‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 62 sur 459 · LÉGUMINEUSES · texte numérisé non relu

LÉGUMINEUSES

KGUMINELSES

trop uniforme. En pratiquant dos incisions h la surlace de VHijnienœa Courharil, on voit s'ôcouli'r une résine appelée copal, insoluble dans l'alcool, soluble dans l'iiuile do lin, et dont on fait un très bon vernis.

11. — Ecorces des légumineuses.— Los principales écorces de légumineuses employées en pharmacie sont :

L'éeorc ci' A kornoqne [Bowdic/na ma/or), que l'on emploie au Brésil contre l'Iijdropisie.

Ùécorce île narbatimno, qui provient do plusieurs espèces d'acacias brésiliens.

L'écorce des Aiidirii, que l'on emploie comme purgatif, comme narcotique et comme vermifuge.

Vécorce de Mnss-nna, qui est produite par V Alhizzia nntJœlminthicit do l'Abyssinie; on réduit cette écorce en poudre, et cette dernière est employée comme vermifuge.

111. — Racines lies Uijumineuses. — La seule racine de légumineuse qui offre un intérêt spécial est celle do la (•h/cyrrhiza ylabra, vulgairement nommée réglisse officinale. Cette plante croît naturellement dans le midi do I Europe ; sa racine, que l'on emploie à l'état sec pour sucrer les tisanes, nous e.st apportée de Sicile et d'Espagne. Quand elle est bien conservée, elle présente à l'intéi'ieur une belle couleur jaune; mais elle s'altère facilement, et son goût sucré fait place à une âcreté désagréable. On extrait de la racine de réglisse un jus ou ■^uc qui se vdlJdansle commerce sous forme de bâtons noirs cylindriques aplatis à, l'une de leurs extrémités par un cachet. Cette préparation se fait surtout en Italie et en Espagne; pour l'obtenir,onfait bouillir dans l'eau la racine de réglisse, et on la comprime fortement; la liqueur obtenue est évaporée dans une chaudière de cuivre. Lorsque l'extrait est cuit, on le coule en bâtons. A plusieurs reprises, on a essayé en France de fabriquer le suc de réglisse ; m avait obtenu dans rindre-et-Loire un produit capable de rivaliser avec le réglisse d'Italie; mais les nombreuses falsifications dont il est devenu 1 objet l'ont bientôt fait abandonner.

IV. — Griiines, fleurs, fruits et feuilles des légumineuses. — Plusieurs légumineuses ont des graines farineuses comestibles, très usitées pour l'alimentation de l'homme et des animaux dom«stiquos. Telles sont celles des Imricots [Phaseolu^) , des /»t)e. (Faba) , àe& pois (Pisum), des / ois cliiches {Cicer), des /upi7is {Lupinus),des lentille^ (Ervum); une espèce particulière de lentille, la jurasse, a des graines vénéneuses. Le Doltchos la'dub de l'Inde et le cliâtniyner d'Ausira ie (Castanospermum australe) ont aussi des graines farineuses comestibles.

Dans les pays tropicaux et plus particulièrement dans l'Inde et dans l'Afrique, les graines luisantes rouges et tachetées do noir do l'Abrus preciitoiius et de VAdnmnthera pavoniyin sont employées comme monnaie, et comme unité de poids pour pesor le diamant et les métaux précieux; on les appelle alors karals; c'est ainsi que la valeur des diamants s'évalue en karats.

Les grrnws d'Angelin (Genffroyn spinulosa) sont administrées au Brésil commo médicament anlhelminUiique.

La féoe lonka est produite par le Coumarouna odoj'idii.Aont le bois est appelé bois de Coumaron ou de Gaiac en Guyane. L'odeur do la fève tonka rappelle celle du mélilot; on ne l'emploie guère que pour parfumer le tabac.

Les graines de fenui/r c (Trigonelln fœniimrir,-ecum.\ sont aromatiques, amèr'es ; on les môle a titre de stim»4ant à l'avoine des chevaux.

héseré ou fève d'épreiv e du Calal>ar tire son nom du rôle qu'elle joue dans les épreuves judiciaires Aça naturels du golfe de Biafra (Afrique occidentale;. Cattt; graine est produite par une

plante grimpante nommée Physostigmn venennsum; elle contient un principe vénéneux très actif.

VArachis liypoi/ea ou arac/iî'rfe, herbe annuelle, ne mûrit ses fruits que dans le sol; h cet effet, silût après la floraison, ses ovaires s'enfoncent dans la terre jusqu'à une profondeur do huit centimètres. Li, chacun d'eux forme une gousse qui renferme deux graines rouges, à. tégument séminal mince; chaque graine est gorgée d'une huile qui rappelle l'huilo d'olive et dont on fait aujourd'hui un très grand commerce. La graine d'arachide est quel(|uefois nommée pistache de terre; elle est originaire du Brésil. — A Madagascar croii une herbe, la Vomtdz'ia subferranea, dont les fiuii s, comme ceux do l'arachide, ne mûrissent qu'après s'être enfouis dans la terre.

La graine du l;olic/ios urcns est arrondie et présente à sa surface une grande tache noire qui la fait ressembler vaguement à un œil; de \h, l'épithète d'œil de bourrique qu'on lui donne quelquefois. La gousse du Dnlichos itrens, comme celle du Dolichos pruriens, est couverte de poils piquants dont le contact sur la peau provoque des démangeaisons insupportables : aussi nomme-t-on quelquefois ces plantes des pois à gratter. La plupart des dolichos sont américains.

La pulpe du tamarin, fruit du Tnmnrinier [Tamarindus Indica] est utilisée comme laxatif. Ce fruit, conservé dans le sirop qu'on extrait du fruit du caroubier, donne une sorte de conliture que l'on consomma en Egypte.

Le genre Cnssia fouinit deux sortes de produits purgatifs; les uns, nommes casse, sont les fruits du Cnssia fistula ou caneficier, grand arbre de l'Amérique tropicale; les autres sont désignés sous le nom de séné; toutes les espèces qui produisent le séné sont semi-ligneuses. Le séné est formé soit par des follicules, soit par do» feuilles. Le Cassiit obovata et le Cassia angu^lifolia ne donnent que des sénés de qualité inférieure. Le premier est désigné dans le commerce sous les noms de séné de Syrie, séé d'Al''p, séné de Sénégal; il entre aussi en notable proportion dans le mélange appelé séné de In palte. Le cassia angustifidia est vendu dans lo commerce sous les noms de séné de l'Indi- et de séné moka.

Le Cassia lenitivn, le plus recherché des sénés, présente deux variétés, la variété aaitiiolia et la variété obtusata ou éthiopien ; la première croît plus spécialement en Egypte, la secomle en Ethiopie. Ces deux variétés, mêlées au CnS'ia obovata, forment le siné de la palte. Ce nom lui a été donné h cause d'un impôt appelé palte qu'on prélevait autrefois sur ce produit. Ce séné est apporté par les Arabes k Syène et à Esné, et de là dirigé sur Boulacq qui est l'entrepôt général. 11 arrive chaque année environ 1(1,000 quintaux de séné h Boulacq. Les Arabes de Syène falsifient le séné avec des fouilles d'arguel [l'ynnnchum arge'}, plante de la famille des Asclépiadées, dont les feuilles chagrinées purgatives sont en môme temps vénéneuses ; de là, la nécessité de purifier le séné en en retirant l'arguel. A Boulacq, on sépare les folliciilos des feuilles du séné. A Marseille, on mole qneUiuefois aux feuilles de séné des feuilles de m/ou/ {CocwWa my' tifoiia), qui sont extrêment vénéneuses. Le Cassia selldopica se trouve aussi dans le commerce sous le nom de séné de Tripoli; il vient alors du Fezzan.

Certaines légumineuses sont cultivées comme fourrages pour les bestiaux ; ce sont : lo tièflc (Trifoliurii), la luzerne [Medicaijo sativii).\<i sainfoin (Onobri/chiK), le mélilot [Melitotics officiniiH'). Ce diuMilor est recherché surtout à cause de son odour agréable.

Le geniH dis Icinturiers (Qinista tinetnria] a été utilisé autrefois pour la teinture en jaune ; il est aujourd'hui remplacé par la gaude.

LEGUMINEUSES

LETTRES

V. — Siics- 'les légumineuse<!. — On extrait des ] plantes sont chargées de poids et le tout est coufruits Ytrts de VAcacia nilol en un suc astringent, I vert d'eau ; on laisse fermenter jusqu'à ce qu'on amer, qui est le vrai suc d'acacia. Cette matière j voie se former une écume irisée à la surface de était fort recherchée dans l'ancienne pharmacie ; i la liqueur; on soutire l'eau qui est fortement elle a disparu du commerce depuis 1830 ; elle est ] aérée ; de verdàtre qu'elle était, la liqueur devient remplacée paruh extrait des fruitsverts du prunier I bleue sous l'action de l'oxygène de l'air; la raasauvage d'Allemagne, vendu sous le nom û'am iu tière colorante bleue est absorbée par la chaux. noslras, mais qui ne jouit d'aucune des propriétés Pour l'avoir à l'état de pureté, il suffit de traiter le du suc à'Ac"(-iii nitoticu. Cette substance doit être précipité terreux par un acide. L'indigo sec préd'autant plus rejetée qu'il est facile de préparer sente une couleur bleu foncé, une cassure unile véritable suc d'acacia avec les fruits de VAc nia forme, fine ; il prend un éclat cuivré par le froturabica vendus dans le commerce sous le nom de tentent de l'ongle. — V. Coloraiite": (Matières). t/ubla/is. Les Indigof'eru sont originaires du Mexique.

Dans l'Inde, on prépare avec VAcicVi catechu On peut aussi extraire de l'indigo de VIsatis une pâte masticatoire astringente que l'on môle' <ùic(oî-io, vulgairement nommé pasti-l (famille des à de la chaux et que l'on roule dans des feuilles i Crucifèresl. (C.-E. Bertrand.]

de bétel. Ces rouleaux, que les Indiens nomment! lûoI'OLD 1 et II. — V. Habsbourg.

LIÎI'inOPTERES. — V. Papillons.

LE1THES. — Grammaire, 111. — On appelle lettres (du latin litttru) les signes qui représentent les différents sons du' langage et qui servent à former les mots.

On considère deux choses dans les lettres : le son ou la prononciation, et le caractère ou la figure. Nous ne nous occuperons ici que des figures. (Pour le son, V. Prononciation.)

La réunion de toutes les lettres d'une même langue s'appelle alpliabet. (De même que nous disons en français l'ABC pour dire l'alphabet, les

bétel, ont pour effet de combattre le ramollissement des gencives et la chute prématurée des dents ; ils ont l'inconvénient toutefois d'exagérer la sécrétion salivaire et de teindre les dents et les os en rouge.

On donne le nom de kino au suc desséché du Pterocarpus erinaceus et à celui du Butea l'ronilosii.

VL — Gommes de légumineuses. — On appelle gommes des substances solides transparentes, soiubles dans l'eau ou susceptibles de se gonfler sous l'action de ce liquide, et qui se transforment

en acide mucique sous l'action d'un corps oxydant. ' Grecs disaient l'AB, c'est-à-dire l'alpha et le bêta Les légumineuses produisent un grand nombre qui désignent en grec les deux premières lettres, de gommes. Parmi les principales, nous citerons : i d'où les Romains ont tiré le mot aipliabelwn, qui \a.gomme arubiijue, qui n'est autre chose que le suc est devenu en français ali'habet.) séché eiio\\&Viè iei Aiacia nilotica. Acacia ara- \ L'alphabet français est composé de 25 lettres bica. Acacia verek. Acacia gummifera. La gomme I rangées dans cet ordre : a, b, c, rf, e. /', g, h, i, J, arabique est soluble dans l'eau; lorsqu'elle de- \ k, I, m, n. o, p, rj, r, s, t, u, v, x.y, z. Pourquoi meure longtemps exposée à l'air, sa surface est notre alphabet suit-il cet ordre bizarre où les contoute craquelée. i sonnes et les voyelles sont jetées pêle-mêle'?

La gomme adragante, qui s'écoule de YAstraga- Parce que ces lettres viennent du latin, langue lus vents, est blanche, compacte, translucide, , dont l'alphabet était déjà disposé dans le même cornée, insoluble dans l'eau; elle résulte de la ' ordre. Les Romains tenaient leur alphabet des gélification des parois des cellules de la plante, et j Grecs, les Grecs avaient reçu le leur des Phénise montre comme un produit morbide de l'organi- ciens. sation végétale. Tous les sons de la langue française sont divisés

La gomme de Sassa ou de Bassora, qui res- i en deux classes : les voijelles et les consonnes.

semble beaucoup à la gomme adragante, est un | i» Voyelles. — Les voyelles (du latin vucalis,

mélange de gomme à'Inya et de gomme à.'A'^tra- • vocal, qui émet une voix, un son) sont les lettres

galus yummifer. — (V. Gommes.) \ qui ont par elles-mêmes une voix, un sim. Il y a

Vil. — Proiluits résineux et balsamiques des lé- \ cinq voyelles simples en français : a, e, i (ou y),

gummeuses. ' o. u. Ces voyelles sont représentées par une seule

On appelle 7-ési?ie copal ou résine anim"' la lettre ; mais il y a aussi d'autres sons simples

résine produite par l'H;/menœa verrucosa de Ma- représentés par plusieurs lettres, pt qu'on appelle

dagascar; cette résine s'enllamme facilement, fond pour cette raison voyelles composées. Ce sont eu

à une douce chaleur, et son odeur rappelle celle et ou Ces voyelles ne sont composées qu'en appa-

du bois d'aloès. \ rence, pour les yeux, mais non pour l'oreille à

Le Copaï/era officinalis est un arbre de l'Ame- | laquelle elles offrent un son unique, eu. ou, aussi

rique centrale qui produit un baume résineux, ! simple que celui de a ou de o. Volney dit à ce

fluide, appelé baume de copahii. Mêlé avec de la sujet : et Beauzée, et, avant lui, l'abbé Dangeau,

magnésie calcinée, ce baume se durcit rapidement; I eut le mérite d'établir si clairement ce qui con-

il est très employé en médecine. ! stilue la voyelle, que la majorité des académiciens

Les arbres du genre Muroxi/lon laissent exsuder ne put se refuser à reconnaître pour telles les pré-

à leur surface une liqueur transparente plus ou tendues diphthongues ou. en. qui réellement ne

moins colorée que l'oi. appelle bannie -'e Pérou; sont pas diphthongues, mais digramnies, c'est-à-

une variété de ce baume s'appelle baume de Tolu; dire doubles lettres. » Quant à la voyelle ou, re-

il est employé en médecine comme calmant. | marquons, en passant, qu'elle est représentée dans

VIII. — Indigo. — Vimligo est une matière colp- ' toutes les langues de l'Europe, excepté le grec,

rante que l'on retire des feuilles d'un certain par un seul signe.

nombre de légnm neuses nommées Iniligolca; Toutes les voyelles peuvent être brèves ou les principales espèces sont : 1'/. argenten, l'I. dif- \ jono-uos, selon qu'on les prononce vite ou lenteperrru, VI. anii. La planif qui fournit l'indigo est ; ment; ainsi a est bref dans patte et il est long bisannuelle; mais en général, on l'épuisé dès la j^jj^ pâte. De même : ' première année ; on la sème tous les ans en mars; '

deux mois phis tard, on fait une première récolte, deux mois après, une autre, et quelquefois une troisième dans le courant de la même année. La plante est coupée avec des faucilles et déposée par couches dans une très grande cuve appelée Ireinpoir ; la cuve est remplie aux trois-quarts, les

e est long dans béte et bref dans jette i — gite — petite

u cote — décote

u — fliite — t"ittc

eu — heure — y^"

ou — voàle -- 'O""-

LETTRES

LETTRES

11 est assez difflcile de dire dans quels cas précis on sait on français qu'une voyelle est brève ou longue. Toutefois, il faut observer' que les voyelles marquées de l'accent circonflexe (qui remplace presque toujours une s éliminée par l'orthographe moderne) sont longues. Il y a en outre une règle pour les avant-dernières syllabes : les voyelles en sont ordinairement brèves quand elles sont suivies <rune consonne double : p\tti\ bvtte, fvompEtte, /jElte, etc., sauf quand cette consonne double est rr, comme dans terre, serre, verre, qui sont longs. Il n'y a rien à remarquer sur a et i; mais e, o, ■eu et y nécessitent (|uelques observations.

La lettre e sert .\ marquer en français trois sons tout h fait différents :

1° Un son sourd que l'on appelle e muet, parce qu'il est le plus faible de tous nos sons français. •C'est cet e que l'on entend b, peine dans vE/nr, tEnir, et qui devient tout à fait nul dans appElrr, élEver, pèlEriyi, charrElier, que nous prononçons en réalité : np'ler, 'il'ver, pél'rin, char'tier.

2° Un son aigu que l'on appelle e fermé, comme dans aimÉ, hiintÉ. Le son de cet e est ordinairement marqué par le petit signe ('), qu'on appelle accent aigu, excepté dans les mots comme pied, clef, nez, rocher, aimer, où le son fermé est amené par la consonne.

3° Un son très ouvert que l'on entend dans terre, mer, enfer, procès, succès. On appelle cet e Ve ouvert, et on le distingue ordinairement par le petit signe ('), qu'on appelle accent grave.

On ne met pas d'accent quand l'e ouvert est ■suivi de deux consonnes (comme dans pEste, lEste} ou qu'il termine le mot et est suivi d'un r sonore (comme dans fEr, vEr, aniEr). Ce son de e ouvert est aussi rendu tantôt par ni (comme dans c/au-, ■éclkir, qui se prononcent réellement clère, écUre), tantôt par ei (comme dans pEine, Sei?îi?, que l'on prononce pêne, sène). —(Pour l'emploi des accents grammaticaux et l'influence de l'accent tonique sur les syllabes muettes ou sonores, V. AcceiitU'ition.)

Rien à remarquer sur o bref [dévote, note). De même que le son de è ouvert est exprimé à, la fois par è [succès), e [enfEr), ai (clAir), ei [SEUie), — le son de o long est exprimé en français h la fois par ô [viitre, apôtre) et par au ou eau tcomme dans .VfXtrer, épEkvtre, Autel, /jEAvté).

Le digramme au se rencontre le plus souvent ■dans les mots où se trouvait en latin la syllabe al ou et. Ainsi les mots latins alba, patina, tiellum, devmrent d'abord alhe, palme, bel, dans notre vieille langue, qui plus tard adoucit l en u, d'où aube, paume, beau, dans lesquels au, eau sont prononcés ô (de même que le latin au, lui aussi, a été .prononcé puis écrit o en français, dans or do aurum, clos de clausiis, chose de causa, etc.).

Comme è ouvert et comme ô, la voyelle eu est ■•in son simple qui est représenté en français par qui^tre formes différentes, savoir : eu comme dans /lEVre, n:u comme dans boEVf, soEur, œuf; œ comme dans OEil; et enfin ne, comme dans accvEille, cvEille. «rrjvEil, etc., quWi, prononcent comme s'ils étaient ^crits wcœuille, cœuiUc, «t.c. Remarquons cepenoant que œ suivi d'une consonne se prononce é : iJILclipe, OEcuménir/ue, etc.

« 0 bref latin devient eu en français, comme dans riEufie novem; mais enire o et le français eii, ily a les^intermédiaires du vieux français qui sont uo au X siècle, ue au xi« siècle, puis oe au xii', eu au xiv«. Ainsi 7iovem donne successivement nuef au xi« siècle, iwef au xii', neuf au xiV. yuelques mots, comme accueillir, sont restés, dans 1 orthographe, à l'étage ue et n'ont pas suivi la transformation en eu; d'autres, comme œil, sont restes à l'étage oe contracté en œ; enfin les mots comme i.mif, sœur, etc., sont un compromis entre 1 orthographe du xii= siècle en oe et 2' p*nTiE.

celle du xiv" en eu. De oe plus eu, on a composé le groupe bizarre œu, qui a persisté dans les mots tels que sœur, cœur, etc. » (Brachet, Nouvelle grammaire.)

y, dans le corps d'un mot et précédé d'une voyelle, se prononce comme deux i : pays, moyen, joyeuv, qui se prononcent pai-is, moi-ien, joiieux.

Dans tous les autres cas il se prononce comme i: yeux, analyse, jury.

Diphtiiongues. — On appelle diphthongue la réunion de deux voyelles qui se prononcent par une seule émission de voix, comme ui dans huileux, m, composé des deux voyelles u et i, est une diphthongue.

Diphthongue vient du mot latin diphthongus, qui a été emprunté au grec et qui signifie : deux sons.

Les principales diphthonguos sont ia, ie, io, oi, ue, ui, oua, oue, oui. Ex : piAno, pvEd, pioche, roi, etc.

Voyelles nasales. — Toute voyelle suivie de deux consonnes dont la première est m ou n, comme o dans tomber ou coûter, est prononcée en punie par le nez, et est alors appelée voyelle nasale.

Los voyelles nasales étaient inconnues aux Romains, qui prononçaient toujours sonores les voyelles suivies de m et de «. Noire langue ne les connaissait pas non plus à sa naissance ; ce n'est guère qu'à, la fin du onzième siècle que ces voyelles sont devenues nasales en français.

U en est de même quand n ou m terminent le mot, comme dans an, en, vin, ton, un, daim, nom, etc.

Les principales voyelles nasales sont an, en; in, ain, aim, ein ; on; un, eun, que nous retrouvons dans pan, Entrer; — vis, ferrAi^,moyEN, /■(•EIN, moutoN; importun, (à) ,/eun. Ajoutons encore um, am, em, im, oin, devant un b ou un », ou comme syllabe finale .■ parfum, Uam, ampoiile, Eubarras, mpctueux, oubre.

Mais -i n ou m sont suivies d'une autre voyelle, il ne se produit pas de voyelle nasale : ainsi an n'est pas nasal dans /jANai-, ni en dans niEner, ni in dans fi^ir, ni ott dans monarque, ni un dans chacune, etc. Il en est de môme quand ti ou m sont suivis d'un second non d'un second m : ainsi an n'est pas nasal dans Asnuel ; de même en reste sonore dans ENnemi, on dans tonner, etc.

2" Consonnes. — Nous avons dix-neuf consonnes en français : 6, e, d, f, g, h. j, k, I, m, n, p, g, r, s, t, V, X, z. On appelle ces lettres consonnes, du mot latin cnnsona iqui se prononce avec, à l'aide de), parce que les grammairiens romains croyaient que l'on ne pouvait jamais prononcer une consonne sans le secours d'une voyelle.

Plusieurs de ces consonnes expriment un même son : ainsi k, c, q, rendent tous les trois le son dur du c : Kanatoès, cavalier, iiualifier; — s et c ont le même son dans sertir et cervelle; — j et, g dans l'ai et oeai, ioli et neâlie--; — 2 et s dans zéro et déserteur fque l'on prononce dé:erteur).

U faut ajouter à ces 19 lettres les consonnes composées ch, ph, th.

Ch a une sorte de son chuintant que l'on entend dans CH'iHvre, cairurgie, cuenille, etc.

l'h et th ont le son de fett dans les mots dérivés du grec : milosopae, tuème, l'uilipjie, TuéopHiVe.

Le U) n'est pas une lettre française, mais il se rencontre souvent aujourd'hui, grâce à l'invasion des mots étrangers dans notre langue. Dans les mots anglais il se prononce ou : whiit, whiq, ir(im\yay (prononcez ouiste , ouig , Irarnouai). Dans les mots allemands, il se prononce v : Westplialie, W'eimar (prononcez Ve.Hpha'ie, Veimac].

« Les sons, dit M. Ayer, sont dits articulés, 7.3

LETTRES

LEYEU DES PLANS

parce que la voix, en sortant du larynx, est soumise, dans son passage par la bouclie, h l'action du gosier, de la langue ou des lèvres, qui la transformtwt en sons de forme déterminée. »

Les consonnes sont produites par trois organes différents : le gosier, les dents, les lèvres.

Les consonnes c, k, q, rj. Ci, qui sont produites par le gosier, sont pour cette raison appelées gutturales (du latin guttur, gosier).

C et g ont un double son, dur devant les voyelles a, o, u (comme dans camarade, corridor, ciimuler; cain'n, aohetet, cutturat), — doux devant les voyelles e et 2 (comme dans cerveau, cirer; Germer, cibier).

T et d, qui se prononcent à l'aide des dents, sont pour cette raison appelées dentales.

S, c doux (devant e et i), ç. z, sont appelées consonnes sifflantes. S entre deux voyelles a le son du z : poi!ion,bise, raison.

P, b, f, V, qui sont produites à l'aide des lèvres, sont pour cette raison appelées labiales (du latin labia, lèvres).

L et r sont appelées liquides, parce que ces deux lettres se joignent facilement aux autres consonnes, telles que p, b, c, g, comme dans ttnine. b\,nnrhe,cuimi'iir,g\.oire, — /memipr, bi\uit,CRoire,gRandir. Liquide vient du latin liquidus {coulant).

M, 71, suivies d'une autre consonne, comme dans toTiber, ' o^iter, donnent un son nasal à la voyelle qui précède et sont appelées pour cette raison consonnes nasales.

La liquide / et la nasale n se mouillent dans certains cas, c'est-à-dire qu'elles sont alors suivies, dans la prononciation, d'un i très faible, que l'on entend, par exemple, dans cnmpacNard, travaiLie.

X est une consonne double, qui se prononce tantôt comme es [lii\ueui), tantôt comme gz [examen). Elle peut avoir aussi le son du c simple : esce/lent, exception; le son de Vs : six, dix, Bruxelles, Auxerre; du /.-, \érés; enfin du : ; dixhuit, dixième, etc. Cette équivalence de j: et de s explique pourquoi les mots terminés au singulier par X, comme heureux, voix, prix, ne changent pas au pluriel : les heureux, les vnix, les prix.

La consonne ii est muette ou aspirée : 1° Elle est muette lorsqu'elle ne se fait pas sentir dans la prononciation. Exemple : V^ornme, Vaabitude , qu'on prononce comme s'il y avait Votne, l'abitude. '— 2" Elle est aspirée lorsqu'elle empêche l'élision, comme dans la Hnne (ne prononcez pas Vliaiyie), ou la liaison, comme dans les aéros (ne prononcez pas les zlier'^s .

LVi latine éiait fortement aspirée, à la manière flç Vil allemande ou anglaise. Cette aspiration se perdit en français, ce qui amena la dispariiion de h, comme dans avoir dO Galère, on de nomo. L'ancien français écrivait de même orne de homo, abit de ha'iitus, eure de hoia; vers le xv' siècle, les latinistes et les clercs rendirent à ces mots l'A latine, d'où homme, hubit , heure ; mais ils ne purent leur rendre la prononciation latine de h que le français avait abandonnée dès l'origine.

[J. Dussoucliet.]

LETTRi;S. — V. Epistolaire {genre).

LEVER DES PLAINS. — Arpentage, V-VIl , X-Xl. — 1. Le but de cette opération est de représenter sur une surface plane la projection horizontale d'une certaine portion de terrain. Pour cela, on choisit sur son contour un certain nombre de points remarquables que l'on joint par des droites consécutives; res droites forment les côtés d'un polygone auquel on donne le nom de //o^ goiie topograp 'lique. On lève d'abord avec soin le plan de ce polygone, et l'on y rapporte les autres points remarquables du terrain, auxquels on rattache ensuite les menus détails. On suit pour cela diverses méthodes qui dépendent de la nature du jerrain, des instruments que l'on a à sa disposi-

tion, et du degré d'exactitude que l'on veut obtenir.

Dans toutes ces méthodes, on a au moins une ligne droite à mesurer directement. Après l'avoir jalonnée, on la mesure i\ la chaîne, plusieurs fois s'il est nécessaire, afin d'être sûr du résultat, au degré d'approximation que comporte l'instrument employé. Cette ligne est alors ce que l'on appelle une base; et c'est de l'exactitude de sa mesure que dépend, pour la plus grande partie, la fidélité du plan. —V. Arpentage (Instruments d').

2. — Lever a l.\ chaîne. — Quand le terrain est sensiblement horizontal, découvert, et facilement acces.sible en tous ses points, on peut en lever le plan i l'aide de la chaîne seule. Cette méthode consiste à diviser le terrain en triangles dont on mesure directement tous les côtés.

On prend, sur le terrain même, un croquis approximatif, sur lequel on consigne le résultat de ses mesures; ce croquis servira plus tard de base à la mise au net du plan, comme nous le verrons plus loin.

.3. — Leveh a la CHAINE ET A l'équerre. — Dans les mêmes circonstances, si l'on dispose d'une équerre d'arpenteur, on peut opérer le lever d'une manière plus sûre, et surtout plus commode pour la mise au net. On joint par une ligne droite jalonnée deux points remarquables du terrain, et suffisamment distincts l'un de l'autre, par exemple les deux sommets les plus éloignés du polygone topographique; et, de tous les autres points remarquables du terrain, on abaisse sur cette directrice des perpendiculaires. On mesure ces perpendiculaires, ainsi que la distance entre le pied de chacune d'elles, et un point fixe pris sur la directrice; ces deux longueurs suffisent pour fixer sur le plan la position de chaque point, et permettent de le rapporter avec sûreté sur le plan.

4. — Lever a la planchette. — Dans cette méthode, il faut d'abord se procurer une bas<! AB (fig. 1), choisie de manière que, de ses entremîtes.

rig. 1.

on puisse apercevoir tous les points w^P^t^^J^^," terrain, et particulièrement les sommets du po ygone topographique. On trace sur a fe"«f « une droite «6 qui représente AB M eÇl'e ■";f "'^'d^ On place la planchette "»;-»;; tverUcIle d^ It Zt:Z^ir^^^^ les oin s C, D, E, etc.

oue on veut représenter sur le plan, et .,u ont ri'pUalaWemen''t.désignéspardesalo^

faut de tout autre signal et 1 ""/^ff^'.p' directions fc-'^l^'^-rèt^'ri'aTd Ye^aŒ-co^^^^^^^^^

?"é *uW nf bL' On trat avecV^lidade, les di- A, B, C, D, E, etc., du terrain.

LEVER DES PLANS — MSo — LEVER DES PLANS

Cette métliodo n'est pas susceptible d'une grande précision ; mais elle est expéditive. Il faut seulement qvi'aucun point important du terrain ne se trouve trop pr6s de la base ou de son prolongement, parce que ces points, obtenus alors par l'intersection de deux droites faisant entre elles un angle très aigu ou très obtus, seraient mal détermines.

Cet emploi de la plancbetto est connu sous le nom do méthodi; par intersections. La métbode n'exige d'autre mesure directe que celle de la base. Mais la planchette peut encore être employée de deux autres manières.

ô. — S'il existe dans l'intérieur du terrain un point d'où l'on puisse apercevoir tous les antres, on y transporte la planchette : et, par le point de la feuille situé sur la verticale du point de station, on trace, à l'aide de l'alidade, les rayons visuels dirigés vers lous les points remarquables du terrain. On jalonne et l'on mesure à la chaîne toutes les droites ainsi déterminées sur le terrain, et l'on a tous les éléments nécessaires pour reporter sur le plan tous les points visés. Cette méthode porte le nom de méthode par ruyonnement.

Lorsque le terrain est couvert, cette méthode n'est plus applicable, et il faut opérer autrement. Soient A,B,C,D,E, etc.. Ips sommets consécutifs du polygone topographique. On mesure le côté A15, et l'on trace sur la planchette une ligne ab qui ait avec AB un rapport convenu, par exemple un millimètre par mètre. On place la planchette en B, de manière que le point b soit dans la verticale de B, et que la ligne ab ait la direction B-\, co dont on s'assure il l'aide de l'alidade. Puis on vise avec l'alidade dans la direction BC, et l'on prend sui- la droite ainsi tracée une longueur hc, qui ait avec BC, qu'on a préalablement mesuré, le raônie rapport que ab avec AB. On transporte la planchette au point C, de manière que e Suit dans la verticale de C, et que cb ait la direction CB; puis on trace une droite cd avant la direction CD et dont la longueur soit à CD comme ah est à AB. On transporte la planchette au point D ; et l'on continue ainsi jusqu'à ce qu'on ait fait le tour du polygone topographique. On a alors sur la planchette un polygone abcde semblable ù ABCDE. Cotte méthode s'appelle la méthode par clicminemint. Elle s'emploie surtout pour obtenir le polygone topographique; et l'on y rattache les points intérieurs au moyen de la méthode des intersections, en prenant pour bases les côtés du polygone topographique eux-mêmes.

^- — Lever a la chaîne et au gbaphomètre. — Dans ce mode de lever, on mesure, comme plus haut, une hase, à laquelle on rattache les divers points du plan à l'aide des angles que font avec la base les rayons visuels menés de ses extrémités àces dilTérents points. C'est la méthode par intersections, comme avec la planchette, sauf ceue difforence (|n'au lieu de tracer directement sur le plan le.-, directions des rayons visuels, on mesure au graphe iinètre les angles qu'ils forment avec la base, et qn on reporte ensuite sur le plan à l'aide du rapporteur.

On pourrait aussi employer avec le graphomètre les méthodes par rayonnement ou par cheminement, mais on en fait rarement usage.

"• — Lever a la chaîne et a i.a nnnism »

ER A la chaîne et A LA BOLSSOLB.

La

"J'^'J'ode est la même qu'avec le graphomètre; cest-à-dirc qu'on opère principalement par intersections. Mais comme les angles ne peuvent pas être mesures à l'aide de la boussole avec la même approximation qu'avec le graplmmètre, on ne I emploie que pour rattacher les points de second ordre au polygone topographiciue. On prend alors pour base le côté du polygone le plus avantageusement placé par rapport aux points nouveaux que Ion veut fixer sur le plan. On peut même

prendre pour base une ligne qui ne soit pas un côté du polygone topographiquo, mais qui en ait été déduite par une opération précédente.

Pour corriger autant que possible les causes d'inexactitude tenant à l'emploi de la boussole, on rapporte parfois les points qu'on veut fixer sur le plan à deux bases au lieu d'une seule, par exemple à deux côtés consécutifs du polygone topographiqne. Chaque point est alors déterminé par l'intersection de trois rayons visuels; et si les directions obtenues ne concourent pas en un même point sur le plan, elles y forment un petit triangle, dans l'intérieur duquel le point cherché est vraisemblablement contenu. On prend donc vers le centre de ce petit triangle un point que l'on regarde comme le point cherché; cette solution, quoique un peu arbitraire, est cependant plus probable que celle qui correspondrait à un des trnis sommets du triangle, attendu qu'elle tient compte des trois rayons visuels.

S . — Lorsqu'on a pris sur le terrain toutes les mesures nécessaires et recueilli tous les renseignements dont on peut avoir besoin, on procède à la mise au net du plan.

La première chose à faire est de tracer, au bas de la feuille sur laquelle on va opérer, une échelle lies longueurs. Dans l'arpentage, le mètre est souvent représenté par un centimètre, quelquefois par h millimètres, rarement par un millimètre. Quelle que soit la longueur adoptée pour représenter le mètre, on porte 10 fois cette longueur, de gauche à droite, à partir d'une origine fixe marquée :é»'0, sur la droite qui doit former l'échelle; on la porte ensuite une fois vers la gauclie, h partir de la même origine, et l'on divise Cftte longueur on 10 parties égales, qui représenteront des décimètres ; les fractions de mètre moindres que le décimètre s'apprécient à l'œil. Avec cette échelle, il est facile de prendre une ouverture de compas représentant une longueur donnée quelconque, expiimée en mètres et fractions du mètre. Nous n'insisterons pas sur ce point, les développements que nous pourrions donner appartenant au dessin linéaire plus qu'à l'arpentage.

9. — Si le lever a été exécuté à la chaîne seule, les triangles dont le plan se compose se tracent successivement au moyen de leurs trois côtés. On trace, par exemple, sur le plan, une droite qui représente, à l'échelle adoptée, l'un des côtés d'un premier triangle; de ses extrémités comme centre, avec des rayons respectivement égaux aux deux autres côtés, on trace, du côté convenable, deux arcs de cercle dont l'intersection détermine le troisième sommet; et le premier triangle se trouve fixé sur le plan. A l'aide de ce premier triangle on construit de même un des triangles voisins; et, de proche en proche, on obtient tous les triangles.

Si le lever a été exécuté à la chaîne et à l'équerre, on commence par tracer sur le plan la droite qui doit représenter la directrice. Pour obtenir un point quelconque du plan, on porte, sur la directrice, à partir de son extrémité, une longueur qui représente celle qui a été mesurée sur le terrain entre l'extrémité correspondante de la directrice et le pied de la perpendiculaire abaissée du point que l'on veut obtenir. Ayant ainsi sur le plan le pied de cette perpendiculaire, on la trace, et, à partir du pied, on porte, dans le sens convenable, une longueur qui représente la perpendiculaire mesurée. On a ainsi le point que l'on se pi'oposait de fixer; et l'on opère do même pour tous les autres. Ce mode de représentation est surtout en usage pour les lignes courbes, telles que les sinuosités d'un ruisseau, ou le contour d'un étang.

Si le lever a été exécuté à la planchette, la

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