MYRIAPODES
meut d'un le Silences éq-iiTaleiits, Intonations
. I) fferenles tonalités avec armure à la clef; b. Dièses et bémols; — c. Gamme mineure.
Mesures simples et composées les plus usitées. Exécution de m.irceaui d'ensemble à 2 et à 3 voii, et canons avec paroles.
Dans les classes inférieures, les institviteurs enseignent les signes grapliiques à leurs élèves trois fois par semaine, un quart d'iieure par leçon.
Ils leur font apprendre, par audition, des mélodies qui sont chantées en classe, aux cliangomentsde inatièrcs, aux entrées et aux sorties.
Tous les trimestres, le muîire de musique fait faire une composition dont la matière est donnée par rin.specieur. Le résultat de cette composition est remis à l'inspecteur, qui constate ainsi les progrès des élèves.
Pour former ses trois divisions, le maître de musique aura égard h la force des élèves et non à la classe à laquelle ils appartiennent dans l'école.
Dans les trois divisions, la première moitié de la leçon doit être consacrée aux applications et aux exercices d'application et de solfège; la seconde moitié à l'exécution de mélodies, de canons avec paroles, de morceaux d'ensemble à une, à deux et à trois voix.
Les exercices de solfège seront à une et à deux voix pour la division inférieure ; à une, à. deux et à trois pour les deux divisions supérieures, gradués écrits dans le diapason de la voix des enfants.
Les morceaux d'ensemble devront être bien rythmés, simples d'harmonie et de mélodie, et les paroles, à la portée des enfants.
Pour la deuxième année, il serait bon de commencer chaque leçon par une gamme majeure, une gamme mineure et une gamme chromatique, ainsi que par quelques exercices vocalises dans lesquels on s'attacherait spécialement à la respirat'on et au timbre.
MVRlArOUES (Classe des). — Zoologie, XXV. — On les appelle vulgairement Miliepieds, mot quia une signification tout àfait analogue.Ces articulés, que Cuvier réunissait encore aux insectes, ont été constitués en une classe distincte par Latreille; ils se reconnaissent tout de suite, mémo pour les personnes peu accoutumées à l'observation, à l'existence d'une très grande quantité de patles articulées, à peu près semblables les unes aux autres, de nombre très variable au reste, puisqu'il va de vingt-quatre ou douze paires (Polyxèiie, Gloméris) à plus de trois cents certains Géophiles). On ne trouve plus de séparation en trois régions, la tète, le thorax, l'abdomen, mais uni', tète suivie d'un grand nombre d'anneaux portant chacun une ou deux paires de pattes. A ne considérer que l'aspect extérieur de ces animaux, on leur trouve une ressemblance éloignée avec les Annélidos *, surtout avec certains genres marins, comme hs Ncréidi;s, pourvus de pattes latérales avec houppes de branchies ; il y a des myriapodes,
les Polyxènes, les Gloméris, qui se rapprochent beaucoup plus des crustacés à sept paires da pattes, c'est à-dire des cloportes soit terrestres, soit marins.
L'analogie la plus réelle des myriapodes est avec les insectes, non pas en prenant ceux-ci h l'état adulte, où ils n'ont plus que six pattes, mais en considérant certaines formas larvaires, ainsi les chenilles des papillons et surtout les fausses chenilles des mouches-à-scie, qui ont en général encore plus de pattes que les chenilles. Leur organisation intérieure est k peu près la même que celle des insrctes.
Los myriapodes ont de vraies métamorphoses, au moins dans beaucoup de genres, et on peut même dire qu'ils sont pendant plusieurs jours des insectes à six pattes. De l'œuf sort un ver d'abord sans pattes, présentant bientôt après des segments distincts; puis, à la suite d'une mue, apparaissent antérieurement trois paires de pattes; ensuite l'animal s'accroît en longueur d'avant en arrière, de nouveaux anneaux se dessinent et de nouvelles paires de pattes s'y joignent. Les myriapodes n'oot jamais d'ailes.
Les myriapodes n'ont pas de représentants aquatiques. On peut dire que ce sont des articulés essentiellement terrestres et presque oxclusi-; vemenl de la surface du sol, car il y en a peu qui puissent grimper aux arbres, entre les crevasses de l'écorce et surtout dans les espaces obscurs qu'elle laisse entre elle et l'aubier. Ils craignent la lumière et la sécheresse, et pour les éviter se réfugient dans les fissures, sous les pierres, sous les feuilles sèches, dans la mousse, au milieu des fumiers et du terreau meuble. Leur nourriture est variée ; certains, les plus utiles pour nous, sont des carnassiers d'insectes et do limaces ; beaucoup vivent d'insectes morts, de détritus d'origine animale ou végétale, et de fruits, surtout quand ils ont été crevassés par la pluie ou entamés par le bec des oiseaux ou les mandibules des guêpes. Classiticatlon. — Les myriapodes se divisent, d'une manière très naturelle, en deux ordres, que nous désignerons parles noms de deux genres foiidamentaux, en leur donnant une signification générale ; ce sont les [aies et les Scolopendres.
IcEs. — La tête est munie d'antennes d'un petit nombre d'articles, également épaisses partout, et les pièces de la bouche n'ont pas de glandes à venin ; les pattes, presque toujours au nombre (le deux paires par anneau, sont insérées audessous du corps, plus ou moins près de la ligne médiane du ventre ; les orifices de ponte de la femelle sont situés à la région antérieure du corps, sous le quatrième anneau, ce qui est un caractère de crustacés.
Nous commencerons l'étude de cet ordre par un singulier et très petit animal, à corps mou, oblong et déprimé, d'un jaune grisàire, de '.' millimètres seulement de longueur : c'est le Poh/xène à queue en pinc-mi, à tête large et hérissée de petites soies grises, le corps composé de douze anneaux ayant chacun une paire de pattes, avec de jolies houppes de poils écailleux sur les cotés et terminé par deux appendices ornes chacun d'un pinceau de soies argentées. Cet animal, assez rare près de Paris, se trouve sous les écorces. Si nous en parlons, c'est qu'on l'a signalé en Allemagne comme un destructeur acharné du phylloxéra des racines de la vigne; en supposant le fait bien constaté, il n'en serait pas moins fort difficile d'amener en nombre immense ces minuscules créatures au pied dû chaque cep de vigne.
On trouve dans les bois ombragés, sous les pierres et les feuilles tombées et humides, des myriapodes à peau crustacée. grisâtre, sans pinceaux sur les côtés, se roulant en boule rnmme les cloportes de bois ou arm.-idillcs, auxquels ils
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