‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 273 sur 459 · JOC · texte numérisé non relu

JOC

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Inconnue

Faune primaire - L'embranchement des ver-

tébrés est représenté par de rares reptiles et des poissons. On a découvert dans le terrain houiller du Palatinat et aux Etats-Unis des portions de squelettes de reptiles du genre Ardfego^aio'iis.La. classe des poissons tenait le premier rang pendant le dépôt du terrain dévonien; mais la structure de ces animaux était souvent bien différente de celle de nos poissons actuels, le corps étant pourvu soit d'une sorte de cuirasse (Ptfrichlliys, CoccostL'US, Cephalaspiis), soit d'écaillés très résistantes juxtaposées (,4caî!(/iorfe<(, Clinialius. Diplacanllius). Parmi les annelés, la classe des crustacés, à laquelle appartiennent le homard, l'écrevisse, le crabe, était représentée par des animaux marins fort différents, les trilobites, dont l'existence ne s'est pas prolongée au delà de la période primaire: leur corps généralement ovale était formé d'articulations transverses et divisé en trois lobes longitudinaux ; l'article antérieur portait de gros yeux réticulés comme ceux des insectes, et l'animal pouvait se rouler en boule comme les cloportes ; les pattes, probablement notnbreuses et charnues, n'ont pas été conservées.

Les mollusques céphalopodes son) représentés notamment par divers genres de la famille des nautilacées spéciaux à ces terrains : les Onhoceras, dont la coquille non enrotilée est complètement rectiligne, les Clymeyiia, dont la coquille enroulée a des cloisons très onduleuses, et les Gimiatites, où elles sont à plis anguleux. C'est alors aussi le règne des brachiopodes, qui revêtent des formes extraordinaires et dont les espèces sont en nombre immense. Parmi les plus curieuses du terrain dévonien sont les Slrigocei'hrdus Ihirtini, Oncites Gryphus, Davidsonia Verneuilii, Calcenla sandali?ia, et parmi les plus caractéristiques les Airypa reticularis, Spirigiira concentrica, Leptœna Murchisotii.

Parmi les zoophytes, les encrines ou crinoîdes et les polypiers étaient extrêmement nombreux.

Flore primaire. — Les caractères de la végétation, pendant la période carbonifère surtout, peuvent se résumer ainsi : prédominance dos cryptogames acrogènes, fougères, lycopodiacées, équisétacées. Grand développement des dicotylédones gymnospermes , sigillariées , nœggerathiées et astérophyllitées. Los fougères, qui, dans les zones tempérées, ne sont que des herbes vivaces, étaient en partie arborescentes comme dans la zone torride et composaient une grande partie de la végétation. Les équisétacées ou prèles, partout herbacées, étaient remplacées par les Cnlnmites, végétaux ligneux, articulés et striés longitudinalement, de 7 à 8 mètres d'élévation et de 1 à 2 décimètres de diamètre. Nos lycopodes actuels sont des plantes rampantes qui n'atteignent pas 1 centimètre de hauteur; cevix de l'ancien monde, les Leptiloilendro», Lomalophloi"S, étaient des arbres de 25 à 30 mètres d'élévation, dont le tronc avait jusqu'à un mètre de diamètre ; les branches prenaient leur évolution par dichotomie, c'est-àdire en se divisant continuellement en deux jusqu'au sommet, qui se ti'rminait souvent par une fructification en forme de cône appelée le/tidostrofms. Les Sigillaria étaient de très grands arbres à écorce souvent cannelée , présentant des cicatrices ressemblant à des sceaux {sigiltum), laissées par les feuilles qui étaient fort petites ; leurs racines, également couvertes de cicatrices, avaient été appelées stigmnrin. Les astérophyllitées avaient les tiges articulées et les fouilles verticillécs ; leurs rameaux se terminaient par des chatons et des cônes analogues à ceux des conifères et des cycadées.

Quoi de plus surprenant que l'ensemble de cette exubérante végétation de la période houillère! Oes sigillariées immenses, qui dominaient les forêts ; ces Lepidodendron à la lige élancée et

flexible ; ces Lomatophloios qui offraient l'image d'arbres lierbaccs i taille gigantesque; ces calamités de 10 mètres de hauteur; ces élégantes fougères arborescentes au feuillage aérien et aussi finement découpé que de la dentelle ; ces fougères herbacées au feuillage indéfiniment accidenté !

Rien ne saurait nous donner aujourd'hui, dans les zones tempérées, l'idée de ce prodigieux et immense revêtement d'une verdure immuable qui couvrait la terre d'un pôle à l'autre, sous une température brûlante et la même partout, de l'île Melville et du Spitzberg dans l'Océan glacial arctique jusqu'au cejitre de l'Afrique. Par l'absence complète des dicotylédones angiospermes et presque complète des monocotylédones, cette végétation était réduite aux formes considérées comme les plus simples et les moins parfaites. La prédominance des cryptogames acrogènes établit une analogie entre la végétation de cette première période et celle des iles peu étendues de la zone équatoriale et de la zone tempérée australe, dans lesquelles le climat maritime est porto au plus haut degré.

Pour expliquer la présence des houilles au sein de la terre, il y a deux hypothèses possibles : ces débris végétaux peuvent résulter de l'enfouissement de plantes qui auraient été amenées de loin, transportées par les fleuves et les courants maritimes, en formant comme d'immenses radeaux qui seraient venus s'échouer en différents lieux, et auraient été plus tard recouverts par des terrains nouveaux. Ou bien les plantes qui composent la houille sont nées sur place : elles résulteraient de la décomposition, accconiplic sous terre, d'une masse accumulée de végétaux qui sont nés et qui ont péri dans les lieux mêmes où on les trouve. La houille, comme on le voit, est la substance même des végétaux qui ont vécu dans les temps reculés. Ensevelis sous d'énormes épaisseurs de roches, ces végétaux s'y sont conservés jusqu'à nos jours, après s'être modifiés dans leur nature intime et leur aspect extérieur. Ayant perdu un certain nombre de leurs éléments constitutifs, ils se sont transformés en une sorte de charbon, imprégné de ces substances bitumineuses ou goudronneuses qui sont les produits ordinaires de la décomposition lente des matières organiques.

Ainsi la houille qui alimente nos usines et nos fourneaux, qui est l'agent fondamental de notre production industrielle et économique, la houille qui sert à chauffer nos demeures et qui fournit le gaz employé pour nous éclairer, cette houille est la propre substance des plantes qui composaient les forêts, les herbages et les marécages de l'ancien monde. C'est le poids et la pression des terrains déposés par-dessus qui ont donné à la houille la densité considérable qui la distingue, et son état de forte agrégation. La chaleur émanée du foyer intérieur du globe, et qui se faisait encore sentir à la surface, dut aussi exercer une grande influence sur le résultat final. C'est h ces deux causes, c'est-à-dire, à la pression et au plus ou moins grand échauffement par le foyer terrestre central, que l'on doit attribuer les différences qui existent dans la nature minéralogique des différentes houilles et de l'anthracite.

Les formes du sol sont absolument les mêmes que celles du terrain primitif; la végétation a aussi de très grands rapports; les céréales y sont cependant cultivées plus fréquemment, en raison de la plus grande quantité de calcaire contenu dans ces terrains. Le sol occupé par le terrain houiller, toujours de peu d'étendue, offre en général une multitude de collines dont il est difficile de saisir la disposition relative, à pentes peu escarpées, en raison de la facile désagrégation des psammites qui le constituent essentiellement, et

qui donnent une terre sablonneuse, maigre et assez improductive, mélangée de cailloux.

[V. Raulin.] PRIMATES. — V. Singes.

l'ItlMITIFS (TERRAlS'S). — Gcologie, 'V. — On les appelle aussi crùtiillophylliens, c'est-à-dire cristallins et feuilletés.

Les masses primitives se distinguent par la prédominance des roches à texture schisto-granitoide et schisto-lamellaire, c'est-à-dire, en même temps schistoide et cristalline, ainsi que par l'abondance du mica et du talc. Elles renferment, d'ailleurs, une si grande quantité de minéraux disséminés que, si on voulait en faire l'énumération, on serait obligé de répéter presque toute la nomenclature minéralogique; mais ces dépôts sont surtout remarquables par les nombreux gîtes métallifères qu'ils renferment, soit en filons, soit on amas couchés. Ils sont très répandus à la surface de la terre; cependant, les massifs où ils se montrent seuls au jour sont rarement d'une grande étendue. Ils se rencontrent plus fréquemment dans les pays de montagnes que dans ceux de plaines; ils sont en général peu favorables à la culture, et souvent couverts de landes, de pâturages et de forêts. Ils présentent un caractère particulier ; c'est que, tandis que les autres groupes ne se lient qu'autant qu'ils se suivent dans la série chronologique, les roches primitives se lient ordinairement avec la plupart des autres dépôts qui se trouvent en contact avec elles, ce qui vient à l'appui de l'idée que ce groupe, ou du moins une partie de ce groupe, au lieu de représenter une période de la série des temps, pourrait, dans quelques cas, être plutôt le résultat de l'action des phénomènes métamorphiques.

Si l'on ne peut affirmer que le groupe primitif ait une position bien déterminée, à plus forte raison ne peut-on pas y reconnaître des étages bien caractérisés, et il serait possible que les trois divisions principales que l'on y distinguo et où dominent respectivement le gneiss, le micaschiste et le taiscliiste, représentassent plutôt une manière d'être minéralogique que des rapports géognostiques.

On a aussi placé à côté de ces trois grandes divisions d'autres sjstèmes caractérisés par la présence du quartzite, du calcaire, du phyllade, de l'amphibole, de l'ophiolite, ainsi que d'autres roches feldspathiques et pyroxéniques. Mais il y a de ces roches, notamment parmi les dernières, qui sont de véritables dykes plutoniens et non des membres du groupe qui nous occupe ; et, quarit aux autres, il semble que, au lieu de les considérer comme formant des systèmes susceptibles de figurera côté des trois grandes divisions sus-indiquées, il y a plutôt lieu de n'y voir que des membres subordonnés à ces divisions ou môme aux autres groupes neptuniens. C'est ainsi, par exemple, que l'un des gîtes que l'on avait cités pendant longtemps comme type du calcaire primitif, celui de Carrare, est rangé par divers géologues dans un groupe assez élevé dans la série. Les roches quartzeuses ont peut-être plus de droit à figurer comme formant un système indépendant, entre autres ctlles qui constituent un massif puissant dans les montagnes de Minas- Geraes au Brésil, célèbres par l'abondance du quartz aurifère, du quartz à paillettes d'oligiste spéculaire ou itabiiite, et du quarzite micacé ou itacolumite ; mais les relations géognostiques de ce dépôt ne sont pas encore bien déterminées.

Les principales roches primitives sont les suivantes : Leptiinite. Orthose grenu, le plus souvent blanchâtre et renfermant un peu de mica et de grenat; en bancs dans les autres roches: Cherbourg, Saxe, Saint-Gothard, Ceylan, etc. — l'eginatite. Tabulaire, elle forme des bancs

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