‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 289 sur 562 · I. ~ ÉPBKtJYES D*0aTH00aAPHB. — DICTÉE · texte numérisé non relu

I. ~ ÉPBKtJYES D*0aTH00aAPHB. — DICTÉE

1. La cataracte du Niagara. — Nous arrivâmes bientôt au bord de la cataracte qui s*annonçait par d'affreux mugissements. Elle est formée par la rivière Niagara, qui sort du lac Erié et se Jette dans lebc Ontario: au moment de la chute, c'est moins ou fleave qu'une mer, dont les torrents se pres- Jent à l'ouverture d'un gouffre. La cauracte se divise en deux branches et se courbe en fer à cheval. Entre les deux chutes s'avance une Ile creusée en dessous, qui*pend avec tous ses arbres sur le chaos des ondes. La masse du fleuve qui se précipite au midi s'arrondit en un vaste cylindre, puis se déroule en une nappe de neige et brille au soleil de V)iite8leB couleurs ; celle qui tombe au levant descend dans une ombre enrayante : on dirait une colonne d'eau du déluge. Ililfe arcs-en-ciel se courant et se croisent sur Tablme. L'onde, frappant le roc ébranlé, rejaillit en tourbillons d'écume oui télèTent au-dessus des forêts, comme les fumées C\m embrasement. -^ (Ch&teaubriand.)

n. Un orét. — Un Anglais, prisonnier en ™ce pendant la guerre d'Amérique, écrivit à rranklin pour lui demander sa protection, en lui duaot qail désirsit passer en Amérique pour être

^PlaTIl.

eniployé dans un collège. Franklin lui répondit r « Je ne peux pas vous conseiller d'aller eu Amérique, Je ne peux pas m'engager à vous faire obtenir remploi que vous demandez ; mais si vous voules tirer sur moi une traite de cina louis. Je m'engage à y faire honneur. Le four ou vous serez en état de me lés rendre, vous les donnerez à un honnête homme dans le besoin, auquel vous ferez la même recommandation, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu*on ait rencontré un malhonnête homme qui mette pour toujours l'argent dans sa poche. C'est de cette façon qu'avec un pou d*argent on peut faire beaucoup de bien ; il faut que les services aillent à la ronde, car l'humanité est une famille, et tous les hommes sont des frères. » Quand il secourait un de ses semblables, il ne croyait pas obliger un individu, mais acquitter une dette ; car, disatt-il, en ma vie J'ai été continuellement soutenu

rr la protection de Dieu, et Je ne puis témoigner Dieu ma reconnaissance autrement qu'en aimant les hommes. Et puis J'^i été aidé par une foule de

Sens auxquels Je ne puis rendre service : c'est une ette que J'ai contractée; cette dette, il faut que Je l'acquitte en d'autres uudns. — (Ed. Laboulaye. Discours populaires,)

lU. Structure du corps humain, — Ce corps est pétri de boue; mais admirons la main qui l'a façonné. Le sceau de l'ouvrier est empreint sur son ouvrage ; il semble avoir pris plaisir à faire un chef-<fœuvre avec une matière si vile. Jetons les yeux sur ce corps, où les os soutiennent les chairs qui les enveloppent; les nerfs qui y sont tendus en font toute la force, et les muscles, où les nerf^ s'entrelacent, en s'enfilant ou en s'allongeant, foru les mouvements les plus Justes et les plus réguliers. Les os sont brisés de distance en distance, ils ont des Jointures où ils s'emboîtent les un<i dans les autres, et ils sont liés par des nerfs et par des tendons.

Du cerveau, qui est la source de tous les nerfs,

{partent les esprits. Ils sont si subtils qu'on ne peut es voir, et néanmoins si réels et d'une action si forte qu'ils font tous les mouvements de la machine et toute sa force. Ces esprits sont 4ki un iii- Btant envoyés Jusqu'aux extrémités des membres tantôt ils coulent aoucement et avec uniformité^ tantôt ils ont, selon les besoins, une impétuosité irrégulière, et ils varient à l'infini les postures, les gestes et les autres actions du corps. (Fénelon.)

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