Botanique agricole (8« semestre, 2 heures
— Notions sur les plantes cultivées, les fourrages, les arbres forestiers, et sur les mauvaises herbes et les plantes vénéneuses.
wuRTEMSBso. Plan d'études complet de TÉcole de Hohenhelm. ~ On le trouve dans le Rapport tur la loi du 3 octobre 1848.
AGRONOMIE (Étymologie, agroê^ champ, et nomo8, loi), science de Tagnculture. « L'agronomie, dit M. Chevrcul, est la partie scientifi(|ue de l'agriculture, la théorie de l'art d*exploiter la terre au moyen de la multiplication et du développement des plantes et des animaux utiles, en faisant le minimum de dépenses et le maximum de recettes. » L'agronomie n*est pas une science d'un caractère spécifique propre, car elle empranta aux sciences physiques et naturelles, de même qu'aux sciences mathématiques, les principes qui lui servent de base. — On donne le nom d'agronome à celui qui s'adonne à l'étude de la sdeoee de Tagrtculture (V. AgricuUure), [H. Sagnier.]
AIMABIT.— Minéralogie, VUI ; Physique, XXV. — (Etymologie controversée, soit du verbe otmer, par une sorte d'analogie entre l'attraction phvsiqne et l'attraction morale, soit plutôt du grec aaamanta^ diamant, à cause de la dureté de ces deux corps.)
(MiNÉRALoeiB). — Pierre d'aimant. -*- La pierre d'aimant, magnétite, fer oxydulé naturel, est le meilleur minerai de fer ; loo parties contiennent 72,41 de fer, et 27,59 d'oxygène : la formule chimique correspondant à cette composition s'écrit FeO,Fe>0*. Ce minerai se trouve cristallisé en octaèdres réguliers, en dodécaèdres rhomboidaux, dont les faces sont ordinairement marquéea de stries profondes, parallèles à leurs grandes diagonales. La poussière, la rayure, en sont d'un beau noir. Tontes les variétés agissent avec énergie sur l'aiguille aimantée ; certains morceaux possèdent le magnétisme polaire, c'est-à-dire présentent une région qui attire un des p61es de l'aiguille et repousse l'autre, une région opposée, qui repousse le p6\e que la première attinit, et vice versa. Le fer oxydulé naturel est asseï abondant pour former des montagnes dans certaines contrées. Ces énormes amas fournissent à la Suède ses fers si estimés (Taberg, Dannemora). On les retrouve dans l'Oural, en Lapooie. En France, on exploite ceux de Combenègre, dans les gneiss de l'Aveyron.
[E. Jannettaz.J
(Pbtsiqub). — Aimants naturels et sirtlflclels.
— On appelle aimants des corps qui attirent le fer, l'acier et quelques autres substances. Le générateur de la plupart des aimants est une pierre d'un brun foncé que l'on trouve dans les mines de fer et qui est elle-même un bon minerai de fer, désigné par les chimistes sous le nom d'oxyde magnétique à cause de sa propriété ; c'est la pierre d'aimant dite aimant naturel. Les aimants qu'elle a contribué à former sont appelés aimants artificiels. La seconde cause génératrice des aimanu est l'électricité avec laquelle on produit les électf'(Hiiman:8 (V. Aimantation)*
La physique étudie les curieuses propriétés ds ces corps; elle constate les phénomènes qui en dépendent; elle cherche à découvrir la cause de leurs effets; elle indique les meilleures formes à leur donner pour l'usage et les différentes manières de les produire.
L PaopsiÉTÉs ou AiMAKrB. — lo La propriété la plus anciennement connue des aimants, c'est l'attraction qu'Us exercent sur le fer; on la constate en présentant un morceau de fil de fer à une pierre d'aimant ; il y est attiré et y reste fixé, ou mieux encore en roulant la pierre dans de la limaille de fer; on voit celle-ci s y attacher en houppes plus ou moins longues. Si on prend un aimant artificiel allongé, ce n'est qu'aux extrémités que la limaille se Axe en fortes houppes; il n'y en a pas au milieu. Tous les points ne jouissent donc pas de la force d'attraction; les deux qui attirent plus fortement que les autres sont appelés les pôles de l'aimant. Cette attraction s'exerce à travers toutes les substances, le bois, le verre, le cuivre^ sans s'affaiblir noublement. On fait en effet mouvoir un fil de fer placé sur une table avec un aimant que l'on promène au-dessous.
Le fer doux, c'est-à-dire le fer ordinaire, qui, rougi au feu et plongé dans l'eau froide, ne devient ni plus dur ni plus élastique» est un aimant ayant ses deux pôles, capable d'attirer d'autres morceaux moins lourds que lui, quand il touche un aimant naturel ou artificiel; mais il perd cette
{propriété sitôt que le contact cesse. On constate le ait en le saupoudrant de limaille pendant et après son contact avec un aimant. L'acier a une propriété de plus^ il s'aimante moins vite et moins fort d'abord ; mais il conserve après le contact l'aimantation qu'il avait : il devient un aimant perm tuent; l'acier seul pourra donc servir à constituer ïeê aimants durables.
2* Les actions des ahnants les uns «or les autres ne sont pas moins curieuses que leurs effeu sur les corp) qu'ils attirent et qui sont appelés corps magnétiques. Elles consistent en attractions et en répulsions. On les met en évidence en employant un aimant suspendu, mobile autour de son milieu, dans un plan norisontal : c'est une aiguille reposant sur un pivot, ou un fll d'acier posé sur un étrier de papier suspendu par des fila de soie, ou même un barreau aimanté flottant sur un morceau de liège. Tout aimant libre prend toujours la même direcuon, avec le même pile du même côté; il y revient si on l'en écarte, et même si on le retourna bout à bout ; il s'arrête à peu près suivant la ligne nord'Sud. Les deux pôles, qui atUrent tous deux également la limaille de fer, ne sont donc pas identiques; on les différencie en appelant lun pôle nord et l'autre pâle sud^ des deux directions qu'ils prennent d'eux-mêmes.
L'expérience prouve que deux pôles analogues ou de même nom se repoussent, et que deux pôles de noms contraires s'attirent.
Quand au-dessous d'un aimant mobile on place d'une manière quelconque un aimant fixe plus fort que lui, le premiervient se placer parallèlement au second et de manière que les pôles contraires soient en regard. On a tiré de ce fait un moyen d'expli< querla cause qui fait prendre une direction déterminée aux aimants suspendus, et on a attribué au globe terrestre les propriétés d'un vaste aimant ayant ses deux pôles mamétiques et agissant sur tous les aimants placés a sa surface.
La différence caractéristique des pôles et leurs propriétés particulières permettent de les distinguer facilement dans les aimants. On laisse d'iiabitiide, au pôle nord des aiguilles aimantées, la couleur bleue que le recuit a donné à l'acier, tandis qu'on blanchit la moitié qui se dirige au sud.
3* L'aiguille aimantée, libre sur son pivot, ne se dirige pas exactement vers le nord ; le plan qui
AIMANTATION
AIMANTATION
passe pir nm axe fiât avec le méridien géographique u angle anqnel on a donné le nom de décli' 1U2I0I. En œ moment, pour notre pays, cet angle eitde 2S degrés, e*e8trà-dire que la pointe de Taigmlie se dirige de ce nombre de degrés à gauche de b ligDe qui Ta au p61e nord de la terre. I^ concaàsaace de la déclinaison d'un lieu permet de tnosr la méridienne exacte de ce lieu ; on la mevut ï Taide de la bouBsole (V. Bousêoie).
QsiodraigniUetan lieu d*ètro libre dans un plan iKriaBotal, Test au contraire dans un plan Tortical, eiie i1odine« U pointe nord vers la terre dans no* trie iiàBispbère ; Tangle ^u^elle fait avec rhorlson f'appeUe angle d'ùtciinauon. La connaissance de cet iDEie est loin d'aToir le même intérêt pratique qœ eâle de la déclinaison.
n. FoBiEs DBS ahuhts. — Les aimants naturels préseoteot les formes les plus diverses et sont géaènleiiieot faibles. On les rend plus forts et plus ffimiBodes en les taillant. On y cherche, à Taide de k limaille de fer, la position des deux pôles; m polit deux isees parallèles perpendiculaires à la iipe des pdles ; on arolique sur chacune une plaque de fer doux à tète taillée dépassant ia pierre, et on nlie les deux plaques à l'aimant par un cercle de iaiisD. Les deux morceaux de fer doux deriennent lei denx pôles d^n aimant beaucoup plus fort que xTctûtla pierre.
Let aimants artlAdels sont ou des aiguilles, V^tftitetoQ grandes, destinées aux boussoles, ou des bureux petits oa gros, droits ou recourbés, isolés 90 60 faisceaux. Lt*expérience a montré que les peiiu aimants sont proportionnellement plus puisuQta q;iie les gros. On réunit donc les petits barreau Mor former des faisceaux. Comme tous les p61eft de même nom sont voisins, on leur applique an norcaui de fer doux qu'on nomme uno armor ture, qtt en fait un seul pôle et empêche leurs aetioDs réciproques. La forme en fer à cheval a l'aTuta^ de n^procher les deux pôles qui agis- MDt alors mntellement l'un sur l'autre pour se renliBrcer et peuvent supporter, par un contact à uuean, un poids plus que double de celui que poncFût chacun d*eux.
Enroioas et applications. — 1« Placer un ai- 3Uflt droit on recourbé sous une feuille de carton, projeter de la limaille de fer sur la feuille ; on vérifie les pôles et on consute la disposition des ^os de limaille, qui se sont attirés les uns les iotres.— Prouver que l'aimantation s'exerce au tra- T«i des substances quelconques, notamment en préMotant un aimant à de la limaille de fer placée lOiffeaudansun vase. — Fixer à un aimant un Âl de fer doux, un second fil à ce premier et ainsi de plasiesTs autres ; arracher le premier fil, tous les «nns tombent, montrant ainsi que le fer doux n'est limante que pendant son contact avec un aimant.
y Sospendre une aiguille d'acier aimantée et s'en lenir pour reconnaître les pôles d'un autre aimant. - Faire tomber un morceau de fer retenu à l'un des pôles d'un aimant en approchant le pôle contntre d'un second aimant qui neutralise l'action du premier. — Briser une aiguille d'acier aimantée et l'isnrer que chacun des morceaux est un aimant possédant ses deux pôles.
9* Déterminer le méridien d*un lieu, quand on comialt la déclinaison. [Haraucourt.]
AnusnrATlOVI.— Physique,XXY.— On aimante Fader d'une manière permanente, le fer d'une Baoière temporaire, 1* par l'action des aimants au oootMt; 2" par leur action à distance ; 3* et surtout par remploi de rélectridté.
1* Le simple eontect de petite morceaux de fer on d'acier avec Fun des pôles d'un aimant suffit à y âérelopper l'aimantation temporaire ou permanente;
niais oo ne produit ainsi* môme dans les petites
liâmes, qu une très-faible force magnétique sou-
noi irréguUère. Les résultete sont meilleurs par !• Pastis.
la friction de l'aimant sur le barreau d'acier à ai« manter. Le contact est dit par simple touche quand on fait glisser plusieurs fois le pôle d'un aimant sur le barreau, en ayant soin de marcher toujours dans le mÔme sens. II sufHt pour les petites afguU' les des boussoles breloques.
La double touche^ que l'on applique aux grandes aiguilles, a lieu quand onpromène sur le barreau, vers chacune de ses extrémités, les deux pôles contraires de deux aimants que Ton tient inclinés et l'un contre l'autre ; la force magnétique développée est plus grande.
2« L'aimantation à distance n'a guère qu'un intérêt de curiosité. On peut, il est vrai, faire d'un fil d'ader un aimant nen qu'en le plaçant verticalement ; mais il ne conserve ses pôles que si on le tord pendant ou'il est dans cette position. On attribue cette action à la terre ou a l'aimant qu'on y suppose exister; mais cette action est si faible, qu on ne peut songer à l'utiliser ; elle explique l'aimantation que Ton remarque parfois dans les outils d'ader trempé suspendus dans les ateliers.
3» C'est par l'emploi de l'électridté Qu'on produit les aimante les plus forte. Veut-on aimanter une aiguille à tricoter, on là place dans un tube de verre sur lequel est régulièrement enroulé, par spires séparées, un fil de cuivre recouvert de soie ; on met les extrémités du fil en communication avec une pile, et l'aimantation de l'aiguille se produit instantanément sous l'influence du courant électrique. C'est Arago qui découvrit en 18*20 cette remarquable action de l'électricité et c*est à Ampèro qu*on doit l'expérience que nous venons de décrire.
Si on enroule le fil autour d'un morceau do fer doux, celui-ci devient un aimant tout le temps que le courant passe dans le fil ; on lui donne le nom d'^/ecfro-atman/:sa force magnétique cesse immédiatement quand le courant électrique cesse de passer. Rien ne s'oppose à ce au'on donne la forme de fer à cheval au barreau qui devient ainsi un aimant temporaire ; et puisc^u'une hélice de fil de cuivre enroulée autour ae Im a produit une certaine force magnétique, on devra augmenter cette force en multipliant les hélices. On a donc été conduit àr enrouler autour des deux extrémités d'un barreau droit ou courbe des bobines de fil, et on obtient des aimante très-puissante ouand on fait traverser ces bobines par un courant électrique.
Les électro-aimante ont sur les aimante ordinaires deux avantages: ils sont plus puissante, et on peut à volonté leur faire perdre ou leur rendre instantenément leur force. Leurs usages sont très-nombreux ; le plus important est sans contredit de servir aux Télégraphes*, La forme qu'on leur donne le plus habituellement est celle de deux bobines dont les noyaux de fer sont réunis l'un à l'autre par une barre de fer à une de leurs extrémités, tandis que l'autre est libre pour recevoir le eontect ou Tappareil qu'elle doit faire mouvoir.
Les spirales régulières formées d'un fil de cuivre acquièrent donc la propriété des aimante d'attirer le fer et l'ader quand elles sont traversées par l'électridté, puisqu'elles deviennent capables, comme eux, de développer l'aimantetion. Elles en ont aussi toutes les autres propriétés. Quand elles sont libres sur un pivot, elles dirigent leur axe du nord au sud ; et toutes les portions de courant qui les traversent vont de Test à l'ouest, comme s ils étaient appelés dans cette direction par un fort courant électrique placé au-dessous d'eux. Ces spirales mobiles s'attirent et se repoussent comme les aimante : elles ont comme eux la possibilité d'agir à distence, c'est-à-dhre de développer des phénomènes d'induction. L*électridté est la causo apparente de leurs effete; c'est ce qui a conduit Ampère à voir dans cet agent phvsique la source de tous les aimante (V. Électricité),
Ezsroloes et applioations-— 1* S'assurer qu'uno