BASSE-COUR
formant atec eux dès seh{\. Acides et Sels). Ainsi, la potasse ou oxyde de potassium, la chaux ou oxyde de calcium, la magnésie ou oxyde de magnésium sont des bases.
La dissolution aqueuse du gaz ammoniac, ou alcali volatil, est une base, Quoique n'étant pas un oxyde métallique, à cause ae ses analogies chimiques avec la pousse qui est le type des bases.
En 1820, Pelletier et Caventou purent extraire de récorçe de quinauina deux principes ayant comme les oxydes métalliques la propriété de former des sels cristallisables en se combinant avec les acides. Pour rappeler cet important caractère chimique, on les nomma akahxdes*.
Depuis la découverte de Pelletier et Caventou, le nombre des alcaloïdes a considérablement augmenté ; Wurtz et Hoffmann en ont préparé un grand nombre qui n'existent pas dans la nature et dont les sels se rattachent aux sels ammoniacaux en ce qu'ils en dérivent par la substitution d'un radical alcoolique à Thydrogène de TammoniaQuo. Nous ajouterons que ceb bases sont plutét appelées ammoniaques composées qu'alcaloides, nom réservé aux bases organiques naturelles.
La dissolution aqueuse des bases solubles ramène au bleu le tournesol rougi ^ar les acides. On dit d'une liqueur qu'elle est basique quand elle a cette action sur le tournesol.
Certains sels à base puissante et à acide faible agissent ainsi ; tel est le carbonate de potasse appelé industriellement potasse, tandis que, comme son nom l'indique, c'est de la potasse imparfaitement neutralisée par do Tacide carbonique.
11 V a des sels complètement différents par les réactions qu'ils peuvent donner avec d'autres sels ou par leur solubilité et même par toutes leurs propriétés chimiques, et qui cependant ne diffèrent dans leur constitution que par des quantités plus ou moins grandes d'une même base combinée a un même acide. Ainsi, la chaux en se combinant suivant différentes proportions à l'acide pbosphorique forme trois séries de phosphates dont Tun constitue en grande partie 1 élément minéral des os dos animaux. On donne le nom d'acide polybasioue à l'acide qui forme des combinaisons semblaoles; dans le cas particmlier que nous citons comme exemple, on ait que l'acide pbosphorique est tribasique.
Les poids d'une môme base qui se combinent ainsi à un même poids d'acide sont entre eux dans des rapports simples, comme 1, ), 8, c'est-à-dire que si on suppose trois poids des différents phosphates de chaux contenant la même quantité d'acide pbosphorique, on trouvera par t'analyse des poids de chaux dont le second sera double du 1** et dont le 8* sers triple.
Cette loi due à Wentzel est un des fondements d€ la chimie moderne, car avec celle de Gay-Lussac sur les combinaisons des gaz elle est le point de départ de la tliéorie des équivalents et par suite de la théorie atomique (V. Équivalents),
Préparation des hases, — Toutes les préparations des oxydes métalliques basiques peuvent se ramener à trois procédés généraux : 1« Griller le méul à l'air quand celui ei s'oxyde facilement et ne coûte pas trop cher; c'est ainsi qu'on prépare les oxydes de plomb et de cuivre. L'oxyde ainsi obtenu est anhydre, généralement insoluble.
2« Chasser par la calclnation d'un sel l'acide qui s'y trouve combiné à la base que l'on veut obtenir. C'est ainsi que l'on obtient la chaux par la calclnation des calcaires ou carbonate de chaux divers. La magnésie calcinée des pharmaciens s'obtient par la calclnation de son carbonate. Dans ce cas l'oxvde obtenu est encore anhydre.
3* On obtient la plupart des bases métalliques k l'état de combinaison avec l'eau on û^hyriratés, en les extrayant do l'un de leurs sels en dissolution
par l'action sur ce sel d'une base plus pultiants, par exemple la potasse, la soude, ranimoniaqoe, qui sont les bases se combinant le plus facilemeot aux acides. Nous terminerons ces généralités en donnant le procédé particulier par lequel on obtient deux bases importantes, la potasse et la soude.
Le carbonate de potasse et le carbonate de soude, potasse et soude du commerce, sont dissoQi et chauffés dans une capsule d'argent avec de h chaux hydratée, celle-ci se combinant très facilement avec l'acide carbonique produit la séparatioo de cet acide et de la base alcaline; U se forme qo dépôt de carbonate calcaire, et la liqueur saniagéante est une dissolution de potasse ou de soude; on la décante, il ne reste ensuite qu'à la concentrer Jusqu'à fusion et à l'abri de l'air; on la coule, elle "■ se prend en plaques blanches très caustiques: c'est la potasse ou la soude à la cliaux. On peut la débarrasser de cette base qu'elle retient, par une dissolution dans l'alcool. (A. Jacquemart^
BASSK-COCJR. ~ Agriculture, XV. — La bassecour est, à proprement parler la partie des bâtiments d'une exploitation rurale, réservée auxpetiu animaux domestiaues, coqs et poules, canards, pigeons, oies, dindons, lapins, etc. Par extension, ceue appellation est donnée très souvent aux animaux eux-mêmes qui peuplent la basse-cour. Jadis négligée, laissée aux sohis des enfants, la bassecour est devenue, dans beaucoup de fermes, une source de profits considérables, par la vente des œufs et par celle des feunes oiseaux dont les prix ont suivi partout la hausse générale des prix de la viande.
Deux conditions sont nécessaires pour réussir dans l'entretien de la basse-cour rurale, car il ne peut être ici question des volières des maisons de campagne ou des ciiiteaux. La première, c'est d'établir le poulailler, quelque rustique qu'il soit, dans un lieu sec et sain ; la deuxième, c'est d'y entretenir une très grande propreté. Enfin, quelle que soit l'espèce d'animaux de basse-cour que l'on choisisse, il est indispensable, non pas de les tenir enfermés dans'un local trop restreint, malade les empêcher de sortir en dehors de la cour de la ferme. Les volailles qui vivent dans les champs coûtent beaucoup plus cher qu'elles ne rapportent, à raison des dégâts qu'elles produisent dans les récoltes ; dans la cour oe la ferme, au contraire, elles utilisent une grande quantité de débris, de détritus, qui, sans elles, n'auraient d'autre destination que d'être jetés an fumier.
Il faut donner successivement les indications relatives au poulailler, au colombier et aux autres parties de la basse-cour.
Poulailler, ^ Le poulailler peut être aussi simple qu'on le veut; il consiste en un bâtiment on hangar plus ou moins spacieux, suivant l'importance de la basse-cour. Le mobilier du poulailler est très simple ; il consistera en perchoirs et en nids on pondoirs. Les perchoirs sont de simples barres suspendues horixontalement ou fixées par les deux bouts à une hauteur suffisante pour que les poules puissent facilement y percher. Les pon* doirs sont de petits paniers en osier grossier, pU ces le long des murs du poulailler pour que les poules y fassent leurs œufs. Ces pOndoirs peuvent aussi consister dans des cases rectangulaires crea« sées dans le mur du poulailler, et munies d'une planchette verticale à la partie inférieure de Toaverture, pour retenir la paille qui garnit le fond des loges. |
Le poulailler doit communiquer avec une cour | suffisamment spacieuse. On y place une trémie ou une auge contenant le grain destiné aux poules, et un abreuvoir si la cour manque d'eau. Tout en leur laissant la place nécessaire pour leurs ébsU, nn doit les isoler par une clôture.
Dans une basse-conr où Ton pratique rél6ra|e