VENT
VERBE
les quatre points cardinaux. On pfiut y tracor ôgalonicnt les quatre ou les huit divisions intermédiaires.
Pour faire usage de ce miroir, on place l'oeil dans une position toile que l'imago du nuage observé apparaisse au point do croisement des lignes ; pniSj un morceau de bois ou de liège dans lequel on a piqué une épingle est posé sur ce miroir de telle sorte que la tête de l'épingle se projette sur le môme point. On a ainsi une ligne de visée grossière mais suflisante. Au bout do ((uelques minutes, on se place de nouveau dans nno position telle que la tète de l'épingle se projette sur le point de croisement des lignes du miroir. L'image du nuage s'en est écartée ; on marque sa position nouvelle avec un grain de sable. La ligne qui joint le point de croisement au grain de sable donne la direction vraie du chemin parcouru par le nuage. Les effets de perspective étant les mêmes sur le miroir que sur le ciel qu'il reflète ne peuvent plus troubler la lecture. L'opposition de marche des nuages superposés dans l'atmosphère se montre alors beaucoup moins fréquente qu'elle ne le paraît en l'absence du miroir. On constate cependant que les nuages les plus élevés marchent très souvent dans des directions autres que celles des nuages les plus bas. En général, la direction du vent se transmet de haut en bas, en sorte que, si les nuages supérieurs marchent du N.-O.vers le S. -E., alors que les nuages inférieurs marchent de l'O. h l'E., ceux-ci ne larderont guère à marcher eux-mêmes du N.-O. vers le S.-E., ce qui est un signe de beau temps prochain. Des nuages supérieurs marchant du S.-O. ou du S. vers le N.-E. ou le N. quand les vents inférieurs vont de l'O. vers l'E., indiqueraient au contraire un retour prochain de ces derniers vers le S.
La vitesse du vent est évaluée au moyen des anémomètres. Pour les vitesses très faibles on a recours à l'anémomètre de Combes, sorte d moulin h vent de dimensions très petites, à ailes planes, inclinées, faites en mica. Pour les venis ordinaires on emploie généralement l'anémomètre PiObinson. Ce dernier se compose de quatre hémisphères creuses placées de môme sens aux extrémités do deux diamètres croisés. Le vent a plus de prise sur la concavité que sur la convexité des hémisphères ; ceux-ci fuient donc sous le vent, leur convexité en avant, et font tourner leur axe commun dans un sens toujours le même quelle que soit la direction du vent. Cet anémomètre est toujours orienté et prêt à fonctionner. Sa vitesse est à peu près le tiers de la vitesse du vent; la proportion diminue toutefois d'une manière sensible quand le vent est très fort.
A Paris, dans les grandis tempêtes, la vitesse d\i vent dépasse quelquefois 80 kilomètres à l'heure ; elle augmente à mesure qu'on s'élève audessus de la surface du sol jusqu'à une certaine hauteur variable avec l'état de l'atmosphère. C'est ainsi que la vitesse d'un cours d'eau augmente des bords vers la partie centrale. IVIais ce qu'on observe à la surface du sol ou vers la ré- . gion des nuages ne s'applique pas nécessairement aux couches plus élevées de l'atmosplière.
La pression exercée par le vent sur une surface plane perpendiculaire à sa direction croît comme le carré de la vitesse du vent ; elle est de 60 kilogrammes environ par mètre carré, pour un vent de 80 kilomètres à l'heure; elle monterait à lOO kilogrammes pour un vent d'environ 103 kilomètres à l'heure. La pression serait la même pour une surface plane se mouvant avec la même vitesse de 103 kilomètres dans un air calme et au repos.
En raison de son inertie, l'anémomètre de Romnson n'obéit pas instantanément aux à-coups du
vent. Le nombre do tours qu'il effectue dans un intervalle de 1 minute donne la vitesse moyenne du vent pendant cette minute. Les effets dos àcoups du vent sont en partie compensés par le calme relatif des intervalles qui les séparent.
[Marié-Davy.j
VENTIL.VTIOIV. — V. le même mot dans la I" Paiitip.
VURBE. — Grammaire, XIII. — Le verbe est un mot qui exprime l'état ou l'action : « Il pleut; le cheval est docile; le loup mange l'agneau. »
Verbe vient du latin verlium, « le mot » ; c'est en effet le mot par excellence, qui forme le terme essentiel de la proposition.
On divise les verbes en deux grandes classes : les verbes transitifs et les verbes intransitifs; elles se subdivisent à leur tour en plusieurs catégories.
On appelle vcrbei transitifs ceux qui font passer l'action du sujet au complément. Un verbe est donc transitif quand il a ou qu'il peut avoir un complément direct. Ex. : « Le cheval traîne la voiture. » Traîne est un verbe transitif, parce qu'il fait passer, il transmet l'action du cheval à la voiture.
Le verbe transitif est dit aetif quand le sujet fait l'action. Ex. : o Pierre aime Paul. » En renversant la construction, on a : « Paul est aimé de Pierre. » Le verbe devient alors passif, parce que le sujet Paul supporte l'action.
Le verbe est dit réflér/ii quand le sujet fait et supporte l'action. Ex. : o 11 se flatte. » Le sujet il et le complément se désignent la môme personne.
La plupart des verbes actifs peuvent devenir passifs et réfléchis.
On appelle verbes iniransitifs ceux qui expriment un état, ou bien une action qui ne s'exerce pas sur un autre objet. Ex. : « Le cheval court, l'enfant dort. »
Ces verbes, qu'on appelle aussi verbes neutres, ne peuvent avoir de complément direct. Quelquesuns peuvent devenir réfléchis, aucun ne peut devenir passif.
Aux verbes neutres se rattachent les verbes impersonnels, ainsi nommés parce qu'ils expriment une action qu'on ne peut attribuer à aucune personne déterminée : Ex. : « 11 neige, il pleut. »
Ajoutons à ces diverses familles de verbes un verbe qui forme à lui tout seul une classe spéciale : c'est le verbe être, qu'on appelle verbe substantif, parce qu'il exprime l'existence.
En résumé, il y a donc en français six sortes de verbes : le verbe actif, le verbe passif, le verbe réfléchi, le verbe neutre, le verbe impersonnel et le verbe substantif.
11 faut considérer dans les verbes le radical et la terminaison, le nombre, la personne, le mode, le temps.
1" PiADicALET TEiiMiNAisoN . — Le vcrbo esttoujours formé de deux parties distinctes : 1° une partie fixe qui change peu, dite le )-arf/cai du verbe; 2° une partie changeante et variable, qu'on nomme la terminaison : ainsi dans je mnreh-e, nous marchons, vous marc/i-erez, le radical est march...., et
les syllabes ... e, ons, erez, qui suivent le
radical, sont les terminaisons.
2° NoMBiiE. — Les verbes comme les noms ont deux nombres : le sinrjulier, quand il s'agit d'un seul : « Je marche, tu lis, il mange; » le pluriel, quand il s'agit de plusieurs : « Nous lisons, vous marchez, ils finissent. »
3" Personnes. — L'action qii'exprime le verbe peut être faite soit par la personne qui parle : n Je marche, nous marchons; » soit par la personne à qui l'on parle : « Tu marches, vous marchez ; '1 soit par la personne dont on parle : « H lit , ils marchent. »
VERBE
Les différentes terminaisons par lesquelles le français marque les changements de personne s'appellent les personnes du virbe.
4» Modes. — Le moile ' est la manière dont le verbe présente l'état ou l'action qu'il exprime.
Il y a six modes en français : Yindicntif, l'impératif, le conilitioymel, le subjoivAif, Vinfinitif et le participe.
Le mode !n''icn/i/ indique simplement que l'action a lieu : « Je marche, tu lis.
Le mode imptratif s'emplie pour exprimer le commandement : s Marchez, lisons. »
Le mode conditioiDiel indique que l'action aurait lieu si une certaine condition était remplie : <i Je soriirais s'il faisait beau. »
Le mode subjonctif présente l'action d'une manière douteuse, parce qu'elle dépend toujours d'une autre action : <. Je veux que tu vienui's; » gjie tu viennes est soumis au verbe 7e veux et en dépend.
Le mode infinitif présente simplement l'action d'une manière vague, indéfinie, sans distinction de nombre ni de personnes : et Lire, faire, remplir. »
Le modepo' ticipe tient à la fois du verbe et de l'adjectif. Comme le verbe, il indique l'état ou l'action et marque le temps ; comme l'adjectif, il qualifie ou détermine un substantif: «Aimant, aimé. •)
Remarque. — L'infinitif et le participe, qui n'indiquent point les personnes, sont dits tnodes imi'Crsonnels, par opposition aux autres modes qui sont dits modes personnels.
5" TiMPS. — Le temps * est la forme que prend le verbe pour marquer à quel moment se fait la chose dont on parle.
Ou l'action se fait au moment où l'on parle : " Je lis, » — ou l'action était déjà faite au moment où l'on parle : « J'ai lu ce matin, » — ou l'action se fera dans un temps futur ou à venir : « Je lirai demain » : ces trois moments s'appellent le présent, le passé, le fwur. Le français marque chacune de ces époques différentes à laquelle a été faite l'action, par une forme particulière du verbe, que l'on nomme temps.
11 n'y a qu'un seul présetit, mais il y a plusieurs passés et plusieurs futurs, parce que toute action peut être plus ou moins passée, plus ou moins future.
On distingue cinq sortes do pnssiis ou parfaits: l'imparfait, le parfait défini, le parfait indéfini, le parfaii anteiieur et le plus-r/ue-pnr/'ait.
Viniparfait exprime une action actuellement passée, mais qui ne l'était pas encore quand une autre s'est faite : « Je lisais quand vous êtes entré. »
Le parfait défini exprime une action faite à une époque déterminée, définie, complètement passée au moment où l'on parle : « Je lus hier toute la journée. »
Le par/ait indéfini exprime une action faite à une époque vague, indéfinie : « J'ai lu ce livre autrefois. »
Le parfait intérieur exprime une action faite immédiatement avant une autre également passée : « Quand j'eus lu ce livre, je sortis. »
Le pius-gue-parfait exprime une action faite avant une autre également passée : a J'avais lu ce livre quand je sortis. »
On distingue deux sortes de futurs : le futur simple et le futur antérieur.
he futur simple marque simplement que l'action se fera : « Je lirai ce livre. »
Le futur antérieur marque que l'action se fera avant une autre qui est à faire : « J'aurai lu ce livre quand vous viendrez. ->
On appelle temps simples les temps conjugués sans les auxiliaires e re ou avoir, et temps composés ses temps conjugués avec un auxiliaire.
VERBE