notes des mots .. A débet y ...renon débet ^ ••• i êolet^ ... re nonsolet^M,. repote$tf..Àn0npotesif et autres semblables, né se composent c^e de deux lettres. Il est presque inutile de^^^aire remarquer que ces terminaisons, regardées par M. Kopp comme autant d'énigme^ insolubles, ne sont autre chose quedes&ns de phrase qui se. renocmitrent souvent dms les orateurs romains. Ces désinences i els sont celles des inQçiitifs,, actif et passifs Ainsi lorsqu'on voulait écrire les inots «tctrrrnim sotejtfjegînohpoiesl^oii autres sembtableSt ph pouvait se contenter d'ajouter aux Tadicaut vid et leg les terminaisons ,.,ra mm sole/, t nonpotest.

Les signes des terminaisons sont toujours d^une moins grande dimension que ceus des radicaux. Comme il n'y a pas par cela même de confusion possible entre oes deux parties des mots, on a pu employer le nième signe comme radical et comme terminaison, soit avec la même signification» soit avec une signification différente : c'est ainsi que l'on écrit Avec deux mêmes signes les mots antea \g (Aa) et facuUasJ4(FL tas). ].

Celle différe«»A de dimeoston permet en* eore de placer les tenuinsisoos à dâverses positions autour des radicaux, sans flu'on puisse confondre les notes i}uiJes représen* }^^t..... Voici quelles sont les régies générales d*après lesquelles les teroiioaisons ^nt placées auprès des radi<Miux.

1* Chaque radical conserve 9a terminaison h la môme position, à tous les «es pour les s^ubfitantifs et les adjectifs» )^ UMis tes oedes, temps et personnes poiurte^ verbes* Exempte :

%p (D les) De»» ,>j^|{l>î)l>«,b\ (***") ^*»

^^Jl» (Doc ère) Docere^^^iDoc o) Ûoce^^ , "^^^^{Doc es) DoVci ;JVt(^)oc e() Dccet. *

2* ÏPiis les mets composés oa- dérivés ont la teirminalson è la mômè position ^u e leur simple ou leur primitifs Exemple : .

Sj^ Ihcerdf^lSàocerei^i^lhetHna,

La régularité que présentent les notes, dans la disposition relative des terminaisons et des radicaux, centribue beaucoup à la clarté de cette écriture. Aussi, on a tonjQars observé avecuntrèsrgrandsoinlesrèglesque nous venons de poser, et elles ^ne s^uflk^nt que quelques exceptions sans importfmce.

JDe0 procédés affréviatifs indépendants éU la forme et des conÂinaisons des signes.

rjous avoqs j.usqu'ici étudié I4 v^ur des signes employés dans les tètes, et les diverèes manières dont sont représentés les radicaux et les terminidscms^ Il non» reste

PALEOGRAPHIE. * APPENDICE.

maintenanl à exposer JCeç^em^I^ d^ {>roc^dés. abrériatifs qui ont ëté iriis en œuvre^ po^r ,0oiiMaar eAc^re aux " notes une plus grande r^j^idiM. Ç^vi^ s'est efforcé d'atteindre ^ but à raîdé de trois moyens principaux :

1^ Perinutalipn des lettres à son analogue v

2* ' luterversion des lettres dans certains, mot^: .' .

3' Suppression de$ lettres dont on pe&t ri- Qoûreuseb^e^t,^. passer pour lire lesmptes.

, $1 esfc^ .feutile de démontrer qu'une écri-. tùre, po.ùf 6tr^ lisible, n'ii nul besoin de se sou^n^tre.aux règles de l'ortfaograpbe, et qu'il sufEt de reproduire les sons que la •ïoifciàrticàlé. G'ést d'àprèw? ee j)rinclpe que L'oàrlfoit quelquefds dans les notes les Ictt^ <Jont le. son présente une grande Aialo^ substituées les unes aux autres. •

Le second procécé d'agrès lequel Tordre totlorèl des- lettrés est interverti, présente plus de difficultés que le précédent, mais,; ictft bêurefùsement, il n'est pas non plus d'un usa^e lrès^<^maniii. Les interversions les phtsbnJSntires sont; o/po^r/o, «/"pour- /«,'^pOur/ln,ârfpour d*. ^

Le 'plus simple et le jneîHeur desproi* cédés- abréViâtiis est, sans contredit, la suppression des lettres dont l'absence ne rend pas l'écrkure illisible. Aussi les inventeurs des notes ToRt constamment einpjoyé et oh oui i|iéme souvent abusé. Les lettres sur le»-

Page 1