TERRAINS
1er une résine connue dans le commerce sous le nom de gomne carana, qui remplace tout à fait le baume de Giléad.
10° Le nalsamodendron Africanwn. Sa résine est vendue dans le commerce sous le nom de bdellium.
11° Le BaUamorlencIron Myrrho, arbrisseau épineux de l'Arabie et de l'Abyssinie. Il laisse écouler de son écorce une gomme-résine connue, dès la plus haute antiquité, sous le nom de myrr/ie. La myrrbe était une des substances aromatiques qui entraient dans la composition de l'imile sainte des Hébreux. Pour les Grecs, l'arbre qui donne la myrrhe tirait son nom de Myrrha, la mère d'Adonis, que les dieux compatissants avaient changée en arbre; quant à la myrrhe elle-même, c'étaient les pleurs de cette mère désolée. La myrrhe se trouve dans le commerce sous forme de larmes pesantes, rougeâtres, semi-transparentes, fragiles et à cassure luisante.
JII. TÉRÉBINTHACÉES INDCSTRIEILES. — 1° Les
feuilles du Sumac des corroyeurs, desséchées, puis pulvérisées et passées au tamis, fournissent un tan très usité pour l'apprêt du maroquin. Elles peuvent aussi servir à la teinture.
2° Le bois du Ftutet est reclierché des tour
empêcher la chute des cheveux et conserver unechevelure abondante.
4° Le Pegamim harmalo, qui croît dans leaterres sablonneuses de la région méditerranéenne. L'odeur de cette plante est repoussante ; sa saveur est acre et amère. Les Turcs emploient seS' graines comme condiment. Ils tirent de la planta' une matière tinctoriale d'un très beau rouge.
5° Le Giiyac officinul. C'est un arbre très élevé, dont le tronc peut atteindre un mètre de dia-i mètre; mais sa croissance est très lente. Il croît dans les Antilles, principalement à la Jamaïque, à Saint-Domingue, et à Cuba. Ses feuilles sont opposées, pennées, sans foliole médiane impaire, La partie du gayac la plus estimée est son bois, A froid ce bois ne répand pas d'odeur sensible, mais, lorsqu'on le râpe, il prend une légère odeu^ balsamique; sa poussière fait éternuer. La râpurr a une odeur acre qui prend à la gorge ; elle de->i vient verdàtre au contact de l'air ou lorsqu'on' l'expose îi l'action des vapeurs nitreuses. Le*' propriétés du bois de gayac sont dues à la-; gomme-résine dont ce bois est imprégné. On peut obtenir la résine de gayac soit en traitant 1» ràpure du bois de gayac par l'alcool rectifié, soit directement lorsque l'arbre vient d'être abattu.
neurs et des tabletiers à cause de ses couleurs | Dans ce second procédé, on débite l'arbre en bavariées. Cependant il est encore plus usité pour ches d'environ 50 centimètres; chaque bûcheteindre les étoffes en jaune orangé. Toutefois la ] est percée d'un trou suivant son axe au moyeij couleur qu'il produit s'altère facih-ment et on est , d'une forte tarière; elle présente ainsi un canal obligé de la mêler Ji une couleur plus fixe qui , central. Toutes ces bûches sont passées au feu;, ordinairement en modifie la teinte. la résine vient se condenser dans le canal cen-
3° Certains Rl.us de l'Inde et de la Chine four- tral et, en opérant convenablement, on peut la renisscnt un suc vénéneux avec lequel on fabrique cueillir dans une calebasse. La résine de gayac les laques de Chine. Une espèce très voisine croît du commerce est en grosses masses d'un brun en Amérique et son suc sert aux mêmes usa- verdàtre, friable, se colorant en vert intens» ges. sous l'action de la lumière ; cette résine se ra-
4° Le suc du nhus Ymiix, arbrisseau du Ja- mollit sous la dent; sa saveur, d'abordpeu sensi-
pon, sert à fabriquer le vernis du Japon.
b° C'est avec le suc du fruit d'une térébinthacée que l'on fabrique l'encre noire qui sert à marquer le linge et qui est indélébile.
6° C'est du Melanoirhœa usitutissima que l'on extrait le vei-nis 7ioir.
1° On cultive au Japon le Rhns succedanea ou arbre à cire, à cause de ses graines dont on extrait un suif employé à la fabrication des chandelles et bougies. Pour obtenir ce suif, on pile les graines, on les fait bouillir dans l'eau, puis on les soumet à l'action d'une presse. Il s'écoule une substance grasse qui, en se refroidissant, prend la consistance du suif.