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COMPOSÉES

COMPARATIF. — V. Detfrés de camparoUon, )

COMPOSÉES.— Botanique, XXIX.— Définition i — Les composées appartiennent aux Phanérogames Dicotylédones Angiospermes, et parmi celles-ci aui Gamopéules Périgynes. Dans la classification de Bronflilart, elles constitaenl la dix-septième classe, dite des Astéroidées. C'est la famille la pins vaste da règne Tégétal ; elle renferme environ la dixième partie des Pnanérogames.

GtfaotèTM botaniqpias. — I. Graine.-- La graine des composées n*est Jamais libre, mais bien enfermée dans on fruit sec uoicarpellé indéhiscent <^ii*OD nomme achôùte, L'embrjron volamineux rectiligne a deux cotylédons linéaires. L*albumen qui cnionre cet embryon est souvent fort peu développé ; il est oléagineux, rarement amylacé.

Le» graines de plusieurs composées sont employées dans la fabrication des huiles ; telles sont celles du tournesol ou grand soleil des Jardins, du Madi des Chinois, du Gnizotia oleifera des Abyssiniens et des Indiens. On importe actuellement 4e grandes quantités de graines de Gnizotia dans le port de Duokerque, et Thuile qu*on en extrait «ert à falsifier l'huile d*arachide.

n. Racine. — Les composées n*étant jamais des plantes de grande culture, mais seulement des pUntes omemenules. médicinales ou maraîchères, nous ne parlerons pas de leur germination et passerons tout de suiie aux caractères de leurs racines.

Un grand nombre de composées ont des racines pivotantes qui s'enfoncent verticalement dans le soL Ce pivot peut prendre un certain développement et constituer pour la plante on réservoir nutritif pour le temps de Thibemation. La substance mise en réserve oans cet organe s^appelle inuiine; elle appartient au groupe des matières amylacées. Comme exemple de ces pivots tubérifiés nous citerons les tubercules de dahlia.

Plosienrt composées remplacent le pivot par une tige souterraine ; dans ce cas, leurs racines sont i^les et couvrent toute la panie inférieure de cette tige.

Les racines des composées renferment un snc laiteux ou latex qui en fait employer un grand nombre en médecine. Quelques-unes sont cliarnnes et comestibles, telles sont celles de la scorzonère d'Espagne (f^alsifis noir), et celles de notre salsifis inoigène (salsifis blanc).

m. Tige. — La tige des composées est souvent extrêmement courte, presque nulle ; alors les feuilles semblent former une rodace à la surface du sol, et c*est du sein de cette touffe que partent les pédoncules floraux dont la longueur est très variable. D'autres fois,- la tige prend une certaine longueur et alors, selon les espèces, reste souterraine en formant un rhizome vivace, ou bien forme nne sorte de touff'e rameuse qui s'épanouit dans Tair. Plus rarement cette ti^e devient ligneuse, dressée ou grimpante. Cette tige est presque sans usages, sauf cependant quand ce sont des rhizomes tuberculeux comme ceux du topinambour.

IV. Feuilles. — Les fouilles des composées sont simples, profondément découpées, exceptionnellement dentées, sans stipules, rarement pétiolées, souvent épineuses, recouvertes de poils parfois très développés, de consistance variable. Tuut^s contiennent de nombreuses glandes dont les produits donnent aux différents genres les propriétés médicinales qui les font employer en pharmacie.

Ces feuilles sont alternes, rarement opposées, souvent polymorphes, c'est-à-dire que celles des pédoncules floraux n'ont pas la môme forme que celles qui recouvrent la tige.

V. Appareil flot ni. — Les pédoncules qui portent les fleurs sont tantôt terminaux, untôt latéraux ; chacun d'eux pout porter une on plusieurs inflorescencos qu'on appelle capitules.'

Chaque capitule comprend up pédoncule terminé

par une surface aplatie qu'on nomnie réceptacle, \ la surface duquel sont insérées les fleurs. La périphérie de ce réceptacle est couverte d'écaillcs disposées sur un ou plusieurs ran^, et dont l'ensemble est désigné sous le nom d'involucre.

Selon les genres, et suivant la position ou'elles occupent sur le réceptacle, les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées; plus rarement les fleurs mâles et les fleurs femelles sont localisées dans dos capitules différents.

Chaque fleur, quand elle est hermaphrodite, comprend : 1* un ccUice décomposé en poils ou soies dont le nombre, la forme, la dimension, la persisunce varient d*uno espèce à l'autre ; 2* une corolle régulière ou ttnilabiée oU encore bilnbiée ; quelle que soit sa forme, le bord de cette corolle présente toujours cinq dents et, sauf dans lesfleurs femelles, les organes mâles (étamines) viennent s'insérer sur sa région médiane; lorsque toutes lesfleurs d'un capitule ont une corolle entière et régulière, le capitule est dit ftosculeitx; lorsque les fleurs de la périphérie du capitule ont une corolle unilabiée ou bllabiée. celles du centre ayant une corolle entière, le capitule est dit radié; lorsque toutes les fleurs du capitule sont labiées ou ligulées, le capitule est du semi-posculeux: Z^ dnq élamines à filets courts, adhérentes les unes sux autres par les loges de leurs anthères ; les anthères sont articulées sur leur filet, et leur connectif dépasse supérieurement les loges à lamanièn; d'une petite languette ; les étamines tombent avec la corolle qui est souvent caduque ; 4* un ovaire de dimensions considérable^, surmonté d*un style très long. Les crains de pollen sont simple» et germent très rapidement sur le stigmate. La pollinisation se fait par les insectes.

Les fleurs unisexuées ne diffèrent des fleurs hermaphrodites que par l'arrôt de développement des étamines ; dans certains capitules les fleurs de la circonférence n'ont ni organes mâles, ni organes femelles.

M. Hœckel de Marseille avait attribpé une cerulne sensibilité aux étamines des composées. Mis en demeure de répéter les expériences sur lesquelles il prétendait s'appayer pour démontrer cette' sensibilité, il n'a pu le faire.

Ceruines inflorescences de composées sont comestibles avant la floraison : exemple, les artichauts ; beaucoup d'autres sont employées en pharmacie à cause des sucs qu'elles contiennent.

VI. Fruits. — Les fruits des composées sont des achaines, c'est-à-dire des fruits secs unicarpelles, indéhiscents, monospermes ; ils sont chargés de disséminer la graine. A cet effet, un très grand nombre d'entro eux transforment le calice qui les surmonte en une aigrette plumeuse ou soyeuse qui leur sert de parachute. D'autres fruits se couvrent d'épines on de crochets et, grâce à ces organes, s'attachent aux toisons des animaux et sont ainsi entraînés au loin.

Habitat. — Les composées habitent toutes les régions du globe. ^ ^ , „

Classllioatlon des Composées. — De CandoUe divise les composées de la manière suivante :

i. LiguUfioreêt oomprenant la triba des Chiooraeéeu 2. Labiati flores t

- la tribut dts^^yanauviaeéeê.

Cynarées.

SéaeeûmiâéêÊ.

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