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BÉTAIL

Parmi les Urodèles plasieafs espèceB sont ototI- TipareB. Chei d'autres, chei les ritons par exemple, les onfs entourés comme ceni des Anoures a*Qne enveloppe mudlaginense et trtnspiirente, sont pondus isolément ou par deux ou trois, et fixés aux plantes aquatiques. La fécondation est toujours interne. La larve naît un peu plus avancée que celle des Anoures, pourvue de longues branchies externes, et apte à se nourrir. Elle vit d'abord presque exclusivement de petits crustacés. Les pattes antérieures se montrent les premières, puis les postérieures. Enfin les branchies disparaissent, le repli qui les recouvrait se soude au tégument, et la métamorphose est accomplie.

Parmi les espèces ovovivipares, citons la salamandre commune, dont les larves, munies déià de leurs quatre membres, et d'ailleurs semblables à celles des tritons, mesurent 30 millimètres de long à leur naissance.

Redintégration. — C'est ici le lieu, après avoir parlé de Ta reproduction de l'espèce, de signaler la propriété qu'ont certains urodèles et les larves de tous les Batraciens de reproduire par bourgeonnement les parties qui leur sont accidentellement retranchées. Il y a plus d'un siècle que des expériences démonstratives ont été faites à ce sujet. On a vu^chez des tritons crètés et chez d*autres espèces, repousser à plusieurs reprises les membres, la queue, les yeux môme ; on a vu des queues de tout jeunes têtards d'anoures, isolées du corps de l'animal, vivre jusqu'à dix -huit jours et bourgeonner.

Intelligence, — L'intelligence des Batraciens paraît en général très obtuse. On peut cependant observer des différences à ce point de vue d'une espèce à l'autre. Tons nos Urodèles sont assez mal doués sous ce rapport; mais, parmi les Anoures, les crapauds sont assurément bien supérieurs aux grenouilles et notamment le crapaud oommiui. Quand on lui donne de la nourriture, ce dernier examine chaque insecte, s'approche doucement de

avec un morceau d'étoffe.

Aussi le crapaud est-il susceptible d'une certaine éducation. On raconte l'histoire d'un de ces animaux qui vécut en quelque sorte apprivoisé, dans une famille anglaise. Il passait le jour retiré sous un escalier ; mais le soir, à l'heure du repas, sans doute en quête des insectes qu'attirait la lumière, il se montrait autour de la table, allant et venant sans s'effrayer au milieu des personnes qui le connaissaient et ne le maltraitaient pas. U périt un jour par accident, n y avait trente ans qu'on l'avait remarqué pour la première fois ; et comme il avait toujours conservé la même apparence, n'ayant nullement vieilli durant ce laps de temps, nous devons supposer que ces animaux sont susceptibles de vivre fort longtemps.

C'est le sens de la vue qui parait être le principal guide des Batraciens anoures et urodèles, dans leurs rapports avec le monde extérieur.

Un sens spécial, voisin de celui du tact, leur permet du fond de leurs retraites souterraines aapprécier l'état de l'atmosphère, et les décide à sortir, quand les conditions sont favorables, ou à rester enfouis jusqu'à une meilleure occasion. Ainsi les pélobates, séparés de l'air extérieur par une couche de sable de plus d'un mètre, connaissent avec précision l'heure du serein et l'état de l'atmosphère.

Nous croyons néanmoins que les gens qui se servent de la rainette comme d'an baromètre accordent une confianco exagérée aux indications fournies par les Batraciens: en effet, outre que ces animaux doivent apprécier bien plus le temps qu'il fait que

celui qu'il doit faire, leur instinct parait devoir être souvent trompé dans le milieu artificiel de nos appartements et des vases où on lea maintient.

Utilité, — Il ne noua reste plus, pour terminer vn exposé déjà long, qu'à insister sur l'attlité que présentent les animaux de la classe des Batradens, et à réclamer pour eux la protection des cens instruits. Toutes lea espèces sont absolument Incffmsives pour l'homme et ses animaux domei^tiqnes; bien plus, elles sont pour lui d'utiles alliés, puisqu'elles détruisent les insectes qxà dévorent les récoltes.

Que l'instituteur use donc de son influence pour détruire ces préjugés absurdes qui i ècnent encore dans nos campagnes, et qui font des Batraciens un objet d'effroi pour nos paysans I qu'il fasse Taloir auprès de l'agriculteur les services rendus par cf*s animaux, et 1 intérêt qu'il a à les protéger I et qu'il fasse comprendre aux enfants que la laideur n'est pas un crime, et qu'il est barbare de faire périr des êtres tout à fait inoffensifs.

Parmi les Batraciens, deux espèces surtout, partout abondamment répandues, méritent d'être épargnées.

L'une d'elles, la grenmHliêverten est une ressource pour l'alimentation publique; elle rend en outre de grands services à la science, et, depuis les découvertes de Volta sur le galvanisme, et celles de Spallanzani sur les lois de la fécondation, elle tombe par milliers sous le scalpel de Tanatomiste ; mais, mieux vue dans nos campagnes que ses congénères, et d'ailleurs assez bien douée pour se dérober d'elle-même aux poursuites, on ne la détruit guère que pour en retirer les avantages qu'elle est susceptible de nous fournir, et elle ne réclame pas une protection spéciale.

Hais il n'en est pas de même du anipaud commun. Disgracieux ciana ses formes, grotesque dans ses allures, c'est un objet de dégoût sur lequel o i donne sans, remords carrière à ses instincu destructeurs. Habitant de nos champs et de nos jardins, il est sans cesse exposé aux mauvaises rencontres: et sa lourde démarche ne lui permet pas d'échappé.* à ses persécuteurs. On a inventé pour lui les p]Qs cruels supplices. On le pique par exemple à Te::trémité d'un échalas, et on le laisse là en proie à une agonie lente et douloureuse. Il est temps de réaffir contre ces mœurs stupides et barbares qui déshonorent notre époque.

Si l'on élève des abeilles, Ton a, il est vrai, intérêt à éloigner le crapaud du voisinage des ruches, car il a un penchant mallieureux pour ces insectes; on a, dans ce cas, le droit de le détruire, mais non de le tourmenter. Encore serait-il plus sage de le faire transporter à une assez grande distance. En toute autre circonstance, le crapaud est un voisin peu encombrant et fort utile ; les Jardiniers de Londres le savent bien, eux oui se le procurent à prix d'argent. [Femand Lataste.]

BETAIL. — Agriculture, XIII. — On donne le nom de bétail à renscmble des animaux domestiques produits par l'agriculture en vue d'un bénéfice direct ou indirect. — Dans l'exploitation agricole, dit Sanson, les animaux qui forment le bétail sont à la fois des produits fabriqués ou des marchandises et des agents de production. Pour l'agriculteur, dans l'on et l'autre cas, le bétail est un capiul qui doit donner un profit. C*est de ce principe qu'il faut partir pour établir le rôle du bétail dans une ferme. Il n'y a encore que pen d'années que ces vérités ont été dégagées des anciennes théories sur le rêle du bétail, qui ont encore cours trop souvent. Il n*y a pas de distinction à établir entre ce qu'on appelait les bêtes de produit et les bêtes ae travail ; tout animal qui ne donne pas un produit réel, est une mauvaise ma chine : il cesse d'être un capital productif, et doit être remplacé. Il faut toutefois remarquer qu'il y

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