BŒUF
gricultenr est de savoir allier ces qualités, par un
F perfectionnement des animaux obtenu par une seection Jadideuse. Ce qu*on a appelé la spécialisatioD des races ne peut plus être considéré comme une Térité absolue, comme un butd*où il n*y ait pas à dévier ; les conditions euérieures ont amené raRriculteur,àson'grand profit d'ailleurs, à chercher au contraire à réunir le plus possible de qualités diverses sur les mêmes tètes»
Quoi qu'il «n soit, voici les caractères auxquels on reconnaît les aptitudes divurses des animaux de l'espèce bovine.
Le bon bœuf de travail a la tète un peu forte, le front large, l'œil vif, les cornes bien plantées, le cou gros et court ; le garrot est élevé ; les épaules sont plates et portées en avant, les avant-bras et les jarrets sont larges, les hanches sont longues, les tendons sont bien détachés.
Quant aux vaches laitières, elles se reconnaissent à une tète petite, avec les cornes minces ; la gorge est peu développée, la peau est fine et pourvuo de poils doux et abondants, le pis est gros et prolongé sous le ventre ; les trayons sont égaux et bien espacés. Pour que le lait soit riche en beurre, il faut, aaprès de nombreuses observations, que le pis soit d'une belle couleur Jaun&tre, surtout entre les cuisses: les poils qui le recouvrent doivent être courts, épais et soyeux.
Les caractères du bœuf de boucherie sont les suivants : la tète est petite, l'œil est doux, le lh)nt large, le cou mince, court et dénué de fanon. La poitrine est large et profonde, l'épaule ronde et droite, Tavant-bras très gros près du corps, le genou mince. Quant au corps, il doit être large, et affecter des formes cylindriques ; le dos doit être droit depuis la naissance du cou Jusqu'à l'extrémité de la croupe ; les hanches sont larges, les cuisses sont bien chargées de viande. La peau doit être fine et élastique, se détachant bien du corps ; les poils seront épais et soyeux. Les membres doivent être courtk et fins, c'est-à-dire présenter une ossature tout à fait réduite.
Lorsqu'on a commencé à vouloir améliorer les races françaises au point de vue de la précocité du développement, on n'a trouvé rien de mieux que de les croiser avec les races anglaises, renommées pour leur rapide croissance. C'est surtout à la race dite Durham que l'on a eu recours. Ces croisements ont réussi dans certaines conditions, lorsque la race Durham trouvait des circonstances climatériques convenables et une race peu fixée à laquelle elle se substituait presque complètement, mais ailleurs les résultats ont été faibles ou nuls. La méthode la plus rationnelle pour développer chez des familles des qualités spéciales, c'est de procéder par sélection, c'est-àrdire de choisir toujours pour reproducteurs des animaux qui possèdent à un degré remarquable, plus ou moins intense, les qualités que l'on veut développer. Cette méthode est certainement plus longue que celle des croisements, mais elle donne des résultats beaucoup plus certains. On peut citer à l'appui les résuluts qui ont été obtenus avec la race limousine ; la sélection a tout à fait transformé cette race en vingt années.
L'hymène de la nutrition est la condition indispensable de Tentretien des animaux de l'espèce bovine. Il est plus avantageux d'avoir sur une ex-
Sloitation quatre bosufs ou vaches auxquels on onne une alimenutlon abondante, que d'en avoir huit auxquels on ne peut donner qu'une maigre nourriture. Il est donc de la plus haute importance pour un cultivateur de s approvisionner d'une nourriture abondante pour son étable. Il faut distinguer, à cet égard, ce qu*on appelle la ration d'entretien et la ration de produit. « La ration d'entretien, dit Jamet, sert à continuer la vie ; elle répare les pertes occasionnées par la transpiration.
les mouvements des poumons et du cœur ; le foo^ rage de cette ration ne produit donc absolument rien à celui qui le donne. Au contraire, tout ce
aui dépasse la ration d'entretien s'appelle ration e produit : cela est bien facile à comprendre. Lorsque les besoins de la vie sont satisfaits, te fourrage qui se donne en plus produit de la chair et de la graisse, si c'est un bœuf au repos ; du lait, si c'est une vache ; du travail, si c'est un bœuf attelé à la charrue ou à une Toiture. » Prenons un exemple. On estime, d'après les observations qui ont été faites, que la ration d'entretien d*une vache laitière est de 1 kilog. de foin pour 100 kilog. de poids vif. Si on donne 9 kilog. seulement de foin à une vache pesant 600 kilog., la ration de produit sera seulement de 3 kilog. qui donneront a litres de lait. Si l'animal produit plus, c'est aux dépens de sa chair, c'est-àndire aux dépens de sa valeur. Que si on lui donne au contraire 10 kilog. de foin, la ration de produit sera de 4 kilog. ; elle donnera autant de lait, et l'animal profitera, c'estèrdire augmentera de valeur. En général, il faut pour la ration journalière, en aliments bien choisis, un soixantième du poids de l'animal ; pour la ration do produit, il faut un trentième de ce poids.
La valeur comparée des fourrages et des autres aliments des bètes bovines : betteraves, ponunes de terre, navets, tourteaux, farines, etc., est assez difQdle à fixer. On a établi des tables d'équivalence ; mais ces tables ne sont qu'approximatives. Le foin d'une prairie diffère de composition, suivant les coupes ; de même que deux foins de prairies, même voisines, ont souvent une richesse tout . à fait dissemblable. Ces tables peuvent donc servir de guide pour les rations, mais il serait imprudent de s'y tenir d'une façon absolument rigoureuse.
La distribution des aliments doit être régulière ; les repas doivent être faits tous les jours aux mêmes heures, et à chaque repas l'animal doit recevoir une quantité de nourriture suffisante poor lui remplir l'estomac.
Classification des races bovines, — Après ces m dications générales sur l'hygiène de la nutritioor il faut donner ouelques détails sur la répartition ei les caractères des principales races bovines.
La plupart des classifications adoptées aujourd'hui manquent de précision ; elles reposent sur des caractères mal déterminés, et qui ne sont pas ceux qui pourraient servir de base à une classification naturelle. Quelques savants allemands ont déjà essayé d'établir une classification rationnelle des races bovines, mais sans y réussir. C'est à na savant français, H. Sanson, professeur à l'Ëçolc nationale d'agriculture de Grignon, que revient Thonneur d'avoir établi la première classification, reposant sur des caractères naturels et constants, des races bovines domestiques.
L'indice céphalique, c'est-à-dire la forme da crâne, est la oase de cette classification. Les races bovines sont d'abord divisées en deux grandes catégories : les dolichocéphales (tête allongée) et les brachycéphales (tète courte). Chez les premiers, le front parait allongé, et il v a un rétrécissemei.t plus ou moins sensible au-dessous de la bas? des cornes; chez les seconds, le front parait carré- Ces deux types renferment des variétés assez considé- j râbles, qu'il serait trop long d'énumérer ici.
La première catégorie comprend six races :
1* Race des Pays-Bas, qui renferme les variétés de Durham, hollandaise, flamande, walloane, ardennaise ou meusienne, et celle du Morvaii. I
2* Race germani()ue« qui comprend les variétés allemandes et danoises, les variétés normandes et celle de Hereford, en Angleterre. i
30 Race irlandaise, qui comprend, dans les lies | Britanniques, les variétés de Kerry, d'Ayr, de Devon, des Iles de la Manche, et en France, U variété bretonne.
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