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On peut d'après cela assigner comme valeur réelle de chaque rente, au jour du contrat, eu égard aux chances de mortalité :
'°l+c^llS'^ (l+<',i^n8'"''(H-cj3-~~^TT8'°"^'
La somme de toutes ces valeurs déterminera la valeur du capital correspondant. Si on désigne ce capital par C, on aura l'équation :
~\ + r' Us'^"(H-r)^^hs'*"(l+rj: "^
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(H-;)i'"US' ou en rétablissant les nombres et mettant facteur commun de tous les termes :
On calculera au moyen des logarithmes les divers quotients compris entre les parenthèses; puis il ne restera qu'à en faire la somme, à la multiplier par 1500 et à diviser le produit par 118. On trouvera :
Tel serait le capital que doit céder la personne âgée de SO ans pour recevoir une rente viagère de 1500 fr.
Ces calculs étant laborieux, on a construit des tables indiquant le capital correspondant i une rente viagère de 1 fr. pour les divers âges et à divers taux. Une simple multiplication suffit alors pour trouver le capital demandé.
Les contrats relatifs à la constitution des rentes viagères n'interviennent pas seulement entre les particuliers ; ils sont la base des opérations des Compagnies d'assurances sur la vie.
[G. Bovier-Lapierre.]
REPRODUCTION. — Botanique, X. — V. Cryptogames, Acotylcdones, Champignons, Phmiérogamex. Fleuri, Fruit.
REPTILES. — Zoologie, XIX. — Les Reptiles peuvent être définis des animaux vertébrés allantoïdiens à cinuhdion imparfaite. Par leur double enveloppe fœtale {utlatitoïde et amnios), ils se distinguent des Vertébrés inférieurs. Batraciens et Poissons ; et, par l'imperfection de leur cœur, ils se séparent nettement des supérieurs, Mammifères et Oiseaux.
Le cœur des Reptiles (à l'exception des Crocodiliens dont nous parlerons plus loin) présente constamment, comme celui des Batraciens adultes, deux oreillettes et un seul ventricule dans lequel le sang veineux se mélange au sang artériel. Il résulte de cette conformation qu'une partie seulement de la masse du sang vient, à chaque révolution, se revivifier au contact de l'oxygène de l'atmosphère. On sait que l'oxygène, absorbé par le sang dans les poumons, et charrié par lui dans l'organisme, amt-ne une véritable combustion de la substance de l'animal, et que cette combustion est la source de sa chaleur et de sa vie. Aussi la quantité de chaleur, et, si Ion peut is'exprimer ainsi, la quantité dévie, produite ci* un temps donné, est-elle bien moindre chez les Reptiles que chez les Mammifères et surtout que chez les Oiseaux. Par suite du peu de chaleur qu'ils produisent, la température 2« Partie.
du corps des Reptiles est, le plus souvent, inforicuro à celle de notre propre corps, d'où la dénomination impropre à'animaux à sang froid qui leur a été attrihuce ; celle d'a?umnux à température variable leur conviendrait mieux ; car leur vraie condition est de ne pas produire assez de calorique pour se rendre en quelque sorte maîtres de la situation, et conserver, avec des moyens de dégagement bien équilibrés, une température constante et indépendante du milieu où ils se trouvent. Les Batraciens et les Poissons parmi les Vertébrés, ainsi que les Invertébrés, se trouvent dans le môme cas.
Les Reptiles, dès leur naissance, respirent à l'aide de poumons et n'ont pas de brancliies, ce qui los éloigne des Batraciens et des Poissons, et les rapproche des Mammifères et des Oiseaux; ils n'ont qu'un seul condyle occipiiat comme ces derniers, les Batraciens en ayant deux; enfin, ils ne sont revêtus, ni de poils conmie les Mammifères, ni de plames comme les Oiseaux ; mais ils ont comme les Mammifères et les Oiseaux l'épiderme corné, durci et résistant, et non muqueux comme celui des Batraciens et des Poissons. Les papilles du derme affectent d'ordinaire la forme écailleuse sur toute la surface du corps, et le derme est susceptible de s'ossifier en plaques isolées {Crocodiles, Scincoidiens, Chalcidiens, Amphisbéniens) ou soudées les unes aux autres (Chéloniens).
Les Reptiles présentent de grandes affinités avec les Oiseaux; dès 1818, de Rlainville les avait désignés sous le nom à.'Ornithovles, attribuant aux Batraciens celui d'ichthyoïdes. Les Oiseaux et les Reptiles, en efl'et, sont ovipares comme les Batraciens et les Poissons; mais l'œuf des premiers est construit sur un autre type que celui des derniers. Il est beaucoup plus volumineux et plus riche en matière nutritive, de telle sorte que l'embryon en sort beaucoup plus avancé dans son développement ; en outre, le vitellus ne participe pas tout entier à la formation de l'embryon : la cicatricule seule forme le petit être, qui s'assimile ensuite le restant du vitellus et l'albumine. Du reste, l'œuf de certains poissons, les Raies, les Squales, se comporte de môme. Mais les Reptiles et les Oiseaux, seuls parmi les Vertébrés allantoidiens, prennent dans l'œuf môme les aliments dont ils ont besoin pour se développer, tandis que les Mammifères (i l'exception des Ornithodelphes et des Marsupiaux) puisent leur nourriture dans le sang de leur mère à l'aide du placenta.
La taille des Reptiles est fort variable, depuis celle des Typhlops, Ophidiens ayant les dimensions et menant la vie souterraine des lombrics, jusqu'à celles des Crocodiles mesurant 10 mètres de long, des Boas et des Pythons pouvant avaler de gros mammifères, et des Tortues dont la carapace est parfois assez grande, dit-on, pour fournir des pirogues h certaines peuplades.
Leur forme ne varie pas moins. On pourrait cependant la ramener h trois types principaux et diviser, à ce point de vue, les Reptiles en : Quadrupèiles à co'-ps ramassé (Tortues), Quadrupèdes à corps allongé et à queue effilée (Crocodiles, Sauriens), et Apodes cylindriques et allongés (Ophidiens, Sauriens serpentiformes). Leur démarche est évidemment en rapport avec leur forme. Cette division, fondée sur la seule apparence extérieure, fut en effet adoptée par les premiers naturalistes; mais des observations plus approfondies ont dû bientôt la faire rejeter.
La classe des Reptiles peut se partager aujourd'hui eu cinq ordres qui sont : 1° les Chéloniens ; 2° les Crocodiliens ; 3° les Sa uuiens ; 4° les Ampuisué.nibns ; 5° les Opuidiens.