CHIMIE ORGANIQUE
Anaisfse élémentaire. — L'analyse ëiëmentaire d'une ambsUnce organique a pour but de dôtorminer la nature, le nombre et les proportiom centé- •iondea dea corps aimples qui le constituent. G* est onc opération que Ton peut faire avec la phii gnusde précision lorsqu'on en a Thabitude, mais qui ne peut s'apprendre que par une pratique fréqnefnment répétée. Nous n'en donnerons ici que le principe. Dans un long tube de verre, dit tube à eiudyse, on chauffe un poids déterminéy toujours très petitt de la substance avec un corps ricne en ozjsène, tel que le bioxyde de cuivre. Le carbone et 1 hydrogène sont brttlés : le premier est trans* formé en adde carbonique, le deuxième en eau.
Ces produits sont reeueilUs dans dos tubes qui les anitent séparémeiU} puis pesés. Le poids de radde carbonique étant connu, on en déduit celui dn esrbone, et du poids de l'eau obtenu, celui do l'hydrogène ; la somme des deux poids ainsi obtenus est retranchée du poids total de la substance à analyser et on a le poids de l'oxygène quand eelle-à est exclusivement formée de carbone, d'hydrogène et d'oxygène ; tols sont le sucre, l'ai' oool, la dextrine, etc.
Si la matière contient de l'azote, il faut par une prenuère analyse déterminer le carbone, puis i*hydrogène, et par une deuxième déterminer l'azote. Pour opérer cette dernière, on chauffe la substance avec de la chaux sodée (mélange de chaux et \\% sonde) dans un tube à analyse : l'azote se trouve tT-insformé en ammoniaque.
Ce eaz est arrêté dans de l'acide sulfurique ; ayant déterminé le poids de l'ammoniaque, on en dédnit le poids et, par suite, le volume de l'azote. Par des calculs extrêmement simples on ramène les proportions de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxvgène à 100 parties de la substance, ce qui donne la composition centésimale. On en déduit ensuite les formules en équivalents*.
Les analyses les plus nombreuses et les plus variées ont montré que toutes les substances organiques sans exception contiennent du carbone et de l'hydrogène, à tel point qu'on a pu dire que la chimie organique est la chimie des composés du carbone. Un grand nombre sont formés exclusivement de ces deux corps simples, tels sont : la benxine, la gutta-percha, l'essence de térébenthine et celle de dtron, la naphtaline,. létliyleue^ Tantbracèue, etc.
lin grand nombre sont formés de carbone, d'hydrogène et d'oxygène; on les appelle des composés temnires; les plus simples parmi eux sont les alcools. Citons aussi les éthers, les acides, le sucre, l'amidon, etc. Enfin les substances qui, outre ces trois éléments, contiennent de Tazote, sont appelées substances quateman^s. On les rencontre dans le règne végétal comme dans le règpae animal ; il parait môme que c'est dans le premier qu'elles prennent naissance sous l'influence de la vie végétale, mais le règne animal est formé presque exclusivement de substances quaternaires azotées : telles sont l'albumine animale ou végétale, la fibrine (V. Albuminoides), la caséine, la gélatine, l'acide prussique, l'essence d'amandes amères, l'aniline, et tous les alcaloïdes (V. Alcaloïdes), L'un des caractères spécifiques des substances organiques azotées, c'est de donner de l'ammoniaque ou des sels d'ammoniaque quand elles se décomposent, soit spontanément (putréfaction), soit sous Tinfluence de la chaleur et des agents chimiques.
Indépendamment du carbone, ~de l'hydrogène, de l'oxygène et de Tazote qui sont comme les éléments essentiels des produits organiques, on rencontre dans un assez grand nombro d'entre eux, de composition très complexe : du soufre comme dans les œufs des oiseaux, dans la moutarde, dans tes choux, dans les radis, etc. ; du fer dans la
substance eolonmte du sang; du phosphore dans Ih substance cérébrale, dans l'albumine en général; du silicium dans le chaume des graminées, du chlore dans un grand nombre de produits tatU fieiels ou naturels, de l'iode dans les produits ma* rins (principalement dans l'éponge, le caviar). A l'état de combinaisons organiques, ces corps simples perdent les nropriétîés qui les caractérisent dans le règne minéral : ainsi le chlore ne précipite point les sels d'argenU le soufre ceux de plomb; cependant nous ferons remarquer en passant que la plupart des matières organiques sulfurées noir> dssent les couverts d'argent.
Isomérie.-^ On a longtemps admis comme évident que deux substances qui ont la même composition chimique tant au point de vue de la nature que des proportions de leurs éléments avaient et devaient avoir les mêmes propriétés. En 182& Faraday décou* vrait que le gaz de l'huile et le gaz oléfiant (hydrogène bi carboné ou gaz d'éclairage de la houille) avaient la même composition sans avoir les même! propriétés ; en chimie minérale on découvrit deux oxydes d'étain isomètts^ plusieurs acides phosphorlques. et enfin on connaît aujourd'hui plusieure espèces de phosphore et de soufre qu'on appelle les états allotropiques du phosphore et du soufre. Quand deux corps composés ont ainsi des compositions identiques et des propriétés différentes, on dit qu'ils sont isomères et ôue c'est \k un fait d'isomé" rie. Le formiato de méthyle, qui appartient à la claftse des éthers (corps liquide), a pour formule C^H^O^ ; le dioxy méthylène est un corps solide qui a la même formule ; l'éther méthyhque a la môme formule (OH^O*) que l'alcool vinique. L'acide tartrique et l'acide racémique sont aussi des corps isomères. L'amidon, la dextrine, la cellulose ont également la même composition ; il en est de même du sucre ordinaire et du sucre incristalll* sable.
En 1831, le chimiste suédois Berzeliusa précisé le sens du mot isomérie en définissant les corps isomères : ceux qui ont la même composition et le même équivalent. Quelques explications sont ici nécessaires sur cette imporunte question : considérons la formule de l'acide acétique, qui s'écrit C*HK)* ; ne semble-t^il pas d'abord qu'on pourrait indiquer plus simplement la composition de cet acide par la formule CHO ou pai C^H*0*« etc. ? Cette manière de voir serait complètement erronée : en effet, en combinant l'acide acétique avec de la potasse pour former de l'acétate de potasse, on trouve que ce sel contient 5 fois autant d'oxygène que le poids de potasse qui s'y trouve, et comme la formule de cette base est KO, celle de son acétate doit être KO.C^H^O^.
Tous les corps ayant pour formule C^HK)* seront donc des isomères de l'acide acétique, et ceux qui, ayant la même composition centésimale, devront être représentés par une formule multiple de CHO, seront les corps polymères de l'acide acétique; l'acide lactique (C<H<0*) , la glucose (Ci<H"Oi*) et l'acide acétique sont des corps polymères. Ces conceptions sur la constitution des molécules très complexes des substances organiques, appuyées sur des faits précis et nombreux, ont projeté la lumière sur un grand nombre de difficultés comme en renferme tant encore la chimie organique. 11 résulte de ce qui précède que la détermination des formules des principes immédiats n'est point toujours facile et que la connaissance de la composition centésimale est loin de représenter leur véritable constitution, puisqu'elle ne donne point le mode de groupement de ces éléments ; pas plus, s'il nous est permis de faire cette compara;son, que le nombre et la nature des matériaux qui entrent dans la eonstruaion d'un monument ne nous donneraient une idée exacte de sa forme et de sa distribution.
TMoriei ehimiquei, — Hadicaxix organiques. — Phénomènes de substitution. — Séries alcooliques. — Types chimiques. — Quand on examine Tensemble aes corps qui dérivent d*an même principe immédiat par décomposition ou par synthèse, on remarque que cette classe de corps contient comme principe constituant fixe un hydrocarbure (corps formé d'hydrogène et de carbone), qui résiste à tontes les transformations et caractérise pour ainsi dire la classe des corps dont il fait partie, absolument comme le métal en chimie minérale représente Télément fixe de tous les composés aans lesquels il entre. Ce sont ces hydrocarbures, plus fixes que tous les composés, que Ton a appelés d'abord exclusivement des radicaux organiques.
Ainsi tous les dérivés de Talcool vinique, Téther, raidéhvde, l'acide sulfoviniqne, etc., contiennent le radical C*H* qu'on appelle éthylène et qui loue, dans la série alcoolique, un rôle analogue à celui de la molécule de potassium dans les sels de potasse. L'éthyle, qui a pour formule C^H*, peut être considéré comme de l'hydrure d'éthylène, réther ordinaire C^H'O, comme de Toxyde d'éthyle, l'alcool C^RbO^HO ou C^H«0> comme de l'hydrate d'oxyde d'éthyle, et enfin les éthcrs composés formés par la combinaison de l'éther avec un acide, comme des sels à base d'oxyde d'éthyle. Lavoisier avait le premier soupçonné Texistence des radicaux composés, a Les oxydes et les acides végétaux, disait-il, sont des acides et des oxydes hydro<arboneux. »
Cette manière de concevoir les transformations des substances organiques convenait parfaitement à Texplication des faits connus il y a un demisiècle, et la découverte du cyanogène (C*Az) par Gay-Lu8sac lui servait de point d'appui, puisqu il était démontré que ce composé binaire pouvait par ses propriétés chimiques être rangé dans la famille du chlore.
La théorie électro- chimique ou dualistique (V. p. 405), ramenant toutes les combinaisons chimiques à des combinaisons binaires de différents ordres, semblait devoir ainsi s'emparer de la chimie organique pour n'en faire qu'un complément de la chimie minérale, quand des faits nouveaux éclatants, indiscutables, démontrèrent son impuissance à tout expliquer et partant sa fragilité comme théorie gétiérale des transformations de la substance organique.
La découverte du cacodyle par Bunsen (ce corps est formé de carbone, d'hydrogène et d'arsenic), obtenu en distillant un mclanj2;e d'acétate de potasse et d'acide arscnieux, prouvait par les propriétés de ce corps singulier qu'il existait en tout cas d'autres radicaux que les hydrocarbures. Un grand nombre d'autres radicaux furent obtenus par les chimistes Frankland, Thenard, Cahours, Friedel, etc. Tous ceux, cependant, que les chimistes considèrent comme la molécule fixe des nombreuses classes des corps organiques connus n'ont point été préparés ou isolés ; ce qui du reste ne détruit nullement l'idée théorique d'où ils sont sortis, témoin cette réflexion de Gerhardt qui s'en est servi dans ses classifications: Je prends, dit-il, l'expression de radical dans le sens de rapport et non de corps isolable ou isolé. Certains radicaux, en un mot, pourraient être des molécules plus ou moins complexes, Jouant le rôle d'un élément simple, d'une individualité chimique, dans un composé supérieur, sans pouvoir cependant erJster séparément.
Substitutions, — Gay-Lussac, en traitant la cire par le chlore, reconnut qu'elle perd de l'hydrogène qui est remplacé par un égal volume do chlore ; plus t-ird, M. Dumas de son c6té, traitant Tessence de térébenthine et l'alcool par le chlore put, d'après l'analyse des produits obtenus, formuler la proposition Importante qui suit : a Le
chlore possède le pouvoir singulier de 8*emptrcr de rhyarogène de certains corps et de le remplacer atome par atome. *
Laurent, Dumas, Regnault confirmèrent cette proposition par de nombreuses préparatione chlorées ; dans toutes ces réactions, le chlore se combine à l'hydrogène pour former de l'acide chlorhvdrique, et un nouvel atome de chlore se substitue à l'hydrogène enlevé (pouvoir décolorant et désinfectant du chlore).
n lût bientAt démontré que l'iode, le brome, le silidum et même les méuux pouvaient enssi se substituer atome par atome à l'hydrofftoe, et M. Dumas, dans un mémoire célèbre sur Tes dérivés chlorés de l'acide acétique parmi lesquels se trouve le chloroforme C>Ha>, résuma ainsi les conclusions de ces nouvelles découvertes : « Dans un composé oreanique, l'hydrogène peut ôtre remplacé par du chlore, du brome, de l'iode, et en général les éléments peuvent être remplacés par d'autres éléments en proportions équivalentes ; et ces corps simples eux-mômos peuvent ôtre rem-
S lacés par certains corps composés faisant fonction e corps simples. Les corps ainsi formés possèdent les mômes propriétés fondamentales et appartiennent aux mômes types chimiques que les corps d'où ils dérivent par substitution.* ectr ii existe en chimte oraanique certains types qui se conservent alors qu'à la place de V hydrogène au* ils renferment, on vient a introduire des volumes égaux de chlore^ de brome et d'iode » (1839). C'est là la base de la théorie des substitutions; elle renverse complètement la théorie électro-chimique, et les nombreuses découvertes qui la suivirent en montrèrent la fécondité en môme temps qu ils en vérifièrent Texactitude.
Laurent formula depuis d'une manière saisissante et qui est restée, l'idée qu'on peut se faire d'une molécule organique : on peut la comparer an système planétaire, le radical caractérisant l'espèce étant au centre d'un certain nombre d'éléments simples, comme le soleil au milieu des planètes ; on comprend que, de môme qu'une planète pourrait ôtre remplacée par une masse équivalente sans troubler l'écjuilibre général, un atome dans la molécule orninique pourrait ôtre aussi remplacé par un autre. La préparation ou plutôt la découverte des ammoniaques composées, par Hoffmann et Wurtz, élargissait cette manière de voir, en montrant qu'une molécule composée pouvait elle-même remplacer une molécule simple, une, deux, trois molécules composées pouvaient remplacer un, deux, trois atomes simples, sans détruire les propriétés fondamentales du corps primitif ; comme si dans le système planétaire on supposait une, ou deux, ou plusieurs planètes remplacées par un nombre quelconque de plus petites masses agissant de la môme façon sur le système général, comme cela a lieu, du reste, puisque entre Mars et Jupiter existe un nombre considérable de petites planètes télescopiques ; ces idées, basées sur des faits excessivement nombreux, ouvrent un horizon sans limites à la création artificielle de corps nouveaux ; pour ne citer qu'un exemple, nous dirons que l'ammoniaque donne naissance à plus d'une douzaine de coi-ps qui en dérivent par la substitution de radicaux à ses atomes d'hydrogène (V. Ammoniaque)
Classification des substances organiques. — En is:}5^ MM. Dumas et Peligot montrèrent que l'esprit de bois peut ôtre rangé à côté de l'alcool ordinaire, et, depuis cette époque, on a reconnu que celui-ci pouvait ôtre considéré comme le type d'une classe nombreuse de corps appelés alcools, et la classification suivante de tous les corps organiques est depuis cette époque généralement adoptée : 1* les hydrocarbures (huiles volatiles, essences) ; 2** les alcools ; 3* les éthers ; 4* les aidé-
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hydes ; 5* les aeétones ; 6* les cblomres ; 7* les ammoniaques; 8* les composés organo-métalliques; 9* les alcools polyatomiqaes (la glycérine, les matières sucrées et amylacées) ; 10* les amides; 1 1* les nitriles.
Synthèse chimique, — Il y a une trentaine d*an* nées, M. Berthelot put, en combinant directement BOUS rinfluence de Tétincelle électrique le carbone et l'bydrogène, former par synthèse Tacétvlène, qui n*aTalt Jamais été obtenu que comme résultat de décomposition, et, partant de là, il forma successlTement par des procédés que nous ne pou- TOUS pas rapporter ici, des alcools, des aldéhydes, des acides, qu*on n'avait jamais obtenus par une
Snthèse directe ; à TExposition de Londres cet ustre chimiste put montrer ce çu'on n'avait Jamais TU : de Talcool pour ainsi dire créé par lui. C'était là la preuve irrécusable de l'identité au fond des substances minérales et des substances organiques, ce qui ne veut pas dire, comme on Ta quelquefois supposé à tort, que le chimiste a la prétention de former des cellules ou des organes ; mais cela prouve qu'il a légitimement celle de pouvoir fabriquer la substance qui les constitue, et, comme le dit M. Berthelot lui-même, la chimie possède la faculté créatrice à un degré plus éminent encore que les autres sciences, parce qu'elle pénètre plus profondément et atteint Jusqu'aux éléments naturels des êtres ; non seulement elle crée des phénomènes, mais elle a la puissance de refaire ce qu'elle a détruit ; elle a même la puissance de former une multitude d'êtres artificiels semblables aux êtres naturels et participant de toutes leurs propriétés. — V. Synthèse diimique. Voici quelques noms des plus savants chimistes qui dans ce siècle ont le plus contribué aux pro-
g*ès si rapides de la chimie organique : Berzelius, ay-Lussac, Dumas, Liebig, Chevreul, Laurent, Gerhardt, Boussingault, Hoffmann, Cahours, Williamson, Pelletier et Caventou, Wurtz, Pasteur. Berthelot ; ces deux derniers, l'un par la lumière dont il a éclairé les phénomènes si obscurs des fermentations, l'autre par les synthèses chimiques, ont ouvert des voies nouvelles et doivent être considérés comme les auteurs des plus grandes découvertes chimiques faites depuis un quart de siède.
Expériences à faire dans un cours élémentaire de chimie organique. — 1* Fusion et décomposition du sucre ; 2** lavage de la farine, séparation de l'amidon et du gluten ; 3* fermentation du sucre en présence de la levure", 4* fermentation du lait caillé ; S® décomposition d'une matière animale en présence de la chaux ; 6** action de l'acide sulfurique sur l'alcool ; 7» oxydation de l'alcool en présence de la mousse de platine ; 8* détonation d'un mélange d'éther et d'air dans un petit flacon ; 1>* action du chlore sur l'alcool ; 10« traitement d'une matière grasse par la soude (fabrication d'un savon) ; 11* action de l'acide azotique sur le coton (coton-poudre),de l'acide azotique sur la benzine, etc.
Mettre sous les yeux des élèves, suivant l'ordre les leçons, des acides (tannique, oxalique, tartrique, benzoïque), de l'amidon, de la glucose, de l'éther, de la benzine, du coton-poudre, différents alcools, du camphre, des gommes, des corps gras, de la glycérine, de l'urée, des alcaloïdes (de la quinine par exemple), de la gélatine, etc.
[Alfred Jacquemart.]
CHIROPTÈRES OU ClIAUVES-SOt'RlS. — Zoologie, VII. — (Étym. : Souris chauve, c'est-àdire dont les ailes n'ont pas de plumes, ou, suivant quelques auteurs, sowis^houette, d'où par corruption chauve, Chirofjtéi^e, qu'on a longtemps écrit à tort Cheiroptère^ vient du grec et signifie ailemain).
Les Chiroptères ou Chauves-Souris sont des mammifères crépusculaires, qui se nourrissent de fruits
et d'insectes et qui peuvent se transporter dans les airs, à la manière des oiseaux, grâce à la transformation des membres antérieurs.
A l'exception du pouce, les doigts sont en effet extrêmement allongés et soutiennent une mem* brane qui vient se rattacher aux flancs et qui peut, à la volonté de l'animal, s'étendre ou se replier brusquement. C'est à cette organisation particulière que les Chauves-Souris doivent leur nom scientifique de Chiroptères^ oui signifie anUnaux à mains transformées en ailes. En outre, dans cet ordre de Mammifères, une membrane plus ou moins étendue qvâ relie Ton à l'autre les deux membres postérieurs, et qui est en général soutenue par la queue dans sa portion moyenne, contribue pour une part importante au mécanisme du vol.
Le pouce des mains antérieures est écarté des autres doigts et muni d'un ongle crochu ; de concert avec les doigts des pattes postérieures, il sert aux Chauves-Souris pour se suspendre et s'accrocher aux moindres aspérités dun tronc d'arbre, d'un mur ou d'une paroi rocheuse. Ainsi conformés, les membres sont peu propres à la locomotion terrestre : aussi, sur le sol, les Chiroptères sont-ils d'une gaucherie extrême et ne s'avancent ils qu'avec la lenteur et la maladresse d'un cul-de-Jatte. Comme los Singes, les Chauves-Souris ont trois sortes de dents : des molaires, des canines et des incisives. Leur vue n'est pas très parfaite, car leurs yeux sont fort petSts, mais leur tact est d'une délicatesse singulière, et c'est au moyen de ce sens Qu'elles se dirigent dans les ténèbres en évitant les obstacles qui se trouvent sur leur passage. Leurs oreilles, très compliquées, perçoivent les bruits les plus faibles aussi bien que les sons les plus ai|;us.
ha, membrane alaire se compose de deux lames provenant l'une du dos, l'autre du ventre de l'animal, et renferment entre elles une couche de tissu élastique et de fibres musculaires. Sa face externe est imprégnée d'un liquide huileux, d'une odeur pénétrante, sécrété par des glandes particulières. Le corps est revêtu de poils d'une structure extrêmement remarquable, minces et fragiles à la racine, épais et contournés dans leur portion terminale. Ces poils emprisonnent dans leurs spirales une certaine quantité d'air échauffé au contact du corps, et remplissent par conséquent l'office d'un duvet protecteur.
Le vol des Chauves-Souris est produit par un mouvement continuel des bras ; il est beaucoup moins soutenu que celui des oiseaux, et varie du reste suivant la conformation des membranes alaires et de la membrane interfémorale.
Dans les pays froids, et même dans nos climats, les Chauves-Souris tombent dans un sommeil léthargique qui se prolonge Jusqu'à la (In de l'hiver. Pendant la Journée, en toutes saisons, elles sont également engourdies et restent immobiles, accrochées par les pattes de derrière dans les cavernes, les greniers ouïes troncs d'arbres ; souvent elles se suspendent les unes aux autres ai forment ainsi des grappes énunncs. Dans certaines grottes, les excréments accumulés des Chauves-Souris ontdonné naissance à une couche épaisse de guano sur le sol.
Les Chiroptères sont répandus sur toute la surface du globe , mais ils bont loin d'ofl'rir partout le môme type, le même aspect extérieur. En tenant compte de la disposition des membranes, de la forme des organes des sens, de la longueur de la queue et surtout de la dentiiion^ ou peut répartir ces animaux en quatre familles, savoir : les Ptéropoilés ou Roussettes, les Phyjlostomidés ou Vampires, les lUiinolophidés et les Yespertilionidés.
1* Ptéropodés ou Roussettes. — Les Chiroptères de ce groupe, en général de grande taille et d'une
CHIROPTÈRES
GHIROPTÈRBS
organuation relativement élerée, ont la membrane postôrienre on interfémorale pen développée et la queue souvent presqne atrophiée ; leurs dents sont assez fortes, et les incisives au nombre de deux paires à chaque mâchoire. Ht se nourrissent de fruits qu'ils vont dérober le soir dans les plantations, et sont, à cause de leurs larcins, détestés des planteurs à Tlle Maurice, à la Réunion, etc. Dans les grandes forêts des lies Moluques vit une espèce de ce groupe oui mesure 40 à 45 centimètres de long et plus de 1 mètre et demi d'envergure: c'est la Roussette édule ou comestible, ainsi nommée parce oue sa chair, un peu grasse et d'un
goût assez agréable, entre dans l'alimentation des abitants de Java et de Sumatra.
2* Phyllostomidés. — Les Phyllostomidés, connus vulgairement sous les noms de vampires et Chauves- Souris Fer-à-cheval, habitent l'Amérique tropicale (Pérou, Guyane, Brésil, Caroline) et sont fort redoutés des indigènes. D'anciens auteurs en ont déjà fait mention, et au siècle dernier La Condamine a constaté qu'ils Inquiètent l'homme pendant son sommeil et qu'ils sucent le sang des mulets et des chevaux. Les voyageurs paraissent toutefois avoir quelque peu exagéré la férocité des Vampires : les blessures faites par ces animaux ne sont mortelles que lorsqu'elles déterminent une hémorrbagie trop abondante, chez un sujet Jeune ou affaibli, ou lorsque la gangrène se met dans la plaie.
Le nom scientifique de Phyiloitome^ qui signifie museau orné d'une feuille, et le nom vulgaire de t er-de-lance^ font tons deux allusion à la conformation particulière de la face chez ces Chauves- Souris, oont les narines sont percées dans une sorte d'écusson membraneux semi-circulaire et surmontées d'un appendice représentant assei bien un fer de lance.
3" Rhinolophidéê. — Les Chauves-Souris de cette famille, qui ont le nez surmonté d'un appendice analogue à celui des Phyllostomes, mais découpé d'une autre façon, se répartissent en un très grand nombre de genres qui habitent l'Europe, l'Afrique, la céte de Malabar, l'Amérique chaude et TAustralie. Dans l'Europe centrale vit le Rhinolophe bifer ou potit Fer-à-cheval, qui n'a que 6 centimètres de long et 23 centimètres d'envergure. Son pelage est d'un gris blanchâtre ou roussâtre, ses membranes alaires sont diaphanes, grises chez les mâles et jaunâtres chez les femelles ; son nez est surmonté de deux ou plutôt de trois pièces superposées, l'inférieure en forme de fer à cheval renversé entourant les narines, la moyenne en crête longitudinale et la supérieure en for de lance ; ses oreilles figurent deux cornets évasés, et sa queue, de grandeur moyenne, est comprise tout entière dans la membrane interfémorale. Cette Chauve-Souris, extrêmement sociable, se trouve par centaines dans les grottes et sous les toits des bâtiments en ruines. Elle vole autour des habitations dès le commencement du printemps, mais toujours après le coucher -du soleil. Lorsqu elle se fixe contre un mur, elle s'enveloppe do ses membranes alaires et ressemble alors à une grosse chrysalide.
Le Rhinolophe unifer ou grand Fer-à-cheval, un peu plus grand, mesure 8 centimètres de long sur 35 centimètres d'envereure. Il a la feuille frontale très large et compliquée de grandes cellules.
4» Vespertilionidés, — Dans cette famille se placent aes Chiroptères qui sont dépourvus de feuille nasale comme les Roussettes, mais qui diffèrent d'ailleurs de ces dernières par l'ensemble de leurs caractères, ayant les ailes, la queue et le système dentaire conformés à peu près comme les ?hyllostomes et les Rhinolophes. Nous ne parlerons ici que des espèces européennes.
Le Vespertilion barbastelle, ou Barbastelle commune, a le dessus du corps d'un brun noir foncé, le dessous d'un gris brunâtre clair, les oreilles grandes
et réunies au-dessus du front. Cette espèce, qui n'a pas plus de 29 oentimètret d'envergure, chez nous, est assez rare, et firéquente surtout les contrées montagneuses*
Le Vespertilion noctule, qui est plut répanda que le précédent, est aussi oe taille beaucoup ploi considérable, son corps mesurant 12 oentimâres et son envergure étant de 37 centimètres. U sa distingue d'ailleurs facilement de la Barbastelle par la forme et la coulour do ses oreilles, qui sont d'un noir foncé, de même que la membrane alaire, et par la teinte de son pelage, d*an brun roageâtre uniforme. Cette Chauvo-SouriB, qui répand uoe odeur très pénétrante, habite les forêts et ne se rapproche des habitations que lorsque celle»<i sont entourées de iardins et de vergers. Elle commence à voler ouelques heures avant le coudier du soleil, et échappe, grâce à son vol rapide et saccadé, à la poursuite des oiseaux de proie, fia hiver elle tombe dans un profond sommeiL
Le Vespertilion oreillard, dont quelques auteon font le type d'un genre particulier, se trouve aussi dans nos pays, et fréquente les jardins, les promenades et les avenues des forêts. 11 est fort commun, mais se dérobe souvent aux regards parce qu'il ne sort de sa retraite qu'à la nuit close et vole avec une rapidité extrême, décrivant dans les airs les zigzags les plus capricieux. Ses yeux très
Petits ne lui permettraient pas de se diriger dans obscurité; aussi la nature, par compensation, loi a donné des oreilles monstrueuses qui peuvent recueillir les moindres sons et percevoir en particulier le bourdonnement des insectes noeturnes. Au repos, l'Oreillard replie ses grandes oreilles dont les pointes seules se dressent en l'air. Sur le sol, ce Vespertilion marche sans trop de gaucherie, et il peut grimper avec faciiité le long des vieux murs. Il s'apprivoise aisément et peut être conservé pendant plusieurs mois en captivité. La taille de cette espèce est un peu plus faible que celle du Vespertilion noctule \ le corps n'a qae lu centimètres de long, et les ailes étendues ue mesurent oue 24 centimètres. La membrane alaire, ainsi que les oreilles (marquées de 2'1 à 24 plis longitudinaux) sont d'un gris clair; la face est couverte de poils blancs; le corps est d'un gris brunâtre, passant au gris-fauve sur les parties inférieures.
Le Vespertilion pipistrelle, qui est fort commoa dans toutes les villes de l'Europe, n'a que 23 centimètres d'envergure; son pelage est d'un brun roux. Par la forme en lame de couteau de son oreillon, c'est-à-dire de la feuille . membraneuse qui se dresse à l'Intérieur du pavillon de l'oreills, il ressemble à une autre espèce, de dimensions bien plus fortes, la Sérotine, qui vit isolée oa par couples dans les forêts ou dans les campagnes, à proximité de quel(]ues cours d'eau, et qui ne vole que pendant la nuit.
Le Vespertilion murin se trouve éç^alement dans une grande partie de l'Europe et en Algérie. Pendant le Jour il se retire en troupes nombreuses sous les combles des grands bâtiments. U a le maseaa allongé, les oreilles en forme de cornet avec nn oreillon pointu, et le pelade d'un brun cendré. Son envergure est de 45 cenumètres.
Chez tous les Vespertilions, la queue est longue et bordée, à peu près jusqu'à l'extrémité, par U membrane interfémorale ; l'oreille est pourvue d'un oreillon; les narines ne sont point surmontées d'une feuille membraneuse, et les dents sont essentiellement conformées en vue d'un régime insectivore. Les Vespertilions, en effet, se noorrissent d'insectes dont ils détruisent des quantités considérables ; un Vespertilion noctule peut avaler do suite une quinzaine de hannetons, et soixante-dix mouches ne suffisent pas à satisfaire la voracité de la Pipistrelle.
GHLORB
GHLORB
An lien de periéeater et de détruire, comme on le fât trop soayent, les espèces de ce groape et en ^néral toutes les Ghaures-Souris, on devrait au contraire les protéger et favoriser leur muitipUcar tioD, car ces animaux, malcré leur aspect repoussant, doivent être considérés comme des auiiliairei éminemment utiles par les ajpriculteurs.
[£. Oustalet.]
CHLORE. — GMmie, Vm, XIV. -^ Le chlore a «té découvert en 1774 par Timmortel chimiste soéâois bcheele. Jua<}n*en 1809, époque à laquelle Gay-Lussac et Thénard le reconnurent comme un corps simple, les chimistes considérèrent le chlore comme de Tacide muriatique (acide chlorbydri<|ue, GH) oiygéné. On prépare encore aujourd'hui ce gu par le procédé par lequel Scheele Ta ohtenu pour la première fois.
La découverte du chlore fut très importante, car elle montrait un nouveau corps ayant la propriété comburante comme Toxygène, ce qui permit d'étendre le sens du mot combustion en rappliquant à toates les combinaisons chimiques donnant de la chaleur et de la lumière. C'était le point de départ (Tone première généralisation de la théorie des combinaiMDs diimiques par Lavoisier. Voici avec qaelle simplicité de langage le chimiste suédois lacanta sa découverte : a Je versai une once d'acide mmiatiqne sur une demi-once de magnésie noire en poudre (peroxyde de manganèse). Au bout d'une benre }e vis ce mélange à froid se colorer en janne; par l'application de la chaleur, il se développa une forte odeur d'eau régale... Pour mieux me rendre compte de ce phénomène, je me servis da procédé suivant. J'attachai une vessie vide è l'extrémité du col de la cornue contenant le mélange de magnésie noire et d'acide muriatique. Pendant que ce mélange faisait effervescence, la ressie se gonflait; l'effervescence a^ant cessé, fôtai la vessie. Celle-ci était teinte en jaune par le :orp$ aéri forme qu'elle contenait; ce corps n'est point de 1 air fixe (acide carbonique) ; son odeur, eicessivement forte et pénétrante, affecte singulièrement les narines et les poumons. » (Hœfer.)
Action du chlore sur les poumons et sur la peau. - Le chlore est un gaz Jaune verdâtre, ce qui lui a fait donner ce nom par Davy en 1810 ; il est irritant et extrêmement suffocant ; quand on en a respiré une trop forte prooortion^ môme mélangée à ranv on éprouve un très vif besoin de respirer de Tair, besoin qu'il semble impossible de satisfaire, Todeor et l'action irrtunte du chlore provoquant ane toux violente à chaque inspiration puissante <)oe Ton fait ; il en résulte une véritable congestion de la face, un larmoiement abondant, et enfin, quelquefois, des crachements de sang. Les animaux plongés dans le chlore pur périssent en quelques instants. Le chlore, en contact avec la peau pendant quelques minutes, produit des démangeaisons ; une douche d'eau chlorée rougit la peau.
Le contre-poison du chlore est l'ammoniaque, qn'll fout respirer fortement, ce gaz, dans ces conditions, ne présenunt aucun danger. Quand on prépare du chlore ou qu'on s'en sert en faisant des expériences, il est bon d'avoir toujours à côté de soi un flacon débouché d'ammoniaque, et même d'en répandre quelques gouttes sur le sol, sans i^inquiéteren rien des épaisses fumées qui vont se produire.
hxKpriités physiques et chimiques, — Le chlore ttt beaucoup pi as lourd que Tair ; sa densité est ^M^ e'esi4Hlire qu'à 0"* et à 76 centimètres de pression, un litre de chlore pèse l'',293 X 2,4« ; l'^m étant le poids d'un Utre d'ahr à 0* et à 76 de pression.
Le chlore est un des premiers gaz liquéfiés par ^tradav. sous une pression de 5 atmosphères.
So/u6iWé. — A 8», température de son maximum éeiolnbUité, le chlore se dissout dans l'eau dans la 2*Pa»iB.
proportion de 3**S0I pour 1 litre d'eau. A O», Tesn n'en dissout qu'un litre et demi, et à 50*, un Utre. L'eau chlorée doit être conservée dans des flacons de verre nohr, car la lumière la décompose : le chlore prend Thydrogène pour former de l'acide chlorhydrique (CIH), et met l'oxygène en liberté ; c'est ce qui fait qu'on peut dire que le chlore a une action oxvdante. L*eaa chlorée refroidie dans le voisinage de 0* se prend en gros cristaux d'un blanc Jaun&tre, qu'on considère comme une combinaison d'eau et de chlore, et qu'on a appelée hy* draté de chlore. Lorsqu'on les chauffe, ils abandonnent leur chlore.
Action comburante du chlore. — Le chlore a une action comburante peut-être plus énergique que celle de l'oiygène, quoiqu'elle se manifeste avec une lumière moins vive.
Si on projette de la poudre d'antinoohie on d'arsenic dans lui flacon de chlore see, chaque grain donne lieu à une étincelle, et il se dégage dn flacon une fumée blanche épaisse de chlorure, très mauvaise à respirer. Si on ferme le flacon, on consutera, après queloues minutes, qu'il est intérieurement recouvert d'une couche cristalline de chlorure d'arsenic ou d'antimoine, L'étain en feuille, le phosphore, brûlent spontanément dans le chlore en donnant dea chlorures volatils (chlorure d'étain et chlorure de phosphore). Le fer et le cuivre chauffés, puis plongés dans le chlore, y brûlent également. Le mercure est instantanément attaqué à froid , et il brûle avec flamme si on le projette dans du chlore très chaud. On peut dire que le chlore, directement on indirectement, peut se combiner à tous les méuuz et à tous les métalloïdes.
Action du chlore sur rhydrogéne. — Le chlore se combine très facilement à Thydrogène dans un très grand nombre de circonstances. Dn mélange de chlore et d'hydrogène dans des proportions égales fait instantanément explosion au soleil : il se forme de l'acide chlorhydriquo, dont le volume est égal à la somme des volumes des deux gaz chlore et hydrogène ; dans la lumière diflbse. Ta combinaison s'effectue lentement ; dans Tobscurité complète, les deux gaz restent mélangés sans Jamais se combiner.
Combinaisons du chlore avec Foxygène. — Ces deux gaz forment en se combinant, suivant la loi des proportions définies, un grand nombre de combinaisons presque toutes trâ instables. Les principales sont l'acide hypochloreux, CIO, l'acide chloreux CIO>, hvpochloriqne CIO*, chlorique CIO*, perchlorique CIO''. Il est à remarquer que, pour un certain poids de chlore, les poids d'oxygène combinés sont entre eux comme 1, 3, 4, 6, 7. (V. Equivalents,)
L'acide hypochloreux Jouit, comme le chlore, d'un grand pouvoir décolorant et désinfectant. C'est lui qui est l'agent actif de Veau de javelle (chlorure de soude employé au blanchiment), et du chlorure de chaux employé comme désinfectant dans les hôpitaux et dans les endroits malpropres des villes. L'adde chlorique existe dans le cnlorate de potasse, beau sel blanc employé en médecine contre les affections des muqueuses de la bouche et du pharynx ; ce sel sert aussi à la préparation de l'oxygène.
( hlorures métalliques, — Les principaux chlorures méulliques sont : le chlorure de sodium (sel de cuisine, sel marin, sel gemme ; V. Sel marin) ; le chlorure de potassium, qui existe comme le précédent dans les eaux de la mer; les chlorures de magnésium, de calcium, de fer, de zinc, d'étain. de plomb, d*argent, de mercure (calomel on protochlorure, sublimé corrosif ou bichlorure), d*or, de platine.
Action du chlore sur les matières orgmtiques, — Le chlore altère plus ou moins profondément