partie moyenne où il y a des bancs calcarifères appelés cornstone
Dans les plaines de la Russie, ce terrain forme un vaste bassin en partie recouvert par les terrains carbonifères et permien ; il s'y présente avec des caractères distinctifs qui sont signalés dans les autres dépôts primaires de cette région, c'est-à-dire que, outre son prodigieux développement géographique, il est formé do couches horizontales très peu cohérentes. Il y est principalement composé de sables et de grès rouges, d'argiles, de marnes et de calcaire blanchâtre, renfermant du gypse et du sel marin.
Dans l'Oural, les couches sont relevées, les roches de couleurs plus foncées contiennent des parties cristallines, les argiles et les marnes sont remplacées par des schistes et des caischistes.
Le terrain cnrhoni fère , fréquemment aussi appelé terrain houiller, se divise en deux étages en Angleterre et dans la France septentrionale : le calcaire carbonifère et le terrain houiller. Ailleurs, il n'y a qu'une seule masse que l'on décrit habituellement comme terrain houiller, quoiqu'elle corresponde très probablement au terrain carbonifère tout entier.
I Le calcaire carbonifère, appelé aussi calcaire de ! montagne ou métallifère en Angleterre, est prin- I cipalement formé par des calcaires compacts féti- ! des, le plus souvent noirs ou gris bleuâtre, en bancs ' épais, dont plusieurs renferment de nombreux I osselets d'encrines se détachant en blanc sur un fond noir, et donnent le marbre appelé petit granité. D'autres bancs donnent les marbres de Flayidre, qui sont noirs ou gris, à veines blanches, ' avec de nombreux fossiles marins appartenant aux ' trilobites (Asaphns obsoletus), aux mollusques (Orthoceras Gesneri, Belleroplio Ijicarenus, Evomphalus pentangulatut, Conocardium /lybernicum, ' Spirifer papilionaceus , Proiludus punctatns, P. semireticulntus, etc.), aux crinoïdes, aux zoophytes ' (Cyatlwphyltum mitratum, C. plicatum, Caninia ' giganten, etc.).
Cet étage est parfois traversé par des filons métallifères où le sulfate de baryte, le fluorure de calcium surtout sont associés au sulfure de plomb ; j tel est le cas des riches mines de plomb du Der- I byshire.
' Le terrain houiller, qui forme dans les îles Bri- ■ tanniques et en Belgique des bassins très étendus, ne constitue en France que des dépôts assez petits, dispersés sur un grand nombre de points, et toujours en connexion avec les six massifs de terrain primitif, à la surface ou au bord desquels ils sont disséminés, souvent aussi au contact des terrains plus récents qui viennent les recouvrir en partie. Le terrain houiller de la France se divise en deux catégories distinctes : l'une, à laquelle appartiennent les dépôts de l'Ardeniie, a été formée sur les rivages d'une grande mer par des causes générales, et se présente en grandes bandes conti- ' nues intimement liées au calcaire carbonifère ; les j couches y présentent des plissements reclilignes et anguleux, comme cela se voit bien dans le bassin de Valenciennes.
L'autre calégorie, qui comprend tous les autres bassins, se compose de dépôts lacustres, formés par des causes locales dans des dépressions plus ou moins profondes, isolées et disséminées irrégulièrement à la surface des terrains anciens ; les couches y présentent des plissements courbes et onduleux, sans angles vifs, ainsi que cela se voit dans le bassin de la Loire à Rive-de-Gier. A part cette différence d'origine, les matériaux des divers bassins houillers sont les mêmes; ce sont, à la base, des poudingues formés, dans le premier cas, de galets roulés siliceux ou de quartz blanc, peu volumineux, ayant peu d'analogie avec les roches sous-jacentes, ce qui annonce des actions
PRIMAIRES (TERRAINS) — HiO — PRIMAIRES (TERRAINS)
générales et lointaines, et alternant avec quelques couches de calcaire marin; dans le sncond cas, ce sont des débris peu roules et souvent énormes de granité, gneiss, micasdiiate, talscliiste ou pliyllade, suivant la nature des roches plus anciennes qui avoisiuent le bassin et lui servent d'assiette. La partie moyenne est occupée par des psammites micacés, le plus souvent gris, contenant encore des lits de poudingues à petits fragments, renfermant fréquemment des troncs et des tiges de végétaux, et alternant avec des schistes noirs qui finissent par prédominer et constituer presque à eux seuls la partie supérieure. Ces schistes sont souvent bitumineux, et contiennent de nombreuses empreintes de fougères. Les divers bassins varient beaucoup par l'épaisseur relative des couclies de grès et de schistes, ainsi que par le grain de ces diverses roches. La houille, de qnaliié très variable, forme, dans les schistes, plus rarement dans les psammites, des couches le plus souvent contournées et très variables en nombre et en épaissi'ur. A Saint-Etienne, il y en a 1S donnant par li'ur réunion 35 mètres de houille, tandis qu'à Onimper il n'y a que des veines inexploitables. Le carbonate de fer peut être considéré aussi i'»mme roche constituante de ce terrain. Il est ii'll'ment répandu, conjointement avec la houille, sur certains points de l'Angleterre, qu'il alimente Il plus grande partie des hauts fourneaux à fer de. la (irande-Bretagne. La présence fréquente du r M bonate de fer dans les gisements de houille est une des circonstances les plus heureuses pour l'industrie métallurgique. Quand on trouve réuni dans le môme lieu le minerai de fer et les combustibles, on peut établir à peu de frais les usines pour l'extraction et l'exploitation simultanée de la fonte et du fer; c'est ce qui existe dans les bassins houillers de l'Angleterre et aussi de France à un moindre degré, c'est-à-dire seulement à Saint- Etienne et à Alais.
Le terrain houiller de France renferme de nombreux fossiles ; les principaux sont des poissons d'eau douce et des végétaux terrestres. Les poissons ne se sont guère trouvés encore que dans les schistes bitumineux d'Autun, où ils sont très abondants : ce sont les Palœoniscus Dlainvillei, P. VoUzii, P. aiigustus, Amhbjpterus lattis, A. macriipterus, et Pi/gopterus llonnanli. Les végétaux, dont il a été déterminé une centaine d'espèces, se répartissent de la manière suivante : quarante fougères, notamment : le& Sp/ienopteris t'ifoliotala, Nevropteris heteiophijlla, Pecopteris potijmorplin, P. iirborescens, Odopinpteris Bi'ardi, 0. Schlotlieimii; quinze lycopodiacées parmi lesquelles les Lepidodendron rugosum, L. pukhellum ; sept calamitacées dont les principales sont les Cala "ites Suckowii, C. approximnlu' ; huit sigillariées dont \e.s principales sont les Sigillm-ia Issvignta, S. Bvblagei, .S. tessellata, Sbgmarin ficoides ; Quatre astérophyllitées, Aslervplii/llites rigidn, Spheniipltyllum deidatum, Annutària lo' gifoiia, A. hvevif'oliii ; q\ie]q\ies conifères du genre IValc/iia h feuilles sessiles en spirale, vois n des Amucavia, à troncs siliceux ; enfin diverses plantes de familles douteuses, les Sternbergia approximata, ilusouarpon, Irigonocavpon, etc.
^ Voici quelle est, dans les divers pays du globe, l'étendue des terrains houillers accessibles à l'exploitation de l'homme et leur production :
Amérique du Nord
Grande-Bretagne
France ' ,
Belgit|ue
Allemagne septentrionale
Asturies et Espagne
Ku93ie (au plus)
. cane..
Tonnes.
iO 000,000