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le Buds y mûrit et la vigne j remonte vers le nord plus haat qne dans le climat parisien.
Le tempérament des babUanto est surtout lym- Bbatico-aangain ; les maladies dominantes sont M inflammations, les fièvres éruptives ; le goitre est endémique dans qnelqnes localités.
2* Le eiimtU du nord-cueêi ou iéfuanien. Cotto lénon est comprise entre le contrefort da platean qui V» iL*AiaeiTe à Mézières, la freatière du nord de Ménères à la mer, les côtes de la Mandie et de IXMaik Jiitqn*à la Loire , le cours de la Loire et d« Gbcr. Ceet sur le bord de la mer, de Nantes à Dnidterqtte, qu'il est le mieux caractérisé, et qu'il s*éioigne le plus du climat vosgien pour se rappradier de celui de TAngleterre.
l/tnflneace de la mer et surtout du Gulfa scream élève la température de Tbiver et abaisse celle de Tété. Le nombre des jours plurieux s^accroit surtout en automne; le total des eaux plunales, faible à Paris, augmente k mesure qn*on s'approcbe des cAtes. Les vents dominants soufflent du sud-ouest ; en scoende ligne, et assea loin en arrière, viennent ceux do nord-est.
Lea parties voisines des côtes sont des pays d*herbages ; le blé domine de plus en plus à mesure mron s'éloigne de la mer. Le mais a peine à y mAnr, sauf vers la limite sud ou est, ou à des expositions favorisées ; la vigne n'en occupe qu'une partie très limitée et sur des coteaux exposés au
Lea maladies dominantes sont les rhumatismes, les bronchites, les pneumoniest la fièvre typhoïde, les fièvres intermittentes.
3* Climat du sud-ouest on girondin. — Cette région s*étend de la Loire aux Pyrénées et de TOcéen an plateau central. Ce climat se fond par le nord avec le climat séquanien; par le plateau central avec le climat rhodanien ; par le sud avec une partie du climat méditerranéen ; il reste bien distinct du climat vosgien. C'est dans les bassins de la Gironde, de la Garonne et de l'Adour qu'il est le mieux caractérisé. Ses hivers ne sont pas beaucoup plus chauds qne ceux du climat séqna* Bien : ils sont plus courts ; ses étés ont une temptetnre notablement plus élevée. Par la diflérence entre les deux saisons il est intermédiaire aux deux précédents; mais il est plus chaud. Le ciel y est aussi moins souvent couvert, surtout en hiver. Le rés^e des vents y est à peu près le même qu'à Paris» sauf que près des Pyrénées leur direction incline plus à l'ouest et au nord-ovest. Le blé, le mids, la vigne y prospèrent. L'olivier n'y occupe que le bord mérimonal; l'oranger ne s'y maintient pas.
La maladie la plus commune est la fièvre intermittente. Le mais, qui entre pour une assez large part dans l'alimentation, y engendre des caa de pellagre. On y trouve des goitreux, surtout dans les montagnes de l'Auvergne.
4* Climat nu md-est ou rhodameiu — C'est le climat de la vallée de la Saône et du Rhône, depuis Dijon et Besançon Jusqu'à Viviers. Par le nord il se rattache au climat vosgien; parle sud, il serapproehe du climat méditerranéen. Comme le climat vosgien, c'est un climat continental à différences marquées entre les températures de l'été et celles de Tbiver; mais il est moins firoid que le cUmat vosgien. Les pluies y sont plus abondantes qne dans los autres bassins, à cause des grandes inégalités de hauteur qu'il pré^^ente; elles y sont plus copieuses que fréquentes. Les vents dominants sent le nord et le sud, dhrection de la vallée principale.
Larigne et le mais y prospèrent dans toute sa longueur. L'olivier, autrefois cultivé jusqu'à la hauteur du Lvonnais, en a été repoussé par la rigne et par le mûrier.
Lea maladies les plus communes sont les affections inflammatoires, les rlwaiatismes, les bron-
chites, la fièvre typhoïde et les fièvres iotermitteotes.
S** CUmat du midiméditerranéen on provençal, t- C'est de tous les climats français le plus nettement tranché. Le contraste qu'il forme avec les quatre autres se traduit dans les usages des habitants comme dans les produits du sol. 11 forme une bande étroite allant de Nice à Port-Vendres. Sur l'ouest il se relie à la partie orientale du climat girondin ; à Viviers, sa Umite nord, il se rattache au sud du climat rhodanien ; dans Test il se resserre sous la Corniche et se spécialise de plus en plus. Les hivers y sont généralement très doux, bien que le Rhône puisse y geler. L'olivier lui-môme y périt quelquefois sous l'action de gelées intenses « mais très peu durables. L'été y est toujours chaud.
Les pluies y sont très rares en été et la sécheresse de cette saison y rend difficiles les cultures herbacées en dehors des irrigations. Le vent dominant y est celui du nord-ouest, le magistral ou mistral.
Le mûrier, l'olivier, la vigne sont les cultures dominantes ; dans l'est il faut y ajouter l'oranger.
Les maladlea les plus firéquentes sont les fièvres rémittentes (simples ou bilienses), les fièvres intermittentes (simples ou pernicieuses). On y trouve des cas assez nombreux de lèpre.
Du fait de la rétrogradation de certaines cultures vers le Midi, on a voulu conclure que le climat de la France tend à se refroidir. Ce fait cnltural tient à l'amélioration des moyens de transport et à on accroissement du loyer du sol et du prix de la main-d'œuvre ; c*est un fait économioue et non climatérique. Au contraire^ dans le nord de la France comme en Angleterre, les hivers sembleraient s'adoucir, et tandis que le mois d'avril deviendrait plus tiède, le mois de mai deviendrait plus frais; mais rien ne prouve que cette tendance soit permaueme et non temporaire. [Marié-Davyj