MOUVEMENT
est appeloH Ji rondrft des sorvicrs, en foiirnisRant aux prnpriétniros àf iroupeaux dos berj^ers capables qui font trop souvent défaut.
[Henry Sagnier.]
MOI'VEMFNT. — Physique, I. — Le mouvement est l'état d'un corps qui se transporte d'un point Si un autre do l'espacn. L'observation journalière nous apprend que les corps, !\ la surface de la terre, n'occupent pas toujours la môme place, mais qu'ils ch.Tnp;ent ou peuvent changer de position relativement les uns aux autres. Ceux qui changent de place sont on monrpment; ceux qui paraissent occuper toujours la môme position sont en reiox. Mais la propriété de pouvoir èlre mis en mouvement, autrement dit la mobilité, appartient ."i. tous les corps : c'est une propriété générale de la matière.
On reconnaît qu'un point matériel est en mouvement quand si dislance i d'autres points supposés immobiles vient h changer. C'est habituellement il deux axes rectangulaires d'un plan ou à trois plans perpendiculaires que l'on rapporte les positions d un point ou d'un corps de l'espace. Si ces axes ou ces plans soot réellement lixes, le mouvement du point que l'on y rapporte est réel ou nfjxolu Si au contraire les axes cm les plans de positionsonteux-niènies un mouvementpaniculier. celui du corps ou du point, par rapport à eux, n'est ([w'iipjinrent ou rclatil. Ainsi les mouvements de va et vient qu'exécute un voyageur dans on wagon ou dans la chambre d'un navire en marche ne sont que re'alifs, parce que les divers objets auxquels il rapporte les positions successives qu'il occupe, sont eux-mêmes en mouvement. Tous les mouvements que nous observons à la surface de la terre sont relatifs, puisque notre globe tourne sur lui-même en même temps qu'il évolue autour du soleil. Nous ne connaissons pas plus le repos absolu que le mouvement absolu; il n'existe pas sur la terre, qui emporte dans son double mouvement tous les corps situés à sa surface. Il n'existe pas plus dans le monde planétaire ; car on sait que les astres, longtemps supposés fixes, accomplissent aussi des mouvements de translation ou de rotation. Le mouvement apparaît donc pour ainsi dire comme un des attributs essentiels de la matière.
Parmi tous les mouveinents réels ou possibles, ' il en est quelques-uns qui peuvent êt:e défi;;is avec une grande simplicité et dont il importe de formuler les lois fondamentales.
Si l'on ne considère que la direction parcourue par le mobile dans son déplacement, le mouveinent est recHlir/ne quand sa trajectoire est une ligne droite ; il est cm rilipi^, quand la trajectoire est une courbe; dans ce dernier cas, le mouvement change à chaque instant de direction, car il suif les éléments rertilignes infiniment petits dont l'ensemble forme la courbe.
Si l'on considère dans le mouvement l'espace parcouru et le temps employé h le parcourir, on arrive à la notion du mimvement uni/orme et du motiviment vnrié.
Mmtwme'it tu.iforme. — Le mouvement est uniformi' quand les espaces parcourus dans des temps égaux sont égaux, c'est-à dire quand l'espace croit proportionnellement au temps compté depuis l'origine du mouvement.
I/espace parcouru dans l'unité de temps, (on prend comme unité de temps la seconde) mesure «lors ce qu'on appelle la rutesse du mobile.
En sorte qu'on connaîtra l'esp ice parcouru dans un temps donné en multipliant le temps évalué en secotides par le chemin parcouru en une seconde, c'est à-dire en multipliant la vi esse par le tenips; c'est ce que l'on exprime par la formule e — v.t, où p représente l'espace, » la vitesse, t le nombre de secondes.
Ce mouvement est celui que présentent les corps entièrement abandonnés à eux-mêmes, puisqu'on verin de l'inertie, ils ne peuvent rien changer aux conditions de leur mouvement, C'est celui de la terre autour de son axe, celui de la propagation du son, dont la vitesse est de S-l i mètre» par seconde, celui delà lumière, qui i)arcourt environ 28(1 Oi 0 kilomètres par seconde.
Mouvemnit vnrif. — Le mouvement est dit vnrié quand les espaces parcourus pendant des temps égaux ne sont plus égaux entre eux. il est accéléré, si les espaces parcourus dans des temps successifs égaux croissent sans cesse; retardé, si ces espaces diminuent d'une manière contenue; mixte, si les espaces varient alternativement dans un sens ou dans l'antre.
On ne peut plus dire ici que la vitesse du corps est l'espace qu'il parcourt dans l'unité de temps, puisque cet espace change sans cesse. On ne peut plus indiquer que la vitesse moyenne ou la vitesse à un instant donné.
La vile^xemi'f/ennf est la vitesse du mouvement uniforme dont il faudrait supposer le corps animé pour que, dans le même temps, il fasse le même chemin que celui qu'il fait réellement. Si on la prend pour un temps un peu long, elle ne donne pas une idée très approchée du mouvement réel :\ chaque instant.
La ri/esse à un instant donné, c'est l'espace que parcourrait le corps dans l'unité de temps qui suit l'instant considéré, si, à partir de ce moment-là, le mouvement se conservait sans s'accélérer ou se ralentir. Cette vitesse nécessite l'indication précise du moment auquel on la considère, sans quoi elle n'aurait plus de sons ; et elle ne donne pas l'espace réel parcouru par le corps, mais celui que le corps pourrait parcourir dans l'unité de temps, si tout à coup le mouvement redevenait uniforme.
Mouvment uniformémfnt l'arié. — Il peut arriver que la vitesse, après chaque seconde, varie d'une quantité constante; le mouvement est alors uniformément accéléré ou retardé, suivant que la vitesse a augmenté ou diminué.
Cette quantité constante dont la vitesse augmente ,^ chaque seconde dans le mouvement uniformément accéléré s'appelle Vaccélér(it:on ; il surfit de la connaître pour pouvoir trouver la vitesse d'un mobile après un temps donné t. Si on la désigne par o, qu'on appelle F„ la vitesse initiale que possédait le corps avant l'application de la cause accélératrice, la vitesse K, après le temps t. sera donnée par la formule K= K„ -j- af et par V = /it dans le cas particulier où le corps part du repos.
Ces délinitions posées, on trouve facilement la loi suivant laquelle s'accroit, avec le temps, l'espace parcouru par un mobile animé d'un mouvement uniforméiuent accéléré. Le cas le plus simple est celui oi'i le corps part du repos : l'espace parcouru est le produit de la moitié de l'accélération par le carré du temps. C'est le cas des corps qui tombent dans le vide ; les espaces qu'ils parcourent sont proportionnels aux .carrés des temps employés îi les parcourir.
Com/iositicn des monve'nents , — Lorsqu'un corps, assujetti à se mouvoir sur un plan fixe, y parcourt une certaine longueur pendant un temps déterminé, il y parcourra encore la môme ligne dans le même temps, si le plan se trouve animé d'une vitesse qui le transporte en une nouvelle position pendant ce temps-là. L'exactitude de celte assertion est établie par l'expérience journalière ; on sait en effet que les différentes piè:es d'une inonti-e se nienvent de la mêiiid manière les unes par rapport aux autres, que la monti'e soit en repos ou en mouvement. On en a déJuit la marche réello dans l'espace d'un mobile soumis à deux