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ACÉTIQUE

d*espëce8, qui pour la plupart n'ont pas répondu aux espérances qu'on avait fondées sur elles.

Il faut cependant mentionner parmi les espèces acclimatées : P lepoisson rouge ou cyprin de ( hine, qui fut apporté pour la première fois en France sous le règne de Louis XY ; 2'' le silure^ qui, d'abord localisé dans le nord de TEurope, se trouve aujourd'hui dans le Rhin ; d"* la perche , que Ton a accHmatée dans les eaux de rÂmérique du Nord et Jusqu'en Australie. Diverses sortes de ti^ites on de saumons ont été aussi importées en Europe ou exportées d'Europe.

La carpe elle-même, ce précieux poisson, si abondant dans nos eaux douces, n*y a pas existé de tout temps : ce n'est que sous le règne de François I" qu'elle a été introduite en France.

Acclimatation des invertébrés. — La grande division des invertébrés nous offre aussi quelques cas d'acclimatation. Le bombyx du mûrier^ dont le cocon fournit la soie employée dans l'industrie, est originaire de la Chine. Il en est de même du bombyx du ricinf de celui du chêne et de ce papillon aux nuances délicates qu'on voit maintenant voltiger au printemps sur nos promenades et dans nos jardins : le bombyx de l^ailante^ dont le cocon, assez volumineux, fournit une soie qu'il serait possible d'utiliser. — Les abeilles d'Europe ont été portées sur tous les points du monde et ont réussi à s'acclimater dans beaucoup d'endroits. On cherche également à introduire sur notre continent les mélipones qui vivent dans l'Amérique et qui ont l'avantage d'être dépourvues d'aiguillon.

Ces utiles espèces ont été importées ou multipliées par l'homme en Europe, mais il est d'autres insectes, comme les blattes et les termites, qui se sont acclimatés pour ainsi dire contre sa volonté.

Parmi les Annélides, nous citerons la sangsue médicinale, dont la thérapeutique fait un usage continuel et qu'il est si utile d introduire partout où pénètre l'homme.

Enfin, parmi les Mollusques, Yhuilre, dont la culture a fait de si grands progrès •

Acclimatation des végétaux. -^ Les flores comme les faunes tendent à s'appauvrir à mesure qu'on avance vers les pôles ; les végétaux au contraire comme les animaux deviennent d'autant plus nombreux qu'on approche davantage de l'équateur. Les continents étant séparés les uns des autres par de grands espaces comblés par les mers, on conçoit qu'il est très-difficile, sinon impossible, aux différents animaux terrestres de franchir ces obstacles ; il en est de même pour les chaînes de montagnes ou les fleuves qui limitent les différentes régions de ces vastes territoires. De là une distribution géographique en général bien tranchée pour les différents groupes d'animaux ; mais il n'en est pas de même pour les plantes dont les graines sont emportées au loin par les vents, par les flots, et dont les oiseaux eux-mêmes, ainsi que les insectes, se chargent de favoriser le transport.

L'homme a lui aussi exercé son influence dans les changements apportés aux lois naturelles de la distribution géographique des végétaux. Dans beaucoup d'endroits il a détruit les espèces nuisibles, partout il a essayé d'y substituer celles quïl a jugées capables de pouvoir contribuer à son bien-être. Les végétaux utiles de l'Amérique intertropicale, dont le développement exige une chaleur élevée, ont été portés dans l'Inde, en Afrique, dans le nord de la Nouvelle-Hollande, etc., etc. ; Inversement, ceux de ce dernier continent ont été introduits soit en Amérique, soit en Afrique, soit on Asie ou en Europe; malheureusement, dans cette dernière contrée, on est obligé de les confiner dans des serres, où on leur fournit artificiellement la chaleur et l'humidité nécessaires pour prolonger leur existence. Nous avons emprunté à l'Amérique le

maïs, la pomme de terre, la patate encore peu répandue, ainsi que le tabac dont Tnsage tend à se Sropager de plus en plus. La partie septentrionale e ce continent nous a fourni aussi le magnolia^ un de nos plus beaux arbres d'ornement, le robinier, introduit enFrance en 160» par Jean Robin, le séquoia de Californie , aujourd'hui acclimaté en Alsace. Le Paulownia vient du Japon ; d'autres arbres ou arbustes sont originaires de la Chine, tels ,que les bambou* et différents pa/tnier»; le marronnier vient de l'Inde ; Y arbre de Judée, de l'Asie Mineure. Les deux espèces de gigantesque p/atane communes ches nous sont originaires 1 une du Levant, l'autre de la Pensylvanie, etc.

Si l'on comparait la flore actuelle de notre pays avec ce qu'elle était à l'époque des Gaulois avant la conquête romaine, ou même à une époque plus rapprochée de nous, vers la fin du moyen i^e, par exemple, on serait frappé des acquisitions innombrables faites dans cet intervalle de quelques siècles. Pour apprécier les conquêtes faites successivement par les hommes qui ont habité notre pays, il faut se reporter à l'époque glaciaire et songer qu'alors le sol qui est aujourd'hui la France était presque complètement dépourvu de végétaux.

[H. Gervais et R. Boulart.]

Diot6«. ~ « C'est 1 Asie qui nous a fourni les meilleures espèces de pois, les haricots, les lentilles, les melons. C'est de TAsie que nous vient la luzerne.

« L'Amérique nous a donné la pomme de terre, riche présent dont nous ne connaissons pas encore assez le prix.

« C'est de l'Asie et de l'Afrique que nous avons tiré une grande partie de nos arbres fhiitiers, tels Que le cerisier, l'abricotier, le pêcher, le figuier, 1 amandier, l'oranger, le grenadier, le mûrier, l'olivier, etc.

« A peine le sol de la France fournissait-il primitivement quatre-vingts espèces d'arbres, et nous on comptons aujourd'hui plus de 250 espèces différentes, dont un grand nombre est assez acclimaté pour meubler nos campagnes, border nos grandes routes, décorer nos jardins et occuper utilement des terrains abandonnés depuis longtemps comme stériles.

tt Si des arbres nous passons aux fleurs, nous en trouverons une multitude qui n'appartient pas à notre climat. Les jacinthes, les anémones, les renoncules, les semi-doubles, les tubéreuses, les lilas, les roses et une multitude d'autres qui sont l'ornement de nos jardins, sont autant de présents que nous avons reçus des différentes parties du monde : la culture et le perfectionnement les a rendues propres à notre sol. »

{Rapport du député Boisset à la Convention {Vi^Z) sur l'établissement de jardins des plantes dans les départements.) .

ACETIQUE (Acide). — Chimie XXUI. — {Ètym. du latin acetum, vinaigre.)

Nature et propriétés de tacide acétique. — On nomme ainsi le principe actif du vinaigre, la substance qui donne au vinaigre sa saveur et son mordant.

L*acide acétique (C^H*0*) se produit soit par la calcination, en vase clos, de matières organiques, soit par la fermentation acide des liqueurs alcooliques. (V. Vinaigre et Fermentation.) Il est solide au-dessous de 17** ; cristallisable en grandes lames. U bout à 120*. Sa densité est 1,08. Son odeur est piquante et acide.

Lorsqu'on le fait bouillir dans une petite capsule et qu'on approche de ses vapeurs un corps enflammé, celles-ci s'enflamment elles-mêmes et brûlent avec une flamme p&le.

L'acide acétique est corrosif ; mis en contact avec la peau, il détruit l'épiderme, et produit une vive rougeur et une vésicule. Il entre dans diverses

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