NIVELLEMENT
ramassé pendant sa chute au li-avei'b de l atmosphère, toutes les poussières quelle a rencontrées ; ot, si on la fait fondre, elle donne une eau rarement transparente, surtout près des villes industrielles : elle est moins pure que l'eau de pluie. ,
Les flocons de neige ont un poids très faible on comparaison de leur volume. Leur chute dans l'air est donc très lente; la couche qu'ils forment il la surface du sol occupe une épaisseur beaucoup plus considérable que celle de l'eau qui provient de leur fusion ; d'autant plus considérable iiue l'air est plus humide et la température plus ilouce. Il faut de C ii 18 ou 20 centimètres de neige pour donner 1 centimètre d'eau de fusion, dont le poids est 10 kilogrammes par mètre carré.
A Paris, et dans les plaines, la chute de la neige peut être accompagnée, comme la pluie ou la grôle, d'éclairs et de tonnerres. Ce phénomène est rare, toutefois, parce que les orages s'y montrent peu durant l'hiver; que l'orage est alors accompagné de coups de vents. La neige est, dans ce cas, le plus souvent roulée. Il est beaucoup plus cpmmun dans les pays de hautes montagnes sur lesquelles la neige peut tomber en toute saison. La température de l'air décroît assez rapidement h mesure qu'on s'y élève en hauteur. Cette diminution de la température est en moyenne de r par 100 ou -JUO mètres d'élévation, suivant les lieux, les saisons et l'état de l'atmosphère. Il en résulte que, quel que soit le degré de chaleur que l'on éprouve à la surface du sol, on trouvera toujours dans l'atmosphère une couche de niveau variable dans laquelle le thermomètre marquerait 0°. Plus haut la température est encore plus basse. Il peut donc neiger dans la montagne alors qu'il pleut dans la plaine.
En toutes les régions du globe, on peut rencontrer des montagnes assez élevées pour que la neige tombée en certaines saisons ne puisse y fondre entièrement dans le cours de toute une année : elles pénètrent alors dans la zone des neiges perpétuelles. Cette zone couvre la surface entière du globe, de l'équateur au pôle ; seulement, elle est généralement d'autant plus élevée au-dessus du niveau prolongé de la mer qu'on avance plus près de l'équateur. Les circonstances locales peuvent toutefois en modifier sensiblement la hauteur. En voici quelques exemples :
Cotes <li' Noiwe(,'c
Oural scptcntnonal
Alpes
Pyrénéfis
Etna (Sicile)
Himalaya, versant septentrional — versant meridion-'
Abyssinic
Sierra Nevaihi fAnicii(|ue n
llionalo) :
Andes ,1e Quito
Détroit «le Magellan