‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 373 sur 459 · x HOl · texte numérisé non relu

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Pour arriver à atteindre B, c'est-à-dire à gagner une avance d'une circonférence sur lui il faudra à A autant de jours que cette fraction decirconfé- \i rence est contenue de fois dans la circonférence entière. Ce nombre de jours sera:

,:42^,=il2^^ = 29i,54.

Nous n'avons pas besoin d'expliquer comment on convertirait en minutes et secondes la fraction décimale de jour. (G. Bovier-Lapierre.j

TÉllÉItlXTIIACEES. — Botanique, XXIII. — Etym. : de Tcrcbinlhe, nom vulgaire du Pistacia terebiuthus. (Cet arbre produit une térébenthine qui a été usitée pendant longtemps en médecine.)

Définition. — Les Térébinthacées sont des dialypétales hypogynes à fleurs régulières et à calice persistant. Elles forment, avec plusieurs autres familles voisines, parmi lesquelles nous citerons seulement les Rutacées, la classe des Térébinthi- NÉES de Brongniart.

Caractères botaniques. — Les graines des Térébinthacées sont pourvues d'un tégument membraneux fort mince. L'embryon, assez volumineux, I n'a pas d'autre matière nutritive de réserve que celle qui est enfermée dans ses cotylédons, l'albumen ayant été complètement absorbé pendant la maturation de la graine.

La racine est pivotante.

La tige est ligneuse et fort ramifiée; les plantes de cette famille sont en effet des arbustes ou des ai'bres élevés.

Les feuilles sont alternes, excepté chez le genre Bonea, où elles sont opposées. Elles sont toujours dépourvues de stipules. Tantôt elles sont simples et entières (iaaiet, Anacunlium occidentale), \.a.iitot elles sont teruées, c'est-à-dire à trois folioles (snmac vénéneux), tantôt enfin elles sont imparl pennées avec de nombreuses folioles (sumac des corroyeurs, pistachier, prunier d'Espagne).

Les fleurs sont hermaphrodites chez un certainB* nombre d'espèces ; chez d'autres, telles que le sumac des corroyeurs. on trouve dans une même * inflorescence des fleurs exclusivement mâles ovl exclusivement femelles, mêlées de quelques fleuri * hermaphrodites ; ce que l'on exprime en disant it que les inflorescences sont polygames-dioiques chez les pistachiers les fleurs sont dioîques. Lef inflorescences sont généralement des épis, def grappes ou des panicules. Chaque fleur présenu de l'extérieur à l'intérieur:

1° Un calice gamosépale à trois ou cinq divisions ; ce calice persiste toujours après la floral son, souvent il est accrescent et sert d'enveloppe protectrice au fruit.

2° Une corolle dialypctale à trois ou cinq péta les insérés sur un disque annulaire; chez le genr, Pista'^hier la corolle fait défaut. I

3° Un androcée composé d'étamines en nombr' égal au nombre des pétales, ou bien en nombr double ; chez quelques espèces un certain nombr d'étamines sont stériles ; chez le prunier d'Es pagne, il n'y a qu'une étamine sur cinq ; che

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['Anacnrdium occidentale il n'y en a qu'une fertile sur dix.

i" Au centre de la fleur (lorsqu'elle est Iicrmaplirodilc) on trouve le gynécée, composé de trois ou cinq carpelles ordinairement soudés, mais quoiquefois distincts, et d'autres fois réduits à, un seul par l'avortement de tous les autres. Chaque loge de l'ovaire no renferme qu'un seul ovule anatrope ; l'ovaire est surmonté d'autant de styles qu'il y a de carpelles ; chaque style se termine par un stigmate.

Dans le cas d'une fleur unisexuée, le gynécée fait défaut si la fleur est mâle, ou bien au contraire c'est l'andi'océc qui fait défaut si la fleur est femelle.

Le fruit est ordinairement une drupe ; il est souvent entouré b, sa base par la cupule réceptaculaire ; quelquefois môme, comme dans le genre Anacardium, cette cupule réceptaculaire prend un volume énorme et devient pyriforme et charnue ; celle de V Anacardium occidentale est comestible et désignée sous le nom de Pomme d'acajou.

Usages des Térébinthacées. — I. TÉRÉBiNTHActEs ALLMtMAniES. — Certaines plantes de celte famille donnent des fruits comestibles; ce sont:

1° he Fiiux Poivrier {Schi7ius molle), arbuite de l'Amérique tropicale.

2° Le Sumac des corroijeurs [Rhus coriaria), arbuste de la région méditerranéenne.

3" Le Manguier [Manyifera i7i(lica), arbre originaire des Indes orientales et cultivé aux Antilles pour sa drupe dont le goût est très parfumé ; mais, comme elle est en même temps acidulé, elle devient purgative si on en abuse.

■l» Le Prunier d'Espagne [Sp^mlias purpuren), arbre originaire des Antilles, et cultivé en Espagne.

5° Le Spondias dulcis, culûvé dans les îles des Amis et de la Société.

Les fruits d'une autre Térébinthacée, le Spnn- \dias birrea, servent à fabriquer une liqueur spiritueuse fort estimée des nègres de la Sénégambie.

Au Chili, ce sont les graines du Duvana dependens que les indigènes emploient à la préparation d'une boisson fermentée.

Le Pistachier [Pislacia vera), arbre originaire de la Perse et de la Syrie, est cultivé dans toute la région méditerranéenne pour ses graines parfumées, dont on fait un grand usage dans la con- [fiserie.

Les fleurs et les fruits du Rhus typtnna, arbrisseau de l'Amérique septentrionale, servent à augmenter l'acidité du vinaigre : c'est pour cette raison qu'on donne vulgairement à cet arbre le nom de Vinin'grier.

. IL TÉRÉBINTHACÉES MÉDICINALES. — LeS SUbstan-

jCes que les Térébinthacées fournissent à la mé- (decine consistent surtout en résines ; il n'y en a ,que trois chez les(|uelles on utilise une des parties jde la plante; ce sont:

ij l" Le Fusiet {Rhus cotiims), arbrisseau de l'Eu- (ropc méridionale dont l'écorce est quelquefois jusitée comme fébrifuge.

I 2° Le Sumac vénéneux [Rhus toxicodendron), arbrisseau de l'Amérique boréale dont les feuilles .servent à préparer un extrait ordonné contre ceri;taines aflections cutanées. Le suc de ces feuililcs fraîches renferme un principe acre, volatil, extrêmement vénéneux, capable de déterminer iUn érysipèle du visage ou des brûlures cuisantes isur les mains ; mais, comme il est volatil, on peut en débarrasser les feuilles en les soumettant i une température suffisamment élevée.

, 3° VAmicurilium oucidenlaie, dont le fruit, .nommé noix d'acajou, donne plusieurs extraits; , ,on les emploie contre les cors aux pieds et les .ulcères.

Los Térébinthacées qui produisent des résines sont:

1° Le Lrntisque [Pistacia lenliscus), qui laisse écouler de son écorce une résine nommée mastic h. cause de l'usage que l'on en fait en Orient comme masticatoire : cette résine, tonique et astringente, parfume l'haleine et fortifie les gencives. Pour l'obtenir, on fait, dans le courant de l'été, de nombreuses incisions au tronc et aux grosses branches de l'arbre ; elle s'écoule sous la forme d'un liquide, puis elle se durcit peu à peu au contact (le l'air et se figo sous forme de larmes. Le lentisque est cultivé en Orient et particulièrement dans l'île de Chio. Il est acclimaté en Provence et dans le midi de l'Europe ; mais dans ces dernières localités il ne donne pas de mastic, probablement parce que le climat n'y est pas assez chaud.

2° Le Pistachier atlantique, arbre des États- Unis, qui atteint plus de vingt mètres de haut et dont le tronc peut avoir un mètre de diamètre; il donne un mastic tout à fait semblable à celui du lentisque.

3° Le Térébinthe, arbre qui croît spontanément dans l'île de Chio et dans la Barbarie; il laisse écouler de son écorce un suc résineux nommé térébenthine, qui a été pendant longtemps la térébenthine la plus estimée du commerce. Pour recueillir cette térébenthine, il suffit de placer au pied de l'arbre de grandes pierres plates sur lesquelles cette substance tombe au fur et à mesure qu'elle s'écoule des fissures naturelles de l'écorce ou des incisions qu'on y a pratiquées. Cette résine se rapproche beaucoup du mastic, de sorte qu'on a souvent proposé de substituer le mastic à la térébenthine; car chaque térébinthe ne donne qu'une très faible quantité de térébenthine d.ins une année. La térébenthine, de même que le mastic, est entièrement soluble dans l'éiher; elle se dissout dans l'alcool avec un léger résidu. Le commerce emploie de préféience les résines des conifères *, qui sont beaucoup plus abondantes et par conséquent d'un prix moins élevé.

4° Le Buswetlia tliurifera, arbre de l'Inde et du Bengale qui laisse écouler de son écorce une résine nommée encens ou uliban. L'encens d'Araliie provient probablement de .la même espèce ou d'une espèce très voisine. Dans l'antiquité, on brûlait de l'encens dans les temples pour dissimiiler les émanations désagréables provenant des animaux offerts en sacrifice à la Divinité. De nos jours on en brûle encore dans les églises consacrées au culte catholique ; cet usage est un souvenir des pratiques religieuses des Hébreux.

5° L'icira guyaneitsis. Cet iciquier de la Guyane donne aussi de l'encens.

C Le Canarium commune, de l'île Ceylan, qui produit la résine élémi.

'" VElaphrium elemiferum, du Mexique, qui donne une résine identique à Vclémi.

8° Les lialsaino lendrom de l'Arabie Heureuse. Il y en a deux espèces, qui laissent écouler de leur écorce une sorte de térébenthine d'odeur suave, que l'on nomme buum-i de Judée, baume lie la Mecque, baume de Giléad. Une goutte de baume de la Mecque liquide, que l'on fait tomber dans un vase plein d'eau, pénètre dans le liquide jusqu'à une certaine profondeur, puis remonte à la surface et s'y étale immédiatement et complètement en une couche uniforme; si l'on attend quelques instants, l'essence que renferme ce baume s'évapore et la couche formée h la surface de l'eau devient assez solide pour qu'on puisse l'enlever en une seule masse consistante. Ce baume se dissout entièrement dans l'éthor, tout comme le mastic et la térébenthine, et laisse dans l'alcool un léger dépôt.

9° L'kica altissima d'Amérique. 11 laisse écou-

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