COM
JBI-
baux tirés des participes latins.
QOER, etc.
■".onvainquaot.
Coniaincanl.
Exlravnguant.
Extravagant.
Fabriquant.
Fabricant.
Fatiguaut.
Fatigant.
IntriKuanl.
Intrigant.
Sulîoquaut.
Suffocant.
"Vaquant.
Vacant.
2» Participes dont la terminaison diffère de celle
de l'adjectif:
Participes présents
tirés
des
Adjectifs ou substantifs ver
verbes français
ASHGILBR,
baux tirés des participes
iFFLUEE, etc.
latins.
.adhérant.
Adhéri-nt.
Ainuuut.
Afflueul.
UilTérant.
Dillérent.
Diverg.ant.
nivci-gcnt.
ÉquiY.ilant.
Equivalent.
Excellant.
Eicellenl.
Eipédjant.
Expédient.
Négligeant, Précédant.
Négligent.
Piécédenl.
Présidant.
Président. )
Résidant.
Kéiident.
Violant,
Violent.
Le participe présent précédé de en forme ce qu'on appelle en latin le gérondif (amando, en aimant ; monendo, en avertissant). Cette forme verbale, toujours invariable en latin, l'a été aussi de tout temps dans notre langue. C'est là sans doute l'origine de l'invariabilité de noire pnrticipe présent, que les grammairiens ont peu à peu confondu avec la forme du gérondif. Au contraire, notre adjectif verbal, ordinairement tiré du participe présent latin, qui était toujours variable, en a conservé la variabilité.
II. Accord du participe passé. — 1" Principes Quand le participe passé est joint
généraux.
V^Oua^d 'i'adîèctiT'verbar''esraccompagné du au substantif sans l'aide d'un verbe il est traite rheétre ■ - Cette fleur est charnvmte. » comme un adjectif, c est-à-dire qu il s accorde
roBdie. ^.clv . ,^, j. ^ojjjours avec le nom en genre et en nombre:
Les mérites récompensés, les bonheurs passés. Quand le participe passé est précédé du verbe
2o "Quand cet 'âdjectii' verbal est précédé d'un adverbe : •> Une fille bien obéissante; des esprits toujours agissants, u ,, i .
Quand la forme en anl est suivie d un complément indirect ou circonstanciel, le sens peut seul indiquer s'il doit y avoir accord, .\insi l'on écrira : a Voyez-vous ces débris flottant vers la cote'? » mais : ■- Calypso vit des cordages flottants sur la côte. '> Dans'le premier cas, flottant est invariable, parce qu'il est participe et marque l'action : ces
être, il s'accorde toujours avec le sujet en genre et en nombre : il est venu, elle est venue, ils sont venus, elles sont venues-.
Quand le participe passé est précédé du verbe avoir et n'est accompagné d'aucun complément, il est toujours invariable : il a chanté, elle a chanté, ils ont chanté, elles ont chanté.
2° Parliciiie piiisc avec l'uuxiliaire étue. — Nous avons dit iiiio le participe piissi' joiiU à l'auxiliaire étri: s'acconlo toujours avec le sujet : la ville est ouvn-tt-; le port est fci-mc; ces fleurs sont épanoui a.
Par conséquent, les verbes passifs, se conjuguant tous avec l'auxiliaire être, ont leur participe passé toujours d'accord avec le sujet : le roi est aimé, la reine est aimée, les princes sont aimés.
Il en est de même dos quelques verbes neutres qui se conjuguent avec être, tels qu'aWei', venir, partir, arriver. Leur participe passé s'accorde toujours avec le sujet : il est parti, elle est partie, ils sont ;uar/!s, elles sont parties.
Dans les verbes impersonnels conjugués avec être, le participe, s'accordant avec le sujet invariable il, ne change jamais : il est survenu une tempête ; il est arrivé des malheurs.
Le français crée dos prépositions nouvelles à l'aide de certains participes passés , comme excepté, attendu, passé, etc.; par exemple, dans exeepté ma mère, attendu l'heure, passé l'époque, etc. Dans ce cas, les mots excepté, attendu, etc., sont toujours placés devant le nom. Mais les mômes mots sont participes et pren- , nom l'accord quand ils sont placés après le nom : sa mère exceptée, l'heure attendue, l'époque passée.
S° Participe passé avec l'auxiliaire avoir. — Le participe passé conjugué avec avoir s'accorde avec sou complément direct quand il en est précédé : les chevaux quejW vus ; les fleurs que j'ai coupées; '^ue de services je lui ai rendus! combien de projets il a formés!
Mais il reste toujours invariable quand il n'a point de complément direct, ou quand le complé- , ment direct suit le participe au lieu de le précéder : )e lui ai porté la lettre; fui vu la rose; fat YU des roses.
Le complément direct placé devant le participe . est en général l'un des pronoms personnels : me, . te, se, le, la, les, nous<i vous, ou le relatif que. Mais dans notre vieille langue on plaçait souvent en poésie le nom complément avant le participe. Ex. : « Il avait dans la terre une somme enfouie » (La Fontaine}; u Le seul amour de Rome a sa main animée » (Corneille', etc. Du reste, les règles d'accord du participe conjugué avec avoir n'étaient pas observées par nos anciens écrivains. Ils suivaient la langue latine qui disait : « copias quas habehat puratas, les troupes qu'il avait préparées, u faisant du participe'un adjectif qui s'accordait toujours avec le complément. C'est ainsi que ViUehardouin a dit : « Seignors, je ai veues vos lettres, » c'est-à-dire « j'ai vos lettres vues. Il C'est à partir du seizième siècle que l'usage de l'invariabilité, quand le complément suit, commence à se produire.
Les verbes neutres n'ayant jamais de complément direct, le participe passé de ces verbes conjugués avec avoir est par suite toujours invariable : Il Cette mauvaise actioji nous a ?iui; les mères ont ijémi de tous ces malheurs. »
Nous avons vn que quelques verbes sont employés tantôt comme neutres, tantôt comme actifs. Lorsqu'ils sont employés comme actifs, ils suivent les règles du participe passé conjugué avec avoir. Ainsi l'on écrira avec accord : o Cet homme nous a fidèlement servis. » Mais lorsqu'ils sont employés comme neutres, ils n'ont pas de complément direct.- et leur participe reste invariable. Ainsi l'on dira sans accord : « Ces livres nous ont beaucoup servi 11 (c'est-à-dire ont servi ù nous).
a) Les participes couru, peté, valu soin invariables quand ils sont emnloyés au sens propre, cest-ù-dire quand ils expriment lidoe de course, de poid'.; de valeitr. Ëx, : « Je regrette les dix mille francs que cette maison m'a coûté, parce
qu'elle ne les a jamais valu ; les deux heures que j'ai couru m'ont essoufflé ; vingt kilogrammes ! cette caisse ne les a jamais pesé, n — Ces participes varient quajid ils sont employés au si-ns figuré, c'est-à-dire quand ils signifieju affronter, estimer la pesanteur d'un objet, procurer. Ex.: .1 Les dangers que j'ai courus sont nombreux ; les caisses que j'ai pesées sont lourdes; voilà les chagrins que vous a valus votre paresse. »
b) Le participe passé des verbes vivre, dormir, régner est toujours invariable. Ex. : « Les jours qu'on a vécu dans l'oisiveté sont perdus ; les heures qu'elle a d'irmi l'ont reposée; les années que Louis XIV a réyné ont été bien remplies. » C'est comme s'il y avait: pendant lesquelles il a vécu... pendant lesquelles elle a dormi... pendant lesquelles Louis XII' a régné.
Les verbes impersoimels conjugués avec avoir n'ayajit pas de complément direct, leur participe passé est nécessairement invariable : il a neigé, il i plu, il a tonné.
Par analogie, on a étendu cette règle au participe des verbes actifs employés comme verbes impersoimels : les grandes chaleurs qu'il a fait ; les inondations qu'il y a eu.
Les verbes réfléchis peuvent être soit des verbes réfléchis par nature (s'écrouler), soit des verbes actifs que l'on emploie comme verbes réfléchis [se laverj, soit des verbes neutresemployés de la même façon [se nuire). Suiya.\it ces trois cas, le sort du participe passé est dilTérent.
Les verbes réfléchis par nature, tels que s'écrouler, s'évanonir, se cabrer, etc., ont toujours leur pariicipe passé variable et s'accordent avec le pronom complément : « La jument s'est cabrée; nous nous sommes évanouis ; la maison s'est écroulée, >i c'est à-dire, la jument a cabré elle; nous avons évanoui nous, etc. (l'auxiliaire être dans ces verbes étant mis pour avoir, d'où l'accord, puisque le complément direct précède).
S'arroger est le seul verbe réfléchi par nature qui n'ait pas pour complément direct le pronom qui le précède : on écrira donc : ■. Elles se sont arrogé certains droits qu'elles n'avaient pas; >< (se signifie à soi et est complément indirect) ; — c< Elles n'avaient pas les droits qu'elles se sont arrogés » {arrogés s'accorde avec que, mis pour lesquels droits, complément direct et précédant le verbe).
On range parmi les verbes réfléchis par nature certains verbes tels que apercevoir, attaquer, attendre, douter, plaindre, prévaloir, saisir, tair-e, etc., qui changent de sens en devenant réfléchis: s'apercevoir, se douter, se taire, etc. Ex. : « Elles se soM prévalues de leur faiblesse; elles se sont tues. »
Les verbes actifs employés comme réfléchis font toujours accorder leur participe: «Je me suis lavée, ils se sont lavés •> (c'est-à-dire j'ai lavé moi, ils ont lavé eux).
Quand le complément direct suit, le participe du verbe réfléchi reste naturellement invariable: 11 Elle s est brûlé le doigt » {se est ici complément indirect, elle a brûlé le doi./t à elle). — « Elle s'est brûlée au doigt (c'est-à-dire elle a brûlé elle au doigt; se étant ici complément direct).
Les verbes actifs imaginer, persuader, employés comme réfléchis, n'ont généralement pas pour complément direct le pronom qui les piécède et restent invariables: «Elles se sont imaginé que tout serait prêt; elles s'éiaient/j(;;'.«(i«rfe i|u'on n'oserait les contredire. » Ici le verbe a pour complément direct la proposition suivante. Employés activement, ils suivent la règle générale : « Je connais les contes qu'elles ont imag nés et les gens qu'elles oui persuadés. »
Cependant se persuader exprime parfois nnis idée de réciprocité; alors le pronom »■<; commande
l'accord, parce qu'il est complément direct : « Elles se sont mutuellement persuadées de leur sincéiité. »
Le participe des verbes neutres employés comme réflécliis reste toujours invariable, parce que ces verbes ne peuvent avoir de complément direct. Kx. : a Bien des rois se sont succédé sur le trône ; elles se sont ri de nos menaces j il se sont plu à mal faire. »
Remnr fîtes parlv ulières sur l'accord des pnrti- ■cip'-s passi'S. — Quand le participe est suivi d'un infinitif, il s'accorde s'il a pour complément direct le nom ou pronom qui le précède ; mais il reste invariable s'il a pour complément direct l'infinitif: ainsi le participe entendu varie dans ■cette phrase : « Ces femmes, je les ai entendues chanter » (c'est-à-dire j'ai entendu ces femmes chauler). Au contraire, dans « ces romances, je les ai entendu chanter à Paris » (c'est-à-dire j'ai entendu chanter ces lOmances), le pariicipe entendu, ayant pour complément direct l'infinitif chanter, reste invariable.
Le participe fait, suivi d'un infinitif, est toujours invariable. Ei. : «Les maisons qu'il difait construire. »
Les participes dû, pu, voulu, sont invariables lorsqu'on peut sous-entendre un verbe après eux. Ex.: « Je lui ai rendu tous les services que j'ai pu et que j'ai dû « (sous-enlendu, lui rendre). — « Je lui ai lu tous les livres qu'il a voulu » (sousentendu que je lusse). — Mais on écrira: « J'ai payé les ï,ommes que j'ai diLçs. »
Le participe passé, placé entre un que relatif et la conjonction que, reste invariable: « Les livres que j'avais ^/-esume que vous liriez » (parce qu'ici le relatif que n'est pas le complément du participe, mais du verbe de la proposition qui suit). Celte tournure est d'ailleurs à éviter.
Le participe passé précédé de en reste invariable : «Tout le monde m'a ofl'ert des services, mais personne ne m'en a rendu. »
L'accord a lieu quand le pronom en est précédé d'un adverbe de quantité. Ex. : « Plus il a eu de livres, plus il en a lus » (c'est-à-dire ///us de livres il a lus) ; « Combien en ai-je vus mourir 7 » — Dans ce cas le participe s'accorde, par syllepse (V. Figures, p. 776), avec le nom dont le pronom en rappelle l'idée. Dan» : Combien en ai-je eus mourir, combien est mis pour combien d'hommfs, et l'accord du participe est ici tout aussi logique que dans: Combien y S07tt restés.
Mais l'accord n'a plus lieu si l'adverbe suit le pronom en au lieu de le précéder. Ex. : a J'en ai beaucoup vu; — j'en ai tant visité, a
Quand le, signifiant celn, précède le participe, celui-ci est toujours invariable: «Sa tranquillité n'est pas aussi assurée qu'il l'aurait désiré » (c'est-à-dire il aurait désiré cela, à savoir que sa tranquillité fût assurée).
Le participe passé précédé delà locution le peu varie selon le sens de cette locution :
Lorsque le peu signifie une petite quantité, le participe s'accorde avec le nom : « Le peu de nourriture qu'il a prise l'a sauvé o (c'est-à-dire cette quantité de nourriture, si petite qu'elle fût, a su/ fi pour le sauver).
Lorsque le peu signifie l'insuffisance, le manque, le participe reste invariable : Ex. : « C'est le peu' de nourriture qu'il a pris qui a causé sa mort » (c'est-à-dire cest la trop petite quantité de nourriture qui, etc.).
Du rôle du participe dans la proposition. — Le participe peut occuper trois places dilïérentes dans la proposition : I" il peut se rapporter au sujet : « L'homme poussé par la faim devient criminel ; » 2° il peut se rapporter au complément : « Plaignons l'homme tombé dans le vice ; » ■<■" il peut, en apparence, ne se rapporter ni au sujet.
ni au régime : « Tout étant fini, nous nous séparâmes. 1) On l'appelle, dans ce dernier cas, participe absolu.
Quand le participe se rapporte au sujet et qu9 celui-ci précède : c. L'enfant, ai/ant mangé des mets empoisonnés, mourut sur-le-champ , » on ne doit pas répéter le sujet devant le verbe. Il ne faut donc pas dire: « L'enfant ayant mangé des mets empoisonnés, il mourut sur-le-champ. »
Le participe doit toujours se rapporter clairement à un mot exprimé dans la phrase. Ainsi l'on ne dira pas : « En vous accordant cette fa» veur, c'est me pn-cw er un véritable plaisir » ; mais : « En vous accordant cette faveur, je nie procure un véritable plaisir. »
[J. Dussouchet.j
P.\RT.VGE DES TERRES. — Arpentage, XV. — Le partage des terres est une opération d'arpentage qui a généralement pour but de diviser uns propriété entre plusieurs héritiers, soit en parties égales si le terrain a partout la môme valeur, soit en parties inégales si le terrain n'a pas partout la même valeur ou n'off're pas les mêmes facilites pour la culture, le transport des récoltes, l'arrosage, etc.
(.Nous dirons figures égales au lieu de figures équivalentes. La première expression est moins exacte, mais plus usitée.)
L Terrain d'égale valeur. — (a) Division en parties égales; yh) Division en parties proportionnelles à des nombres donnés. — 1° Soit d'abord un terrain de forme rectangulaire à diviser en 2, 3, 4... parties égales sans conditions spéciales.
Il suffit de se transporter sur le terrain avec la chaîne d'arpenteur, de diviser une des dimensions, la largeur, par exemple, en "2, :3, 4... parties égales et de jalonner des ligues perpendiculaires à cette largeur.
2° Soit un terrain rectangulaire ABCD, entouré de murs de tous côtés, ayant 58", 50 de long et 3(i",20 de large, que l'on veut diviser en trois parties égales aboutissant à une porte commune située en P, (fig. 1).
Fig. 1.
Il faut d'abord calculer la surface du terrain et en prendre le tiers.
.^.S,ix:iG,-2
'/3 de la surface =
L'axe de la porte se trouve à 20 uiètres du côté BC. Calculons la surface du triangle PBC.
:îfi,2X20
Pour former une première part, il manque 705""l,0O — 3G2 = 3i3""l,90, que nous allons prendre au moyen d'un triangle
BMP dont nous connaissons la hauteur, 3G",20. La base MB s'obtient on doublant la surface et en divisant par la hauteur.
MB= ■
On détermine la base MN de la deuxième part, représentée par le triangle MNP, do la mômo manière.