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II. — ÉTRANGER

Dans les écoles normales d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, de Suisse, d'Italie, etc., des notions de psychologie font partie du cours de pédagogie ; mais les programmes officiels se bornent à une simple mention, sans indiquer aucun développement.

PUITS ET SOURCES. — Géologie, X. — Tout le monde sait qu'il suffit de creuser de quelques mètres en un point quelconque de la surface de la terre pour trouver, môme par les plus grandes sécheresses de l'année, des roches imprégnées d'eau. Les moellons extraits des carrières sont d'une consistance bien moindre qu'après leur dessication à l'air, et c'est avec justesse qu'on attribue cette circonstance si favorable à la taille des pierres à la présence de /'eau de carrière. Toutes les roches, même les plus compactes et les plus dures, comme le granit et le porphyre, contiennent de l'eau de carrière.

L'eau qui imprègne ainsi les roches vient en définitive de la surface du sol, et celle-ci est alimentée elle-même par les pluies. Or, il n'est personne qui no sache que la pluie ne détermine pas les mêmes effets dans toutes les localités, et que ces effets tieiment en grande partie à la constitution propre de la surface du sol.

Dans les pays argileux, comme une portion de la Brie et du Soissonnais, la pluie pénètre dans le sol beaucoup moins vite qu'elle n'e tombe à sa surface; elle y séjourne donc et donne ainsi naissance à des flaques d'eau qui durent tout l'hiver. Les routes sont fangeuses, et le soleil réduit la terre en mottes dures qu'on prendrait parfois pour des fragments de briques.

On exprime ce fait en disant que l'argile est imperméable k l'eau (ce qui est quoique peu exagéré), et on l'applique en employant cette roche pour pilonner le fond des canaux et des autres réservoirs où l'on veut conserver de l'eau.

Au contraire, dans les localités sabliniscs comme Fontainebleau et Ktampes, la pluie disparaît dans le sol au fur et à mesure de sa chute. La boue est

I inconnue, et, dès que le soleil brille, le moindre vent soulève des nuages de poussière.

Un fait analogue a lieu dans les plaines crétacées de la Champagne pouilleuse, qui, malgré un climat fort pluvieux, sont vouées par la porosité de leur sol à une sécheresse presque perpétuelle.

Par opposition h l'argile, le sable et la craie sont appelées des roches perméables. Ce ne sont d'ailleurs pas les seules qui soient dans ce cas, et l'on connaît dans bien des pays des roches qui par elles-mêmes seraient tout i fait ctanches, comme des granits et des marbres, et au travers desquelles l'eau passe néanmoins, grâce aux fissures qui les recoupent en tous sens et parfois en nombre prodigieux.

En résumé, l'eau pénètre dans toutes les roches, mais, suivant les divers types de celles-ci, elle s'y meut avec une facilité inégale.

Comme l'alimentation superficielle, due à l'eau météorique, est continue, et que les entrailles du sol dépensent constamment de l'eau a'nsi que nous allons le voir, lo renouvellement des particules liquides dans I épaisseur de l'écorce terrestre est de tous les moments, et l'eau souterraine parcourt le cercle d'une véritable circulation.

Ceci posé, et pour nous faire une idée de l'allure générale de cette circulation, il importe de remarquer que les roches perméables et les roches imperméables ne sont pas distribuées au hasard dans la nature. On peut dire, en éliminant les cas particuliers, qu'elles alternent entre elles de sorte qu'une assise perméable est en général comprise entre deux assises imperméables; qu'une assise imperméable est comprise entre deux assises perméables, et que la surface du sol est constituée suivant les points et indistinctement par des roches perméables ou par des roches imperméables reposant sur des masses ayant les propriétés opposées.

On va voir que ces diverses dispositions donnent lieu à une foule de phénomènes du plus vif intérêt.

Supposons tout d'abord le cas d'un sol très perméable reposant sur des couches profondes imperméables. Il est évident que, sous l'influence de la pesanteur, l'eau gagnera dans la masse poreuse les régions les plus inférieures'et viendra s'accumuler sur la couche imperméable.

Il se produira alors au contact même des doux couches ce qu'on appelle généralement un niveau d'eau; et si par suite des ondulations de la surface du sol ce niveau d'eau vient affleurer au jour sur les parois ou au fond d'un ravin ou d'une vallée, il en résultera un niveau de sources.

Nous allons revenir sur ce sujet dans un moment; mais auparavant il importe de bien préciser en quoi consiste la disposition dont il s'agit et qui donne souvent lieu à des idées très fausses. Nous n'en voulons pour preuve que le nom de nappes d'eau souterraines qu'on donne fréquemment aux niveaux d'eau. Ce nom no porte-t-il pas h supposer qu'il y a dans les entrailles de la terre des couches d'eau comme il y a des couches de grès ou des couches de calcaire ? Or rien n'est plus inexact.

On connaît, il est vrai, des rivières souterraines et des lacs souterrains ; mais les unes et les autres sont logés dans des cavernes ou grandes cavités des roches et ne supportent pas le poids des couches superposées.

Les niveaux d'eau ne sont autre chose, comme le fait bien voir le procédé même auquel ils sont dus, que des couches de roches poreuses ou fissurées dont les pores ou les fissures sont remplis d'eiu.

Si le fond imperméable est incliné, le liquide des niveaux d'eau se meut suivant la déclivité ;

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