‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 408 sur 459 · VENT · texte numérisé non relu

VENT

tion des régions polaires dans l'hcmisphère austral. C'est qu'en eflet la végétation polaire et la végétation tempérée arctique n'y existent pas, les terres polaires étant fort restreintes et les terres arctiques n'étant représentées que par quelques îles dénudées. La région tempérée proprement dite n'est guère représentée que par quelques petites îles toujours enveloppées de brumes, sortes d'anciens volcans éteints aujourd'hui, dont les plus connues sont Saint-Paul et Amsterdam ; dans ces îles la végétation arborescente n'existe pas, le sol est couvert de graminées, de lycopodiacces, de composées, de mousses et de lichens. A cette région tempérée appartiennent aussi les pampas de l'Amérique méridionale, caractérisées par des graminées coupantes qui ont provoqué la production de cette race spéciale de bêtes h cornes connue sous le nom de bœufs gnata ou h nez fendu. La végétation tempérée chaude est représentée dans l'hémisphère austral par le Cap, la Nouvelle-Zélande, le Chili du sud. Chacun de ces trois points a une flore complètement spéciale qui en fait une contrée botanique entièrement à part. Au Cap, nous trouvons des podocarpus à feuilles étroites. Dans la Nouvelle-Zélande, nous trouvons des dammara, des araucaria à feuilles étroites, des eucalyptus, des phormium, des fougères. Au Chili, on rencontre des araucaria à feuilles imbriquées larges, de nombreuses liliacées bulbeuses, des agfves, des broméliacées. Sur les Andes du Chili nous voyons se répéter les phénomènes de localisation que nous avons signalés sur le versant nord de l'Himalaya.

Au-delide la région qualifiée de tempérée chaude ou de tempérée méridionale, se trouve la zone tropicale. La zone tropicale, qui dans notre hémisphère s'étend environ depuis le 28" degré de lat. N. jusque vers le 15' degré de lat. N., etqui comprend dans l'hémisphère sud une bande parallèle ayant ."i peu près les mêmes dimensions, offre une série de contrées botaniques assez différentes les unes des autres pour que nous croyions nécessaire de les mentionner brièvement. A Ténériffe et dans les îles de l'Atlantique, nous trouvons les dragonmiers, les palmiers, les mésembrianthémées, les tétragoniées. Dans le Sahara et dans l'Arabie, le désert de sable ne comporte de végétation que dans les oasis, où la culture donne le millet, les dattes, les bananes, les figues de nopal, les gommiers, les astragales. Là où l'eau abonde, sur le continent africain, la végétation prend un très grand développement : elle est caractérisée par les palmiers, les portulacées, les musacées, le riz, les papyrus, les graminées arborescentes, les malvacées gigantesques. Dans l'Inde on trouve, outre les familles ci-dessus, les aroidées, les pandanées, les nipacées; cette flore de l'Inde s'étend sur la Chine méridionale et toute l'Indo-Chine, grâce à la proximité de la mer. Elle gagne même Sumatra et l'archipel indo-malais; mais là les gnétacéos, les euphorbes arborescentes et les lianes viennent se mêler aux plantes signalées ci-dessus et aux cocotiers. Au Mexique, là où l'altitude est assez basse pour ne point compenser la latitude, le sol est occupé dans les régions sèches par les cactées meloniformes et cérciformes, p.ir les euphorbes grasses et par les agaves charnues. Dans les Antilles, nous trouvons, dans cette même zone, sous l'influence du climat insulaire, des légumineuses comme VALriis precato- /■iiix, des bignoniacées. La zone tropicale do l'hémisphère boréal présente en Afrique un grand développement de malvacées arborescentes. Dans les îles de l'Atlantique et du Grand Océan, grâce à l'influence simulianée de l'humidité et de la chaleur, les fougères arborescentes prennent leur plus grande extension. En Australie, la zone tropicale de rhémisphère austral est habitée par

les eucalyptus, des myrtacées et des légumineuses il phyllodes telles que les acacias. Au Pérou et au Brésil ce sont des mélastomacées, des sterculiacées, des lianes, des palmiers, qui forment le fonds de la végétation arborescente de cette région. La population végétale herbacée comprend dans ces contrées de nombreuses orchidées épiphytes. Si on s'élève sur les Andes,, vers lino mètres, on trouve encore quelques palmiers rabougris, d'abondantes bignoniacées, et surtout les quinquinas. Plus haut encore sur les Andes, les portulacées et les composées labiatiflores occupent seules la surface du sol. A la limite des neiges éternelles, les plantes ne sont plus représentées que par quelques lichens.

La dernière région botanique dont il nous reste à parler est la région équatoriale. Là la mer est occupée par les prairies flottantes formées par les sargasses ou raisitis de )/ier, sortes d'algues voisines des fucus, qui nagent à la surface de l'océan au moyen d"ampoules pleines d'air, creusées dans leurs tissus. La longueur des sargasses est très grande ; elle peut rivaliser avec celle des Macrocyslis, sorte de laminaire des iles Falkland qui peut atteindre trois cents mètres de longueur. Les prairies marines s'étendent de la région équatoriale jusque vers la région tempérée chaude, mais c'est surtout près de l'équateur qu'elles présentent leur plus grand développement. La flore du continent africain dans sa région équatoriale est caractérisée par des palmiers, des liliacées, des zingibéracées, des ébéniers, des arbres à gomme. Celle des îles Australiennes comprend des myrtacées, des mélastomacées, l'arbre h pain. Celle de l'Amérique comprend, comme plantes de culture, les cocotiers, les vanilles, les palmistes, les bananiers; comme plantes arborescentes, ce sont des palmiers, des mélastomes, des malvacées et des lianes ; plus de nombreuses plantes épiphytes et même des phanérogames parasites telles que les hélonias, les langsdorffla. Parmi les phanérogames parasites de la région tropicale, nous devons citer encore les rafflésia de l'Océanie et les hydnora de la côte orientale de l'Afrique. Parmi les phanérogames qui peuplent les eaux dormantes, la plus remarquable est la Victoriii regia, sorte de nénuphar dont les feuilles orbiculaires ont un limbe qui peut atteindre deux mètres cinquante de diamètre. Les bords des fleuves de l'Amérique équatoriale sont habités par les berthoUelia, les couroupita, les locythis, les calycanthées, les malpighiacées, les galactodendrons ou arbres à vache, les ficus. |C.-E. Bertrand.]

VlijNT. — Météorologie, V-VI. — Le vent est produit [par le mouvement de l'air atmosphérique. Aux articles Courants, Orages, Tem/tétes, nous avons déjà fait connaître l'origine et la cause des principaux vents, et quelques-uns de leurs effets.

La direction des vents qui rasent la surface du sol est marquée par les girouettes. Influencée par les reliefs du sol et par les remous qui en résultent, cette direction est extrêmement variable d'un point à l'autre d'un même canton et d'un instant à l'autre dans un même lieu. Elle est moins instable en pleine mer ou dans la région des nuages; elle y change cependant suivant le sens du courant aérien qui domine, et aussi sous l'influence des bourrasques qui passent.

La rlirection des nuages, ou le si'us dans lequel ils sont transportés, ne peut être évaluée directement à cause des efl'cts de persp'Ctive qui sont d'autant plus marqués que le nuage observé est plus éloigné du zénith. On se sert d'un miroir horizontal en verre noir ou en verre désotamé et noirci sur sa face inférieure. Sur sa face supérieure, on a tracé deux lignes rectangulaires se coupant au centre du miroir et qu'on oriente vers

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