I . d^ Migle
-. d'a^otne • •-
— deaia» 9 ^
f#ia de prairie S à 10 -^
— debèOe 9 —
— de ray-gr«s« 9.5 —
Pommée de terre. U.8 à 1.8 —
Carottes 1.5 à S.O —
Botsdeebèae 1.70 —
^ de boalean. 0.85 ^
«- de eaula. S.30 —
-. desMin. l.SOàl.tO —
— de hêtre l.iO à 1.75 ~
On voit que la quantité de nourriture iuorgaidque exigée par les diverses plantes varie dans de grandes proportions : par conséquent, si la terre ne peut fournir qu'une faible porportion de ces substances, elle ne pourra produire en abondance que les plantes qui exigent le moins de matières minérales. G^est ce qui explique pourquoi les bois réussissent bien sur certaines terres incapables de porter de bonnes récoltes de plantes cultivées.
D'un autre cêté, on voit que les pailles des ce-
autre imose qu*un mélan(|e de paille fermentée avec les excréments des anmiaux. — En résumé,
toute plante doit trouver dans le sol, pour se développer rémUièrement, une certaine proportion die matières morganiquea. Néanmoins, quand elle ne les y rencontre pas, elle peut vivre ; mais elle donne alors des semences ou graines d*une qualité médiocre,ettous lesproduits ont une moindre valeur. La nature des oendres des plantes, c*est-krdire les proportions dans lesquelles s'y rencontrent les divers principes qui les constituent, n'est pas moins unportsnte. Deux plantes peuvent donner la même quantité de cendres, mus ces cendres
Beuvent avoir une composition très différente, ans les unes, on trouvera de la potasse on plus grande proportion ; dsns d'autres, ce sera la silice qui dominera ; dans d'autres enfin, tel ou tel composé qui, dans les premières, ne se sera rencontré qu^à l'eut pour ainsi dire infinitésimal.
Voici, pour les végéuux déjà indiqués plus haut, les moyennes des analyses faites par de nombreux chimistes sur la composition de leurs cendres. Gomme pour le tableau précédent, il est essentiel de remsrquer que les chiiTres donnés sont des moyennes, et oue les cas particuliers peuvent s'en éloigner dans des proportions parfois asses sensibles. Ge tableau est établi seulement pour les princiDsles substances minérales que renferment les végétaux. 100 parties de cendres contiennent, en moyenne:
FMMie. Soude Ghm. Higiidiie. ^''^^
Proment f8.7 9.1 f.8 12.0 0.7
Orge 13. S 8.1 1.6 7.5 1.5
Avoine M.l > 6.0 10.0 0.4
Seigto 21.0 11.6 4.0 lO.S 1.8
Mue 28.5 12.0 1.4 16.2 0.8
Paille de froment. 12.5 0.2 6.7 8.9 1.8
— d'orge 9.2 0.3 8.6 5.0 1.0
— d'aroine.... 19.1 9.7 8.1 8.8 1.8
— deseiffle... 17.8 0.8 9.0 2.4 1.4
— de rnuk... 9.6 28.6 8.8 6.6 6.8 HerieoU 88.6 10.6 5.8 8.0 0.6
déterra.. 55.7 J.8 2.0 5.2 6.5
Acide
nquc.
Froment.* .50.0
Orge 39.0
Atoine 43 8
Seigle 49.5
Mau 44.9
Pnille de froment 3.1
— d'orge 3.1
— d'avoine 2.6
— de seigle 3.8
— demnie 1^.1
Harieels 88.0
déterre 12.5
AcHie
■ttifori-
CUore.
SiUce.
que.
Ge tableau montre d'abord l'inégalité de composition des cendres des diverses plantes, et en outre l'inégale répartition des principes minéraux dans les diverses parties de la même plante. Pour ne
f prendre qu'un exemple, la presque totalité de la siice contenue dans une tige de céréale est localisée dans la paille, tandis que le grain n'en renferme qu'une très minime proportion. Par contre, le grain renferme au moins le double de la quantité de potasse que l'analyse indique pour la tige.
Ges principes étant posés, on peut calculer la quantité de matières minérales qu'une récolte déterminée emprunte au sol sur lequel elle a végété. Gette quantité indique la proportion dans laquelle le sofa été appauvri, et par suite la diminution de la fertilité ou de la puissance productive. L'épuisement du sol varie suivant les récoltes, au double point de vue de la quantité de matière enlevée et de la nature des produits \ cet épuisement peut devenir complet, au moins pour certains
restituer au sol, soit par les amendements, soit