NEIGE
(37 kiloni. à l'heure). Ces dernières torpilles sont également ennamniées soit par l'électricité, soit par leur choc contre le navire.
11 est reconnu qu'une torpille, chargée de 15 kilogrammes de coton-poudre, éclatant à l",5(> audessous de la surface de l'eau et à 30 centimètres de la muraille du plus fort cuirassé, suffit pour le faire immédiatement sombrer.
LaFrance qui, la première, adonné l'impulsion aux types nouveaux des navires de guerre, consacre chaque année un budget de 165 millions à l'entretien de sa flotte ; celle-ci occupe aujourd'hui, par le nombre des bâtiments qui la composent, le second rang parmi les nations maritimes.
Notions techniques. — Au point de vue technique, la navir/ittion est cette branche de la science nautique qui a pour but de déterminer la route à suivre sur les mers pour aller d'un point à un autre et la position du navire sur le globe h tout instant de cette route. La position d'un lieu sur la terre étant donnée par sa latitude et sa longitude, c'est à la connaissance de ces coordonnées géographiques que tendent les moyens employés. Lorsque, dans la recherche de ces éléments, la navigation agit sans le secours des astres, elle prend le nom de navigation par Vestirne, et lorsqvi'elle utilise la position et la marche des astres dans la voûte céleste, elle prend le nom de navigation astronomique ou Itautuiiére.
Dans la première, les moyens employés sont élémentaires et leur intelligence ne nécessite que quelques explications très simples. Si le bâtiment navigue le long d'une côte, sans perdre la terre de vue, ce qui constitue le cutjidiv^e, le problème est réduit à sa plus simple expression et se borne à la connaissance des écueils sous-marins qu'il importe d'éviter, à celle des courants qu'il faut utiliser ou écarter, à l'emploi de la boussole : c'est le pilotnqe.
Dans la navigation au long cours, alors que le bâtiment franchit des étendues considérables de mer, le marin combine l'estime avec les observations des astres. Sans vouloir entrer ici dans des détails que ne comporte pas cet article, il peut être utile de donner l'explication de quelques termes usuels employés dans la marine. La navigation par l'estime comprend la connaissance du point de départ du bâtiment, lorsque celui-ci va perdre la terre de vue, la direction à suivre ou celle suivie, et la longueur de chemin parcouru. Les deux premiers éléments sont obtenus à l'aide de la boussole et de la carte marine; le troisième à l'aide du loch.
La boussole, que les marins appellent compas, est généralement connue de tout le monde, aussi n'avons nous besoin d'entrer ici dans aucune explication h. ce sujet (V. Boussole et Orientation).
Les cartes marines employées dans la navigation sont les cai-tes réduites, dites aussi caitCide Mercator, du nom' de l'inventeur de cette projection (1569); elles satisfont à cette double condition de représenter la route du bâtiment par une ligne droite faisant, avec les méridiens qui y sont tracés, le même angle que la route réelle, suivie sur le globe, fait avec les plans méridiens de la terre, et de conserver aux points de la carte les positions relatives que les points correspondants ont sur le globe. La route suivie, lorsque le bâtiment ne parcourt pas un méridien ou un parallèle, est une courbe à double courbure appelée toxodnimie, qui, coupant tous les méridiens sous un même angle, se rapproche indéfiniment du pôle sans pouvoir l'atteindre. Les arcs loxodromiques sont représentés sur la carte réduite par des lignes droites.
Enfin le loch, qui sert à estimer la vitesse des bâtiments, n'est autre qu'un simple flotteur, convenablement disposé, que l'on abandonne dans le
sillage du navire, à l'aide d'une corde, ou ligne, graduée en nceudi. La longueur théorique du nœud est de 15", 43 ; c'est la 12U" partie du mille marin. Le mille, qui vaut I8S2 mètres, est le tiers de la lieue marine représentant elle-même la 2U' partie du degré de la terre, soit 5i55 mètres. Le mille est donc la U0° partie du degré, c'est-àdire la minute. Le temps pendant lequel on estime la vitesse du bâtiment, c'est-à-dire pendant lequel on file le loch, est de 30 secondes, précisément la liO" partie de l'heure, de telle sorte que le nombre de nœuds filés en 30 secondes répond au nombre de milles parcourus en une heure : ainsi, dire qu'un bâtiment file 12 nœuds, c'est dire qu'il fait 12 milles dans une heure, soit 4 lieues marines, soit 22 kilomètres et 220 mètres. Dans la pratique on a reconnu qu'il était nécessaire, pour l'exactitude des résultats, de faire subir à la longueur théorique du nœud une petite réduction, et cette longueur réelle est de U"',61.
La navigation astronomique s'occupe de la détermination des latitude et longitude du lieu du navire. Cette détermination, qui résulte de formules établies par la science, se base sur des observations faites à l'aide d instruments dedeuxsortes : les instruments à réflexion, octant, sextant, cercle. pour l'observation des hauteurs des astres au-dessus de l'horizon de la mer, et les chronomètres pour la connaissance, à tout instant, de l'heure du premier méridien. Oa sait que la longitude d'un lieu est la distance de ce lieu à un méridien de convention, dit premier méridien (l'observatoire de Paris, pour la France, celui de Greenwich pour toutes les autres nations maritimes, sauf l'Espagne qui conserve encore celui de San Fernando;. Cette distance a pour mesure l'arc de l'équateur compris entre ces méridiens; elle n'est autre que l'intervalle de temps qui sépare le passage des plans de ces méridiens par le centre du soleil pendant le mouvement de rot;ition de la terre sur son axe. L'heure d'un lieu s'obtient par l'observation directe de la hauteur des astres et à l'aide d'éléments astronomiques, convenablement modifiés, que l'on extrait d'un ouvrage spécial, publié régulièrement et plusieurs années d'avance : en France par le Bureau des longitudes, c'est la « Connaissance des temps ; >. en Angleterre par l'observatoire royal de Greenwich, c est le Nautic'd almanw.h.
[A. lianaré, capitane de frégate.]
IVEIGE. — Météorologie, VU-X. — La neige résulte de la condensation lente de la vapeur d'eau dans une atmosphère dont la température est notablement au-dessous de h° ; elle remplace la pluie dans les régions ou dans les saisons froides. Les flocons de neige sont d'autant plus volumineux que l'air est plus chargé de vapeur et que sa température est moins abaissée au-dessous de zéro.
Lorsqu'on reçoit pendant l'hiver un flocon de neige sur un corps de couleur sombre et qu'on le regarde avec une forte loupe, on voit qu'il est formé par l'agglomération d'un nombre plus ou moins grand de cristaux dont les formes très variées dérivent toutes de l'hexagone, polygone régulier à six côtés et à six angles égaux, ou du triangle équilutéral. Les lamelles cristallines juxtaposées, dans les figures les plus compliquies, forment toujours entre elles un angle de 60 ou de 120°.
Chaque lamelle cristalline, prise isolément, est d'une transparence parfaile ; mais les faces qui la terminent sont très polies et brillantes. Chacune d'elles réfléchit une notable partie do la lumière qu'elle reçoit; et comme elles sont extrêmement nombreuses, môme sous une faible épaisseur de neige, la somme de lumière réfléchie donne à l'ensemble un aspect de vive blancheur. Celte neige qui semble si pure a, ceiiendant