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soit au printemps. Ils se composent généralement d'une caisse traversée par un arljre muni de palettes, dont le jeu fait sortir l'engrais soit par des tubes, soit par des ouvertures à la partie inférieure de la caisse.
liistrwnents pour les frnvai/x d'enh-etifiii des récoltes. — Toutes les plantes cultivées ne demandent pas, pendant leur croissance, les mômes soins. Il en est qui poussent et se développent presque sans qu' on ait à s'en occuper, du moins dans les années favorables. Pour d'autres, au contraire, il faut faire des travaux de sarclage, de binage, c'est-à-dire de nettoiement et d'ameublissement du sol. D'autres enfin demandent que la terre soit relevée au pied de leurs tiges. De cette diversité de besoins, sont nés des instruments spéciaux, les houes ou bineuses, les buttoirs.
Chacun connaît la houe à main, qui est employée pour le travail des vignes, de même que pour le sarclage. C'est une lame tranchante fixée à angle aigu sur un manche. Il y en a plusieurs types variant avec les dimensions de la lame. C'est un travail pénible que de biner à la main les cultures de plantes-racines, d'autant plus qu'il demande à être fait avec une assez grande rapidité. La houe Ji cheval est destinée à remplacer la houe à la main. Elle est montée sur deux roues, et se compose d'un bâti portant un certain nombre de lames recourbées ou rasettes qui ameublissent la surface du sol, et coupent les mauvaises herbes. Les plus petites houes n'ont qu'une rouelle à la partie antérieure. Les rasettes doivent être mobiles sur les tiges auxquelles elles sont fixées, afin que leur écartement puisse être modifié. Toutes les plantes ne sont pas en efl'et cultivées sur des lignes également distantes, et la houe doit pouvoir servir pour les diverses natures de récoltes. La houe, qu'on désigne aussi sous le nom de bineuse, doit être conduite avec beaucoup d'habileté, car il suffit de déviations très faibles pour qu'on attaque les plantes cultivées, au lieu des mauvaises herbes.
Les buttoirs servent à relever la terre autour du pied de certaines plantes, notamment les pommes de terre, les choux, le mais. Ils ont la forme d'une véritable charrue araire, souvent munie d'une petite roue à l'avant de l'âge. Ils se distinguent de la charrue ordinaire en ce qu'ils sont munis de deux versoirs placés dos à dos ; quand le buttoir marche entre deux lignes de plantes, il enlève la terre placée au centre de l'espace, et la rejette à droite et à. gauche. Les versoirs sont munis de charnières qui permettent de varier l'écartement de leur partie postérieure, suivant l'espacement des lignes.
histruynenls de récolte. — La coupe et la rentrée des récoltes fourragères et des céréales sont aujourd'hui la grande préoccupation des agriculteurs. Ces travaux demandent i être faits rapidement et dans de bonnes conditions.
Les fourrages des prairies naturelles ou artificielles sont le plus souvent coupés à la faux. L'herbe étendue par terre est fanée, c'est-à-dire retournée avec des fourches en bois, jusqu'à ba dessiccation, puis le foin est ramassé avec des râteaux pour être chargé sur les chariots qui l'emportent à la ferme. Toutes ces opérations peuvent être faites aujourd'hui avec lies machines parfaitement appropriées au travail qu'on leur demande.
Les faucheuses mécaniques coupent l'herbe. Elles sont presque toutes construites d'après le même type. La faucheuse est montée sur deux roues motrices présentant extérieurement des cannelures pour mieux mordre le sol. Intérieurement ces roues sont garnies d'une couronne dentée ; dans chaque C(mronne s'engrène un pignon. Les deux pignons sont portés par un axe commun, au milieu duquel est un engrenage d'angle qui multiplie la vitesse et la transmet à un plateau manivelle, auquel est fixée la bielle chargée de donner à une
scie son mouvement de va-et-vient. La scie, formée par de larges dents, est portée, latéralement au bâti de la faucheuse, par une barre rigide munie de pointes qui pénètrent dans la récolte à couper. Le conducteur, placé sur un siège audessus des roues motrices, tient d'une main les guides des deux chevaux qui traînent la faucheuse et, de l'autre, il peut faire manœuvrer un levier avec lequel il relève ou abaisse la scie pour qu'elle coupe à différentes hauteurs, pour qu'elle passe au-dessus des pierres ou des obstacles présentés par le terrain. La largeur de coupe est de 1 m. 30 environ. En même temps qu'elle fait un travail rapide, résulier, la faucheuse assure une grande économie dans le prix de revient de la coupe des fourrages. La difl'érence est surtout considérable quand on a à couper des récoltes très fournies, sur de grandes surfaces.
Les machines destinées à faire le fanage mécaniquement sont formées par un tambour disposé sur l'essieu de deux roues motrices. Ce tambour est armé, sur son pourtour, de longues dents recourbées qui saisissent le foin sur le sol et le projettent en tous sens ; suivant que la faneuse prend le foin par le côté concave ou le côté convexe de ses dents, cette projection se fait plus ou moins énergiquement. Un seul cheval suffit pour traîner l'instrument. La faneuse peut faire le fanage de quatre hectares à peu près par jour.
Les râteaux à cheval destinés à réunir le foin en tas plus ou moins gros, ont à peine besoin d'être décrits. Us sont formés par de longues dents recourbées, portées sur l'essieu de deux roues. Ces dents sont articulées de manièi-e à agir indépendamment les unes des autres. Le travail du râteau à cheval est très rapide, et il est d'ailleurs excellent. Il peut remplacer une trentaine d'ouvriers. Enfin, récemment, on a imaginé un chargeur automatique qu'on place à l'arrière du chariot, et qui, lorsque celui-ci est en marche, saisit le foin répandu sur le sol ou en meulons, et le fait passer sur la voiture.
La moisson des céréales peut être faite mécaniquement, comme la récolte des fourrages. C'est même sur la construction des machines à moissonner que se sont d'abord portés les efl'orts des inventeurs. Le problème est plus complexe que pour la fauchaison. Que demande-t-on, en effet, à une moissonneuse'? De couper régulièrement les tiges des céréales sans égrener les épis, et de déposer ces tiges sur le sol en javelles, c'est-à-dire en petits tas prêts à être liés pour former des gerbes. Il faut, pour arriver à un travail régulier, une combinaison de mouvements assez complii|Uée.
La plupart des moissonneuses sont construites à peu près de la même manière. La machine repose sur une seule roue motrice munie intérieurement d'une couronne dentée. Sur celle-ci engrène un pignon dont l'axe porte une roue d'angle transmettant le mouvement de la roue à une bielle qui agit sur un plateau manivelle pour imprimer à la scie placée latéralement, un mouvement rectiligne alternatif. La scie est supportée, comme dans la faucheuse, par une barre rigide, et derrière elle est fixé un tablier en bois muni a'armatures métalliques. Sur Taxe de la roue motrice, un deuxième pignon transmet le mouvement à une roue à cames qui commande l'appareil javeleur. Celui-ci se compose généralement de deux râteaux et de deux rabatteurs, passant alternativement sur le tablier, soit pour incliner les tiges sur celui-ci, soit pour les pousser en arrière et les déposer en javelles sur le coté de la piste de la moissonneuse. La vitesse de la scie est généralement de 1 m. 10 à ! m. 20 par seconde. La machine demande deux chevaux. Grâce à des leviers placés sous la main du conducteur, celui-ci peut embrayer ou arrêter la machine, régler la hauteur de coupe, varier le
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le batteur et le contre-batteur ne sont pas rigourfiusemoiit parallèles ; leurs surfaces sont plus rapprochées du côté des épis. Cette disposition a pour but d'empêcher le froissement excessif de la paille et de lui conserver sa valeur; dans les machines en bout, au contraire, elle est toujours brisée.
En sortant du batteur, les grains sont chassés au dehors par un ventilateur, dans les machines les plus simples, et la paille tombe sur un plan incliné en dehors de la machine. Dans les batteuses plus complètes, la paille est poussée sur un organe secoueur forme de lattes parallèles, animé par un arbre coudé d'un mouvement de Bassement, qui a pour but de la débarrasser de tous les grains qu'elle peut encore renfermer; elle est ainsi conduite i l'extrémité de la machine. Dans ces mêmes batteuses, le grain passe dans un ventilateur qui chasse les menues pailles et les balles ; de là, dans un cribleur qui en achève le nettoyage. Dans les machines les plus complètes, l'opération du criblage se répète par plusieurs nettoyeurs, de telle sorte que le blé est séparé en qualités diverses et qu'il est débarrassé de tous les grains accessoires qu'il peut contenir.
Les machines à battre sont mues soit par un manège, soil par une machine à vapeur. Avec une batteuse à manège bien construite mue par un cheval, on peut battre par heure 40 à 60 gerbes de dix kilog. ; avec une machine mue par un manège à deux chevaux, 60 à lOil gerbes. Les batteuses à vapeur, pour moyenne culture, peuvent battre, avec une machine de trois chevaux, 100 à 150 gerbes par heure; avec une force de cinq chevaux, on peut baltre 150 à 350 gerbes; avec les batteuses plus fortes, ou peut atteijidre 300 gerbes.
Afin de faire profiter les cultivateurs des avantages de ces grandes machines, il s'est formé dans beaucoup de départements des entreprises de battage à façon. L'entrepreneur promène sa machine h vapeur et sa batteuse de ferme en ferme, et il bat la récolte de chacun pour un prix modéré, qui est, en général, de 15 à 90 centimes par hectolitre de grain battu.
On construit aussi des machines spéciales pour le battage des graines fourragères, des colzas; mais leur usage est beaucoup moins répandu.
bistrumunts pour préparer la nourrilure du, bétail. — En première ligne se placent les instruments destinés au nettoyage des grains. Les uns servent simplement à nettoyer le grain et à le débarrasser des corps étrangers qui y sont mêlés; ce sont les tarares. Les autres, appelés trieurs, séparent le grain en qualités diflerentas, et le purgent de toutes les impuretés qu'il renferme. Ces divers instruments servent surtout pour la préparation des grains de semence.
Les tarares se composent généralement d'un volant à ailettes, mù par une manivelle et surmonté par une trémie. Le mouvement du volant produit une ventilation énergique qui agit sur le grain, et chasse la poussière, les balles elles corps légers. Leur travail est, coanne on le voit, des plus simples.
Dans les cylindres ou cribles trieurs, le grain passe sur des toili's métalliques portant des trous de différentes grandeurs, et disposés de manière à faire tomb(!r le grain dans des caisses spéciales pour les diverses sortes.
Les moulins agricoles sont destinés à transformer le grain en farine. Leur usage est peu répandu, il faut toutefois faire une exception pour les petits moulins à bras destinés à préparer la farine d'oige qui entre, en de larges proportions, dans la ration des animaux soumis à l'engraissement.
Quant aux instruments destinés d'une manière absolument spéciale h. préparer la nourriture du 1 bétail, l'agriculteur n'a que l'embarras du choix. G6
javelage, de manière à faire un nombre de javelles plus ou moins considérable sur une longueur déterminée, suivant l'état de la récolte.
Les résultats de l'emploi des machines à moissonner sont considérables. Elles donnent la faculté de mettre rapidement les moissons h, l'abri des intempéries, elles affranchissent le cultivateur des «xigencos des faucheurs, et elles laissent tous les bras disponibles pour le liage et le transport des gerbes. On a même inventé récemment des moissonneuses-lieuses qui livrent la gerbe toute liée.
Quelques types de machines sont construits de manière à pouvoir servir successivement comme fau^ieuses et comme moissonneuses. A cet effet, on change la scie et quelques pignons pour modifier la vitesse du mouvement, et on adapte un appareil javeleur qui peut être enlevé à volonté. Mais la plupart de ces machines n'ont eu qu'un succès restreint. 11 n'en est pas de même des moissonneuses et des faucheuses à un cheval récemment introduites. Elles sont construites exactement d'après les mêmes principes que les machines Ji deux chevaux, mais elles ont une plus grande légèreté et elles coupent sur une largeur moindre. Ces machines peuvent rendre des services réels à la petite culture.
Battage îles récoites. — Jadis le battage des céréales, c'est-à-dire la séparation du grain et de la paille, se faisait par les moyens les plus primitifs. Les épis, rangés sur une aire, étaient triturés par les pieds des chevaux, ou bien on faisait passer par-dessus un gros rouleau de pierre. Le fléau articulé a succédé, dans le nord et dans le centre de la France, h ce premier système ; il règne encore dans beaucoup de petites exploitations, mais, dans la plupart des fermes un peu importantes, il a été remplacé par la machine à battre.
On distingue deux catégories de machines h battre. La première comprend les machines dites batteries en travers ; ce sont celles qui agissent à la fois sur toute la longueur de la paille. La seconde renferme les batteries en bout, qui soumettent successivement toutes les parties de la paille, présentée par une de ses extrémités, à l'organe batteur. Dans chacune de ces catégories, on distingue plusieurs classes, d'après l'état du grain au moment où il sort de la machine. Tantôt il est rejeté pêle-mêle avec la paille : tantôt il en est séparé, mais sans être dégagé des balles et menues pailles; tantôt enfin, il esi plus on moins nettoyé et divisé en catégories de grosseur différente.'
La première opération consiste à faire arriver les gerbes déliées sous l'appareil batteur. Dans la plupart des machines, les tiges sont posées sur une table et poussées par la main de l'ouvrier; parfois le tablier est formé d'une toile ou d'une série de lattes mobiles qui entraînent les tiges. Dans ces derniers temps, quelques constructeurs ont imagmé des appareils spéciaux qui permettent de faire l'engrenage automatiquement.
L'organe principal des machines à battre est le batteur. Celui-ci consiste le plus souvent en une sorte de tambour ou cylindre porté ]jar un axe horizontal, tournant très rapidement sur lui-même et dont la surface enveloppante est armée de barres espacées parallèlement, destinées à frapper la paille et à en séparer le grain. Le batteur est généralement en fonte, et les lames ou battes de •sa circonférence sont en fer ou en acier. Le contre-batteur consiste en une sorte de caisse curviligne, concentrique au batteur, et dont la surface interne est munie de battes ou cannelée. La paille est froissée dans le passage entre le batteur et le contre-batteur, et les grains que les battes du batteur n'ont pas d'abord atteints sont ainsi sépares La distance qui sépare ces deux organes est réglée suivant la grosseur de la paille et la nature (lu grain. En outre, dans les batteuses en travers,
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