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INSTRUMENTS ARATOIRES — 1042 — INTELLIGENCE

Les principaux instruments employés sont :

Les concasseurs de grains, formés par des cylindres cannelés entre lesquels on fait passer les graines, pour les briser grossièrement, afin qu'elles soient plus facilement absorbées par les animaux domestiques ;

Les aplatisseurs d'avoine, destinés à briser la pellicule souvent dure de l'avoine, avant que ce grain soit donné aux chevaux;

Les coupe-racines, dont le nom indique suffisamment l'usage : ils servent à débiter en tranches minces les carottes, navets, betteraves, etc. ; ils sont généralement composés d'une trémie ouverte sur un cùté; un disque muni de couteaux affleure, en tournant, cette ouverture, et coupe les racines qui dépassent par leur propre poids ;

Les hache-paille, employés pour diviser en petits morceaux la paille qu'on mélange aux autres aliments du bétail; ils sont formés d'un bâti portant un tiroir horizontal dans lequel sont placées les tiges. Ce tiroir se termine par deux cylindres entre lesquels celles-ci sont forcées à passer, pour arriver devant les couteaux d'un disque tournant qui coupe la paille en morceaux de 2 ou 3 centimètres ou davantage, au gré du cultivateur. Il y a beaucoup de modèles construits d'après ce principe. Le hache-paille est U]i instrument d'une grande utilité dans une exploitation rurale ;

Les laveurs, destinés à nettoyer les racines ou tubercules qu'on donne au bétail. Ils sont formés d'une caisse cylindrique à claire-voie, légèrement inclinée, mobile autour de son axe, et plongeant à moitié dans un baquet rempli d'eau. Les racines sont introduites par une extrémité dans le laveur, et elles sortent h l'autre extrémité.

Il faut encore signaler, dans cette catégorie, les appareils pour la cuisson des racines, pommes de terre, etc. Ces appareils sont généralement très simples, sauf dans les grandes exploitations ayant des machines à vapeur, qui cuisent à la vapeur les aliments du bétail.

Iiislruiiieiits pour travaux divers. — En dehors des catégories qui viennent d'èire décrites, il existe quelques instruments ou machines dont l'usage se répand de plus en plus. Il en est deux qui doivent être particulièrement signalés, la bascule et la presse à fourrages.

Quand on entre dans une ferme, on peut tout de suite porter un premier jugement sur celui qui la dirige, par la présence ou l'absence d'une bascule, destinée à peser les voitures chargées qui entrent ou qui sortent, à juger le poids des animaux domestiques. La bascule est formée généralement par un bâti en maçonnerie, portant un système de leviers sur lequel repose un tablier mobile : lorsque le tablier est chargé, la charge agit sur les leviers comme dans une bascule ordinaire, et son poids est indiqué sur un bras de romaine.

Les presses à fourrages sont formées par des caisses à fond mobile faisant fonction de piston, de manière à coiuprimer le fourrage mis dans la caisse. Par des dispositions spéciales et variables suivant les systèmes, la botte de fourrage arrivée au maximum de compression est serrée par des liens qui la maintiennent au volume auquel elle a été réduite. On construit des presses à fourrages propres à donner une haute densité au foin, et de simples botteleuses qui forment seulement des bottes d'un poids déterminé.

Soins à donner aux madiines. — L'entretien des machines et des instruments en assure la durée. Trop souvent les cultivateurs oublient ces soins d'entretien, et ils se plaignent d'avoir à renouveler souvent un matériel parfois coilteux.

L'entretien des machines agricoles ne demande pas beaucoup de peine. Le cultivateur doit se

souvenir que rien n'est plus nuisible k un métal, et surtout au fer, que l'humidité. Il aura donc soin de ne pas exposer ses instruments à l'action de la pluie, en dehors des cas de nécessité. 11 est bon d'ailleurs de graisser, de temps en temps, même les grandes pièces de machines au repos. Quant aux organes subissant des frottements, ils doivent toujours être huilés avec le plus grand soin. Le bon fonctionnement d'une machine, môme des plus simples, dépend souvent de son état de propreté ; la rouille en est le pire ennemi.

I Henry Sagnier.] INTELLIGENCE. — Psychologie, V. — Etym. : du latin i?itelliijerp, comprendre. — L'intelligence est la faculté de penser. Penser est un de ces termes à la fois si généraux et si clairs qu'il est inutile d'essayer de les définir. L'acte de la pensée, sous quelque forme et dans quelque circonstance qu'il se produise, est un phénomène d'une nature toute spéciale, nettement caractérisé, que l'on ne peut confondre avec aucun autre phénomène. On peut être et l'on est souvent embarrassé pour déterminer le point précis où commence la pensée, pour savoir ce qu'elle serait sans la parole, ou pour tracer la limite entre l'instinct chez l'animal et l'intelligence chez l'homme, entre la pensée de l'enfant et celle de l'adulte, ou encore pour dire quelle est rigoureusement la part de l'intelligence et celle des autres facultés dans certains faits de conscience qui sont multiples et complexes. Mais la difficulté que présentent toutes ces questions tient précisément ^ cette complexité, à cette indécision des divers éléments qui s'y mêlent et dont il faudrait pouvoir faire le départ pour résoudre le problème. Dès qu'il s'agit au contraire d'observer la pensée dans ses manifestations normales, les plus humbles ou les plus élevées, tout le monde est d'accord pour les reconnaître en quelque sorte à première vue, tout le monde convient qu'affirmer ou nier, que croire ou douter, que se souvenir ou prévoir, c'est penser ; que louer ou blâmer, constater ou imaginer, dire vrai ou dire faux, c'est encore penser; que percevoir, concevoir, raisonner, déduire, induire, comparer, comprendre et se faire comprendre enfin, ce sont autant de manières de penser, autant d'actes d'intelligence.

Si, au lieu de se borner à cette définition, on recherche en quoi consiste essentiellement l'acte même de la pensée, on arrive à cette formule identique à la précédente, quoique un peu moins générale dans l'expression : L'intelligence est la faculté de juf/er. Le jugemeyil n'est pas absolu • ment le seul phénomètio de la pensée, mais il en est l'acte par excellence, l'acte à la fois le plus simple, le plus normal et le plus complet ; non simlement il résuiue et resserre en soi tous les éléments de la pensée, mais il en fait un tout vivant, il leur donne une âme, un sens, une unité [logique. — V. Jugement.

Si l'intelligence ou le pouvoir pensant a pour opération fondamentale le jugement, c'est par la diversité des différentes sortes de jugements que se distingueront le plus naturellement les divers modes d'action de l'intelligence, et la classification des ; facultés intellectuelles sera sous un autre nom la ' classification des jugements. Autant il y a de classes distinctes de jugetnents, autant il y aura de I chefs sous lesquels on pourrra les grouper, c'està-dire de facultés intellectuelles, car une faculté n'est autre chose que le nom sous le(iuel on résume et on classe un ordre de faits psychologiques.

Nous indiquons au mot Jnqement les principales classifications proposées par les divers systèmes de philosophie, avec la division des facultés intellectuelles qui y correspond. Aucune de ces classifications ne satisfait complètement l'esprit, parci' que toutes ont quelque chose d'arbitraire ou tout au moins d'artificiel. Il n'est pas nécessaire, du

INTiaLIGENCE

resto, d'adopter rigoureusement l'une ou l'autre et de s en faire une sorte d'article de foi. L'important pour tous, et principalement pour les instituteurs est d entendre les termes dont on se sert constamment en cette matière, d'en connaître le sens précis et de no les employer que dans ce sens. Quant aux points controverses, et ce sont les plus nombreux il ne faut pas prétendre les résoudre à moins a études tout à, fait spéciales et approfondies ■ encore doit-on ajouter que ceux-là, mêmes qui ont fait ces études n'arrivent pas toujours à tomber d'accord m sur les mots ni sur les choses de ce domaine.

Sous ces réserves et uniquement pour présenter avec un certain ordre nos observations sur les facultes intellectuelles, nous choisissons parmi les classifications en usage celle qui distingue trois grandes formes d'activité intellectuelle dans

I homme à 1 état adulte et civilisé : Vmtuitmi la '.■nnce^tw7i et le raisonnement.

h'mtuition, comme le mot l'indique (du latin mtueri, voir), c'est la vue immédiate, sans effort sans intermédiaire, sans travail préparatoire. Par eue, 1 esprit aperçoit la réalité comme eitislant ou '.eliors de lui et se manifestant tout entière et tout

II un coup : moyennant une seule condition, l'atlention, les phénomènes d'ordre intuitif apparaissent dans leur pleine lucidité en quelque sorte spontanément ; c est qu'ils ne dépendent pas de nous : Ils résultent d'un objet réel, distinct de notre esprit, et qui, pour ainsi dire, se montre lui- I

cetr IXl >'""■'*'• -^"PP?"^'^ ''"''j^'' l'intuition 1 cesse. Faites-Ie reparaître, elle recommence .

La conception a bien encore, à un certain degré a spontanéité et la promptitude, mais elle n'a pas la vérité certaine, la ferme et indubitable solidité

un Ih P,"'""- ,^''"'=r°"'' "^ "'«^' P''i« percevoir »! ^T ' " ''" '" '"^ i-eprésenter, c'est le placer devant"!^;'"'' ""Z'^'"'' °" ^'^' "" J**" ^e l'esprit, m/iî pvil, ^"""i '''' '"" imagination. On se figuré qu U existe, on le crée, on peut le façonner à son ^re. La conception est, si l'on peut ainsi dire une intuition artificielle. Elle n'a plus besoin de h

n Jf^ ^n" ^" ' 'absence de toute réalité : où rien n ex se, elle enlante des mondes, si elle le veut niars Lnh7f """^•^ d'invention et de fécondTté; l,lp =h^ ? trompeuse qui nous verse avec une égale abondance l'erreur et la vérité

Le raisonnement enfin se distingue des deux modes précédents : il n'a pas la prompte et sou dame clarté de l'intuition, mais il en a toute "a >-urete ; ses résultats sont autrement, mais ausst

noai^aîird'''"-' "' ^'""'"''''"' I' "« "ôus f .ipparaitre d un coup rien de réel, ni d'ima-i-

■Z'aVelLZr/''' '''."«■,"«■". laborieusement ,.- aduellement découvrir l'une après l'autre les diverses parties de la vérité. Par là môme U se sépare bien de la conception. S'il n'en a pas la vT vacué inépuisable, il n'en a pas non plus la le^g"!rete inconsistante. Prenant son point de dénart mTchelemlnt^ certaines, il procè'de suWantSne mai eue certaine aussi et aboutit à des conséauen-

denc'e T^r^r'''"''-''' ' P"^'' ''Srune vé ités înt H V? ' ""™ed.ate, comme celle des ventes intuitives, mais médiate et néanmoins de valeur absolument identique •^•"aoms ûe

veM'à'fin/";''"'" P'-i'^'^Tales de la pensée peu-

:uqî,efelreTs''rp";iiruer,?.'''"^'^" ''•^P^^^ '•"'j'''

.o^u;rtrji^Sî"^;i:j-t--,'-^i't:-

autres absolues et nécessaires. """'"'"Sentes , les

tal se'"fiï,"'n» "? "'" O" '■"'"'"■"« '^^Pé'-l»ie„. percention In^? la perception. Los facultés de fes Être, P, ? l ,''"'' '1'^' """^ '»"' connaître v'xnérîencp '^'/''"««^ appartenant au monde de expérience, pouvant être connus par une expé-

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