IV. TÉl:ÉBINTHACÉES ORNEMENTALES. — NoUS leS
citerons seulement ; ce sont : Le Simwc de Virgi?iie, le Sumac glabre, le Fustet, le Siwtoc des corroyeurs, le Vinaigrier, le Vernis du Japon {lihus ver7iîx].
FamiUe deè Eutacées. — Etym. : de Huta, nom latin do la l'ue. — Définilion : Dialypétales hypogynes, à fleurs régulières, à calice persistant, appartenant à la classe des Térébinthinées.
Caractèrfs BOTANIQUES. — Elles diffèrent des Térébinlhacées surtout en ce que leurs fleurs sont toujours hermaphrodites: en ce que la corolle est quelquefois gamopétale ; en ce que les carpelles du gynécée sont toujours soudés, et parce qu'il y a toujours deux ovules dans chaque loge de l'ovaire.
Usages des butacées. — Les Rutacées les plus usitées sont :
1° La iî'.e indigène.
2° La Rue d'Espagne, qui possède une âcreté telle qu'elle peut être rangée dans le groupe des méiJicaments violents; elle peut provoquer des pustules ulcéreuses sur la peau des personnes qui la cueillent.
3° VUaplopliylhim tubcrculatttm, qui croit en Egypte et sert dans ce pays à faire une eau pour
ble,se change bientôt en une âcreté brûlante doat l'action se porte sur le gosier. Pulvérisée ou exposée au feu, elle répand une odeur bien serhsible de benjoin. La résine de gayac est tn^^ usitée en pharmacie.
A la suite des Rutacées nous devons encore citer deux plantes que l'on range aujourd'hui dans la famille des Simari'uées et qui sont fréquemment employées; ce son
1° Les Ailanics, qui sont surtout usités comme plantes ornementales sur les promenades publiques.
2° Les Quassiii, qui fournissent h la pharmac» un principe immédiat d'une grande amertume. [C.-E. Rertrand.^ TERRAINS (classification des). — Géologie, ÎII — 11 y a un ou deux siècles à peine, le sol étal un sujet d'études encore inconnu des naturaliste; et même des voyageurs; il semblait qu'il n'exista pas ; on ne recueillait et on n'examinait que le matières utiles ou remarquables par leurs appa rences extérieures. Des deux grands naturaliste dont le nom domine le dix-huitième siècle Linné ne poussa pas ses investigations au del de la minér.dogie, encore dans l'enfance par suit de l'absence des connaissances chimiques; ( Buffon n'étudia guère le règne minéral que pot) y chercher des preuves i l'appui de sa théon de la terre. , .
Il était réservé à Guottard de poser les vcriti blos bases de la géognosie ; en n4i;, au momei où Buffon écrit la Théorie de la terre, il Ut l'Académie des sciences son travail si remarquab intitulé : Mémmre et carte nmiéralogir/ues sur nature et la situation des terrains qui traverse., la France et C.inqtelerre. « Je me suis propos dit-il (Mém. de lAcad. d"s scietices pour 174. p. 5Gi), de faire voir par cette carte qu'il y a ui certaine régularité dans la distribution qui a C\ faite des pierres, des métaux et de la plup;
ÏEIUIAINS
TliRRAINS
drs autres fossiles ; on ne trouve pas indifféremmoiit dans toutes sortes do pays telle ou telle pierre, tel ou tel méfal ; mais il y a de ces pays où il est enlièrriiunit impossible do trouver des carrières ou des miiios de ces pierres ou de ces métaux, tandis qu'elles sont très fréquentes dans d'autres et que, s'il ne s'y en trouvait pas, on aurait plus sujet d'espérer d'y en rencontrer qu'autre part. » Il traça sur ses deux cartes trois bandes continues entourant à la fois Paris et Londres. La plus intérieure, ou bande sableuse, correspond aux terrains tertiaires ; la moyenne, ou bande marneuse, correspond assez bien au terrain crétacé ; la plus- extérieure, ou blinde sc/iisleuse ou métuUique, comprend tous les terrains plus anciens. L'idée de Guettard, d'une
Sortéo si immense, fut complètement méconnue e ses contemporains, peut-être parce que son auteur était, et resta toujours trop en arrière de Linné et de Buffon, dans ses travaux sur les corps organisés. Guettard neparaîtpas avoir jamais songé à reclierclier l'âge relatif des différents terrains qu'il avait recoinius.
La première classification ayant une véritable importance est celle qui a été proposée à la fin ■du dernier siècle par Werner, d'après l'étude détaillée qu'il avait faite du sol de la Saxe. L'auteurappliqua aux grandes divisions qu'ilavaitreconnues dans les terrains stratifiés des noms allemands qui furent adoptés en Suède et assez vite traduits en français et transportés en Angleterre et en Italie, les seuls pays où les études géologiques ■eussent alors pris naissance. Werner avait établi les quatre groupes suivants : terrains primitifs, terrains de transition, terrains .^ecoJidaires, et ierraini d'alluvion, auxquels vers 1807 Al. Brongniart, d'après l'étude des environs de Paris, ajouta un groupe nouveau précédant celui des terrains d'alluvion. les terrains tertiaires. Depuis plus de soixante ans, presque tous les géologues sont d'accord pour admettre ces cinq grandes divisions fondamentales, auxquelles cependant de nouveaux noms sont parfois donnés. Ainsi les lerraiyis df transidon ont reçu aussi le nom de terrains primaires, et les terrains d'alluvion celui de terrains quaternaires. Au point de vue des caracti'-'res zoologiques, on a distingué les terrains en azoïques (sans animaux), patéozoïqiies (h faune ancienne), mésozotques (à faune intermédiaire), et csenozfïque< (à faune récente).
Quant aux m.itériaux non stratifiés, massifs et d'origine ignée, ils ont été répartis en cinq groupes contemporains des précédents ou à peu près, et sont généralement désignés par le nom de la roche qui y joue le rôle principal.
Volcans moderues.
Basalte, trachyte.
Diorite, serpentine.
Porphyre.
Granités.
STRATIFIES