LILIACÉES
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Usages des Liliacées. — 1° Plantes d'ornement. Les Liliacées sont cultivées dans les jardins à cause de la beauté et de l'éclat du périanthe de leurs fleurs. Parmi les plus répandues, nous citerons: les lis (lis blanc, lis Martagon, lis tigré, lis du Japon) ; les fritdlaires on couronnes impériales; les jacinthes, les oruithogales, les tubéreuses, les tulipes. C'est en Hollande que la culture des tulipes est portée à son plus haut degré de perfectionnement.
2° Plantes comestibles. ■ — La partie comestible des Liliacées est fournie par leur tige ; on mange les bulbes crus ou cuits des "ignons, des poireaux, de Vail; à titre d'assaisonnement on consomme aussi les bulbes d'échalote, de civette, de ciboule; toutes ces espèces appartiennent au genre ail (allium). On recherche beaucoup les jeunes pousses étiolées et charjiues que donnent au printemps les rhizomes des asperges. Les asperges les plus estimées sont celles de Montmorency, près de Paris.
3° Plantes industrielles. — La plus importante des Liliacées employées dans l'industrie est le l'hormium tenax ou tiyi de la Nouvelle-Zélande. On retire chaque année, des feuilles de cette plante, des fibres très longues, fort tenaces, dont les qualités rappellent celles du jute et du cliijta-yrass.
On extrait des fleurs de tubéreuses, de jacinthes et de /i\-, des parfums très recherchés. Ces parfums nous viennent surtout de l'.^lgérie ; pour les obtenir, on met dans un vase fermé des couches alternatives de pétales de lis, de tubéreuses, etc., et de coton imbibé d'huile de bon ; on laisse macérer pendant quelques jours ; on remplace les fleurs par des fleurs fraîches, puis on soumet le coton à l'action de la presse hydraulique : l'huile de ben, chargée du principe odorant, s'écoule; il suffit alors, pour isoler ce dernier, d'employer convenablement un alcool rectifié.
4* Plantes niédicindes. — Parmi les Liliacées employées en pharmacie, nous citerons : la Scilla maritima, dont les bulbes très vénéneux ne doivent être employés qu'avec les plus grandes précautions ; cette plante croit spontanément dans les dunes des bords de la Méditerranée et de l'Océan; et Valoés, dont on retire une résine douée de propriétés purgatives et astringentes, que l'on désigne sous le nom de la plante elle-même. L'aloès est une liiiacée arborescente d'un port très élégant; ses feuilles, fort grandes, terminées en pointe, sont dentées et épineuses sur leurs bords; elles sont dures et cassantes; elles forment une large rosace, du centre de laquelle s'élève, au moment de la floraison, une hampe chargée de fleurs. Pour obtenir la résine dite aloès, trois procédés sont usités : le premier, qui donne l'aloès le plus pur, consiste à couper les feuilles assez près de la tige et à les placer verticalement dans un récipient, de façon à permettre au liquide qu'elles contiennent de s'écouler ; dans le second procédé on hache les feuilles, on en exprime le jus, qu'on décante ensuite et qu'on fait évaporer au soleil. Enfin, h la Jamaïque, on plonge les feuilles dans l'eau bouillante, on ne les y laisse séjourner que quelques instants ; mais les feuilles retirées sont sans cesse remplacées par des feuilles fraîches, jusqu k ce que le li; quide paraisse assez chargé en résine ; celle-ci est retirée du liquide par évaporation Les aloès croissent dans l'Amérique tropicale, dans l'Inde, et dans la région de l'Afrique qui regarde l'ile de Socotora.
Pour résumer brièvement les caractères botaniques des familles naturelles qui forment, avec les Liliacées, la classe des Lirioidées, nous nous contenterons de les exposer sous forme de tableau synoptique :
LIRIOIDIÎES
Étamiiies extroises, trois carpelles 1 presque libres, trois styles, tléhis- I ccncc scpticide, tégument séminal