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PHANÉROGAMES

HOirocoTTiisoi«ss.

Glunaeées.

Palmiers.

LiUacées.

Iridées.

Orchidées.

•ICOTTliBOMSS.

Gymnoipermêê.

Cycadées.

Conifères.

Angiotpermet dialypétaUs, Aristoloches.

Laurinées.

Polygonées.

Amarantacées.

Euphurbiaeées.

Amentacées.

Urticées.

(Les MonopitaUs de Jussieu sont, pour Brongniart, des Angionermes gamopétales ; yo'ir plus

Ombellifères.

Cactées.

Myrtées.

Rosacées.

Légumineuses.

Renonculacées.

Papavéracées.

Crucifères.

Aurantiacées.

Ampélidées.

Gérauiées.

MaUacées.

Caryophyilées.

(Les Euphorbiacées, les Amentacées et les Urticées ont figuré plus haut ; les Coeur bitacées ap partiennent aux Angiosperme* gammétaUt, les Couifères et les Cycadées «nx Gymnoipermu, Angiospermes gamopéUJm.

Jasminécs.

Labiées.

Solanées, etc.

(Les Angiospermes gamopétales eorresDondeot aux Monooétales de Jussieu .

CLIMAT

CLIMAT

qu'on y rencontre, dans les émanations qui s'en dégagent; comme aussi dans le genre de vie des populations, dans la tenue de leurs habitations, dans le deflfré de connaissance quHls ont des lois élémentaires de l'hygiène.

La météorologie accumule des matériaux précieux sur les phénomènes de toute sorte dont l'ensemble modifie le climat théorique de chaque lieu ou plutét son climat géographique. L*hygiène lui emprunte ces renseignements pour mettre Thomme en carde contre les dangers ou les inconvénients qu*il ne peut modifier, ou pour lui indiquer les moyens d'en atténuer les effets. Souvent aussi elle lui fournit les indications nécessaires pour faire cesser des causes dUnsalubrité ou de famine, comme la sécheresse, la présence des marais, contre lesquels luttent avec succès l'industrie et Tagriculture.

Tout être vivant est soumis à Taction lente et continuelle des agents extérieurs. Comparez les bœufs et les chevaux de la Flandre, du Perche, du Boulonnais, avec ceux de la Bretagne, des Landes et de la Camargue, vous n*bésiterez pas à dire que leur taille, leurs formes, leurs aptitudes, résultent des influences locales auxquelles ils sonr soumis depuis longtemps. Dès que ces influences se modifient par faction de Tbomme, elles impriment aux animaux des caractères différents. Là où progresse Fagriculture, les races locales se transforment par degrés : c'est ainsi que s'améliorent lentement, mais sûrement, les bœufs et les chevaux dans la plupart de nos provinces.

L'homme subit comme l'animal les influences cUmatériques, mais il peut, dans une large mesure, en atténuer, en modifier les effets et changer sous beaucoup de rapports le milieu où il vit. Il arrive cependant, surtout dans les pays très peuplés, que la population ne choisit pas sa place. L'espace manque, les portions du terntoire que Ton considérait Justement comme malsaines se trouvent graduellement envahies. Les habitants de ces dangereuses contrées n'ont, dans le principe, aucune ressource pour lutter contre les influences enne mies du sol, do l'air et des eaux ; leur corps et leur esprit ne tardent pas à subir une dégénérescence plus ou moins accusée.

Citons quelques exemples pour démontrer l'action du milieu sur l'homme. Le département du Gard comprend trois régions bien distinctes : montagnes, plaines, marécages. Au commencement du siècle, alors que les populations étaient plus sédentaires qu'aujourd'hui, la taille moyenne des conscrits étoit de i,"t>40 dans la plaine, de 1™,585 dans les montaenes et de 1*,625 dans les parties marécageuses ; Tes nombres correspondants de réformés pour infirmités étaient, pour 1 dOO jeunes gens, 106 dans la plaine, 95 dans la montagne et 148 dans la partie marécageuse. Dans la Nièvre, on constatait également le rapport entre les conditions hygiéniques des différentes régions et la taille des jeunes gens : dans l'arrondissement de Clamecy, contrée bien cultivée en céréales, la taille moyenne éUit de l"',(iv2, avec 156 réformés par 1 000; tandis que dans l'arrondissement de Château -Chinon moins salubre, plus pauvre, moins bien cultivé et beaucoup plus arriéré à tous égards, la taille tombait à l".59a, avec 235 réformés sur 1 000 conscrits. Â mesure que l'agriculture y fait des progrès, que l'aisance y augmente, que l'hygièno tend à s'y développer, la population y devient plus généralement saine.

Le goitre constitue une manifestation malheureusement trop évidente des influences climatériques. En 1K59, sur 267 3:i3 Jeunes gens examinés par les conseils de revision, 1,429 furent réformés comme goitreux. Sur ce nombre, les Hautes-Alpes en avaient fourni 121, T Aisne 99, les Vosges 8 • (sur 874 conscrits) ; la Marne, la Seine, la Seine-

Inférieure, l'Orne, le Doubs, de T à 9 chacun ; le Nord, 5 (sur 9 296 eenecriu) ; enfln bencMip de départements ne comptaient pas un seul gol-

Là où les causes de ^Itre sont compliquées des plus mauvaises conditions hygiéniques, les fils de goitreux deviennent des crétins, pauvres êtres chétifs de corps et faibles d'esprit, dont la vie est une enfance prolongée. On les trouve surtout dans les vallées profondes où manque la lumière. Dans les pays viaréeigeux où l'alimentation intnCBsante ajoute aux «atres causes de dégradation physique et intellectuelle, où la négligence des aoins corporels enlève à l'homme toute dignité, undis que l'habitude de l'ivresse l'empêche de chereher le remède à ses maux, la misère combinée avec l'action du climat engendre deux autres fléaux : les scrofules et le rachitisme. En 18:t9, il ▼ est 2 313 conscrits réformés pour scrofules. Des habitations mieux aérées, une meilleure nourriture, tendent à diminuer les scrofules ; malt Télolgnement de la vie en plein air dans les champs et les habitudes sédentaires qui se développent dans les campagnes parmi les Jeunes femmes. Jointes à l'absence de précautions dans le choix des eo^JohitSy favorisent le développement de la phthisie.

Chacun connaît l'influence délétère des miasmes qui s'échappent des marais, surtout à Tépoque de leur dessècnement partiel. Aux maladies qui résultent de l'humidité constante de l'air et du sol s'ajoutent alors les fièvres paludéennes. Dans la Bresse, les Dombes, la Sologne, la mortalité est effrayante, surtopt chez les enfants de moins d'un an et les adultes de 35 à hS ans.

On voit par ces aperçus combien sont utiles les études climatologiques au point de vue de l'hygiène.

Dans bien des cas. toutefois, en signalant la cause du mal, on peut indiquer le remède. L'homme peut modifier son milieu, son climat par le reboisement, le défrichement, le drainage, l'irrigatici, le dessèchepient des marais. Même dans les conditions les plus désavantageuses, il diminue les influences auxquelles il ne saurait se soustraire, en choisissant le site et l'exposition de sa demeure, en faisant bouillir les eaux malsaines svant de les boire, en évitant l'emploi du sel blanc ou rafBné et ajoutant au besoin aux sels gris des traces d'iodure de poussium là où le goitre est endémique, en se conformant aux règles de l'hygiène autant que lui permettent les exigences de sa position. Les progrès de la civilisation ont déjà fait disparaître de notre pays plusieurs maladies endémiques : la peste, le mal des ardents (ergotisme gangreneux^ le scorbut, la variole, qui ne se montre plus qu à l'état d'épidémie. Espérons que bientôt on pourra joindre à cette liste la lèpre, dont il existe encore des cas assez nombreux en Provence.

Climats français.^ On peut diviser la France en cinq régions climatériques présentant entre elles des différences générales assez tranchées soH sons le rapport du climat proprement dit et des productions du sol, soit sous le rapport du tempérament des habitants et de leurs maladies spéciales. Mais il existe des transitions insensibles de l'un à l'autre.

1 * Leel'mat du nord-est ou vosgien, — Cette régioD est comprise entre le Rhin, la Côte-d'Or, les sour« ces de la Saéne et la chaîne qui s'étend de Mézières à Auxerre. C'est dans la vallée du Rhin qu'il est le mieux caractérisé.

Les hivers y sont plus rigoureux et les étés plus chauds que dans la région voisine à égale latUÛde; les vents y tournent aussi plus fréquemment vers le nord. II y pleut un peu plus rarement mais plus abondamment qu'à Paris; les pluies d'été l'emportnnt sur celles de l'automne. Les plantes qui craignent les froids de l'hiver y viennent mal ; mais

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