RAPACES
poursuivent en général leur proie en plein soleil : ce sont les Rapaces diubnesou Accipitres proprement dits (de Acdpiter, nom latin de l'épervier) ; les premiers, au contraire, cliassent dans les ténèbres et sont, pour ce motif, appelés Rapaces NocTiiiNEs ou Sthigks [Strix, nom latin de la chouette etTraye).
Au sous-ordre des Rapaces diubnes se rattache u» oiseau qui a longtemps embarrassé les naturalistes. Cet oiseau, c'est le Messager, (|u'on nomme aussi Secrétaire ou Ser/jen/ahe, nous verrons tout à l'heure pourquoi. Par sa taille élevoe, par son corps monté sur de longues | attes, sur des échasses. le Messager semblait appartenir i l'ordre des Echassiers ; aussi l'avait-on placé à côté des Hérons et des Cigognes; mais une élude approfondie de son squelette a démontré qu'il devait être rangé parmi les Oiseaux de proie. 11 a, du reste, tout à fait la tête et le bec d'un Rapace, et il en a aussi les mœurs. Dans les grandes plaines de l'Afrique australe, il fait une guerre acharnée aux petits mammifères, et surtout aux reptiles, aux serpents; il ne craint pa< de s'attaquer aux espèces les plus dangereuses, et il en vient à bout grâce à son agilité, se servant tour à tour et de son bec et de ses pattes pour frapper son adversaire et parant les coups avec son aile étendue. Son régime lui a valu le nom de Serpuitaire ; quant au nom de Secréluire, il lui a été donné parce qu'il a sur le sommet de la tête une huppe dn-igée en arrière et rappelant un peu la plume qu'un écrivain public ou un secrétaire met volontiers derrière son oreille, quand il interrompt un instant son travail.
Par son aspect extérieur et par plusieurs points de son organisation, le Messager ou Serpentaire mérite assurément de devenir le type d'une section particulière des Rapaces diurnes.
Une autre section doit être constituée en faveur des Sarcorliamphes (Condors et Cathartes), qu'on a presque toujours confondus jusqu'ici avec les Vautours de l'Ancien Monde. Une particularité de structure permet, cependant, de distinguer immédiatement les Condors et les Catliartes : chez ces Vautours du Xouveau .Monde, comme on les appelle vulgairement, les narines communiquent largement entre elles et ne sont jamais séparées lune de l'autre par une cloison osseuse. Mais d'autres caractères peuvent encore être assignés aux Sarcorliamphes, en tenant compte de la forme de leur sternum, fortement aplati, muni d'un bréchet qui s'étend d un bout à l'autre de l'os, et échancré de part et d'autre au bord inférieur ; en considérant leur mâchoire inférieure dont les branches se rapprochent en arrière, leurs narines disposées en fentes longitudinales comme chez les Gallinnacés, etc. Dans celte subdivision rentrent non seulement le Condor des Andes ' (Sarc^rhamp/ius condor), mais le Condor de Californie [Sarcorhamiihus ca/ifornicus), le Cathane pape ou Roi des Vautours [Cathartes pajta\, l'Urubu {Cathartes atrotus), etc.
Enfin, une troisième section comprend la grande majorité des Rapaces diurnes, et peut être à son tour, pour la commodité de l'élude, partagée en un certain nombre de groupes moins importants établis sur des caractères extérieurs, ou sur des diflérences de niueurs. On est en droil, par exi'inple, d'admettre les familles suivantes : Falcvnides, Polyljoridés, Mitvidés, Circidès, Potij/,oroïrfidejv, Asturi'lés, Uu/éonirlés, CircaiUidês, Aquilidés, Gypiietijiés et Vutturides, qui tirent chacune leur nom d'un genre de Hapace.s.
La famille des Falconidés renferme des oiseaux qui sont généralement de taille moyenne ou même de petite taille, mais qui possèdent néanmoins une grande force musculaire et qui oftrent dans toute sa perfection le type des Rapaces. La
nature les a dotés, en effet, d'un bec crochu, muni de chaque côté d'une dent trancliante. de pattes robustes, de doigts déliés, armés de griffes redoutables, d'ailes longues et effilées, taillées .«pécialement pour une locomotion rapide. Les Falconidés, en effet, poursuivent volontiers leur proie à travers les airs, ou fondent sur elle brusquement, et ne craignent pas d'engager la lutte avec des mammifères et des oiseaux de taille bien supérieure à la leur. Aussi a-ton cherché de bonne heura à tirer parti de ces instincts chasseurs des Falconidés en employant ces oiseaux à la chasse, comme auxiliaires. Du temps de la féodalité, non seulement les rois et les grands seigneurs, mais jusqu'aux petits gentilhomnies faisaient élever i grands frais quelques uns de ces oiseaux qui jouaient un lùle important dans les fêtes et dans les divertis- : semenis cynégétiques.
1 Dans la famille des Falconidés prennent place, % 1 côté des Faucons communs (Faucon pèlerin, Fauj con de Barbarie, etc.), les Faucons hobereaux, les Gerfauts, les Cresserelles, les Faucons nains, etc. Tous ces Rapaces ont, quand ils sont jeunes, les parties inférieures du corps marquées de taches longitudinales de couleur foncée, qui tendent à s'effacer avec l'âge et qui chez les vieux individus i sont remplacées par des stries et des gouttelettes. , Le Faucon pèlerin niche sur des falaises escarpées et dans les montagnes ; pendant la belle saison il I se montre dans plusieurs de nos départements; le Hobereau n'est pas rare non plus ; et la Cressej relie est encore plus commune : c'est cet oiseau aux ailes profondement découpées que l'on voit souvent isolé ouen compagnie d'un autre individu de son espèce, volant au-dessus des guérets et . s'arrètant de temps en temps, les ailes frémissantes, au-dessus de quelque proie tapie dans un sillon.
Les Polyboridés comprennent les genres Camcara (Poli/borus) et Ihycter, Rapaces américains qui ont été pendant longtemps réunis auï VuUuridés, parce (|u'ils ont quelque chose de la physionomie des Vautours, avec leurs joues dénudées, leur bec épais et allongé, et encore parce que, comme les Vautours, ils se repaissent de cadavres.
Les Milvidés ont les ailes bien développées, la queue ample et généralement fourchue, le bec dépourvu de dent latérale, les pattes courtes, terminées par des doigts moins longs et moins forts que ceux des Faucons. Les Milans (.Milan noir. Milan royal), qui vivent en parasites aux dépens d'autres Rapaces ou qui se contentent de détriuis animaux et végétaux, les Elanions, les Nauclers, lesLeptodons ou liecs-en-croc, lesMacharrlinmphus et les Buses Bondrées (genre Pernis). sont les principaux représentants de cette famille. La Bondrée apivore, qui vit en France et dans d'autres contrées de 1 Europe, se nourrit principalement d'insectes hyménoptères, de reptiles et de petits rongeurs. Les Circidès ou Busards ont le bec plus court que les Milans et les pattes beaucoup plus longues, leur queue n'est point fourcline. Plusieurs d'entre eux subissent des changements de plumage considérables et passent du roux ou du t'Un au bleu cendré pâle. Souvent, à l'âge a(l"'fe. ils ont la face entour.'e d'un cercle ri» fetites plumes qui leur donnent une "<' rallie ressemblance avec les Oiseaux de nuit. Le Busard harpaye se nourrit non seulement de reptiles, mais aussi d'œufs d'oiseaux aquatiiiues ; le Busard Saint-.Martin et le Busard Montagu fotit au contraire la guerre aux petits rongeurs et rendent des services à l'agriculture. Les Autours-clianieurs (Meherax) du continent africain elles Autours-nains (/Ui«-as(«)',de 1 Amérique chaude paraissent se rattach(?r à celle mémo famille des Milvidés. .\u contraire, certains Rapaces de Madagascar qni ont, dans leurs formes
RAPAGES
extérieures, quelques analogies d'une part avec les Melierax, d'autre part avec les Caracaras, possèdent un assez grand nombre de caractères distinctifs pour constituer un groupe particulier sous le iioni do Polyboroididôs.
Les Autours et les Eperviers, qui composent la famille des Asturidos, ont le bec plus robuste que celui dos liusards, les narines déliées, les doigts courts et forts, les ailes médiocrement développées et recouvrant, quand elles sont ployées, la moitié de la queue, toujours très allongée. L'Autour des Pigeons {Astur palumbarius) et l'Epervier vulgaire [Accifjiternisiis, L.) sont très communs dans notre pays et font la chasse aus petits rongeurs, aux passereaux, aux pigeons et aux volailles de basse-cour.
Les Butéonidés se reconnaissent facilement à leur tète assez grosse relativement au corps, à leur bec comprimé et largement fendu jusque sous les yeux, à leurs ailes qui,, au repos, n'atteignent jamais l'extrémité de la queue, à leur corps épais, reposant sur des pattes robustes. Leur mandibule supérieure ne présente jamais de dent latérale comme celle des Faucons, elle est simplement festounée sur le bord, et leurs tarses sont recouverts par les plumes un peu au-dessous de 1 articulation ou même sur une grande partie de leur longueur. Parmi les genres assez nombreux qui composent cette famille, deux seulement sont représentes dans la faune française, chacun par une seule espèce, le genre Buse proprement dit par a Buse commune (Buteo vulgari,), et le genre Archibuse par l'Archibuse pattue {Archâu/eo 'agopusYX la même famille appartient la Harpie féroce {Thrasaetus hurpijia), grand rapace, aussi dUona*}" "" ' ''"' "'' '*^'" ''^'"énque méri-
L'Aigle Jean-le-Blanc (Civcaetus qallicus). qui habite le pourtour du bassin méditerranéen et certaines contrées de l'Europe occidentale et centrale, et qui se nourrit de petits mammifères, Ip f!nt"5 '^f "^^ reptiles, doit être regardé comme e type de la petue famille des CircaêUdé:<, dans aque le vient se placer aussi l'Aigle bateleur [Helotai-sus ecaudatus) du continent africain
Les raen,bres de la famille des Aquilidés ou les Aigles sont toujours do grande taille, mais ressemblent aux Buses par leurs traits généraux et en re autres par la forme de leur bec, qui est Zrftt T •", """,'" '"'''"'"• "^ «0"t répandus tnn.IP ^^ ""■'^'''' .^^ S''^'^"' '"^'^"« n'ont pas rAil lP f """ ^';'!''' ''■? '"^' l^elques-uns, comme Aigle fauve {Aciuila faim), l'Aiglè criard enan "sT '' ' ^'^'^ impérial (^. i.nlerialU) se tenant sur es rochers inaccessibles ou dans les V?.T a'Î"'''' 'I'''"'^'^^' ="> contraire, comme Aigle pêcheur d^Europe [A. albicilln] et' l'Aigle i ête blanche des Etats-Unis yA. leucocephala) han- ' fleï.vi'» r ' ''/ "'^Ses de la' mer et les bords des HfnInf■,^''^^'"■""='■'• '"-'^ '^'S'^^ pêcheurs, constituent le petit genre Pygargue {Hahaètus). r^nnf '■'>'i''"r';"',es qu'on a souvent, mais à tort, réunis aux Aigles, semblent avoir emprunté cerl où; a™"^''f ,'"k ^'^"'""'■s. lisent le bec assez
jouis, Te somiat d^l^rêTe efl^ir ''''"""'' ''' de plumes cotonneulei A "^ '"• ^"f^'' couverts de 'plumes UncTollTuu''r^''^L!\t^T. ^^""^ leur queue est étagée et leurs tarses sont émnlu: mes sur la plus grande partie de leur longueur Ce sont des mseaux de forte taille, qui se tien' nent sur les cimes escarpées et qui se côntentenV volontiers de proie morte. Dans'les llpe e lé
Enfin ia famille des Vautours ou Vulturidés comprend toute une série d'oiseaux qui, ei dé pu de leurs dimensions égales ou niê.ne supé-
RAPPORTS
rioures h celles des Aigles, no sont jamais douce d'une force musculaire aussi considérable, qui ont le bec plus long, moins crochu, les serres bien moins puissantes. Ces Rapaces portent géMralementune livrée brune ou jaunâtre; ils ont fréquemment la tête et la partie supérieure du cou dénudées et colorées en bleu, en rose pâle, etc. Le» Vautours se repaissent de charognes. Ils sont très nombreux dans certaines contrées de l'Afrique et en Asie Mineure. Dans les Pyrénées on tue parfois le Vautour arrioa {VuHur monnchui). Les R.\PACESNOCTuitNEs ou Striges, de môme ique les Rapaces diurnes, peuvent être subdivisés eii groupes secondaires ou familles. Ainsi les Effrayes, par la brièveté et la largeur de leur sternum, parla gracilité de leurs tarses, par la nature serré« et la coloration paie, jaunâtre ou blanchâtre d« leur plumage, se distinguent facilement des Chouettes ordinaires et des Hibous et doiveat constituer la famille des Strigidés, ayant poiLr type l'Effraye commune {Slrix flammaa).
Les Grands-Ducs, chez lesquels la conque au ditive est de grandeur moyenne et dépourvue d'opercule, et les Hulottes, chez lesquelles cette même conque est très développée et toujours operculée, forment deux autres familles, celle des Bubonidés, ayant pour type le Grand-Duc d'Europe (Buho mnximus), et celle des Syrniidés, ayant, pour type la Hulotte {Syriiiuiii a'uco). X la ftmille des Bubonidés se rattachent les Petits-Duos, dont une espèce (Stops gui ou Sco/is Aldravaiidj) est très commune dans nos contrées, les Chefèclies(.4/Aene), et quelques genres exotiques. Diiis la famille des Syrniidés rentrent d'autre part ce* .■Uoyens-Ducs (Asiu) qu'on désigne vulgairement sous le nom de Hibous et qui sont représentés en France par le Hibou vulgaire (Asia otiiif) ■^'it. Hibou brachyole [Asio Orachi/olus).
Tous ces Rapaces restent cachés pendiat ia jour dans des trous d'arbres, sous la feuiUée ou dans de vieux édifices, et, sauf de rares exceptions, ne se mettent en chasse qu'après 3e rçbucher du soleil.
Leur vol est silencieux, et grâce i leurs grand» yeux qui, comme ceux des chats, voient adm'rrablement dans la demi-obscurité, ils parviennent à s'emparer des petits oiseaux ei des mammifères endormis En raison de leur apparence stupide et de la gaucherie de leurs allures, on leur a voué depuis longtemps une haine imméritée; on lésa, considérés comme des oiseaux de mauvais augure, et on les a détruits sans pitié. Mais il e«. temps de réagir contre de semblables préjngés- Dans les campagnes les Chouettes et les HibotM font une guerre acharnée aux souris et aux mulots, ces fléaux de l'agriculture, et doivent jjar conséquent être protégés comme des oiseaux éminemment utiles. (E. Oustalet.l
BAI'PUUTS. — Arithmétique, XX.WIH. — Oa appelle rapport de deux grandeurs de même espèce le nombre qui mesure la prejnière quand ok prend la seconde pour unité.
Supposons pour fixer les idées, que les grandeurs de même espèce dont on veut trouver le rapport soient deux longueurs que je désigne par A et B. Pour obtenir ce rapport, il faut, d'après la définitmn précédente, prendre la longueur B pour unité, et lue.surer la longueur A au moyen de cette unité; il peut alors se présenter trois cas. i'"' Cas. — La première longueur A coniient lî seconde exactement, cinq fois, par exemple La longueur A est alors égale k 5 fois l'unité de Ion gueui- ; sa mesure, ou ce qui est la même chose, le rapport de A et B est alors exprimé par le nombre entier 5.
2" Cas. — La première longueur A ne contieiot pas exactement la seconde; mais elle coniieia exactement une partie aliquote de cette deuxièœa '
RAPPORTS
RAPPORTS
longueur. Supposons, par exemple, que lo cinquième de la longucîur B soit contenu exactement trois fois dans la longueur A ; alors la longueur A
est égale aux - de la longueur B ; par conséquent,
si l'on prenait la longueur B pour unité, la mesure de A serait exprimée par la fraction -; en d'autres termes, le rapport de A à B est égal
Dans les deux cas que nous venons de considérer, il existait une longueur qui était contenue exactement dans cliacune des longueurs A et B ; dans le premier cas, c'était la longueur B ellemême, et dans le second cas, c'était le cinquième de B ; c'est ce qu'on exprime ordinairement en disant qu'alors les deux longueurs A et B ont une commune mesure, ou qu'elles sont commcnsurablés entre elles. D'une manière générale, on appelle commune mesure entre deux grandeurs de même espèce, une troisième grandeur de la même espèce, qui est contenue exactement dans les deux premières.
Lorsque deux grandeurs de môme espèce ont une commune mesure, leur rapport s'obtient en cherchant combien de fois ta cummune mesure est contenue dmis cliacune des grandeurs, et en dicisnnt l'un par l'autre les deux nombres ainsi trouvés. Supposons, par exemple, qu'on demande le rapport des capacités de deux vases, et qu'on ait reconnu que le premier contient exactement 12 fois la capacité d'un troisième vase, et que le second contient exactement 5 fois cette même capacité, la capacité du premier vase vaudra évidem-
ment les -r- de celle du second ; le rapport cherché sera donc égal à -r^i c'est-à-dire au quotient de
la division des nombres 12 et 5 qui indiquent combien de fois la commune mesure est contenue dans chacune des grandeurs considérées.
3' Cas. — Il peut arriver que deux grandeurs de même espèce n'aient pas de ( ommune mesure, qu'elles soient incnmmensurables entre elles ; mais ce cas n'a aucun intérêt dans la pratique et nous ne nous y arrêterons pas. On peut d'ailleurs toujours obtenir une valeur aussi approchée qu'on voudra du rapport des deux grandeurs, en remplaçant la première par une autre qui en diffère très peu et quisoitcommensurable avec la seconde.
Exemples. — Le titre d'un alliage d'or ou d'argent est un rapport; c'est le rapport du poids du luétal fin contenu dans l'alliage au poids total de cet alliage. (V. Système métrique.)
Le rapport de la valeur de la monnaie d'or à celle de la monnaie d'argent, i poids égal, est 15,5 (V. Système métrique).
La densité d'un corps est le rapport du poids de ce corps au poids d'un égal volume d'eau (V. Densité).
On pourrait donner beaucoup d'autres exemples de l'emploi de ce mot rapport. 11 est important de remarquer: 1° qu'on ne peut jamais parler du rapport de deux grandeurs, si elles ne sont pas de même espèce ; 2° qu'un rapport est toujours un nombre abstrait.
Rapports itiverses. — Un rapport peut toujours être considéré comme une fraction ; car s'il cal entier, on peut le mettre sous forme fractionnaire en lui donnant l'unité pour dénominateur. Cela posé, deux rapports sont dits inverses l'un de l'autre lorsque le numérateur de l'un est ét,'al au dénominateur de l'autre, et réciproquement ;
ainsi 4 et 7 sont des rapports inverses ; il en est
duit de deux rapports inverses est alors égal à 1, et l'on peut dire, par conséquent, que l'inverse d'un rapport est égal au quotient de la division de l'unité par ce rapport.
Deux grandeurs étant données, si l'on connaît le rapport de la première h la seconde, on aura le rapport de la seconde à la première en prenant l'inverse du premier rapport. Supposons, par
exemple, que le rapport de A à B soit égal à --,
cela veut dire que A vaut 7 fois le 5' de B, ou bien que, si l'on partage A en 7 parties égales, chacune d'elles sera égale au ô' de B ; B contient donc 5 fois la 7= partie de A ; ou en d'autres termes, le rapport de B à A est -, rapport inverse
RÈGLE. — Pour avoir le rapport de deux grayideurs i/e même espèce, on /es mesure toutes les deux avec une même unité, et on divise l'un par l'autre les deux nombres aitisi obtenus.
Supposons, pour fixer les idées, qu'on veuille obtenir le rapport des poids de deux objets; on les pèse et on trouve que le premier pèse ^"«,2 ; et le second, "."«,45; je dis que le rapport demandé est le quotient :
320 'lib
En l'ffet, prenons pour unité de poids le centième du kilogramme, c'est-à-dire le décagramme; nous pourrons dire alors que le premier objet pèse 320 décagrammes et que le second en pèse 745. Le décagramme est donc une commune mesure entre les poids des deux objets, et elle est contenue 320 fois dans le premier et 745 fois dans le second ; par conséquent, le rapport des deux poids est égal, d'après ce qui a été démontré plus haut, au quotient 320 : 745 ; c'est ce qu'il fallait prouver.
La règle précédente fournit le moyen pratique de déterminer le rapport de deux grandeurs; mais il faut avoir soin dans les applications de rapporter à la même unité les mesures des deux grandeurs.
Rapport de delx nombiies. — On appelle rapport de deux nombres, le quotient de la division du premier par le second. C'est par une extension toute naturelle qu'on donne au mot rapport cette nouvelle acception ; car si les deux nombres donnés représentaient les mesures de deux grandeurs de même espèce, le quotient de la division de ces deux nombres serait égal au rapport des deux grandeurs.
Les deux nombres s'appellent les deux termes du rapport; le dividende porte le nom d antécédent ou de numérateur; le diviseur, celui de conséquent ou de dénominateur.
On écrit ordinairement un rapport sous la forme d'une fraction, en plaçant lantécédent au-de«us du conséquent et en les séparant par un ■■'^''''°' rizontal. On peut aussi écrire le '■^'"^'^ll^'".* '^ suite de l'antécédent en les .6,.arant par le signe de la division O- ^i'"' '« "pport du nombre 47 au nombre 19 peut s'écrire soit -^, soit 47 : 19.
11 est à remarquer que les rapports diffèrent des fractions proprement dites, parce que les deux termes d'un rapport peuvent être des nombres tout à fait quelconques, entiers, fractionnaires ou décimaux, tandis que les deux termes d une fraction sont nécessairement entiirs.
De la définition du rapport do deux nombres , résultent les deux règles suivantes :
RAPPORTS
RAYONNEMENT
Quand on cannait la valeur d'un rapport et celle du cnnscquunt, on obtient l'antécédent en mulliplinnl les deux nom'û-es connus. C'est ainsi, par exemple, que le poids du métal fin contenu dans un alliage d'or ou d'argent est égal au produit du poids total par le titre.
Quand on connaît l'antécédent d'un rapport et le rapport lui-même, on obtient le cotitéguent en divisant l'antécéd-nt par la valeur du rapport. Ainsi, le poids total d'un alliage d'or ou d'argent est égal au poids du métal fin divisé par le titre.
Calcul des rapports. — Bien que les rapports ne puissent pas être assimilés complètement aux fractions, les règles du calcul des rapports sont absolument identiques à celles du calcul des fractions, comme nous allons le démontrer.
La valeur d'un rapport ne ctiange pas quand on multiplie ou qu'on divise ses deux termes par un même nombre entier ou fractionnaire.
Soit le rapport -: -^ ; en multipliant ses deux
termes par un môme nombre, -, par exemple, on
obtient le nouveau rapport (i- X ^) : ( — X q ) i
je dis que ces deux rapports ont la même valeur. En effet, la valeur du premier rapport est :
7 ■ S ~7x li' la valeur du second rapport est :
•3 X -2 . 15x2 3x2X8X9 IXa' 8X9 "7X9X15X2
Or cette seconde fraction ne diffère de la première que parce que les deux termes ont été multipliés par 2 X 9 ; ces deux fractions sont donc égales, et c'est ce qu'il fallait démontrer.
A l'aide de ce principe, on pourra simplifier un rapport et réduire plusieurs rapports au même dénominateur, comme si l'on avait afl'aire à des fractions ordinaires. On pourra donc aussi additionner et soustraire des rapports exactement comme des fractions.
Le produit de deux rapports est égal au rapport du produit des antécédents au produit des conséquents.
Considérons les deux rapports :
[i^^)'-{i^ïi)-'r.
r : : et
et proposons-nous d'en trouver le produit. Il faut d'abord ramener chacun d'eux i la forme fractionnaire ordinaire ; le premier est égal ii :
et le second à