‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 336 sur 459 · SECONDAIRES (TERRAINS · texte numérisé non relu

SECONDAIRES (TERRAINS

SECRETION

La parties ihi bassin do la Nousirio située h l'Est d'une ligjie tirée de Nevers à l'embouchure de la Seine prôsciito les trois grands étages crétacés.

Le ifiTam néoconiien forme une bindo étroite qui va di; l'Ornain il la Loire, de Bar-le-Duc à Sancerro (Clier\ L'assise inférieure commence par des sables argileux ot ferrugineux brunâtres, peu épais ; au-dessus vient le culcaii-e à spallangues, qui est grossier, argileux, jaunâtre, en couches continues ou en grandes amandes séparées par des lits de marne et donnant d'excelleiite chaux. Les fossiles sont très abondants, les principaux sont des céphalopodes et des mollusques. Audessus viennent des argiles gris-bleuâtre renfermant des lits de lumaclielle. Enfiji, il y a des argiles et des sables rouge-amarante, jaunes ou verts, avec ferhydroxydé ooliihique, exploité dans la Haute-Marne, et de nombreux rognons de 1er o.xydé rouge compacte avec quelques fossiles.

Le gros vert forme une bande continue de l'Oise à la Loire, do Hirson (Aisne) à Sancerre. Il se montre ensuite h l'ouest de Beauvais et dans le Bas-Boulonnais. La partie inférieure est formée par des argiles regardées par divers géologues comme formant la partie supérieure de l'élage précédent et renfermant des fossiles dont les plus abondants et les plus caractéristiques sont des Nautiles et des Ammonites. Elles donnent d'excellentes tuiles et briques dans les départements de l'Aube et de l'Yonne. Au-dessus vient le yyf's vert proprement dit, formé par dessables argileux chlorités, d'un vert le plus souvent noirâtre, avec rognons endurcis noirs de même nature ou renfermant souvent du phosphate do chaux ; ils sont remplacés en certains endroits par des argiles grises quelquefois pyriteuses et dans d'autres par des roches siliceuses jaunâtres assez friables. A la base, il y a sur certains points des minerais de fer hydroxydé en grains mélangé de grains do quartz, et exploité à Grandpré (Ardennes) et à ^'arcy iHaute-Marne). Au-dessus viennent dos argiles grises avec rognons de marne endurcie et de petits cristaux de gypse, employés sur un grand nombre de points à faire des briques et des poteries. Les fossiles sont très nombreux, toujours des céphalopodes et des mollusques.

La craie, dans sa partie iiiférieure, est formée par des calcaires plus ou moins endurcis, argileux ou sableux , micacés , gris jaunâtre ou blancs, très fréquemment chlorités, en général sans silex. Les fossiles, assez abondants, surtout à Rouen, sont en grande partie différents des précédents, quoique appartenant aux mêmes genres. Par-dessus viejinent des calcaires tantôt friables, blancs à grains fins, tantôt grossiers, cristallins, durs, jaunâtres. Souvent les bancs sont séparés par des lits de rognons de silex gris ou blond plus ou moins abondants ; dans la Champagne, la craie est blanche, friable, sans silex ; dans le Nord, elle est souvent grossière et dure et cojitient peu de silex; dans ces deux pays on l'emploie pour bâtir. A l'ouest de la Seine, elle est assez généralemejit blanclie, friable, et renferme de gros silex blonds très nombreux, et très employés dans les constructions. A Meudon et à liougival près de Paris, elle est blanche, et contient des silex noirs ; elle y est exploitée pour la fabrication du blanc d'Espagne, et pour celle de la chaux hydraulique qu'on obtient en la mélangeant avec de l'argile. Les fossiles, en général peu abondants, sont le Mosasawus Ho/[maimi, des dents de poissons, diverses coquilles.

La plupart des géologues rattachent maintenant à la partie tout à fait supérieure de la craie un dépôt marin peu épais, calcaire et sableux, le calcaire pisohthique, qui est formé de petits dépôts isolés

de calcaire souvent concrétionné, jaunâtre, ce qui lui a valu son nom, près Epernay, Paris, Meulan et Beauvais. L'un dos fossiles principaux est le Àiautilus daiiicua.

Dans le bassin du Midi, notamment dans la Provence et les Alpes, les deux étages inférieurs sont bien développés. Le terrain néocomien, qui a plus de (.00 mètres d'épaisseur aux environs do Grenoble, se trouve en Languedoc, dans la Provence et dans les Alpes; il se divise en deux grandes assises. L'inférieure est formée de marnes jaunes ou grises associées à quelques bancs de grès verdâlres, et contenant i Carsan (Gard) des lignites exploités sur plusieurs points ; elles renferment des amas de gypse grentt, quelquefois rouge, exploité, présentant les mûmes accidents de gisement que ceux des terrains jurassiques. Ces marnes alternent avec des calcaires tantôt compactes, jaunâtres ou bleuâtres, tantôt grenus, siliceux, assez souvent oolithiques, qui prédominent à la partie supérieure. Les fossiles sont très abondants dans cette assise : Bélemnites, Nautiles, Ammonites, Térébratules, etc.

L'assise supérieure, ou calcaire h Dicérates ou h Cnprolina ammonia, se compose de masses épaisses, mal stratifiées, de calcaire grenu blond ou grisâtre, associé sur quelques points i des poudingues calcaires. Les fossiles, peu fréquents et difficiles à dégager, sont une Bélemnite, une Térébratule, etc.

Le grès vert et la craie inférieure sont composés, dans la Provence et les Alpes, de grès ferrugineux, de marnes bleuâtres et de calcaires marneux ou grenus souvent sableux, avec grains de clilorite ; souvent même, il n'y a que dos sables ot des grès verdâtres friables avec silex, pyrite, et rognons de fer hydroxydé. Aux fossiles habituels du Nord viennent s'ajouter quelques fossiles spéciaux.

Les formes du sol occupé par le terrain crétacé sont très variées, puisqu'il entre dans la composition soit des parties basses des Pyrénées et des Alpes, soit de la Provence et du Languedoc, soit enfin de la Neustrie et de l'Aquitaine, et surtout de la Champagne. La végétation est aussi très variée; la Champagne, formée par la craie, est un pays sec très aride; tandis que les contrées occupées par les deux étages inférieurs sont très fertiles et donnent d'excellents pâturages. Dans les Pyrénées et les Alpes, le terrain crétacé est occupé par des forêts et des pâturages ; dans le Languedoc et la Provence, le soi, assez see et stérile, porte de nombreuses plantations d'oliviers. |V. Raulin.]

SÉCBÉTIOIN. — Zoologie, XXXllI. — La sécrétion est le phénomène par lequel certains principes, extraits du sang au moyen d'appareils appelés glandFS, donnent naissance dans celles-ci S des liquides spéciaux, utilisés de nouveau par l'organisme.

11 importe avant tout d'établir la distinction entre l'acte de la sécrétion et celui do l'urination qui n'est qu'une excrétion.

Les liquides sécrétés ne sont pas rejetés au dehors comme déchets, mais au contraire utilisés, tandis que l'urine est éliminée et composée de substances dont l'organisme se débarrasse.

A travers l'appareil urinaire, l'urine, déjà toute formée dans le sang, passe comme au travers d'un filtre ; elle ne s'y forme pas, elle s'y accumule pour être expulsée.

Un liquide sécrété est formé de principes puisés dans le sang, mais qui, mis en présence dans les glandes, agissent les uns sur les autres pour donner naissance à des substances nouvelles. Celles-ci s'épanchent des glandes sous l'empire de certains excitants et dans un but déterminé : c'est ainsi, par

SECRETION

SECRETION

exemple, qu'excité par la vue d'un aliment, pressé par l'appétit, l'homme sent le fluide salivaire (liquide sécrété) affluer à la bouche et se répandre en abondance sur la muqueuse buccale. On

mammifères, la sécrétion la plus importante est sans contredit le lait. C'est le liquide élaboré par les glandes mammaires sous la peau de la poitrine (mamelles pectorales des bimanes, des qua-

dit vulgairement, quand ce phénomène se produit, i drumanes et des chiroptères), sous celle du ventre

que l'eau vient à la bouche.

(mamelles abdominales dos carnassiers, etc.), mais

Conservant la salive comme exemple, nous pouvant aussi occuper d'autres régions ; c'est

voyons ce liquide, formé dans les glandes sali vaires, utilisé pendant l'acte digestif, pnur humecter les parois buccales, pour favoriser la perception des saveurs, et pour rendre absorbables les aliments, les féculents qu'elle transforme en sucre.

Toute glande est formée : 1' d'une trame fibreuse représentant ordinairement un repli

ainsi que chez les kangurous (marsupiaux), les glandes du lait sont situées un peu au-dessus de la région du pubis, dans l'intérieur de la poche marsupiale; que chez la baleine (cétacés), elles se trouvent dans le voisinage de l'anus.

Le lait est un aliment complet, et tout préparé pour l'absorption ; il n'exige donc aucune dépense physiologique de la part de l'appareil de la diges-

muqueux en cul-de-sac; 2° de cellules recouvrant \ tion ; il contient toujours une grande quantité d'eaula surface libre de cette membrane et analogues ! plus des sels en dissolution, du sucre solublo

à celles qui recouvrent toutes les muqueuses (cellules d'épithélîum) ; 3° de vaisseaux sanguins circulant dans l'épaisseur de la trame fibreuse.

Le liquide sécrété est une exsudation du sang s'eff'ectuant à travers les parois des vaisseaux sanguins, traversant la trame fibreuse, et se dirigeant à travers la membrane épithéliale dans la cavité de la glande. Au contact de cette membrane le liquide sécrété s'élabore : lépitholium exerce une sélection dans les éléments du sang, sépare les principes qui doivent être emmagasinés par l'organe sécréteur, et rejette le déchet de ce travail dans les vaisseaux lymphatiques.

Tels sont les faits propres à cette fonction ayant comme siège, non pas un appareil, mais un ensemble de petits appareils disséminés dans les diverses régions de l'organisme et constituant le système ylandulaire.

Pour comprendre les glandes, quelle que soit la forme qu'elles affectent, il suffit de concevoir un repli de la trame fibreuse, entraînant l'épithélium de façon à ce que celui-ci en tapisse l'intérieur. Ce repli est toujours en cul-de-sac ; ii peut Être simple ou bien se terminer en culs-de-sac multiples, toujours microscopiques. Souvent les gland

(lactose), des principes azotés (caséine), et de la graisse à l'état d'émulsion (V. Digestion).

Sa composition varie suivant les espèces; celui de la vache contient en moyenne, sur lOO parties, 4 à 5 parties de beurre (matière grasse), -i de caséine (substance azotée), 4 de sucre de lait, 0,5 de sel marin, ce qui représente 12 à 14 p. 100 de matières solides ; quand ce liquide est frais, sa réaction est légèrement alcaline. Nous n'insisterons pas davantage ici sur les propriétés du lait, dont l'étude a été faite dans un autre article (V. Aliments).

Plusieurs mammifères sécrètent des produits odorants : c'est le cas des civettes (carnivores), des castors (rongeurs), et du chevrotin porte-musc (ruminant). Rappelons ces deux poches qui, chez le cachalot, sont placées au-dessous de la peau de la tête, reposent dans deux dépressions situées de chaque côté de la voûte crânienne, et sécrètent le blanc de baleine.

Quant aux glandes comme les glandes salivaires, les follicules gastriques, le pancréas, la rate, la glande pituitaire, etc., nous n'avons pas à en faire ici une étude nouvelle et détaillée (V. Digestion).

j ^ .„,.j„„.„ ^.^ „ 11. Oiseaux. — Ces animaux possèdent les prin-

sont dans l'épaisseur des muqueuses, mais d'au- , cipales glandes affectées à la nutrition générale très fois elles forment des niasses considérables en et signalées chez les mammifères, mais on trouve dehors de tous viscères, masses formées par l'en- i toujours dans difl'érentes parties de leur peau, et semble des culs-de-sac débouchant tous les uns j principalement au-dessus du coccyx, des glandes \ dans les autres, et s'ouvrant enfin par un seul sécrétant une matière grasse, et surtout devecanal, le canal cxcrétew principal, .'i la surface j loppées chez les espèces aquatiques. L'oiseau les de la muqueuse, dont la glande n'est qu'un repli, i pince avec son bec pour en faire épancher le con- L'une des formes glandulaires les plus communes tenu, dont il lubréfie la surface de ses plumes ahn est celle de la glande en grappe. Imaginez une I de les lustrer et de les empêcher d'être mouillées.

grappe simple ou composée de grapillons, à élé ments microscopiques ; que les grains {acini, — nci- ?ius au singulier) soient creux, que leurs pédoncules, creux aussi {ca7wux excréteurs), y débouchent et aillent d'autre part s'ouvrir dans la queue du grapillon [canal excréteur) ou dans la queue principale de la grappe [canal excréteur principal) canaliculée eUe-même, et l'on se fera une idée assez juste de la glande en grappe (Ex.: glandes salivaires, pancréas, glandes mammaires). C'est autour des acini que viennent se rendre les vaisseaux sanguins actifs dans la sécrétion, et à la surface d'une muqueuse que débouche le canal excréteur principal.

Parfois, l'appareil de sécrétion peut être constitué par des éléments clos délimitant une cavité : dans ce cas, l'épithélium en tapisse l'intérieur, et les vaisseaux sanguins viennent ramper sous la paroi de la vésicule, constituée par la trame fibreuse (Ex. : amygdales, rate, péritoine, péricarde, plèvre).

Les glandes peuvent encore affecter la forme de tubes simples ou composés. (Ex.: glandes sudoripares, follicules gastriques, glandes à mucus).

Principales sécrétions dans la série animale. — I. Mammifères. Dans l'ordre des bimanes (homme) comme dans tous les ordres de la classe des

Les salanganes, hirondelles habitant la Chine et l'archipel Indien, possèdent dans leur ventricule succenturié des replis glandulaires sécrétant un produit particulier, et leur servant à cimenter les algues et fucus qui servent à la confection de leurs nids. Ce produit est très riche en matières azotées, et constitue un mets rare et recherché de certains gourmets. , ,

Les œufs ne sont aussi que des produits sécrétés; ils ne sont pas propres aux oiseaux: tous les animaux supérieurs, même les vivipares, sont issus d'un œuf; mais, chez les oiseaux, la solidité de l'enveloppe extérieure est remarquablo. Après que l'organe producteur des œufs a, chez la poule, formé le vitellus (jaune), que l'albumen (blanc) a été sécrété et a entouré le jaune, que le blanc a été renfermé dans son enveloppe membraneuse, le chorion, l'œuf est arrivé dans la chambre coquilliôre et se revêt de son enveloppe solide, la coquille. Celle-ci est un produit calcaire, d'autant plus résistant que l'animal introduit une quantité plus grande de carbonate de cliaux dans son alimentation ; l'os de seiche, appelé vulgairement en core biscuit de mer, est donné aux oiseaux cap tifs, afin qu'ils absorbent le principe calcaire nécessaire .'i la formation de la coquille. 111. Reptiles, Batuaciens et Poissons. — Che:

Page 1