‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 12 sur 459 · INSTRUMENTS ARATOIRES · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS ARATOIRES

(Hii vioiinoiit d'6tre décrits. Il se termine ;ï \;x par- I d'une série di: disques montes sur un mûme axe, tic postérieure par deux manches ou manclieroiis i et dont la circonférence est munie de dents puispar lesquels le laboureur conduit la charrue; à santés. 11 agit à la fois par son poids et par ses sa partie antérieure est fixé le régulateur, qui i dents, pour briser les mottes. Quand il s'agit n'est pas autre chose qu'une pièce verticale, glis- j de terres facilement friables, le rouleau brisesant dans une mortaise, de manière à élever ou ' mottes peut être remplacé par le rouleau plomabaisser la ligne de tirage, suivant que l'on veut beur. Celui-ci est un rouleau en foute monté faire pénétrer le soc plus ou moins profondément sur un axe ; quand il a une grande longueur,

dans le sol.

On distingue deux grandes catégories de charrues : les araires, et les charrues Sx avant-train. Elles ne sont distinguées les unes des autres que

il est souvent divisé en deux ou tiois segments. Pour en rendre l'action plus puissante, le rouleau est parfois surmonté d'une caisse que l'on remplit de pierres, dont le poids est variable suivant les

par l'absence ou la présence de l'avant-train. Celui- ] besoins du travail, ci se compose de deux roues mojitées sur un es- Pour achever le travail du rouleau, c'est-à-dire sien. L'extrémité antérieure de l'âge est fixée à I ameublir complètement le sol, do même que pour l'essieu, et celui-ci porte le régulateur qui devient, | extirper les mauvaises herbes, ou pour recouvrir les dans beaucoup de types, plus compliqué que dans ' semences, on a recours aux herses. On désigne sous l'araire. La charrue à avant-train demande plus ] ce nom des châssis munis de dents en bois ou en de tirage que l'araire, mais elle présente l'avan- i fer, droites ou recourbées, parfois tranchantes, qui tage d'exiger moins d'habileté de la part du la- attaquent la partie supérieure du sol. Les dents boureur. On construit môme aujourd'hui des char- doivent être disposées de manière à former des rues à avant-train qui, une fois réglées, demeu- raies parallèles, et h ne pas marcher les unes derrent absolument fixes et stables, quelle que soit ' rière les autres. Elles doivent être assez espacées la profondeur du labour. 1 pour ne pas s'engorger. Enfin 1 attelage doit être

Il serait oiseux d'entrer ici dans la description combiiié de telle sorte que l'instrument marche de tous les types de charrues. Chaque région a, j bien parallèlement an sol, que ni l'avant ni l'arrière pour ainsi dire, le sien qui a été plus ou moins , ne se relève. 11 existe beaucoup de modèles de modifié. La plupart des charrues perfectionnées herses. Celles qui sont aujourd'hui particulièrequi sont construites aujourd'hui dérivent de la ; ment estimées sont les herses articulées, c'est-àcharrueDombasIe.qui vient d'être décrite. Tous les j dire formées de cliâssis indépendants, reliés à une travaux de culture ne peuvent pas être faits par même barre d'attelage, et travaillant isolément de une seule charrue, comme on le verra à l'article manière à suivre toutes les irrégularités du sol. Labours. Il y a des charrues de défoncement, des Se)?(rti//e5. — Le plus ordinairement, les semailles charrues de labours profonds, des charrues de i des graines sont faites à la main. Pour les céréales, labours légers, des charrues tourne-oreilles, des ' on sème h, la volée, c'est-à-dire que le semeur, charrues bisocs ou polysocs, etc. ; l'utilité de ces : marchant d'un pas mesuré, jette métliodiquement divers instruments sera alors expliquée. | autour de lui les grains par un mouvement du bras.

Il faut cependant donner ici quelques explica- Pour les légumineuses et plusieurs autres plantes, tions sur le labourage à la vapeur. Dans ce système ' on sème avec le plantoir, qui n'est autre qu'un pide labour, la force motrice n'est plus demandée ! quet de bois, avec lequel on fait dans la terre un aux animaux domestiques, mais à la vapeur. Deux ' trou qui reçoit la graine. Pour les pommes de puissantes machines à vapeur sont placées à cha- I terre, on sème soit à la charrue, soit à la lioue. que extrémité d'un champ; elles sont munies ' Avec la charrue, on fait une raie dans laquelle les d'un tambour où s'enroule un câble. Ce câble, quand tubercules sont ensuite placés; avec la houe, on la machine marche, traîne une charrue à plusieurs 1 creuse un trou qu'on remplit par un deuxième socs qui laboure plus ou moins profondément. La coup de houe, quand le tubercule est semé, charrue est tirée alternativement par chacune des L'emploi des semoirsmécaniquestend néanmoins machines; sous leur action, elle fait la navette à se généraliser. Il est, en eft'et, prouve aujourd'hui d'une extrémité du champ à l'autre. Parfois, on que le semoir, tout en faisant un travail plus rane se sert que d'une seule machine à vapeur ; le pide, économise la semence et assure une plus mouvement de la charrue est obtenu par une ! grande vigueur à la végétation de la plante, disposition du câble qui tourne autour du champ, j Dombasle a inventé, il y a cinquante ans, le semoir Le labourage à vapeur peut rendre des services 1 dit à brouette. Il se compose d'une trémie dans dans les grandes surfaces planes, surtout quand il , laquelle on place le grain ; cette trémie se termine s'agit de défrichements ou de défoncemenls. par un plan incliné sur lequel glisse le grain pour

Quand il s'agit de retourner la couche super- | arriver à une roue à godets, qui le jette dans un ficielle de la terre arable, afin de la débarrasser de i tube d'où il tombe par terre. Le mouvement est mauvaises herbes dont on veut empêcher la matu- donné à la roue à godets par l'essieu de la brouette, rite, nu d'enlever le chaume d'une céréale coupée, i Ce semoir est poussé par un homme, ou encore de préparer le sol pour un labour plus j Les semoirs à cheval sont plus grands et plus complet, on remplace la charrue par un instrument \ compliqués. Sur l'axe de deux roues est placée une spécial désigné sous h; 'nom d'extirpateur ou de longue caisse qui reçoit le grain. Elle est traversée scarificateur. C'est un bâti monté sur deux ou trois par un arbre muni de disques qui portent des pepetites roues, portant de petits socs, ou des cou- tites cuillers. L'arbre tourne sur lui-même, et les teaux à pointe recourbée, qui pénèirent plus ou cuillers saisissent le grain, qu'elles font tomber moins profondément dans le sol. Ces instruments, dans des tubes verticaux et articulés (|ui se termigénéralemcnt légers, n'exigent que peu de force, nent près du sol. En avant de chacun de ces tubes.

Les sillons ou les planches formés par la charrue un petit soc ouvre une raie dans laquelle tombe le sont constitués le plus souvent par une grande grain. La profondeur d'entrure des socs est réglée quantité de mottes de terre qu'il est nécessaire de ! par des leviers munis de contre-poids. La vitesse désagréger pour que toutes leurs parties subissent de l'arbre qui traverse la trémie, et par suite la l'action des météores. C'est avec les rouleaux ' quantité do semence répandue sur une surface qu'on obtient ce résultat. Autrefois on se servait i déterminée, peuvent varier à volonté, à l'aide de rouleaux en bois; leur action était souvent in- de pignons dentés qu'on substitue les uns aux suffi.sante. On a quelquefois recours à des rouleaux auin'S.

en pierre; mais ceux qui rendent le plus de ser- Aux semoirs se rattachent les distributeurs d'envices sont les rouleaux en fonte. Le typ»; le plus grais, instruments destinés à répandre sur le sol estimé est le rouleau dit CrosskiU. Il se compose | les engrais pulvérulents, soit après les semailles,

Page 1