SYNCOPE
Fig. 17.
circonférence dont te plan est perpendiculaire à la droite menée par les centres des deux sphères.
En effet considérons les deux circonférences O et O' (fi?, n) qui se coupent; la droite des centres 00' est perpendiculaire au milieu de la corde AB qui unit les deux points d'intersection.
Si on suppose que les deux circonférences tournent autour de l'axe 00', elles engendrent deux surfaces sphériques. La corde AB restant constamment perpendiculaire en son milieu à l'axe OC, décrit un cercle perpendiculaire à 00', et les eitrémités A et B décrivent une circonférence qui €stla ligne d'intersection des deux surfaces sphériques.
Si les centres des deux sphères s'éloignent de plus en plus l'un de l'autre, le cercle d'intersection diminue indéfiniment et reste toujours traversé en son centre par la droite des centres des sphères. Il finit par se réduire à un point : les deux sphères sont alors tangentes (fig. 18).
CoNE tangent a la sphère. — Les droites tangentes à la sphère menées d'un point extérieur fiirment un cône circulaire droit gui touche la sphère par une circonférence dont le centre est sur l'axe du cône.
En effet soit la droite PC (fig. 19) tangente à la circonférence ACB. Si on fait tourner la figure autour du diamètre dont le prolongement passe par le point P, la demi-circonférence ACB
Fig. 19.
engendre la surface sphérique, et en même temps la tangente PC engendre un cône ayant son axe sur PO, et qui touche la sphère le long de la circonférence que décrit le point de contact C.
Ainsi les tangentes menées d'un môme point à la surface d'une sphère et limitées aux points de contact sont toutes égales.
[G. Bovier-Lapierre.]
SY>COPE. — Hygiène, XVI. — La syncope ou évanouissement consiste dans la suspension momentanée de l'action du cœur avec interruption de la respiration, des sensations et des mouvements volontaires.
On confond souvent la syncope avec la simple défaillance, que les médecins nomment « lipothymie. » Mais celle-ci se distingue de la syncope vraie par la continuation de l'action du cœur pendant que les mouvements et la respiration se trouvent suspendus.
La syncope diffère de l'apoplexie et de l'asphyxie par l'ordre dans lequel se succèdent les phénomènes. Dans l'apoplexie, l'action du cerveau est suspendue la première; dans l'asphyxie, les premiers troubles affectent la respiration.
La cause physiologique de la syncope consiste en un affaiblissement de l'action du cœur. Ses contractions n'étant plus assez énergiques, le sang cesse d'affluer suffisamment au cerveau dont les fonctions s'arrêtent, ce qui interrompt du même coup la respiration, la voix et le mouvement.
La personne qui tombe en syncope se trouve subitement privée de sentiment et de mouvement. Tout le corps devient pâle. La peau, froide, se couvre de sueur. Les membres, restés souples, sont parfois agités de quelques mouvements convulsifs, mais le plus souvent ils demeurent inertes. La respiration cesse presque en même temps que la circulation. Le pouls est insensible, mais un examen attentif laisse percevoir de faibles battements du cœur.
La syncope ne dure ordinairement que quelques minutes ; souvent elle cesse au bout de quelques secondes. Peu à peu les fonctions reprennent leur cours et le sujet semble sortir d'un profond sommeil.
La syncope survient quelquefois brusquement, mais le plus souvent elle est précédée par divers accidents tels que : nausées, bâillements, anxiété, malaise, vertiges, obscurcissement de la vue, tintements d'oreilles. Dès que ces prodromes apparaissent, il est prudent de prendre la position horizontale : cette précaution peut suffire pour prévenir la crise complète.
La syncope n'est un symptôme alarmant que lorsqu'elle résulte d'une maladie chronique. Les cas accidentels n'offrent, d'ordinaire, aucune gravité. Parfois même elle constitue un accident heureux. Ainsi, dans les cas d'hémorrhagie par suite de blessures ou d'opérations chirurgicales, la syncope, arrêtant l'action du cœur, permet la