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PRÉVISION DU TEMPS

Nonobstant vient du latin (?!0« obstante), qui veut dire n'empéchaiit pai.

FoilMATION DES LOCUTIONS PRÉPOSITIVES. — LeS

locutions prépositives sont formées, pour la plupart, soit h. l'aide de substantifs, soit i l'aide d'adverbes suivis de la préposition à ou de : ainsi les noms tels que fnce, force, triwers, faute, rapport, ont donné les locutions en face de, à force de, nu travers de, faute de^ par rapport à; et les adverbes tels que loin, autour, prés, etc., ont formé loin de, aatottr de, près de, au-devant de, vis-à-vis de, etc.

Vis-à-vis est formé du vieux substantif français ris (visage); cette locution équivaut donc à face à face. On retrouve encore ce vieux mot vis dans la dérivé visière (la visière était à l'origine la partie du casque servant i. protéger le ris, le visage). Aussi cette locution se construit avec de. Ex. : je me plaçai vis-à-vis de lui. Dans aucun cas elle ne se prend au figuré. 11 faut dire : Ingrat envers son bienfaiteur, et non : vis-à-vis de son bienfaiteur.

Pourtant, dans le style familier, l'usage permet de dire : vis-à-vis notre maison, vis-à-vis le palais.

Au travers est toujours suivi de la préposition de : Il se fit jour au travers des ennemis. — A travers n'en est pas suivi : Il marchait à travers les épines.

Près et prêt sont semblables pour l'oreille, mais ont un sens différent : Près de, suivi d'un infinitif,' signifie sur le point de : La lampe est prés de s'éteindre. — Prêt à signifie disposé à : L'ignorance toujours e^t prctea s'admirer.

Pour l'emploi des prépositions, V. Syntaxe. [S. Dussouchet.J

PRÉVISION DU TEMPS. — Météorologie, XX.

— L'art (le prévoir le temps qu'il fera plus ou moins prochainement, d'après l'état actuel du ciel, a été connu dès la plus haute antiquité et pratiqué par des populations que la vie au grand air familiarisait avec les variations locales de l'atmosphère. L'ensemble des règles qui présidaient à l'exercice de cet art constitue la météorognosie (connaissance des météores).

La science moderne est venue ajouter à ces règles le secours d'insiruments variés et d'observations simultanées faites sur une grande partie de la surface de la terre. Les lois des changements du temps et de leur mode de progression à la surface du globe ont pu être constatées; elles se précisent de plus en plus à mesure que s'accroît la collection dos cartes quotidiennes servant à figurer l'état simultané de l'atmosphère sur la plupart des continents et des mers de l'hémisphère septentrional. De là sont nés les divers services des avertissements mêléorologiques qui fonctionnent régulièrement dans la plupart des pays civilisés.

Le service des avertissements français a pris naissance à l'observatoire de Paris ; il est actuellement placé dans les attributions du bureau mètéoroloijique crntrid créé après la mort de Le Verrier. 11 est fondé sur le tracé quotidien de la carte du temps que le bureau central expédie chaque jour, soit au\ ports de mer, soit aux principales communes de France, en l'accompagnant du tableau des documents qui ont servi à la dresser ainsi que du résumé de la situation météorologique qu'elle met en relief.

Caiites quotidie.nnf.s de l'état du temps. — Les éléments nécessaires pour la construction de ces cartes sont : la hauteur du baromètre, la température, l'dtat du ciel, des vents et de la mer, la pluie. Ces données observées Ji, 7 ou 8 heures du matin, suivant la saison, sont expédiées par télégraphe au bureau central, de 110 ou 115 stations dP France, d'Europe et d'Algérie.

La hauteur barométrique de cliaquo station.

corrigée de l'inHuonce moyenne de l'altitude de la station, est pointée sur la carte on son lieu. Le météorologiste trace ensuite, au travers de tous les chiffres, les courbes passant par les points où la pression est estimée la même : ce sont les courbes isohares ou d'égale pression. La courbe correspondant à la pression 760 est marquée par un gros trait ; les autres vont de 6 en .i millimètres au-dessus ou au-dessous de cette moyenne. Nous reviendrons sur la signification de leurs inflexions.

Sur la môme carte, un petit cercle marque l'état du temps en chaque station et indique, d'après des conventions inscriies sur la carte même, si le ciel est beau, nuageux, couvert, pluvieux ou brumeux. En même temps, des flèches marchant dans le sens du vent, vers le centre do chaque cercle, indiquent la direction du vent des girouettes en ce point. Le nombre de pennes ajoutés à la flèche marquent, do 0 à G, la vitesse du vent, depuis le vent très faible jusqu'au vent violent. L'état de la mer sur les cotes est enfin figuré par des signes spéciaux. Pour compléter cette carte, qui est la plus importante, des lignes ponctuées, au lieu d'être à trait plein, passent : l'une par les points où la pression n'a pas changé depuis la veille; les autres par les points où le baromètre a monté ou baissé de 5 millimètres.

La seconde carte est consacrée aux températures du jour et à ses variations depuis la veille.

Ces canes, dont l'origine, à l'observatoire de Paris, remonte à la lin de l'année I8li.3, ont dès le début conduit à d'importants résultats.

La pression barométrique n'est jamais uniforme à la surface de l'Europe; elle s'en rapproche cependant beaucoup pendant certaines époques de calme général. Mais, dès qu'un trouble quelconque tend à envahir l'atmosphère, les lignes isobares se contournent et leur nombre augmente, en même temps qu'elles se resserrent ou que la distance de deux isobares consécutives diminue. Plus ces isobares sont rapprochées en une contrée de l'Europe et plus le vent y est fort.

On remarque, en môme temps, que le vent a plus de tendance à marcher parallèlement aux isobares qu à marcher perpendiculairement i leur direction, des points où la pression est la plus forte vers le* points où la pression est la plus faible. De l'eau abandonnée à elle-même sur un terrain incliné detcondra suivant les lignes de plus grande pente ; mais si on la place dans un vase et qu'on lui imprime un mouvement de rotation horizontale, on voit son niveau baisser au centre de la rotation et s'élever sur sou pourtour. La vitesse de chaque élément liquide est alors dirigée dans le sens des lignes d'égal niveau et non dans le sens des lignes de pente. On remarque, en effet, que dans toute tempête, ou simple trouble local de l'atmosphère, l'air tourne toujours sur lui-môme, autour d'un centre où le baromètre est accidentellement le plus bas : c'est le centre de la tempête, bien que le vent y soit généralement faible. Ce centre lui-même n'est pas fixe ; il se déplace plus ou moins vite vers l'est dans le nord de l'Europe ou de la France, tout en inclinant plus ou moins vers le nord ou vers le sud. Il arrive même presque toujours que la direction de son parcours, quelle qu'elle soit à l'origine, finit par Incliner vers le sud ou le sud-ouest. C'est ainsi qu'on voit fréquemment des centres do tempêtes qui abordent l'Irlinde se propager sur la mer du Nord, la Suède ou la Norvège, et so rabattre ensuite sur la Russie pour la traverser obliquement on se dirigeant vers le sud, puis, enfin, rebrousser chemin sur la mer Noire, l'Adriatique et l'Algci'io. Mais l'orbe qu'ils décrivent ainsi est très variable en étendue. Quelquefois cet orbe tra verse obliquement l'Allemagn e et même la Franco

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