‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 305 sur 459 · REGENCE · texte numérisé non relu

REGENCE

yergentes, à la condition toutefois qu'on donne à K et n' les valeurs qui conviennent à ce cas particulier.

L'expression algébrique qui fournit la relation existant entre /< et p' dans lu cas des lentilles divergentes, se trouve aussi modifiée par cette circonstance que p' et f correspondent toujours k des foyers virtuels et doivent par suite être pris négativement. La formule relative aux lentilles divergentes devient dans ce cas :

d'où Ton déduit, par une discussion tout à fait semblable à celle qui se rapporte aux lentilles convergentes, les valeurs de p' qui correspondent aux différentes valeurs de p.

L'iitil/'-s divergentes, image ries objets. — L'image d'un objet est toujours virtuelle, droite et plus petite que l'objet lui-même. Le rapport de grandeur de l'image et de l'obj-t est donné par

l'expression — ou son égale — — dans laquelle P P + I . , ,,

le numérateur est toujours plus petit que le dénominateur.

Le point lumineux lui-même peut être considéré, dans un cas particulier, comme virtuel. Cela signifie que les rayons lumineux qui tombent sur la lentille et qui sont interceptés par elle iraient, si rien ne changeait leur route, se rencontrer en un certain point placé de l'autre côté de la lentille. Ils sont donc, non en ce qui concerne le sens de leur propagation, mais quant à leur direction relative, comme s'ils partaient d'un certain point lumineux qui n'existe pas efi'ectivement. C'est pour ce motif qu'on le nomme virtuel, hi formule ordinaire des lentilles divergentes s'applique tout aussi bien à ce dernier cas ; il suffit d'y faire p négatif. Elle devient alors, en changeant tous les

signes • — I — 1=7.) identique à celle qui se rap-

P P I porte au foyer réel des lentilles convergentes. Nous l'utiliserons dans le cas de la lunette de Galilée. — V. Optique {[nstrumcnts d').

Double réfraction. — Dans tout ce qui précède, nous n'avons étudié le phénomène de réfraction que dans les milieux homogènes et dont l'élasticité est constante dans toutes les directions. La réfraction est alors simple; le rayon incident ne donne naissance qu'à un seul rayon réfracté. Le phénomène est tout autre quand le rayon lumineux pénètre dans un milieu cristallisé à élasticité variable selon le sens que l'on considère (le spath d'Klande, le quartz, etc.). D.ins ce cas, le rayon incident donne naissance en général à deux rayons réfractés, l'un dit rnyiin ordinaire, l'autre rayon exirnordmairc, qui obéissent dans leur marche à des luis nouvelles. La réfraction est dite alors rc fraction double, et les milieux jouissant de la propriété susdite sont nommés bi-réfringents. On peut, du reste, par des moyens mécaniques : la compression, la flexion, etc., qui font varier, dans une seule direction, l'élasticité du milieu monoréfringent, convertir ce dernier en un milieu bi- réfringent.

Expériences à exécuter dans les cours. — VrL-)iM'rs faits de r.-lratu.n : — Pièce de monnaie au fond d'une cuvette qu'on remplit d'eau ; tige cylindrique de bois ou de métal plongi'ant dans l'eau. — Expérience de réflexion /nto'e .• vase cylindrique de verre, en partie plein d'eau. On regarde sa surface libre obliquement et par dessons, on la voit brillante comme le miroir le mieux poli. — Réfraction produite par h-s pi infs. Verres taillés à facettes planes qu'on trouve facilement d.ms le commerce : on peut, à leur aide, nionirer les principaux phénomènes produits par

les prismes. — Prisme de flint monté sur un pied de cuivre : On peut, en le faisant tourner autour de son axe, montrer aisément le phénomène de la déviation minimum (Voir les détails donnés dans le texte de cet article). — Lentille: convergentes- — Première expérience. — Diriger l'axe principal vers le soleil et placer, par tâtonnement, un écran au sommet du cône des rayons émergents. Effets de lumière et de chaleur; mesure de la distance focale. — Deuxième expérience : Prendre une lentille montée sur un pied; placer d'un côté de la lentille et à la hauteur de son axe la flamme d'une bougie et chercher, par tâtonnement, de l'autre côté de la lentille et avec un écran, le point où se forme l'image la plus nette de la bougie. On vérifiera ainsi toutes les conséquences de la formule générale des lentilles convergentes — Expériences analogues avec la lentdle divergente. [A Boutan.]

RÉr.ENCE. — Histoire de France, XL, XXVU. — Bien que la loi salique exclût les femmes du trône de France, en fait elles ont souvent exercé le pouvoir avec le titre de régente. Pendant les huit siècles qu'a duré la monarchie capétienne, on voit la régence c<mftée trois fois seulement à des hommes (l'abbé Suger, le dauphin Charles, fils de Jean le Bon, et Philippe d'Orléans), tandis qu'à six reprises différentes des reines ont gouverné la France, pendant des périodes qui appartiennent aux plus importantes de son histoire, au nom d'un fils, d'un frère ou d'un époux.

Nous allons énnmérer les diverses régences qu'offrent les annales de la France à partir du xi' siècle, et nous nous arrêterons sur la dernière, celle de Philippe d'Orléans, que l'iiistoire appelle particulièrement la Régence.

1° En 114", Louis Vil, partant pour la seconde croisade, confia le go'uvernement du royaume à Suger, abbé de Saint-Denis; celui-ci montra beaucoup de sagesse et de fermeté dans l'exercice de ses hautes fonctions, qu'il conserva jusqu'au retour du roi, en 1149. — V. Louis Vil.

2° Blanche de Castille, veuve de Louis VIII, exerça la régence pendant la minorité de son fils saint Louis (I2"2G-I23(i), puis plus tard pendant l'absence du roi qui s'était croisé (1248). Elle mourut en 1252, tandis que saint Louis était encore en Palestine. — V. Louis IX.

3" Durant la captivité de Jean le Bon, son fils Charles (plus tard Charles V) gouverna le royaume en qualité de régent (135G-l:i(jO). Ce fut pendant j

cette période qu'eurent lieu les tentatives réfor- : matrices d'Etienne Marcel et la révolte des Jacques. — V. Charlet Y, et Guerre de Cent uns.

4° Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, fut mise en 140S à, la têtedu consolide régence composé des oncles du roi tombé en démence et de son frère. Après avoir favorisé la faction du duc d'Orléans, elle s'allia au duc de Bourgogne pour conserver le pouvoir; exilée en 1117, elle rentra à Paris en 1418 ; puis elle négocia le honteux traité de Troyes (1420), qni livrait la France aux Anglais et qui donnait à Henri V de Lancastre le titre de régent. — V. Cliarlcs VI, Charles VU, Guerre de Cent ans .

5° Anne de Beaujeu, fille de Louis XI. avait été désignée par son père pour diriger l'éducation de son jeune frère Charles VIII (i483). Elle exerça de fait la régence, sans posséder officiellement aucun titre, jusqu'au mariage de Charles VUI avec Anne de Breiagne (1 191). — V. Cliorlet VIIL

6° Catherine de Médicis, veuve d'Henri II, s'empara du pouvoir à la mort de son fils aîné François II (lâtiil;, et le garda pondant la minorité de Charles IX, mais .'sans avoir, non plus qu'Anne de Beaujeu, le titre officiel de régente. Lorsque Charles I\ fut déclaré majeur (15G3;,

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