‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 146 sur 459 · MEXIQUE · texte numérisé non relu

MEXIQUE

MILIEU

•tion espagnole de 1R20 eut son contre-coup au Mexique. Le général Augustin Iturhide, après s'èlre insurgé contre le vice-roi Apndaca (février I8.'l), le força de quitter le pays. Il finit par se faire proclamer empereur par un congrès (i8;2,.Mais, violemment attaqué par plusieurs de ses lieutenants (Vittoria, Gucrrero, Saiita-,\n.ia), il dut abdiquer (1" mai 1823) et faire place à la république. L année suivante, il reparut en armes au Mexique, mais fut presque aussitôt pris et fusillé (!) juillet 1824;. yittoria, qui venait de faire adopter (janvier, par le Congrès une constitution semblable à celle des Etats-Unis (moins le principe de la tolérance religieuse), fut le premier président de la fédération mexicaine. Il lui fallut, pour satisfaire au vœu national, expulser une grande partie des Espagnols qui étaient restés dans le pays. L'affrancliissement <le l'ancienne colonie fut complété par la défaite et la capture du gé.)éral Barradas, lieutenant de Ferdinand VU (1829).

V. Guerres civiles et intenjenfion françatse. — Malheureusement, le Mi-xique était mal préparé par le régime oppressif qu'il avait si longtemps subi i l'exercice régulier du gouvernement républicain. Le peuple n avait presque pas conscience de ses droits. Les généraux n'avaient d'autre souci que de s'emparer du pouvoir. Les principes de l'unitarisme et du fédéralisme, la liberté et la religion, n'ont guère été, dans ce pays, depuis 1824 jusqu'à nos jours, que des prétextes à coups d'Etat. Jusqu'en 1865 le parti unitaire et rétrograde a eu presque constamment le dessus, grâce à Santa-Anna qui, parvenu au pouvoir après plusieurs révolutions militaires (IS-îi) et renversé -vainement quatre fois, a exercé plus de vingt ans sur son pays la plus déplorable influence. C'est sous son administration que le Texas s'est déclaré indépendant, (1S36J. L'annexion do cette contrée aux Etats-Unis (ISlS) amena (1846-1^48) une guerre funeste au Mexique, qui dut céder à ses puissants voisins non seulement le territoire en litige, mais le Nouveau-Mexique et la Californie (1848). Après la chute définitive de Santa-Anna, la fédération étant rétablie, le président Comonfort (I8.16) essaya sans succès de réconcilier les partis. La guerre civile sévit pendant plusieurs années avec une nouvelle violence. Enfin, après le court passage au pouvoir du général Miramon. cliampion de l'aristocratie et de l'Eglise (18.VJ-1860'i, les libéraux venaient de triompher avec Onega et

se retournèrent presque tous contre lui (conspiration de Santa-Anna). Le gros de la nation le baissait et soutenait moralement Juarez, dont les guérillas tenaient encore une grande partie du pays. Quand Napoléon 111, reconnaissant enfin la , faute qu il avait commise, et sommé par les Etats- . Unis de rendre le Mexique à lui-même, ann(mça j l'intention de rappeler ses troupes, Maximilien, , qui ne put le faire revenir sur sa détermination, se montra d'abord disposé i abdiquer (déc. ISGB). Mais, cédant aux instances et aux promesses d'une partie du clergé, il se décida finalement à défendre seul sa couronne. En février 18lj7, l'armée française, sous les ordres de Bazaine, se retira. Les troupes républicaines réoccupèrent aussitôt presque tout le Mexique. Maximilien était allé s'enfermer îi Queretaro (13 mars). Deux mois après, la trahison de Lopez le livra au gnéral Escobedo, qui l'assiégeait (15 mai). Il ne tarda guère à être jugé, condamné à mort par un conseil de guerre, et fusillé (19 juin) en même temps que les généraux Miramon et Mejia, qui, jusqu'au bout, étaient demeurés ses partisans.

VI. Le Mexique riepuis la mort de Maximilien. — Le 15 juillet 18G7, Juarez rentra triomphalement à Mexico, Réélu président en ociobre, il s'appliqua à eff'acer les traces de l'invasion, fit voler l'amnistie de 1SU9 et s eH'orça par des lois sages (sur la presse, sur le jury, etc.) et par des entreprises utiles (chemins de fer, lignes télégraphiques, etc) d habituer le pays au régime de la liberté et aux travaux de la paix. Malheureusement, de nouvelles insurrections se produisirent. Juarez, maintenu ila présidence en octobre 1H71, luttait énergiquement contre les rebelles, quand une mort subite l'arrêta dans son œuvre réparatrice (juillet 1872), Son successeur, Lerdo de Tejada, a fait voter en 18'!3 des lois destinées à aft'ranchir la société civile de l'autorité ecclésiastique. Vivement attaqué par le clergé, qui n'a pas hésité à fomenter des troubles graves dans plusieurs Etats, il a été renversé, après une longue lutte, par le général Porfirio Diaz (1876), Mais ce dernier, qui est devenu président en avril 187", appartient au même parti que son prédécesseur et semble devoir continuer la politique de Juarez et de Lerdo de Tejada. [A- Debidour.]

MIAS.MES. — V. Coninqio'i et Hnniiiliié. MILIEU. — Hygiène, IV et V. — En hygiène, on appelle milieu l'ensemble des circonstances

Juarez, et ce dernier venait de prendre posses- 1 extérieures qui inQuencent le développement et ■ ■- ■ le fonctionnement des organes; qui moditient

sion de la présidence (I8CI), lorsque le Mexique eut à repousser l'invasion étrangère. L'Angleterre, 1 Espagne et la France, au nom de leurs nationaux, dont les intérêts avaient été lésés par le gouvernement toujours obéré de Mexico, occupèrent de concert la Vera-Cruz. De ces trois puissances, les ,deus premières, ayant reçu satisfaction, se retirèrent après la convention de la Soledad (1862). Mais la France, ou plutôt Napoléon 111, qui exigeait le payement intégral d une créance usuraire et qui se proposait de conquérir tout le pays pour y rétablir la monarchie, persista dans son action, L échec du général Lorencez devant Puebla(5mai 1862) ne 1 arrêta pas. En février I8i;3, le général Forey, à la tête de 3.S,nuO homme-^, reprit l'offensive. Cette fois, Puebla, rempart de Mexico, dut capituler, après deux mois de siège (mai), et les Français entrèrent dans la capitale du Mexique (lO juin), pendant que Juarez, sans ■désespérer, se retirait vers le nord. Bientôt, sous la pression d'S vainqueurs, la constituiion fut renversée, l'empire proclamé et la couronne ofi'ene à l'archiduc Maximilien d'Autriche. Ce prince, qui vint s'établir à .Mexico en juin 1864, n'eut jamais pour lui que quelques traîtres, appartenant pour la plupart à l'Eglise et au parti de la réaction, et <}ui, dès 186U, le trouvant sans doute trop libéral,

l'homme au point de vue physique, intellectuel et mor.U. Toutefois l'hygiène étudie surtout en détail les modifications physiques.

Nous allons embrasser, en traitant ce sujet, tout ce que nous aurions pu éparpiller aux mots Atmospltére, Eau, Hlect-icité, Sd, etc.; mais nous renvoyons pour certains détails spéciaux aux mots Climat, Epidémies, Contagion, Maisons, Profession.

L'AIR. — Air libre. — Le corps de l'homme est soumis, au niveau de la mer, à une pression d'environ 18 000 kilogrammes. Cette pression se trouvant également répartie à l'intérieur et à l'extérieur, nous n'en avons pas conscience et elle n'entrave pas nos mouvements. Les poissons supportent, pour la même raison, des pressions cent fois plus considérables, sans rien perdre de leur agilité.

Si nous descendons au fond d'une mmn, la pression augmente; elle diminue lorsque nous nous élevons au-dessus du niveau de la mer. Des expériences récentes permettent d'expliquer l'influence de la pression sur le sang. Quand elle augmente, le sang contient plus d'oxygène et la proportion d'acide carbonique est sensiblement dimmuée. Quand la pression diminue, on constate un ap-

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pouvi'isspment en oxygènfi et en acide ca''bonir|uc.

Il est rare que l'on séjourne assez prorondénieiU dans l'inlérieur de la icire pour que l'accroissemenl de pression baroniétri(|ue modifie pnissaranieiit les Tondions. On se trouve d'ailleurs soumis ti d'autres causes ppriurbatricos beaucoup plus iniporlanies, viciation do l'air, liumidiié, absence de lunnèie, qui compliquent les résultats. La niOmc pression, produite artificiellement, à la surface, ne produirait qu'une certaine accélération des fonctions vitales.

Les liabiianls des montagnes et des hauts plateaux, soumis à une faible pression atmosphérique, ont le sang moins oxygéné que les habitants des plaines basses. Cette condition entraîne une diminution dans la force musculaire. Us ont besoin d'un excédent de nourriture réparatrice pour accomplir le même travail que l'homme de la plaine.

Sur les lieux élevés, la phiisie est rare, mais le poumon cl le foie se congestionnent facilement; les fièvres des marais otlrent moins de fréquenci^ et de gravité que dans les lieux bas.

L'air des montagnes produit ccriainemeiit sur les voyageurs et les nouveaux venus une action excitante, tonii|ue, mais il faut tenir compte du changement de régime, de milieu, d'habitudes. Les montagnards, en France, ne présentent pas une mortalité moindre que les gens des plaines et des vallées. C'est d'ailleurs dans cet air, dont on vante par routine les qualités, que vivent, sur divers points du globe, à diverses hauteurs, les êtres dégénérés que Ion nomme crétins. Un exercice suffisant, la vie au grand air, des habitudes régulières aguerrissent le montagnard, mais il faut attendre de nouvelles études pour attribuer une influence bienfaisante au séjour des montagnes. On sait déjà qu'il ne faut pas y envoyer les malades atteints de phtisie aiguë ou d'autres affections du poumon, ceux qui s-uuffrent du cerveau ou du coeur. Les personnes qui s'en trouvent le mieux sont celles d'un tempérament lymphati(|ue, débilitées par l'anémie, le séjour des grandes villes, l'hypocondrie. Mais les bons résultats obtenus ne dépendent pas, probablement, de l'air des montagnes, de sa moindre pression, mais de sa pureté, et surtout du cliangement d'habitudes de ceux qui vont y chercher la santé.

En Europe, il y a au plus Vil Oi'O individus vivant à une altitude de f.'On mètres. Les religieux du Saint-Goihard, qui résident à 2075 mètres, ceux du Petit Saint-Bernard, à vS.SO mètres, succombent, au bout de peu d'années, i la phtisie amenée graduellement par l'appauvrissement du sang.

L'effet produit, varie d'ailleurs beaucoup avec la latitude. Ainsi on trouve dans les Andi's des villes florissantes à des hauteurs de 2CU0 à 4iiOU mètres. Poiosi, la ville la plus élevée du globe (40(iO mètres) compte plus de 2(J ÛUO habitants.

Lorsqu'on s'élève rapidement dans l'atmosphère, en gravissant une n^ontagne, loffort musculaire fait perdre graduellement au sang une portion de sou oxygène (jui n'est pas renouvelée. Les accidents nommés ,„nl d s m ■atnfines, fatigue, douleurs articulaires, fréquence du pouls, palpitations, soif, nausées, commencent à se faire sentir, en Europe, vers 4. Ou mètres, mais, dans les pays où la limite des neige^ perpétuelles est bien plus reculée, l'air étant moins froid, on consomme moins doxygcne pour arriver i. celle hauteur, et les accidenis sont ri'tardés.

L'air en mouvement ou vent agit sur Ihomme par son action mécanique, par ses qualités météorologiques, par les matières qu'il traOKpurte.

Les bouffées de vent modéré produisent sur la peau un effet comparable à celui .les vagues, elles agissent mécaniquement, compriment les vaisseaux capillaires superficiels et favorisent la cir-

culation. Le bain d'air peut donc être tonique. %v le vent est rapide, il cause une compression qui peut devenir douloureuse et susciter une réaction trop vive du sang refoulé.

La vitesse de. l'air augmente l'effet de ses propriétés méiéorologi(|ues, surtnul en raison de sa température et de son humidité. L'air froid en repos nous impressionne bien moins que s'il est agité, car alors de nouvelles molécules se mettent à chaque instant en contact avec l'épiderme pour lui enlever de la chaleur. Si le vent est humide, le refroidissement de la peau est encore plus sensible, car la vapeur d'eau est meilleur conducteur lie la chaleur que l'air. L'air chaud et immobile nous semble étouffant parce que les parties en contact avec la peau se saturent d'humidité et s'opposent dès lors à la transpiration pulmonaire et cutanée, .■sources de froid que nous favorisons par une ventilation ariiticielle.

Les vents acquièrent certaines qualités suivant les pays qu'ils traversent. Ainsi en France les vents qui nous arrivent du nord-est, après avoir parcouru la Sibérie, la Russie et une partie de l'Allemagne, sont froids et secs ; les vents du sud et du sudest, soufflant de l'intérieur de l'Afrique, se chargent de vapeurs en traversant la Méditerranée et nous apportent un air chaud et humide dont l'influence déprimante est manifeste Les vents d'ouest, qui arrivent de l'Atlantique, dans la direction du courant marin chaud nommé Gulf-Stream, sont chaigés de vapeurs qui se condensent en pluie s'ils rencontrent un courant d'air froid. La présence des montagnes change la direction, la sécheresse et l'humidité des vents. Ainsi un courant chaud et humide, passant sur un sommet glacé, y perdra sa vapeur d'eau et son calorique; il desrendra froid et sec dans la plaine.

L'air en mouvement entraîne souvent des poussières, des miasmes, des émanations dangereuses. AU voisinage îles marais le vent dissémine les germes des fièvres intermittentes. Un rideau d'arbres suffit pour empêcher cet effet pernicieux des vents locaux.

Air lonfiné. — L'air qui a servi à la respiration, ou qui est demeuré quelque temps en contact avec notre corps est empoisonné. Il n'y a de santé parfaite qu'à lair libre ou continuellement renouvelé. L'air confiné est une des principales causes d'affaiblissement, de maladies et d'abàiardissemeiit. Voilà des vérités qu'il faudrait avoir toujours présentes à l'esprit.

On peut respirer, sans éprouver de gêne sensible, une atmosphère chargée artificiellement d'un centième d'acide carboniiiue pur. Mais i|uand l'air d'une chambre se Irouve charge, par la respiration, de la même proportion d'acide carbonique dégagé par les poumons et par la peau, on y éprouve un malaise qui devient bientôt intolérable. C'est que les poumons et la peau ne versent pas seulement dans l'air de 1 acide carbonique formé aux dépens de son oxygène, ces organes exhalent en même temps plus.eurs substances azotées, putrescibles, qui inlectent rapidement le milieu où elles se dégagent. Le danger de l'air confiné provient surtout de leur présence, mais l'accumulation d'acide carbonique complique toujours l'asphyxie, ou plutôt l'cmprisonnenieut causé par l'air confiné.

Un animal renfermé dans un espace clos dans lequel on entretient l'arrivée d'un courant d'oxygène, meurt lorsi|UO sa présence a produit une quantité d'iicide carbonique assez considérable pour s'opposer à la sortie do l'acide carbonique du sang. .M is si on absorbe à mesure l'acide carbonique exhalé, l'animal meurt néanmoins dans le milieu artificiel bien pourvu d'oxygène, si l'almosplièco non renouvelée laisse accumuler les matièro.t azotées.

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C'est donc la présence de matières organiques d'origine animale qui rend spécialement dangereux l'air confiiiô. Pour constituer Vencotn/jtyment au point de vue de l'iiygiène, ccst-à diie un danger sérieux, il n'est pas nécessaire que le nombre de personnes rassemblées dans le même local soit considérable, il suffit qu'il y ait disproportion entre le nombre de ces personnes et la quaniité d'air pur dont elles disposent. Un seul homme dans une petite chambre peut produire l'encombrement et succomber aux effets de l'air confirié. Les animaux agissent comme l'Iiomme.

L'encombrement ne se manifeste pas d'ordinaire par l'appaiiiion soudaine de maladies graves comme le typhus, mais sous son influence les maladies communes deviennent plus nombreuses, puis prennent graduellement un caractère grave et épi'lémiqufi. Cependant le typhus peut éclater d'emblée lorsque l'air est rapidement empoisonné par le miasme humain. On ne connaît pas la nature de ce poison, on ne peut attribuer les accidents morbides à la seule présence d'organismes microscopiques, agents de putréfaction dans notre corps et partout ailleurs, mais sa présence se révèle toujours par des symptômes que le médecin classe aujourd'hui sans hésiter.

L'air confiné n'agit pas toujours en provoquant une maladie aiguë. Son action peut être letite et miner graduellement la santé jusqu'à produire la phtisie pulmonaire. Les observations suivies dans les casernes, à bord des navires et dans les locaux encombrés, concordent à démontrer que la phtisie, le fléau qui fait le plus de victimes, peut provenir uniquement du manque d'air pur. De plus, l'agent virulent de la phtisie est transmissible et coramunicable, de sorte qu'une fois répandu dans une caserne, un navire, une prison, une maison particulière, un atelier, toutes les personnes qui respirent cet air empoisonné sont sous le coup de la maladie, et les plus faibles, les prédisposées sont les premières victimes. Ainsi le miasme humain suffit pour causer par infection la phtisie pulmonaire, dont le produit morbide, le tubercule, peut ensuite se prop^igerpar contau'on.

On ne saurait trop insister dans les leçons d'hygiène sur l'importance capitale du milieu eii ce qui concerne l'air respirable. L'air pur est aussi nécessaire, plus nécessaire même que l'alimetit, car on peut vivre plusieurs jours sans manger, et il suffit de séjourner qutiques heures dans l'air confiné, empoisonné par le miasme humain, pour mourir sur place ou pour contracter le germe de maladies monclles. Il faut absolument vaincre à ce sujet l'indifférence; le seul moyen, c'est d'éclairer sur le danger. 11 ne suffit pas de dire : « Respirez un air pur ; n on doit discuter, prouver, intéresser, émouvoir. Répétez en toute occasion cette phrase de J.J. Rousseau : « L'haleine de l'homme est mortelle à l'homme. » afin que l'on comprenne l'importance de la venlilalion constante et du nettoyage fréquent de tout ce qu'a touché le miasme humain : linge, vêtements, literie, meubles, murailles. Un milieu d'air pur est un milieu de santé et de longévité.

La LiMiÈiiE. — L'homme n'a pas seulement besoin d'air libre et pur,illui faut, comme à la plante, la lumière qui modifie les phénomènes de la vie. Placez des œufs de grenouille dans deux vases pleins d'eau 1 un transparent, l'autre .paquc; dans le premier ils se développeront normalement, dans le second il n'v aura que des rudiments d'embryons. Des têtards placés au soleil dans les mêmes conditions se développent d'une façon très différente. Les plantes s'étiolent et meurent dans l'obscurité : les fleurs, les fruits sont de la lumière vivante.

Allez dans les crèches, dans les salles d'asile, ■daus les écoles des grandes villes et contemplez ces

frêles créatures, chétifs descendants d'une génération débile. Voyez-le, ce petit : membres grêles, démarrhe hésitante, mouvements indécis, chairs flasques, peau terne d'un jaune cendré, cou long et maigre, tête trop forte en apparence parce que le corps est en retard, pommettes saillantes, nez pincé, lèvres minces et pâles, oreilles plates et transp.arentes, œil enfoncé dans un cercle bleuâtre, expression anxieuse, physionomie de vieillard. Cet enfant a vécu dans un mauvais milieu, privé d'air et de lumière. De l'air! du grand soleil! de libres ébats sur l'herbe! voilà le salut. Avec cela vous en ferez un enfant rose et joufflu, un peu diable, il le faut, mais cœur d'or, car le fond est bon quand le corps est sain. Puis, quand il sera fort, vers les dix ans, vous pourrez l'envoyer à l'école, à la condition qu'il y trouve en abondance l'exercice, l'air et la lumière.

Ce n'est pas seulement l'enfant du travailleur, du prolétaire, qui s'atrophie dans une atmosphère sombre et confinée. La postérité de ceux que l'on appelle " les heureux de la terre » n'est pas mieux partagée. L'avantage est môme parfois du côté de l'enfant pauvre. La rue ou le chemin lui appartiennent et il peut, de temps à autre, y jouer en liberté. Mais dans les classes aisées, l'éducation première commence par supprimer tout ce dont l'enfant a le plus besoin. Les appartements sorit bien clos, assombris par des tentures, et Bébé doit

comprendre, avant son premier mot et son premier pas. que l'immobilité est l'apanage des enfants bien élevés. Aussi Bébé est sage, mais à quel prix! sauf une peau de satin et de fines petites manières, on dirait le frère jumeau de celui (|ue nous contemplions tout à l'heure. Les parents disent qu'il est délicat, mignon, mais pour nous, l'un et l'autre sont d'innocentes victimes de l'ignorance, de l'ir.souciance, des préjugés. Plaignonsles également, car ces corps débiles ne peuvent servir de demeure à des âmes bien trempées; en étiolant le corps, on atrophie et pervertit l'intelligence. De l'air! do la lumière!

Nous renvoyons au mot Vue pour ce qui concerne 1 influence de la lumière sur ce sens et sur ses organes.

Les eaux. — Nous n'avons à envisager l'eau que dans ses rapports avec le milieu dont elle modifie les propriétés.

Ea"X en mouvement. — La vapeur d'eau répandue dans l'atmosphère fait varier notablement l'influence de celle -ci sur l'homme en rendant l'air plus ou moins conducteur de la chaleur, pins ou moins apte à s'incorporer la transpiration pulmonaire cl cutanée. Lorsqu'elle se condense sous forme de brouillard, de pluie, de neige, elle apporte auss' dans le milieu ambiant des perturbations impor tantes qui affectent plus ou moins les fonctions la santé. Les pluies assainissent l'atmosphère en faisant retomber les poussières, elles lavent aussi les arbres, les routes, les rues, les toits des maisons, mais elles forment, en bien des endroits des flaques d'eau qui deviennent, en été, un source de danger, et elles entretiennent les marais véritables foyers de maladies. L'aliernaiice d pluies et de sécheresse pendant la saison chaud déveliippe souvent, dans des régions exemptes d marécages, le dégagement de miasmes et l'appi rition de fièvres intermittentes.

L'air marin est plus pur que celui des cont nents, il contient du sel et d'autres substanci actives en petite quantité. Lorsque 1 on peut eyit le combrement et combattre les effets de I h midité par des vêtements et une nourriture co vcnable, le séjour sur la mer ne parait pas et une cause spéciale de maladies. L'aimosphe

maritime est môme favorable aux indivi.ius affi blis, étiolés, atteints de maladies clironiques <

système nerveux

mais il faut tenir compte d

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cITcts tout puissants d'un bon régime, du cliangomont d liubiludei, do la distraction, etc.

L'oviiporalioii do l'eau des rivières et des fleuves est une cause appréciable do rel'roidisscnient ; de plus elle «iodllie loialement l'état hygrométrique de l'air et produit des brouillards insalubres. Ces cours d'eau entraînent une grande quantité d'immondices et nettoient les parties hautes de leur lit, mais ils déposent sur leurs bords, près des remous, et surtout dans les parties basses, un limon riche en matières putrescibles et en germes dangereux; aussi la navigation fluviale, dans les pays chauds, est-elle beaucoup plus dangereuse que la navigation mariiime. Il y a des pays où le bord des fleuves et surtout leurs deltas sont des milieux meurtriers.

L'iiommo contribue puissamment, par son séjour et par son industrie, à souiller et à infecter les eaux courantes.

Dans l'eau infectée les poissons meurent en se putréfiant. Le cresson caractérise les eaux très salubres. Dans les eaux corrompues, les algues perdent leurs couleurs vertes et se réduisent aux plus petites dimensions.

Eaux stagnantes. — Il reste encore beaucoup à faire pour préciser l'elTet des eaux stagnantes et leur rôle dans la production ou la propagation de certaines maladies. Miiis l'observation la plus superficielle suffit pour établir que le voisinage des marais, des terres alternativement sèches et mouillées, est insalubre dans tous les pays. La présence d'eaux stagnantes h la surface du sol, ou même à une petite profondeur, modifie le milieu d'une manière toujours défavorable et souvent terrible. Il se produit une sorte d'empoisonneinriit spicial qui débilite et ouvre la porte à tous les germes spécifiques de maladies : fièvres paludéennes, dyssenterie, fièvre jaune, etc. 11 se peut d'ailleurs que l'eau serve en outre de véhicule à ces germes pour les iutioduire dans l'organisme.

Ce qu'il importe de constater dans l'état actuel de nos connaissances, c'est la coïncidence fatale do certaines altérations générales de la vitalité, et de certaines maladies, avec la présence des eaux stagnantes.

Les précautions à prendre pour en diminuer ou en annuler l'action sont les suivantes : Ouvrir aux eaux dormantes des lits profonds en pente ou en assurer l'écoulement par le drainage du sol. Eviter de séjourner dans le voisinage. Faire bouillir l'eau avant de l'employer comme boisson. La clariliir dans de grands réservoirs par le repos, puis par l'addition de 5 centigrammes d'alun par litre. Ce dcrniiT moyen ne constitue qu'une ressource extrême, car l'alun, même à cette dose, ne serait sans doute pas inofl'ensif après un long usage d'eau ainsi modifiée. Nous ne mentionnons le filtrage qu'en dernier lieu, parce que les bon'; filtres sont rares et deviennent promptemcnt inutiles. Le seul qui offre des garanties sérieuses est le filtre à la briise récemment été nte, renouvelée chaque iour. Notons d'ailleurs que le meilleur filtre ■iarifi'e l'eau sans la purifier entièrement, et que certains germes suspects passent au travers des appareils dont on dispose dans la pratique journalière

Le SOL. — Les qualités du milieu résultent de 1 ensemble des modifications causées par l'air, les eaux et le sol. Celui-ci agit de diverses manières : par son étendue, son élévation, sa constitution, la naiure et l'état de la surface.

La constitution géologique d'un lieu exerce une influence considérable sur la végétation et sur la santé des habitants. Sur les terrains graniti(|ues, les eaux sont potables et s'écoulent facilement, 1 air local est sec, la végétation suffisante, conditions qui constituent d'ordinaire un sol salubro.

Les schistes ardoisiers offrent des caractères à peu près semblables, mais moins décidés. Les terrains calcaires se laissent entamer pai- les eaux sans leur pi-rmettre de filtrer à travers leur masse, do sorte qu'il s'y forme des marécages ou des couches stagnantes souterraines : les eaux chargées do calcaires sont potables, mais de qualité iiiférieurc. La craie, plus poreuse que le calcaire, laisse filtrer les eaux, de sorte que, si elle ne repose pas sur un lit imperméable d'argile, le sol est généralement sec et salubre. Les sables peuvent constituer de bons et de mauvais sols. Le sable pur, en masses épaisses, donne aux eaux un écoulement facile, et, à moins qu'il ne recouvre une couche argileuse, les miasmes paludéens ne sont pas à craindre. Mais si le terrain sablonneux consiste, comme dans les Landes, en un mélange de grains siliceux et de matières organiques, les pluies peuvent y développer des miasmes, des effluves dangereux, surtout lorsque le sous-sol est imperméable. De plus les sables chargés de chaux et de magnésie rendent les eaux impropres aux usages domestiques.

Les plus mauvais terrains sont d'ordinaire ceux où dominent l'argile, les conglomérats, les alluvions. Les eaux coulent difficilement à leur surface, s'y infiltrent plus difficilement encore, de sorte qu'il s'y forme des marécages et des couches stagnantes souterraines.

Généralement les sols cultivés depuis longtemps sont salubres. Les besoins de la culture ont obligé à les améliorer, et la végétation active empêche l'accumulation do l'humidité ainsi que la production de principes nuisibles.

La nature de la surface du sol, sa couleur, la présence ou labsence de végétation naturelle ou cultivée, modifient l'absorption et la radiation du calorique et par là la température locale. Les sables s'échauffent plus que les argiles; le calcaire réfléchit la chaleur solaire; les terres noires l'absorbent; les plantations, les forêts, entretiennent la fraîcheur et l'humidité. Les terres riches en humus absorbent une grande quantité d'eau et leur humidité engendre facilement des effluves ; de plus, il s'y forme souvent de vastes nappes souterraines dont la présence est un danger.

On voit par cet exposé succinct que les propriétés d'un lieu quelconque résultent d'une foule d'éléments dont il est assez dificile d'apprécier séparément la valeur et que compli(iuent les circonstances de climat, do saisons, etc. 11 est avéré que certaines localités donnent lieu à des endé-ntes ou maladies limitées à une population restreinte. De (dus, le sol joue un rûle considérable dans la production du germe de plusieurs maladies épidéniiques, et surtout du choléra et de la fièvre typhoïde. Le sol semble nécessaire à la formaiion de certains principes morbides, entre autres celui des fièvres paludéennes. Cependant ils se déve'oppent aussi dans un milieu artificiel, comme la cale d'un vaisseau mal entretenu. Mais dans cet égout du navire, on retrouve tous les éloluents d'un terrain marécageux imprégné de matières organiques en décomposition.

Ces indications générales suffisent pour donner une idée des qualités hygiéniques d'une localité. L'humidité étant le plus grand fléau, on s'attachera partout à modifier, à assainir les terrains inondés, marécageux, imperméables. Le dessèchement des étangs et des marais, la canalisation des eaux mal encaissées, le drainage, les amendements, la culture, h-s plantations appropriées, suffisent presque toujours pour assaillir une localité. Les admirables résultats obtenus depuis un demi-siècle doivent servir d'exemple et d'encouragement, d'autant plus que toute opération de ce genre produit, avec une amélioration hygiénique, une plus-value

MINERALOGIE

MINERALOGIE

considérable des terrains modifiés par l'industrie humaine.

Dans tontes les régions suffisamment peuplées, l'homme peut lutter avantageusement contre les défauts naturels du milieu. Quelques générations meurent à la peine, et lèguent à leurs descendants une terre propice. Dans les régions plus favorisées, il suffit d'un peu de peine pour recueillir le fruit de son travail et se faire un milieu salubre. Les grands travaux pub'ics y contribuent pouf une large -part ; mais chacun doit agir dans son petit domaine, dans son champ, autour de sa maison, pour que l'air, les eaux, le sol, concourent k lui assuri-r ces biens inestimables : sanié, bien-être, longévité. [D' Saffray.]

miM'.RALOGlE, MI\nnAi:x. — On appelle minéraux tous les corps de la nature qui existent sans avoir la vie, et sans présenter les organes qui l'entretiennent. La minéralogie est la science qui étudie les minéraux, bur composition, leurs propriétés, leur manière d'être, leurs gisements, leur importance, le rôle qu'ils jouent dans la nature, leurs applications aux arts, à lagricullure, à l'industrie. C'est une science naturelle, et l'une des plus anciennes au point de vue de l'observation. Théopliraste et Pline avaient déjà réuni dans l'antiquité des notions souvent un peu vagues, mais aussi précises que le permettait l'état général des connaissances de leur temps. Les découvertes de la géologie archéologique nous montrent que l'homme a trouvé dans les pierres ses premiers outils de labourage, ses premières armes et sa première parure. L'homme a plus tard appris à extraire et à travailler les métaux. Aussi n'a-t-il apprécié d'abord les pierres que pour leur couleur et leur dureté, surtout pour leur résistance au choc Puis il a cherché les matières minérales qui pouvaient lui procurer le cuivre, le fer, le zinc, l'étain, l'argent, qui lui étaient devenu? nécessaires. L'or, ne se rencontrant qu'à l'état métallique, fut un des premiers métaux employés. Aussilôt qu'il y eut une chimie, cette science apporta son concours à la minéralogie. Aujourd'hui encore la minéralogie est une science naturelle en tant qu'elle s'occupe d êtres de la nature; mais ses méthodes d'investigation sont empruntées à la chimie, à la physique et même à la géométrie.

Les minéraux se distinguent d'abord les uns des autres parleur composition chimique ; on ne pourra pas confondre ensemble, évidemment, le carbonate de fer et le sulfate de chaux. La qualité de la matière dont est composé un minéral a donc avant tout de l'importance. Mais la chimie enseigne que tous les corps ont une composition définie, et qu'en outre deux corps peuvent avoir des propriétés très différentes, lorsque leurs éléments, tout en étant identiques au point de vue de la qualité, ne se trouvent pas combinés dans les mêmes proportions. 11 faut donc tenir compte de la quantité comme de la qualité. L'analyse chimique permet de résoudre ce double problème.

Les données de la chimie sont loin de suffire à la connaissance des corps. Tous les composés Inorganiques, lorsqu'ils prennent l'état solide, peuvent revêtir une forme régulière, et se présenter à l'étal de cristaux (V. Crisia'). Ce n'est pas tout : la forme cristalline exicrieure d'un corps correspond à une disposition intérieure symétrique, à un arrangement déterminé de ses parties constituantes. L'orientation des plus petites parties d'un cristal est régulière et toujours la même dans une même direciinn ; elle constitue la structure cristalline; elle règle le nombre et l'inclinaison relative des plans superficiels, elle est en harmonie également avec les phénomènes physi(|ues auxque's donne lieu dans le cristal l'action des forces de la nature, chaleur, lumière, éicciricité. Dans un cristal du système cubique, la vitesse do

la lumière, la dilatation, la propagation delà chaleur restent constamment égales à elles-mêmes dans toutes les directions. Dans les cristaux qui présentent des facettes disposées symétriquement par 4 ou par un des multiples de ce nombre autour d'une direction et d'une seule, et dont le type est un prisme droit à base carrée, la vitesse de la lumière reste la même autour de cette direction unique, la dilatation est aussi constante, ainsi que la distance à laquelle une source de chaleur transmet une même température. Toutes ces propriétés atteignent au contraire leur maximum do différence suivant la direction de principale symétrie crislallographique. Les cristaux dont le type est un hexagone régulier ou un rhomboèdre dans lequel on observo 3, 6, quelquefois 9 ou même \i faces symétriques autour d'une seule direction, rentrent au point de vue physique dans le cas précédent. Dans les cristaux des autres systèmes, il y a toujours trois directions rectangulaiies entre elles, que les physiciens appellent pri'Cijiales, où la vitesse de la lumière, la dilatation par la chaleur, la facilité avec laquelle se propagent les changements de température, présentent le maximum et le minimtim de leurs diffcrence.s extrêmes, et une valeur intermédiaire. Nous ne pourrions, sans être obligé d'entrer dans de trop longs développements, montrer comment ces directions sont les seules où l'actioi» d'une force donne lieu à une réaction qui lui reste parallèle.

Nous nous contenterons de dire qu'elles coïncident avec les axes cristallographiques dans les cristauxdu prisme droit à base rhombi'iuc; que dans les cristaux du prisiue oblique à base rectangulaire ou rhombique, l'une d'entre elles est perpendiculaire au plan de symétrie; et que dans les cristaux du prisme doublement ob ique, elles n'ont ni les unes ni les autres de position qu'on sache déterminer jusqu'ici par rapport aux arêtes visibles d'un cristal.

Sans nous étendre beaucoup sur ces phénomfr

nos pliysii|nes, nous devons dire que, si on taille

dans un cristal du système quadratique fprisme

droit à base carrée) ou du système hexagonal ot)

rhombnédrique, une plaquf ayant ses deux faces

parallèles entre elles et perpendiculaires à l'axe

de principale symétrie, et qu'on interpose cetti

1 plaque entre deux niçois en croix, on observe de;

anneaux colorés circulaires traversés par unecroi:

noire. (On appelle yiicol un rhomboèdre de spatl

I d Islande, caibonate de chaux, qui a été coupé ei

; deux moitiés qu'du recolle ensuite avec du baum

' de Canada, et qui ne laisse plus passer qu'un de

deux rayons polarisés auxquels donne lieu ui

rayon de lumière naturelle en traversant le cris

tal.J La symétrie des couleurs autour du centr

est en harmonie avec celle des facettes que pré

sente le cristal d'où la plaqne a été tirée.

Toutes les autres propriétés des cristaux sor aussi en harnnonie les unes avec les autres en mêm temps qu'avec celles dont il vient d'être questior et par exeiuple celle de la dureté, celle du clivagi. Dans un cristal la dureté peut varier d'une direci tion à une autre; mais dans les cristaux qui possi' dent une direction de principale symétrie, el reste la même pour toutes les directions du plaj perpendiculaire à cette ligne. Il en est de mèn( de la cohésion, et l'on peut même dire que c'ej de la cohésion que tout le reste dépend dans f cristal. De la cohésion dépend avant tout le ci vage, cette propriété que possèdent un grand noij bre de cristaux de se diviser, quand on les frap;!à l'aide d'un marteau, en fragments à faces planf| Le diamant se rencontre en morceaux de forr plus ou moins régulière, mais qu'on ratuène pai clivage à celle de l'octaèdre régulier. Les forn du calcaire sont extrêmement variées ; toutes p

MINERALOGIE

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le clivage se réduisent i. dos parallélipipèdes b. '€ faces inclinées l'une sur l'autre d'un angle de .105°5' ou de son supplément.

Puisque ces caractères sont toujours d'accord les ■uns avec les autres, on n'a pas besoin de les ob- •servor tous à la Ibis; car l'un d'entre eux permet de prévoir ceux qu'on n'a pas examinés.

Leurs connexions nous dévoilent la structure de la matière ; il importe donc de les connaître ; mais l'étude en est délicate ; elle exige une connaissance profonde de la cristallographie.

Il est d'autres propriétés qu'on envisage dans les •corps pris en blocs. Telles sont la densité, la dureté, la couleur.

La (leiixité d'une matière, c'est le quotient de son :(poids par celui d'un égal volume d'eau distillée prise à la température de 4 degrés.

La d'ireté d'un corps est sa résistance plus ou moins grande aux frottements. Le gypse et le talc sont facilement rayés avec l'ongle ; le calcaire, le phosphate de chaux cristallisé ou apatite, le, sont à j'aide d'un burin. On a dressé une échelle des duretés, dont les degrés sont occupés par des matières prises comme des types auxquels on com- >pare les autres. La plus tendre, le talc, a le premier rang ; la plus dure, le diamant, porte le n" 10.

Echelle des duretés : I, talc ; 2, gypse; 3, calcaire; 4, fluorine; 6, apatite; B, feldspath; 7, quartz ; 8, topaze ; 9, corindon ; 10, diamant.

hi, couleur est un des caractères les plus faciles

àobservor, mais les plus capricieux. Lorsqu'il s'a-

ji- gitdes pierres, elle a en général un médiocre in-

■ iorèt au point de vue scientifique, bien c|u'à elle

-iMile elle donne quelquefois au contraire une va-

Irur considérable dans le commerce à une matière

iB : <|ui par elle-même aurait peu de prix. Un corindon

« j rouge dont la couleur n'est pas franche, ni homo-

I gène, est peu recherché. Mais que la couleur en ■-) ioit vive, bien uniformément répandue, et la lim-

"iâii^é complète, il devient le rubis, estimé quel-

lui'lois plus clier que le diamant. Il ne faut pour-

I (;iiit que des quantités d'acide chromique bien dif-

;j(^| liciles à doser à cause de leur poids insignifiant

lB« PO""" produire cette métamorphose. La couleur ici

,.,,i,jest purement accidentelle : aussi la substance ré-

„,(luitc en poudre fine parait-elle souvent incolore.

Dans les substances métalliques elle est des plus

importantes et des plus caractéristiques; elle est

„,, essentielle, propre à la matière même. L'azurite,

, .jiun carbonate de enivre hydraté, est bleue en pou-

,Udre comme en masse. Le cinabre, vermillon natu-

J.Tel, est d'un rouge vif, même à, l'état de poussière

..daussi fine que possible.

■M ^'^j^' ^^^ ^ussi un caractère souvent utile S ,,(. considérer. Le diamant a un éclat gras, particulier, appelé ndamantin, qu'on retrouve dans les ,„, sels de plomb. Le cristal de roche a ce qu'on ap- UjiPelle I éclat vitreux, celui du verre. , J La cassure enfin, c'est-à-dire l'aspect des surfaites obtenues à l'aide du choc, a quelquefois une ^ arande utilité pratique. Les substances clivnbles ij, tinrent après cette opération des laces planes et jII lisses dans certames directions. D'autres ont une cassure inégale, comme le cristal de roche ; certaines une cassure condioidale, comme le verre. La cassure dite esrjuilleuse ressemble à celle du bois mal rabote (.agates, etc.).

tl ..•,n''nm,i*n?*"°°j " ^n a classé les minéraux en rrfn^nn^ml'T- •?* P'''"<^ipes bien difl-érents. La c mpos tion chimique doit être évidemment con-

"^ ermen. P^m"**"" ""f^T}" '"^ composés qui renferment le même métal, les autres <-,.u^ ',ui ont le même acide ou mieux qui contiennent le mê i.e élément électro-négatif. Ilestplus commode pour

II industrie de grouper ensemble les minerais du fer, ceux du cuivre, de l'argent, etc. Il est plus

2° Paiitie.

conforme aux relations naturelles de la composition chimique des corps et de leur forme, de leur structure, de réunir en groupes les sulfates, les carbonates, quel que soit le métal qu'ils contiennent. Dans ce rapide résumé, nous adopterons la classification chimique suivante : I Corps simples non métalliques. Il Métaux natifs. III Sulfures. IV Oxi/des. V. Chlorures et Fluorures. VI Siliciites. VII Carbonates. VIII Phosphates et Azotates. IX Sulfales.

I. Corps simples non métalliques : le soufre ; le carbone et ses variétés.

Le soufre forme de petits amas, des veines, mélangés h des marnes, aux environs de Caltanisetta et de Girgenti en Sicile. Il a cristallisé dans des fentes de ces roches en octaèdres droits k base rhombique. Il est d'un jaune caractéristique, et brûle à l'air en donnant lieu à la production du gaz acide sulfureux, dont l'odeur est connue de tous ceux qui ont brûlé des allumettes soufrées.

Le carbone se présente dans la nature sous deux états bien dift'érents ; l'un est celui du graphite, qui est disséminé dans les calcaires et les gneiss en écailles luisantes, d'un gris noirâtre, diiuces et onctueuses au toucher, facilement rayables par l'ongle, ou qui constitue des masses grenues assez importantes dans le district d'Irkoutsk, en Sibérie, îi Borrowdale, en Cumberland. Il sert à la fabrication des crayons, lorsqu'il peut se couper en petites baguettes : il vaut dans ce cas de :10 à 50 fr. le kilogramme. Le second état du carbone est celui qui fournit le diamant (V. Pifrres). Ces deux espèces, le graphite et le diamant, ont une origine minérale. Il n'en est pas de même des matières appelées anthracite, houille ou charbon de pierre, lignite, tourbe. Celles-ci ont une origine végétale ; ce sont des plantes soumises dans le sein de la terre, après leur enfouissement dans les sables ou les argiles qui les enveloppent, à des températures élevées en même temps qu'à des pressions considérables. On a donné à du bois un faciès analogue à celui des charbons fossiles, en le soumettant à l'action combinée dune haute température et d'une haute pression, h'an'hra-ite ne renferme guère que du carbone; il a la cassure conchoidale ; il est d'un noir un peu jaunâtre: il exige pour brûler un courant d'air très actif. La houille, dun beau noir, contient ordinairement des proportions plus ou moins grandes d'hydrogène, qui lui donnent ses propriétés les plus importantes : 3 à 4 0/0 (houilles maigres) ; .■>,2 à ô,8 0/0 (houilles à gaz). Le lignite, qui donne à la distillation beaucoup d'eau, de matières bitumineuses, d'acide pyroligneux, d'alcool, est un moins bon combustible que le précédent; il fournit la matière appelée jai/el ou jais, dont on se sert pour la fabrica.tion de parures de deuil. La tourbe n'est qu'une agglomération de végétaux, dont l'altération consiste en ce qu'ils renferment plus de carbone que le bois, environ 55 0/0.

II. Métaux natifs. — Les métaux les plus importants qu'on connaisse à l'état natif sont le cuivre, l'argent, l'or et le platine. Ils cristallisent en octaèdres réguliers. Le platine et l'or se rencontrent en petites lamelles ou en masses arrondies appelées pépites dans des alluvions, ou couches formées de sable quartzeux mêlé de fer titane. On a trouvé quelques pépites d'or d'un poids considérable. On en cite une de C.alifornie qui pesait 60 kilogrammes. L'or est aussi répandu en filaments ou en lamelles dans dos fissures qui déchirent le quartz des filons dans un assez grand nombre de régions où les roches cristallines affleurent à la surface du sol; mais il est en prénéral assez rare. L'argent sort en filaments plus ou moins déliés, contournés, d'autres minorais du même métal, particulière-

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mont du tullure; il est étalé en lames sur les parois des fentes des silex.

Le cuivre natif offre les mêmes allures; mais sur les bords du lac Supérieur, on l'extrait aussi en blocs quelquefois considérables, mêlé à do l'argent également natif.

Le fer natif a peu d'intérêt au point de vue industriel. M. Nordenskiôld en a trouvé en blocs engagés dans le basalte d'Ovifak, île de Disko, Groenland, qui renferment du nickel et se rapprochent à s'y méprendre du fer météorique, tombé des espaces célestes.

III. Sllfi res. — Ils fournissent un grand nombre des minerais métalliques. Le sulfure di: jilontb ou galène cristallise dans le système cubique ; il se clive en cubes ; il se présente le plus souvent en masses lamellaires ou grenues, tendres, d'un gris d'acier un peu bleuâtre, i cassure lisse et brillante. C'est le principal minerai de plomb (SG,5 de plomb et 13,5 de soufre;. Il contient en général un peu d'argent, jusqu'à 'A et 4 millièmes, et quelquefois moins de 2 dix-millièmes. La A/e«^e (ZnS) ou sulfure de Einc cristallise aussi dans le système cubique et se clive suivant les faces du dodécaèdre rhomboidal. Elle est jaunâtre et transparente, quelquefois brune ou même noire et presque opaque par suite de mélanges avec des oxydes de fer ; elle a un peu l'aspect de la cire ; elle renferme : zinc 66,72; soufre ;!3,"2,s. La cobaltiue, sulfo-arséniure de cobalt (cobalt 'ib,i'i ; soufre 19,35 ; arsenic 45,1 s) est mélangée souvent de nickel et de fer; elle cristulUse eu dodécaèdres pentogonaux modifiés par les faces de l'octaèdre régulier ou du cube. C est, avec la smatline, biarséniure de nickel, la source à peu près unique du cobalt, qui joue un si grand rôle dans la fabrication du bleu d'azur ou bleu de cobalt.

Les bi^ulfures de fer simple (FeS*), appelés p!/riles, sont divisés en deux espèces que distingue leur forme cristalline. Ils contiennent en poids : fer 45,74; soufri- bi,2lj. L'un est cristallisé en cubesmarqués souventsur les trois faces adjacentes d'un même solide d'un seul système de stries, les stries d'une face étant perpendiculaires à celles des deux autres faces. Souvent les cristaux sont des dodécaèdres pentagonaux ou d'antres formes bémièdres, qui n'ont que la moitié des faces qu'elles devraient avoir si le cube primilif avait ses éléments remplacés par toutes les faces que comporte la symétrie du cube proprement dit. Cette pyrite, appelée pyrite ord nain- ou cubique, est d'un jaune d'or; elle est quelquefois assez abon dante en petits grains ou en peiils cristaux dans les schistes argileux, les ardoises. Elle fait feu au briquet, la seconde pyrite, appelée mnrrassUe. speerkies, est d'un jaune plus pâle; les cristaux ont pour type un prisme droit i\ base rlionibique, modifié par les faces d'un ociaèdre droit à base rectangle; ils sont souvent rassemblés en boule, en rognons irréguliers dans les terrains secimdaires ou tertiaires. On prend souvent les deux pyriies pour de l'or; mais les grains en sont bien moins lourds: leurdensiié est inférieure à 5. c'est-à-dire h peu près quatre fois plus petite que celle du métal précieux.

Le sesquisulfure d'antimoine (Sb^S'), du ^libine. a une couleur analogue à celle de la galène, mais il est tendre au point de laisser sa trace sur li papier; les cristaux sont allongés dans une direc lion ; ils ont la forme de longues bagueites, r|uel quefois de libres Courbes; ils présenient une direction plane de clivage des plus faciles et de; plus nettes.

Le sesquisulfure d'arsenic, o>7i»Hf»/, fournit l'au ripigmentum ou peinture d'or employée dam la teinture en jaune des bois blancs, ou par lei Orientaux dans la préparation d'un dépilatoire. Le sulfure de mercure (HgS) est nommé cinabre ;

il cristallise dans le système rhomboédrique; il est composé en poids de mercure 86, '29 et soufre 13,71. Chauffé avec de la limaille de fer ou de la chaux, il abandonne son métal qui distille, et qu'on recueille dans des récipients convenablement refroidis. La couleur d'un rouge écarlate de ce minerai le fait employer quelquefois en peinture sous le nom de vermillon natif; mais on préfère en général fabriquer le vermillon au moyeu du soufre et du mercure, parce qu'on obtient un composé plus pur et de couleur plus nette que la combinaison naturelle.

Les sulfures de cuivre sont assez nombreux; mais ils renferment d'autres métaux. Le piincipal est la chalkop!/! ite ; c'est le plus abondamment répandu; il contient environ :15 p. 1(10 de cuivre, autant de soufre et iiO de fer. Il est d'un jaune verdàtre, brillant, quelquefois varié de reflets rouges ou bleus par suite d'altérations en général superficielles; il a l'aspect métallique; la poussière en est noire. Il est soluble dans l'acido azotique, et la dissolution se r.o'ore en bleu céleste quand on y ajoute de l'ammoniaque, et laisse déposer en môme temps un précipité jaunâtre de sesquio\yde de fer hydraté. A côté de ce sulfure se placent la phillipsiie ou cuivre panaché; le cuivre gris, ou tétraedril- , appelé encore panabase, à rause des nombreux métaux cuivre, fer, zinc, mercure, argent, qu'il peut renfermer; la biU'-nunite, qui est comme le précédent un sulfo-antimoniure, mais qui ne renferme que du cuivre el du plomb.

Les sulfures d'argent sont en assez grand nombre aussi; celui dont la composition est la plu» simple est Vargi^rose (AgSl, dont la teneur en argent est de 87 "/g. Il est noir, il cristallise en cube» ou sous une des formes du système cubique ; mais les ciistaux nets sont rares; ce m lierai forme souvent comme des enduits ou même des taches à la surface des matières que renferment les filn/is Les autres minerais d argent soi. t des sulfo-aiitimoniures. Les uns ont la poussière noire ; par, exemple la p-iAhuruse et la poh/basite, celle-ci contenant encore environ 7» "/o d'argent. Les, autres ont la poussèi-e rouge : {apyraryyril/; dont la teneur en argent est de 6U %; elle crisialhse dans le système rhomboédrique ; la protislite, qui a les mêmes formes, et m' s'en distingue que par s: poussière qui est d'un rouge aurore, tandis que celle de la pyrargyrite est de couleur plus sombre Chimiquement, la pyrargyrite est un sulfo-aniimo uiure, et la proustite un sulfo-arséniure d argent

IV. Groupe dus o.xvdes. — Il fournit égalemen un assez grand nombre de minerais. On y distin »ue d'abord le. îiii're „ji/diib^ (C.a'-O), composé d SS 78 de cuivre et 11,'.''-' d'oxygène, cristallisé e cubes ou sous une des formes du système cubique dont la poussière a la couleur rouge brique soluble dans l'acide azotique qu'il colore en ver et réductible en globule de cuivre au feu de r( duction sur le charbon, lorsqu'on active la flamœ au moyen du chalumeau.

Puis viennent les minerais les plus abondan du fer (V. Fer, p. 764). D'abord \^ ,?.agnétite, ( oxyde de fer magnétique (FeO.Fe^O') renferma; 72 5 do fer et 27,:. d'oxygène. Elle a la poussiè noire elle cristallise en octaèdres réguliers. < dodécaèdres rhomboîdaux ; elle agit foriement s l'aiguille aimantée; certaines variétés, d aspc ordinairement terreux, attirent et repoussent même pOle dune aig.ille aimantée suivant la i gion de leur masse qu'on présente h 1 aiguille ; el|. ont le magnétisme polaire; on les appelle pier-.!

d-ui t rv. Miigiieti'iiie). Le /.;• otigtsl" est I

sesquioxyde de for .Fe^O»), qui ne contient pj que 70 p 10" de métal. Cet oxyde cristallise } rhomboèdres modifiés par des scalénoèdres d 1 les faces se rencontrent suivant uu hexagone r

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fialior; les faces en sont assez souvent irisées; mais la fjonssière en est rouge, un peu violacée ; les collections possèdent touti's des échantillons do ces masses cristallisées de lîle d'Iîlbe, à reflets vorts, bleus, routes ou de couleur d'or. L'oxyde appelé iimimite contient Qe l'eau, environ 15 p. 1(10 ; c'est du sesquioxyde de fer hydraté ; la poussière en est d'un jaune tirant plus ou moins sur le brun. Cet oxyde colore en jaune une grande quantité d'argiles, de grès, de calcaires, de marnes, comme le précédent les colore en rouge. La limonite en forme do pois (variété pixolilluque), ou de grains aussi petits que des œufs de poisson (variété oohthiqne), est le minerai de fer le plus répandu en France; c'est le moins riche en métal.

Les o.\ydes de manganèse servent à la préparation de l'oxygène en même temps qu'à l'extraction du métal appelé manganèse, (|ui est employé dans la préparation de l'acier. Le plus riche en oxygène est le bioxyde (iVlnO*) ou pyrnlusit'. 11 a la poussière noire et se présente en fibres divergentes, en cristaux cannelés qui dérivent d'un prisme droit à base rhombe. Un oxyde qui lui ressemble beaucoup extérieurement, mais qui a la poussière brune, est ractcrfèsei,Mn-0'HO).

Ënliu, il est un oxyde métallique d'autant plus intéressant à mentionner que c'est le seul minerai d'étain connu; c'est la cassiléritr, bioxyde d'étain ou acide stannique naturel (SnO^i, qui contient théoriquement ISJii d'étain et 31.38 d'oxygène. 11 est toujours crist illisé ; les cristaux sont des prismes à base carrée combinés à des octaèdres de même section, quelquefois il des dioctaèdres "i\ doubles pyramides à. huit faces très aiguës. Us s iut rarement incolores, ordinairement d'un jaune 'lunàtre, quielquefois noirs; la poussière en est ilore. Ils se groupent souvent deux à deux, de 'in à ménager entre eux un angle rentrant, une

■ uttière qui donne au groupe la forme d'un bec, 'l'pelé par les mineurs Oec d'étain. La cassure en 'st inégale et l'éclat un peu résineux. Chauffés au rlialumcau sur le charbon après avoir été pulvérises, puis mélangés avec du carbojiate de soude, ils donnent de l'étain métallii|ue. Les oxydes, et particulièrement les aluminaies, comprennent encore un certain nombre d'espèces minérales, dont nous renvoyons la description au mot Pierres, parce que leur aspect n'a rien de métallique et les fait ressembler aux substances pierreuses.

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