CAISSE D'ÉPARGNE — 3<9 — CAISSE. D'ÉPARGNE
et dire aue^ sons son tnfiaenee, rbomme fournit une tàcne extraordinaire, éqnivant à dire que le f<)aet et Téperon peuvent remplacer une partie de la racioQ de foin et d'avoine pour le cheval de ffavail.
Les substances assimilables que le café cède à Feaii ne jouissent, comme aliment, d'aucune vertu spéciale, mais elles constituent 20 % do son poids et Tune d'elles, la caféine, est fortement azotée, de sorte qu'une tasse ordinaire de café noir équivaut, comme aliment, à 4 ou 5 grammes de pain. Notons d'ailleurs que, dans cette proportion, le café est on peu plus nourrissant que le bouillon.
L'importance du café, comme aliment, étant linâ réduite à sa véritable valeur, nous n'avons à le eoasîdérer que comme boisson excitante.
Pour nous rendre compte de son effet, étudionsle nr une personne qui n'en a Jamais pris ou qui n'en fait usage qu'à de longs intervalles. Peu de temps après son ingestion on constate une acti- Tité plus grande de la circulation avec augmentation de chaleur. Le sujet en expérience accuse une Bensation de bien-être, d'allégement. Bientôt le cerveau ressent une excitation exhilarante : les pensées se pressent, on parle plus volontiers, on écrit plus aisément. Les impressions n'augmentent pas d'acuité ou de délicatesse, mais on est plus disposé à l'épancbement, la mémoire est vive, linugination en éveil, — conséquence inévitable, le jogement est moins sûr. Une dose assez faible suffit pour obtenir tous ces résultats accompagnés d'insomnie ; une dose plus forte amènerait un Tériuble accès de fièvre.
Pour le café la tolérance de notre organisme s'établit assez vite, et de plus Thabitude n entraîne que lentement la nécessité d'augmenter les doses, tomme pour la plupart des excitants. D'ailleurs Teicès u*est jamais accompagné de ces circonlUnces plus ou moins dangereuses ou ignobles qui résultent des excès d'opium, d'alcool, de tabac. Quant à lui reconnaître le titre do « boisson intellectuelle » que ses partisans ont réclamé pour lui, nous ne saurions avoir cette complaisance. U café délié la langue ou la plumo, soit; mais les sou ne sont alors que plus ennuyeux. Le café DiQgmente pas la puissance de notre esprit. S'il avive en apparence quelques-unes do nos facultés mentales, c est par Teffet d'une excitation passagère, et alors même le Jugement et le raisonnement se trouvent dominés par l'imagination.
Sons ces réserves, il faut convenir quo le café possède des propriétés précieuses. Son infusion ^ tonique, légèrement fébrifuge, très utile, par conséquent, dans les contrées marécageuses. L'usa]^ de l'eau bouillante pour sa préparation constitue encore un avantage dans les mêmes régions, puisqu'elle se trouve ainsi assainie. Tous les chefs de corps de nos armées ont constaté, en Algérie surtout, l'heureux effet de la ration de café donnée au soldats. On a reconnu aussi que la distribution régulière de café diminuait considérabloment li consonunation de petits verres. C'est là un r^oltat instinctif quo l'on obtiendra partout dès que l'on substituera un excitant relativement inofleosif à ceux qui sont devenus des fléaux de l'humanité. Sauf à chercher plus tard, s'il le faut, des remèdes contre l'abus du café, souhaitons, pour le présent, que son usage se généralise et simpose poor supplanter l'alcool : à une condition toutefois cest qu on n'éiende pas cette indulgence aux établissements où se débito r infusion de café. Un Ueu où l'on va a tuer le temps » loin de la famille ne sera Jamais sans dangers. [D' Saffrayl.
CAISSE D'£PAKGflB. — Arithmétique, XLVI le s.) ~ L'historique de cet établissement de prévoyance a été fait dans la l^ Part» de ce Dictionnaire à rarticle Krargae (Caisse d'). Un autre ap- ^ley a été consacré aux Caisses cT^ a: «^ lescoiaircs, !
1 . La Caisse d'épargne reçoit , tous les dimanches, les dépôts qui lui sont confiés ; chaque déposant ne peut déposer moins de 1 tr, ni plus de 300 francs. Ces dépôts commencent à porter intérêt à partir du dimanche suivant ; le taux de Tintérèt a été fixé à 4 p. 100 par la loi du 7 mai 1853: mais la Caisse retient 1/3 p. 100 pour frais d'administration. Dans le calcul des intérêts, l'année est comptée pour .S2 semaines exactement.
Si, par exemple, on veut savoir ce que rapportera une somme de 85 fr. au bout de 40 semaines à partir du dépôt, on aura à calculer l'intérêt de 8-> fr. à :i 1/2 pour 100 pendant 39 semaines. En appelant x cet intérêt, on aura (V. lntéréU)i
^ 86fr .0,035.39 ,. .
On voit que pour obtenir l'intérêt d'un dépôt, il faut multiplier la somme déposée par 0,035 et par le nombre de semaines moins une, et diviser le produit par 52.
2. La Caisse d'épargne inscrit au compte du déposant, au moment même du dépôt, les intérêts que produirait la somme versée, depuis le dimanche qui suit le dépôt jusqu'au dernier dimanche de l'année ; c'est ce que, dans la comptabilité de l'établissement, on appelle les intérêts anticipés. Lorsqu'un déposant retire une somme déposée, les intérêts de cette somme cessent de courir le Jour même de la demande de remboursement. Les intérêts que cette somme aurait produits Jusqu'au dernier dimanche de Tannée forment ce que l'on appelle les intérêts rétrogrades. Quand un déposant retire ses fonds, on fait son compte en retranchant les intérêts rétrogrades des intérêts anticipés.
maines plus tard. Les intérêts anticipés devront être calculés pour 52 — 14 ou 38 semaines, ce qui donnera
180fr .0,035. 38
ou 4fr,60.
Les intérêts rétrogrades devront être calculés pour 52 — 48 ou 4 semaines, ce qui donnera
180fr.0.035.4
ou Ofr,48.
Les intérêts à ajouter au capital seront donc 4^,60 — 0^,48 ou 4M2. Ainsi le déposant touchera 180" =4%12, c'est-à-dire 1H4'S12.
Ce résultat est, en effet, celui qu'on obtient quand on calcule l'intérêt de 180 fr. a 3 1/2 p. 100 pendant 85 ~ 1 ou 34 semaines.
3. Aucun versement nouveau ne peut être admis (loi du 30 Juin 1851) lorsque le compte du déposant a atteint la somme de 1000 fr. Si par suite du règlement d'intérêts qui se fait à la fin de chaque année, son compte vient à dépasser cette somme, et s'il laisse passer trois mois sans de mander de remboursement, la Caisse lui achète d'office 10 fr. de rentes. Les intérêts continuent à courir Jusqu'au moment de l'achat de cette rente ; mais les centimes qui accompagnent la somme en francs ne portent aucun intérêt.
Si, par exemple, par suite du règlement annuel des intérêts, le compte du déposant s'élève à 1 008'',75, les 1 008<^ continueront à porter intérêt pendant 8 mois, ou 13 semaines, ce qui donnera 8^^,82 à ajouter au compte, lequel s'élèvera ainsi à 1017^57. Si, à ce moment, la rente 4 1/2 p. 100 est à 93^,90, le prix de 10 fr. de rentes sera
ou 208^64,